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2. Astrologie et bouddhisme, un dialogue Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie & spiritualité
Publié le : 30 janvier 2004
2. Astrologie et bouddhisme, un dialogue
2e partie



Pascale : Mais cet "état naturel" est-il le véritable "éveil" ?

R.P. : Je n’en sais rien... Quelles critiques précises et concrètes adresses-tu à l’astrologie en tant que bouddhiste... et astrologisante ?

Pascale : Je reprends ta remarque : dans l’optique astrologique, la "réalisation totale de l’être" implique de vivre activement et lucidement tout son ciel, avec forces et faiblesses, qualités et défauts. Le Bouddhisme ne nie pas ce terrain, ne nie pas la diversité, mais le voit comme le résultat d’un karma ; en fait il ne l’accepte ni ne le rejette, mais nous invite à une simple présence à ce terrain, sans jugement, de façon à connaître la nature des choses et à la transcender, à évoluer. Ceci est loin d’un certain fatalisme (mais je peux me tromper) que je crois déceler dans ta vision de l’astrologie : on a des qualités, des défauts, des forces, des faiblesses. D’accord ! Mais pourquoi s’en tenir là ? Il manque peut-être cette vision, une ouverture, une possibilité d’évolution. Justement, les défauts et les faiblesses nous invitent à un travail sur nous-mêmes. Pourquoi subir les choses ? Je crois l’être humain plus riche en ressources et plus complexe que cela, et les aspects et positions planétaires plus paradoxaux et imprévisibles.

R.P. : Si une approche de l’astrologie ne peut être suspectée de fatalisme, c’est bien celle du conditionalisme ! Mais peut-être confonds-tu deux notions différentes : le fatalisme et le déterminisme. L’homme est sans aucun doute puissamment déterminé par l’organisation du système solaire au lieu et au moment de sa naissance et tout au long de son existence, tout comme il est puissamment déterminé par son patrimoine génétique, par son éducation, son milieu socioculturel, etc. A ces déterminations initiales, il ne peut échapper. Il doit s’adapter à son milieu cosmique comme à son milieu terrestre, faire avec ce qu’il a reçu, résoudre les problèmes que lui pose son héritage céleste (son thème natal) en fonction des opportunités que lui offre son héritage terrestre (hérédité, sexe, éducation, etc.). L’expérience montre que ceux qui, pour une raison ou pour une autre, sont obligés de vivre en porte-à-faux ou en contradiction avec la structure d’être que constitue le thème natal, développent de graves névroses.

Naître sous une opposition Vénus-Uranus dominante, par exemple, c’est être voué, déterminé à devoir résoudre les tensions entre affectivité et cérébralité qu’implique un tel aspect, qui va en quelque sorte "tirer" l’ensemble du thème. Mais je te rappelle que le ciel pose des questions et des problèmes, et que c’est l’homme sur Terre qui leur apporte des réponses et des solutions, en fonction de ses divers conditionnements terrestres. Il n’y a donc pas de fatalité absolue du côté du ciel et, comme tu le soulignes à juste titre, chaque être puissamment déterminé par une opposition Vénus-Uranus, en fonction de ses conditions initiales et de son milieu d’évolution, de ses réflexes conditionnés et de ses prises de conscience, vivra d’une manière originale cet aspect planétaire. Certains la vivront toute leur vie sous la forme d’un conflit permanent et insoluble, d’autres apprendront, après de rudes expériences, à maîtriser cette discontinuité pour la transformer en dynamique adaptative, mais quelques soient les solutions que les individus imaginent ou qui leurs sont imposées, ils n’échapperont pas au "cadre de référence" de la problématique Vénus-Uranus. Ainsi un puissant déterminisme n’implique-t-il pas automatiquement une fatalité aveugle. Si cette fatalité apparaît, elle est davantage le fruit de l’inertie des comportements humains et de la pesanteur des conditionnements sociaux que d’on ne sait quel "destin astrologique". Quand, pour une raison ou une autre, on a établi une mauvaise relation avec son ciel de naissance, il est évident qu’il faut faire un "travail sur nous-mêmes", de nature psychothérapeutique (avec ou sans l’aide de professionnels) pour vivre en meilleure harmonie avec son thème... dans le cadre des structures de ce thème, et non pas contre elles. De ce point de vue, astrologie conditionaliste et Bouddhisme sont tout-à-fait d’accord. Il n’y a aucune raison de "subir les choses". Si je vis mal ma dissonance Vénus-Uranus, il ne tient qu’à moi, pourvu que mon environnement affectif, économique et social ne m’en empêche pas absolument, de la vivre d’une autre manière.

