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2. Astro-psychanalyse théorique et pratique Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie & psychanalyse
Publié le : 29 octobre 2003
2. Astro-psychanalyse théorique et pratique



Un symbole doit révéler l’inconnu et non masquer le connu. Aux yeux d’astro-freudiens enragés les amputations dûes aux accidents du travail, à la guerre ou à la route, sont des castrations symboliques, souvent liées à Mars dissonant (évidemment) dans le thème. Je ne sais pas s’il faut parler de bêtise, d’inconscience ou de cynisme. J’entends vous démontrer, je m’y applique, à quel point notre compréhension de l’astrologie est tributaire de notre système de définitions. Celles-ci doivent être le plus objectives possible, le plus proche possible de la nature même des signaux planétaires si nous voulons que l’interprétation soit, elle aussi, objective.

En définissant "Mars" comme le signal régulateur des forces antagonistes, la définition intègre le social, le physiologique et le psychologique. Pour assumer les antagonismes, il faut être socialement, physiquement et psychologiquement en puissance de compétition. Même si le sexe est une pièce essentielle de cette puissance, il me paraît abusif de la concentrer dans un organe, puis d’en faire un symbole obéissant, sous l’égide de Mars, aux lois de la mécanique céleste. Je sais qu’on voit de drôles de choses tourner dans le ciel... mais quand même !

C’est la concentration dans l’organe-symbole qui éclipse d’autres réalités "martiales" aussi efficaces que la force (théorique) du sexe. La conquête du réel que représente Mars n’est pas réductible à une érection mâle et les femmes qui ont ce souci de conquête sont des marsiennes. Inutile d’en faire de "faux mâles" ou des clitoridiennes. Le cerveau, ça existe aussi.

Et Pierre Janet ? ... vous connaissez ?

Les rescapés des œuvres freudiennes publiées en rafales et bombardements intensifs (avant, pendant, après Freud) pourront toujours demander aux services ambulanciers s’ils n’auraient pas sous la main une petite œuvre de Pierre Janet. Juste de quoi se remettre.

En biographie succincte, Pierre Janet est un neurologue et psychologue français (1859-1947). Il a formulé (d’après T. Ribot) "une conception génétique et hiérarchique des tendances et fonctions de la personnalité, d’après laquelle les maladies mentales consistent dans une atteinte des conduites supérieures qui se caractérisent par une action efficace sur le réel (fonction du réel, du présent), et dans la libération des automatismes psychiques, des formes inférieures de l’activité" (11).

Il existe dans la Bibliothèque de Psychologie Clinique (12) une étude comparée de Freud et de Janet, par le Dr. Henri-Jean Barraud. J’ai pris connaissance de cet ouvrage en écri-vant le présent article et j’ai découvert qu’avec le R.E.T., le S.O.R.I., la méthodologie interprétative des conditionalistes, j’ai reconstitué, sans le savoir, les grandes lignes des conceptions de P. Janet. L’intérêt de cette reconstitution est qu’elle découle, non pas de vastes travaux statistiques appliqués aux maladies mentales, mais d’une démarche analytique sur les fondements zodiacaux et planétaires. De même que Pavlov reformule le zodiaque en termes neurophysiologiques, Janet reformule les régulations du R.E.T. dans la théorie qu’il dégage de ses observations. Les adversaires qui voulaient me réduire à Pavlov en sont pour leur salive... Il leur faudra changer de clochette.

La grille R.E.T. de Janet complète probablement les cases vides de la grille de Freud. J’attends d’être en possession des données de naissance pour une étude comparative.

Les astrologues qui interprètent un thème au nom de Freud, de l’angoisse, du sexe et de l’amour-mort ne peuvent, en fin de consultation, aller jusqu’au bout et appliquer une thérapie freudienne... En revanche, ils appliquent le plus souvent - et involontairement - une méthode janetiste de traitement psychologique : conseils, incitation aux décisions, mises en garde contre les excès et les carences. Le réel est plus fort que tout... après avoir bien fantasmé l’astro-freudien commet malgré lui les lapsus révélateurs de la nature réelle des informations qu’il manipule : loin d’être mythiques et symboliques, elles sont rationnelles et naturelles.