Tu reproches par ailleurs à l’astrologie conditionaliste de manquer peut-être d’une "vision, une ouverture, une possibilité d’évolution". Pour tenter de te répondre, je me vois obligé de faire un rapide petit détour historique. Lorsque l’astrologie est née chez les Chaldéens, les astrologues étaient à la fois prêtres, astrologues et astronomes, et nos lointains ancêtres n’opéraient initialement aucune différenciation entre ces trois statuts. C’est dire qu’au début, l’astrologie était indissociable de la religion... et de la science. La rencontre du savoir astrologique chaldéen avec la civilisation grecque a vu la séparation entre "astrologie scientifique", pour simplifier, et "religion cosmique", ce qui n’a pas empêché un Kepler, par exemple, d’être à la fois un grand scientifique, un astrologue et un homme extrêmement religieux. Après avoir été expulsée de l’Académie des Sciences à la Renaissance, l’astrologie occidentale n’a dû sa survie qu’aux sectes ésotérico-religieuses qui l’ont hébergée et perpétuée (en la momifiant) jusqu’à la fin du XIXe siècle. Elle qui avait eu tant de mal à se dissocier des croyances religieuses, métaphysiques, se voyait à nouveau contrainte de cohabiter avec elles (déterminisme ou fatalité ?). Résultat : au XXe siècle, le savoir astrologique "scientifique" était inextricablement mêlé à toutes sortes de croyances, l’orientalisme ayant particulièrement la cote. Or l’astrologie, au fond, n’appartient pas au domaine du croire, mais du savoir. Elle n’est pas le fruit d’une révélation, mais d’une découverte empirique, d’une observation des êtres et des choses, d’une méditation sur les mystères de la nature universelle, dans l’optique d’une profonde interdépendance entre réalités terrestres et réalités célestes. Pour rendre à l’astrologie son véritable statut, celui de science naturelle méconnue au carrefour des sciences physiques et des sciences humaines, Jean-Pierre Nicola, fondateur de l’astrologie conditionaliste, a compris qu’il fallait de toute urgence la libérer de toute tutelle religieuse ou pseudo-métaphysicienne : l’astrologie en soi est agnostique.

C’est peut-être ce que tu reproches à l’astrologie naturelle. Et d’une certaine manière, tu n’as pas tout-à-fait tort. Depuis la naissance de l’astrologie conditionaliste, il y a plus de trente ans, il a fallu - nous n’avions pas le choix - durement batailler pour extirper l’astrologie de sa gangue de superstitions, de croyances irrationnelles, de religiosité syncrétique, et pour cela mettre l’accent sur des méthodes rigoureuses, un discours logico-rationnel, une réflexion approfondie sur sa nature et son statut. Dans cette première et difficile étape, sans doute avons-nous trop souvent donné l’impression de faire l’impasse sur ce tu appelles la "vision", "l’ouverture", la "possibilité d’évolution", toutes notions qui ont, pour toi, une signification spirituelle. Contrairement à d’autres courants astrologiques (je pense par exemple aux humanistes, aux rosicruciens ou aux karmistes), nous n’avons pas de message religieux galvanisant et euphorisant à transmettre aux masses. Nous ne faisons pas de catéchisme. Nous ne sommes pas une secte apportant à ses membres le réconfort de croyances partagées. Nous n’avons pas de réponses à donner aux questions métaphysiques que se pose l’humanité. Nous ne sommes que des astrologues, au plus juste, au plus vrai : nous étudions et nous nous efforçons de comprendre les mystères de la relation de l’espèce humaine avec les cycles et structures du système solaire. De ces recherches découlent une pratique, que l’on retrouve dans la consultation astrologique. Il s’agit alors, dans cette humble relation d’aide, de faire comprendre au consultant la relation qu’il a établi avec son ciel et de l’aider, dans la mesure du possible, à améliorer cette relation en respectant son intégrité spirituelle, ses croyances religieuses, ses paris métaphysiques. Une telle attitude peut apparaître comme manquant de souffle transcendant, besogneuse, étriquée, étroitement fonctionnaliste, presque terre-à-terre (un comble pour des astrologues !) au premier regard, qui est toujours superficiel.

En fait, il n’en est rien. Les conditionalistes ne se réduisent pas à d’austères techniciens-ingénieurs de l’astrologie. Démontrer rigoureusement que l’homme sur Terre vit en profonde symbiose avec l’univers, intimement branché sur les cycles cosmiques de la nature, est-ce manquer de "vision" ? N’est-ce pas plutôt proposer à l’homme une ample et riche vision ancrée dans le réel, qui implique un autre rapport avec la nature universelle que l’actuel rapport de domination aveugle, une réconciliation entre l’homme sur Terre et le cosmos, une autre manière de vivre dans le respect des différences que nous devons, entre autre, à nos thèmes natals, un autre type d’éducation qui prendrait en compte l’apprentissage systématique de ces différences pour aboutir à davantage de tolérance, un autre rapport à la psychologie qui impliquerait d’en finir radicalement avec l’absolutisme d’un moi-je individualiste, isolé dans son sac de chair et d’idées et coupé de l’univers, un autre rapport à la politique qui intégrerait le respect des échéances du long terme, un autre rapport à la métaphysique qui serait enfin libre de toutes les antiques projections religieuses ? Le R.E.T. n’est-il pas un système de pensée qui intègre totalement l’inconnu, le mystère, et donc la métaphysique, au cœur même des références humaines ? Si ce n’est pas de la "vision", je ne sais pas ce que c’est.

Deuxième reproche : nous manquerions d’"ouverture". Le simple fait qu’une Bouddhiste puisse s’exprimer librement dans une revue d’astrologie conditionaliste suffit à réduire ce reproche à néant. Mais allons plus loin : l’approche conditionaliste de l’astrologie est la seule à être ouverte à tous les domaines qui concernent l’homme "de l’atome à l’étoile, et non du berceau au jardin d’enfant", comme le dit joliment Jean-Pierre Nicola. Pour comprendre l’homme, il faut l’appréhender dans toutes ses dimensions : sociale, intellectuelle, physiologique, affective, métaphysique. Parce que les structures du système solaire en nous sont les matrices de nos conceptions et vécus du monde, l’astrologie ne peut être qu’ouverture.

Troisième reproche : le manque de "possibilité d’évolution". Après tout ce que je viens de dire, il tombe de lui-même. L’astrologie est un savoir en constant devenir, donc en perpétuelle évolution. Regardes les symboles du R.E.T. : à leur base se trouve toujours Pluton, c’est à dire la fonction de l’inconnu, inépuisable réservoir de transmutations, de transformations, d’évolutions et de révolutions. L’homme est en devenir en synchronisation avec les rythmes et cycles planétaires. Il n’est pas prisonnier de son thème, il en est l’expression changeante au fil du temps. Le thème n’est pas une cage immobile, mais une proposition d’être dynamique. N’oublie pas que le conditionalisme s’est aussi construit en réaction contre le fatalisme de l’astrologie classique !