"Partant de ce principe que "l’homme tient toujours en réserve une grande quantité de forces", Janet fonde le traitement psychologique sur la mobilisation des forces inemployées ainsi que sur l’acquisition de forces nouvelles de manière à surmonter la dissociation des fonctions et à modifier les tendances dans un sens favorable à l’équilibre psychique. Il ne s’agit pas de spéculations philosophiques sur les forces vitales, précise-t-il, il s’agit d’une simple constatation pratique" (12). Je ne saurais mieux dire quant à la façon de comprendre les dominantes et de mobiliser les fonctions d’"appel" ou "aveugles".

Il va de soi que si je vous conseille de lire Janet, je ne vous conseille pas de le dire : Janet est dépassé... même si après avoir freudonné toute la psychanalyse, pour les conseils pratiques on applique le rationalisme et le personnalisme de Janet. Une vague distorsion entre la tête et les jambes, en somme... ou le "R" et le "E".

Même si...

On pourrait croire que la psychologie a pour objet la personne humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Après Freud, par exemple, nous sommes à peu près tout le même enfant pervers polymorphe. L’astro-freudisme en souffre par ses portraits linéaires. Le nombre restreint de complexes de base ne se prête pas à des formulations individualisées. Au delà d’une trentaine de cas, on recommence. Cette monotonie n’a pas échappé à Jacques Berthon qui a enrichi l’astro-psychanalyse d’autant de complexes qu’il y a d’aspects planétaires. Une solution ingénieuse qui montre au moins que le problème existe.

L’astro-psychanalyse se caractérise par ses réductions aux tendances et pulsions instinctives. Pour ma part :

- Même si les bouchers et les militaires relèvent également de la tendance "agressive" de Mars, j’y vois de la différence. La solution sociale n’est pas la même.

- Même si l’enfant qui joue avec ses fèces rejoint la tendance des peintres qui ont de la pâte, la cote n’est pas la même.

- Même si l’on suce son pouce comme on fume les cigares, si l’on peut sucer son cigare on ne peut pas fumer son pouce. Les compensations, sublimations, déplacements, ont des propriétés différentes et objectives.

L’astro-freudisme réduit les comportements différenciés à un psychisme primaire indifférencié. Un nivellement par la base qui prétend s’ajuster ainsi à la symbolique planétaire... présentée par ailleurs comme relevant de l’essence de l’être !

Pour l’astro-conditionalisme, de même que le psychique prolonge le réflexologique, le social et le spirituel prolongent le psychisme. Les rythmes et cycles représentés par le ciel de naissance sont des incitations cosmiques et naturelles qui reviennent à une proposition d’être. Un programme céleste à remplir, avec les moyens de l’héritage terrestre (hérédité, éducation, milieu, époque).

L’objet et l’esprit

Pour deux ciels aux tendances identiques, à quoi tiennent les solutions différentes en ampleur, qualité, envergure ? Les causes sont inégales et multiples. Il y a tous les facteurs extra-horoscopiques qui sont autant d’objets extérieurs que la tendance peut investir pour s’adapter, se développer, se sublimer. Le destin de la tendance n’est pas indépendant du choix et de la nature de l’objet.

Au cours de mes exposés sur la consultation pratique, j’ai longuement insisté sur le fait que le but devrait être d’aider le consultant à trouver son objet : l’œuvre, l’acte, la chose à faire qui réaliserait au mieux les fonctions dominantes en tenant compte de l’âge, des moyens sociaux, des acquis. L’objet est déclencheur, formateur, adaptateur... pour le moins révélateur des contenus du Sujet. L’unité de la vie procède peut-être d’une source immatérielle ? En ce cas, elle existe aussi dans l’objet, qui n’est qu’un autre sujet. En langage S.O.R.I. : l’Objet entraîne une Relation, laquelle peut être révélatrice d’une qualité d’Intégration. Ainsi, la qualité "équilibre" apparaît lorsque l’Objet est adéquat.

Outre les avatars de toute tendance dans sa quête d’objets gratifiants, outre l’appui ou l’obstacle qu’elle peut rencontrer pour croître ou dépérir, il y a l’envergure spirituelle. Lorsqu’elle est à sa portée maximum elle élève la tendance jusqu’à sa plus haute expression, c’est à dire jusqu’au choix d’un objet spirituel. Avec le R.E.T. et le S.O.R.I. l’astrologie conditionaliste n’a pas besoin de recourir à la sublimation des pulsions agressives pour parler du Mars angulaire de Don Bosco.

C’est l’esprit, ou le plus haut niveau de l’être qui charpente la personnalité. En cas de cassure ou de fissure dans nos charpentes - ne pas confondre avec nos défenses - le psychisme déborde, montrant son éternelle enfance.

Corps, âme, esprit

Pour user d’une image unitaire, le corps, l’âme, l’esprit sont, à mon sens, au moins aussi liés que la chair, les nerfs, le squelette. On peut hiérarchiser, différencier, situer, il me paraît difficile d’ignorer les interdépendances, l’homogénéité de l’ensemble. Que dire alors d’une théorie qui opposerait l’âme à l’esprit ?

C’est pourtant la profession de foi de l’astro-freudisme où l’on voit, au nom de la pulsion "marsienne", les chirurgiens réduits à des bouchers, et les chirurgiens comme les bouchers réduits à des "sadiques". Barbault pourrait brandir les statistiques mêlant dans le même sang, les sportifs, les médecins, les chefs d’entreprise... Certes, mais pour nous éclairer sur l’effet réel de Mars quant au comportement sadique, il aurait fallu des compléments d’information portant sur l’échantillon tels que : milieu social, croyances, études, etc. Bref, toutes ces petites choses qui entrent dans la charpente.

C’est aussi par la réduction aux viscères en opposition au squelette que Barbault se croit fondé de situer tous les débats astrologiques au niveau d’une lutte pour le territoire. Un combat des chefs ! Pour la déesse Uranie changée en femelle céleste. Dans son optique viscérale, l’astrologie conditionaliste ne peut lui apparaître que comme un squelette décharné... alors que la vérité - c’est bien connu - est une affaire de tripes !

A nous la Sibérie !

Le zodiaque conditionaliste, le S.O.R.I., le R.E.T., la théorie des âges, celle des aspects, sont autant de synthèses constituant par leur ensemble une doctrine homogène et rationnelle de l’astrologie. Voici comment Barbault, posant à l’informateur de la pensée astrologique, en parle dans son introduction (14) : "On peut également regretter pour elle (l’école d’astrologie conditionnelle) qu’au lieu de tenter de saisir l’homme à la mesure du plus large clavier de ses états et manifestations, elle se réduise à l’étroit couloir du plan de la réflexologie, de toutes parts débordé, étranger, d’une part, qu’il est aux valeurs constitutionnelles et tempéramentales, et alors que, d’autre part, "la vie psychique commence là où s’arrête le réflexe conditionné", pour reprendre une récente réflexion de psychologues soviétiques de l’Institut de Tblissi, retrouvant Freud derrière Pavlov".

Après avoir été traité de crypto-marxiste, me voilà condamné par les russes ! Je ne sais pas si vous imaginez le désespoir qui m’abîme. Toutes ces années d’efforts patients... Tblissi, pfft, pfft, plus rien... Il me faut balayer mes couloirs étroits : plus de R.E.T., de S.O.R.I., qui nous cachent Freud. Ca risque d’être dur à encaisser pour ceux qui pratiquent, enseignent ou apprennent l’astrologie conditionaliste ! Ah, ces soviets... Sous Nicolas II je m’en serais probablement mieux tiré.