Pascale : Je vais prendre un exemple : dans mon thème, Vénus est sans aspects, ce qui veut dire d’après les théories conditionalistes ou autres, que je n’utilise pas souvent ou rarement "l’efficacité émotionnelle, le retentissement sensoriel, la recherche de relations privilégiées, etc., la gentillesse, la compassion, la tendresse". Je trouve que l’affectivité (Vénus), la réflexion (Mercure), l’action (Mars), la transcendance (Pluton), etc., sont toutes des composantes de l’être humain, et je ne vois pas pourquoi certains seraient privés de telle ou telle possibilité d’expression, ou de telles qualités. Admettons qu’elles puissent être faibles au départ et naturelles, allant de soi chez d’autres. On peut très bien imaginer qu’un sujet, par un travail sur lui, arrive à intégrer une fonction (Vénus) et que celle-ci sera le fruit d’une réflexion, d’une expérimentation, d’une acquisition contrôlée.

R.P. : Mais bien entendu ! J’aime à utiliser l’analogie de la maison : chacun d’entre nous, à sa naissance, hérite des mêmes "briques" planétaires et zodiacales pour construire la sienne, mais personne ne construit la même maison, parce que chacun d’entre nous commence cette construction avec les premières briques qui lui tombent sous la main, c’est-à-dire les planètes dominantes à la naissance. Chaque individu est composé de tout son ciel, et, idéalement, il devrait intégrer toutes les composantes de son ciel. Michel Dacremont, dans son article "Interpréter globalement" d’un récent Fil d’ARIANA, a très bien illustré le fait que des fonctions faibles peuvent parfaitement être intégrées... mais dans un certain ordre et selon certaines conditions. On commence à construire sa maison avec les matériaux, les briques que l’on connaît le mieux... les "dominantes planétaires". Pour que la maison soit complète, achevée, il faut bien évidemment utiliser toutes les briques... mais pas dans n’importe quel sens, pas n’importe comment. Commencer de la construire avec les matériaux que l’on connaît le moins peut être extrêmement dangereux et aléatoire, foi de maçon-astrologue.

Pascale : Autre remarque sur l’astrologie : je trouve qu’elle a trop tendance à mettre des étiquettes sur les gens, des jugements définitifs. Exemple : le Taureau est un sujet patient. Et tous les autres Signes ? Ils manquent de cette qualité ? Pourquoi certaines qualités seraient réservées à certaines catégories d’êtres humains ? Admettons encore que cela soit plus naturel chez certains du fait de leur tempérament en liaison avec les cycles cosmiques. Cela empêche-t-il un travail, une réflexion, une observation qui induiraient une amélioration, une sensibilisation à cette qualité (la patience ou une autre) ? Personnellement je reste ouverte, et je crois en ce genre de possibilité, et l’astrologie devrait un peu plus ouvrir de perspectives d’évolution, au delà de son travail d’"état des lieux" nécessaire certes, mais incomplet et réducteur Au contraire, le Bouddhisme invite au travail sur soi, sans nier les différences. Les maîtres les ont bien remarquées quand ils disent que certains devront plus travailler sur la colère, tandis que d’autres ne souffrent pas ou peu de cette émotion perturbatrice. Certains doivent développer la compassion alors que chez d’autres elle est innée, etc. Mais ce n’est pas une fatalité. On peut acquérir ces vertus par une étude, par la connaissance, l’observation des émotions. Ce programme me semble beaucoup plus réjouissant que celui qui accepte les choses comme elles sont. Quand on souffre d’une maladie physique, on se soigne, on met un pansement. Quand on souffre à cause d’un défaut, pourquoi ne pas y remédier.

R.P. : La tendance à mettre des étiquettes simplistes, et qui se veulent définitives, sur les comportements humains n’est pas propre à l’astrologie, reconnais-le. Toute typologie psychologique ou morale souffre du même travers. La complexité foisonnante du fonctionnement humain se retrouve ainsi réduite, identifiée, schématisée en quelques formules et images-types qui évitent de se poser des questions. C’est sécurisant pour l’esprit avide de normes et de modèles facilement reconnaissables. "Le Taureau est un sujet patient" : il est évident qu’une telle affirmation est fausse, archi-fausse : il y a des Taureau patients et impatients, parce qu’on ne peut réduire personne au Signe que le Soleil occupait au moment de sa naissance. L’influence planétaire est plus déterminante que l’influence zodiacale, qui n’en est qu’une modulation. Un Taureau "t" (chez qui dominent Mercure-Saturne-Pluton) sera toujours plus "patient" qu’un Taureau "e" (Vénus-Mars-Neptune dominants). Si l’impatience est bien souvent l’apanage de la jeunesse, la patience est une vertu qui se développe plus aisément avec l’âge ; enfin, les civilisations traditionnelles favorisent davantage la patience que les civilisations modernes, prisonnières de l’efficacité immédiate, etc. Un trait de caractère tel que la patience n’est pas exclusivement concentré sur 30° d’écliptique, c’est évident.