Devant le tribunal du tireur d’oreille je plaide néanmoins non-coupable. Je ne savais pas que le psychisme était la chasse gardée de Freud. Je me suis laissé abuser par le nombre considérable de post-freudiens qui l’ont durablement aménagé et, le plus souvent, déménagé. En bon Taureau classique, il m’a semblé que l’astrologie gagnerait à se fier à des structures stables, au neurophysiologique qui varie un peu moins que les idées des hommes. Faut dire que le neurophysiologique remonte à des millénaires... peut-être au temps ou les planètes modelaient le squelette des hommes ? Freud est légèrement plus récent. Il a trouvé le temps de se faire modeler par plus d’un ex-disciple ou héritier. Il y en a, comme Bruno Bettelheim, qui ont l’impertinence de découvrir Pavlov derrière Freud, le conditionnement social éventuellement plus fort que Ça, Moi, Surmoi !

"L’inconscient existe, il fait partie de l’homme et de sa vie, mais il n’est pas l’homme "véritable"... la psychanalyse n’est pas le moyen le plus efficace de changer la personnalité. Le fait d’être placé dans un environnement de type particulier peut produire des changements beaucoup plus considérables en un temps beaucoup plus court... L’incapacité où se trouve la psychanalyse d’expliquer les forces positives de travail et de création apparaît clairement dans la littérature analytique consacrée aux grands hommes" (15).

Mettez-vous à ma place... expliquer l’homme avec une doctrine reconnue "incapable" par un homme honnête et de valeur (il y en a) qui croit quand même à la psychanalyse ? Il y a aussi la pensée de Frédérik S. Perls (16) que je vous recommande de connaître, parce qu’il s’agit aussi d’un psychanalyste doublé d’un honnête homme et parce que finalement quelles que soient les divergences, si l’on a affaire à un honnête homme il ne peut pas y avoir de conflit (qualité d’Intégration en rapport avec la qualité de la Relation).

Un jugement de Freud

Puisque Barbault s’enquiert de l’opinion des soviétiques sur la réflexologie, je ne me priverai pas de verser au dossier de l’instruction une pièce amusante : le jugement de Freud sur l’astrologie (c’est moi qui souligne) : "J’ai eu l’impression en traitant psychanalytiquement certains clients que les pratiques de devins professionnels offrent une occasion favorable de faire des observations particulièrement probantes sur la transmission des pensées. Il s’agit de personnes insignifiantes ou même de minus habentes exerçant quelque vague profession : cartomanciens, chiromanciens, graphologues, qui se livrent à des calculs astrologiques et qui prédisent ainsi l’avenir à leurs clients après avoir montré à ces derniers qu’ils étaient au courant de certains faits de leur vie passée ou présente. Les clients sortent en général satisfaits de ces consultations et ne témoignent d’aucune rancune si les prédictions ne se réalisent pas par la suite..." (17).

L’astro-freudisme s’est doté d’un parrainage spirituel bien peu complaisant à son endroit. En supposant que Pavlov soit le saint-patron du conditionalisme son jugement sur l’astrologie n’aurait guère été meilleur... Mais voilà, l’astro-conditionalisme remonte à Ptolémée, à Kepler, et non à Freud ou Pavlov. A l’inverse de Barbault, nous n’avons pas besoin de bénédictions officielles et d’amarrages express aux cultures en place. Mes critiques de Freud, de Pavlov à l’occasion, de toutes psychologies et philosophies, sont les critiques d’un astrologue conscient de disposer de clefs originales, spécifiques de l’astrologie, suffisamment riches pour expliquer et dépasser d’autres systèmes conceptuels au lieu de s’y assujettir.

Tous les conditionalistes savent que l’astrologie qu’ils pratiquent n’est à la remorque d’aucune philosophie, d’aucune psychologie, aucune science ou croyance. C’est cette indépendance retrouvée qui a rendu à l’astrologie sa valeur créatrice. Mais il fallait d’abord la sortir des ornières typologiques.

Théorie des âges

Après ces informations sur la réflexologie en style dada, Barbault informe ses lecteurs sur la théorie des âges. Impossible de vous donner une idée du gâchis. La technique d’information ne varie pas : Barbault ne donne de la théorie que ce qui tombe sous sa critique. Grâce à lui, en relisant la théorie des âges sous sa plume, j’apprends que je ne tiens pas compte des planètes à la naissance mais seulement dans leurs années d’expression dominante... que je n’ai pas différencié les grands cycles. Le procédé est bas, vulgaire. Si Barbault ne m’a pas lu, de quoi informe-t-il et s’il m’a lu, pourquoi déforme-t-il ?

J’ai lié le temps de la théorie des âges au temps biologique qui s’exprime notamment par la vitesse de cicatrisation : à savoir, il existe une relation entre l’âge et la vitesse des processus réparateurs de l’organisme, et cette relation (18) s’exprime mathématiquement par une fonction hyperbolique dont la traduction psychologique revient à dire que le temps paraît s’écouler d’autant plus lentement que l’on est "jeune" (enfance = éternité) et d’autant plus rapidement que l’on est de vieil âge. En langage physicien, le temps n’est pas "newtonien", il n’est pas linéaire. La théorie des âges conditionaliste est fidèle à de nouvelles conceptions et recherches sur la nature du temps. Pour Barbault cette adéquation à l’objet est forcément insupportable.

Barbault reconnaît pourtant : "En ligne générale, il est permis d’admettre un certain parallélisme entre la croissance de l’enfant et le déroulement des premiers cycles des astres rapides". C’est bien, merci. Mais il oublie de dire que j’ai démontré dans des articles publiés dans sa propre revue que les cycles des planètes rapides sont liés aux cycles des planètes lentes, chaque cycle rapide ayant, à partir de Vénus, son partenaire mathématique comme l’exige une fonction hyperbolique où le produit de deux nombres (x par y) donne une constante. Pour le système solaire, en première approche, les produits successifs des cycles Vénus-Pluton, Terre-Neptune, Mars-Uranus, Astéroïdes (Cérès)-Saturne, donnent le cycle de Jupiter multiplié par lui-même. Je pense maintenant avoir compris la signification de cette structure qui revient à la grande division entre nature et culture.

Tout ceci est exposé : par écrit, dans des cours, en conférences, dans la revue même de Barbault, au congrès mondial d’astrologie de septembre 74 (19). Lors de ce congrès, ma communication écrite et distribuée précisait : "Lorsqu’une planète est valorisée à la naissance... sa caractéristique opère dans nos différentes perceptions et utilisations du temps, à savoir : dans l’instant, dans la durée, dans le rythme, dans l’évolution, dans la simultanéité... Ainsi, la dominance natale d’une planète ne veut pas dire que celle-ci attendra pour agir le temps où son cycle, selon la théorie des âges, l’emporte sur les autres parce qu’elle va vers la répétition de l’aspect le plus fort (première reproduction de sa position natale)... Les valeurs qu’elle représente par sa fréquence se manifesteront avant l’âge type de leur prédominance. Elles s’exprimeront d’une manière moins nette, précisément tributaire de l’âge... Les comportements abstraits et concrets de l’adolescence que nous attribuons à Saturne se signaleront préférentiellement à cet âge. Antérieurement, nous aurons des ébauches, des substrats, des préfigurations, et postérieurement des résidus, des fixations...". On intègre bien, théoriquement, les significations et valeurs d’une planète que dans son temps d’élection ou temps de dominance. Avant, c’est trop tôt, après, c’est trop tard... Ces avances ou retard particularisent les caractères.

J’allais oublier de vous dire qu’à l’occasion de ce congrès de 74, le groupe de Barbault, membres responsables de l’ex-CIA (20) a cru bon de pénaliser les membres responsables du CEFA en ne venant pas à l’écoute de leurs communications.