L’astrologie naturelle ou conditionaliste s’est d’ailleurs développée en réaction aux typologies simplistes de l’astrologie classique, du genre "Vous êtes Feu, donc vous êtes passionné" ou "Vous êtes Eau, donc vous êtes sensible-intuitif-lymphatique". On ne peut honnêtement identifier un individu à un "type" que dans une optique réductionniste affichée. Chaque individu est fait d’un canevas complexe de fonctions astro-psychologiques (et génético-psychologiques, et socio-psychologiques, etc.) organisées et hiérarchisées qu’il serait vain de vouloir réduire à un "type" fixe. Les méthodes d’interprétation conditionalistes, qui traitent de l’ensemble du thème en tant que totalité structurée, interdisent ce genre de réductionnisme.

Patients ou impatients, les individus fortement marqués par le Signe du Taureau ont néanmoins des points communs, quelles que soient leurs dominantes planétaires : leur aptitude à se mettre en état d’inhibition, à refuser, dire non, ne pas répondre aux sollicitations du monde extérieur qui ne conviennent pas à leur tempérament. On ne peut pas en dire autant des Gémeaux par exemple, marqués par une excitabilité diffuse. Tout le monde n’est pas égal du point de vue de l’aptitude à s’exciter ou à inhiber, à dire oui ou non. Il y a les spécialistes du "oui", et les spécialistes du "non". Ceux du "oui mais" et ceux du "non, jamais". Ceux qui disent "oui" ou "non" du bout des lèvres, et ceux qui le disent franchement. C’est ce qui différencie, dans une large mesure, les tempéraments zodiacaux. Ce n’est pas faire de la typologie simpliste que de dire qu’il est des tempéraments plus introvertis ou extravertis que d’autres. Un individu fortement marqué par les planètes "R" (Soleil-Mercure-Vénus) est plus doué que d’autres pour développer une sociabilité ouverte et détendue. Un autre, marqué par les planètes "t", sera instinctivement plus secret, plus distant, plus cri-tique que le précédent. "Pourquoi certaines qualités seraient réservées à certaines catégories d’êtres humains ?", demandes-tu. Réponse : nous ne sommes pas égaux en nature, nous sommes égaux en droit... dans une société démocratique et républicaine.

Une hyper-dominante Taureau ne fonctionnera jamais de la même manière qu’une hyper-dominante Sagittaire. C’est là "l’état des lieux" auquel permet de procéder, en simplifiant, l’étude d’un thème astrologique. Il est incontournable, parce qu’il décrit une réalité objective. Mais cela n’empêche nullement un Sagittaire ou un Taureau impatient à apprendre à faire preuve du minimum de patience qui peut cruellement lui manquer... en sachant qu’il ne pourra, au fond, jamais rivaliser dans ce domaine avec un individu qui a reçu la patience en héritage. L’impatient constitutionnel peut apprendre avec profit les vertus de la patience, et même les mettre en pratique... mais il restera toujours l’otage de son impétueux tempérament de base. L’asociable constitutionnel peut toujours fréquenter les cocktails mondains où il exprimera une sociabilité de façade laborieusement acquise... mais il restera toujours en lui un fond de méfiance compacte vis-à-vis des mondanités. On peut s’améliorer, mais on ne se refait pas. Astrologie et Bouddhisme sont donc d’accord sur ce point, contrairement à ce que tu penses. SUITE

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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