Barbault ne peut donc pas ne pas savoir que j’ai établi en 74 une relation originale entre passé-présent-avenir. Le présent concerne le temps sous l’angle de la simultanéité, le passé et l’avenir concernent le temps sous l’angle chronologique. Or, le R.E.T. planétaire se rapporte à une ordonnance du système solaire dans le plan de la simultanéité, tandis que la succession des cycles impose cette ordonnance dans le plan de la chronologie. En somme, le déroulement du temps réalise et révèle une structure intemporelle. Application pratique : il faut comprendre tout le présent avant de juger du passé et de prédire l’avenir. Si vous avez parfaitement ou pas trop mal compris l’instantané d’un thème, vous avez des chances de prédire sans erreur les effets d’un transit. C’est pourquoi, en astrologie conditionaliste, le prévisionnel n’est abordé qu’après étude intensive du thème natal. J’estime que la relation chronologie-simultanéité va plus loin que la théorie de la "synchronicité" et je regrette que les astrologues n’aient pas pris mon relais pour approfondir cette conception du temps, elle peut donner la clef de certains phénomènes dits "paranormaux".

Article paru dans le n° 4 des Cahiers conditionalistes (1981).

Et pour finir, quelques citations absolument authentiques de Sigmund Freud :

- “Je me dis souvent pour apaiser le conscient : surtout ne pas vouloir guérir, apprendre et gagner de l’argent ! Ce sont les représentations de but conscientes les plus utilisables” (Freud 1909)
- “La doctrine des pulsions est, pour ainsi dire, notre mythologie. Les pulsions sont des êtres mythiques, grandioses dans leur indétermination” (Freud 1933)
- “J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également” (Freud 1906)
- “Finalement, la psychanalyse n’est possible que lorsque le malade a un état psychique normal, à partir duquel le matériel pathologique se laisse maîtriser” (Freud 1898)

Paroles absolument authentiques de psychanalystes :

- “Comme l’a montré abondamment un nommé Karl Popper, la psychanalyse n’est pas une science du tout, parce que c’est irréfutable. C’est une pratique, une pratique qui durera ce qu’elle durera” (Président de l’Ecole Freudienne de Paris, Ornicar 1979)
- “La vérification expérimentale est une méthode qui ne convient pas à la psychanalyse” (H. Piron, psychanalyste Belge)
- “Contrairement à ce qui se passe dans les autres disciplines scientifiques, nous nous trouvons confrontés en la personne de Freud, à un créateur unique et indépassable (J. Chasseguet, Président de la Société psychanalytique de Paris 1975)
- “La psychanalyse est une pratique délirante... C’est ce que Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais hésiter à délirer” (Lacan).
- “L’expérience du psychanalyste n’est pas une expérience de fait, mais celle de l’expérimentation mentale” (Lacan).

Critiques anti-psychanalystes :

- “La séduction des idées de Freud est exactement celle qu’exerce une mythologie” (Wittgenstein)
- “La théorie freudienne des résistances est une idéologie culpabilisante” (Van Rillaer)

Un peu d’humour à propos des psychanalystes :

- “Le névrosé bâtit des châteaux en Espagne ; le psychotique croit y habiter ; le psychanalyste récolte les loyers”.
- “Un divan est plus confortable qu’un confessionnal”.
- “Pour comprendre Freud, chausser des testicules en guise de lunettes” (un surréaliste)
- Anal-yste = trou du cul ?
- “Le psychanalyste est celui qui, retenu à déjeuner par ses amis, reçu dans leur maison de campagne et alors que ses hôtes se rassemblent autour de la table disposée dans le parc, entre dans la maison, ferme la porte et observe par le trou de la serrure” (un humoriste).
- “Le psychologue est un homme qui, lorsqu’une jolie fille entre dans un salon, regarde les autres invités. Le psychanalyste, lui, regarde la fille et lui fait parfois une cour assidue” (un humoriste).

A voir aussi :

- Un psychanalyste-caviar contre l’astrologie

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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