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| Publié le : 4 octobre 2004
Astrologie naturelle ou conditionaliste, mise au point.
Désinformateur, artificiellementSuite à la publication de mon article Astrologie naturelle ou astrologie conditionaliste ? Patrick Le Guen a réagi par un texte, Astrologie conditionaliste, naturellement ! sur le site Astroconsuls, qui est une vraie mine de sous-entendus tendancieux, de venin désinformatif et de bile mensongère. Étant directement mis en cause dans mon intégrité morale et intellectuelle, je me vois dans l’obligation de rappeler la réalité des faits. Mise au point :
Ça n’a pas duré : suite à l’interview de Jean-Pierre Nicola et au ton résolument pro-conditionaliste de ce premier numéro, la rédaction a reçu de nombreuses lettres et appels téléphoniques d’astro-symbolistes de diverses obédiences qui s’en plaignaient et demandaient qu’on leur laisse davantage de place. L’éditeur a alors compris que je représentais une tendance ultra-minoritaire de l’astrologie, et a commencé à exercer des pressions pour que je fasse une revue plus pluraliste et donc mieux vendable. Ils ont même fait appel à des astrologues non-conditionalistes pour écrire dans la revue. Heureusement, les articles qu’ils ont rédigés étaient si nuls et si mal écrits que je n’ai pas eu de grandes difficultés pour les refuser... en en faisant un casus belli. Par ailleurs, l’éditeur voulait faire d’Astrologie naturelle une revue hyper-people du style Voici ou Gala : lors d’un conseil de rédaction, il m’a même un jour dit texto qu’il “y avait trop d’astrologie dans la revue” ! Mon ambition à moi était plutôt d’essayer de faire un magazine du niveau de Sciences humaines : on n’était donc pas vraiment sur la même longueur d’onde, et j’ai dû faire un minimum de compromis pour continuer à faire passer un conditionalisme light auprès des lecteurs. Enfin, l’éditeur était obsédé par les encarts publicitaires. Il voulait à tout prix avoir des pubs payantes de voyants, marabouts et guérisseurs, que je devais sans cesse refuser en arguant du fait qu’Astrologie naturelle était une revue de bon niveau intellectuel et que ses lecteurs ne supporteraient pas des pubs d’escrocs. J’ai réussi à le convaincre, mais de ce fait, il s’est mis à traquer méticuleusement tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à du publi-rédactionnel. Tandis que je m’occupais de la rédaction de ce n° 2, l’éditeur ne cessait donc de me harceler pour qu’il y ait le moins d’astrologie possible, le plus de photos de stars possible, le plus de sujets de sexe et de fric possible, le moins de références au conditionalisme possible et le plus de pubs d’escrocs possible. Voilà pour le climat et le contexte. Pour faire rentrer de la pub du côté des concepteurs et éditeurs de logiciels d’astro, je décide de faire un papier sur Astrologie et informatique. Sachant que Patrick Le Guen avait conçu un excellent logiciel conditionaliste, et qu’il était trop désargenté pour pouvoir se payer de la pub dans la revue - et en dépit du fait qu’il m’avait déjà joué de sales tours -, je le contacte par solidarité conditionaliste pour lui proposer de l’interviewer : dans mon esprit, ce devait être du publi-rédactionnel camouflé. Patrick Le Guen m’a alors envoyé ses réponses à mes questions, réponses qui faisaient très largement et ouvertement référence au conditionalisme. A la lecture de cet interview, l’éditeur a estimé qu’il y avait trop de références au conditionalisme et m’a suspecté - à raison d’ailleurs - d’avoir fait du publi-rédactionnel. J’ai dû alors jurer que je ne connaissais pas Patrick Le Guen, et, jouant les naïfs, que je ne m’étais pas aperçu que cet entretien avait effectivement un caractère publi-rédactionnel. L’éditeur m’a cru - il avait bien tort - et m’a demandé de supprimer cette interview, ce que j’ai refusé. Il m’a alors proposé de supprimer toutes les références conditionalistes et de ne pas donner l’adresse à laquelle on pouvait se procurer le logiciel. J’ai refusé. Nous avons alors trouvé un compromis : si je coupais tout ce qui faisait allusion au conditionalisme, il acceptait que l’entretien soit publié avec mention de l’adresse. J’ai donc fait ces coupures afin que Patrick Le Guen puisse quand même faire connaître gratuitement son logiciel, en me disant que de toutes façons, il y avait largement assez de références conditionalistes implicites ou explicites dans le reste de la revue, et que ceux qui avaient des oreilles pour entendre devineraient bien que Patrick Le Guen était conditionaliste. Pour faire contrepoids, je décide d’illustrer l’article avec des fenêtres de son logiciel... en évitant soigneusement, évidemment, de les sous-titrer : l’éditeur se serait alors aperçu qu’il s’agissait encore de publi-rédactionnel. Le lendemain, retournement de situation : l’éditeur décrète que l’interview ne paraîtra que si Patrick Le Guen la paye en tant qu’annonceur publicitaire. Il est contacté par la société d’édition qui lui propose ses tarifs. Patrick Le Guen finit par accepter la tractation. Je suis alors dans l’urgence du bouclage, assailli de multiples problèmes rédactionnels et techniques, harcelé par l’éditeur et je commets une erreur que je reconnais bien volontiers : j’oublie de restituer l’entretien dans son état initial, avec toutes les références au conditionalisme... entretien que, pour des raisons techniques (il ne devait pas dépasser une page), j’aurais de toutes façons été obligé de raccourcir un peu. La revue paraît. Patrick Le Guen est très mécontent, et il a raison. Il menace d’envoyer une plainte auprès de la rédaction et d’être remboursé, et il a toujours raison. Étant donné que je suis en plein bouclage du numéro suivant, je lui demande d’attendre que le bouclage soit fini avant d’envoyer cette lettre : j’avais déjà assez de souçis et d’urgences pour ne pas me coller en plus cette histoire sur le dos en plein bouclage. Il accepte... et envoie quand même sa lettre en plein bouclage, ce qui m’a valu un excécrable climat avec l’éditeur et de nouvelles pressions anti-conditionalistes. Je confirme donc que Patrick Le Guen a délibérément cherché à me nuire. C’est son problème, pas le mien. Et si Astrologie naturelle reparaît un jour, j’y regarderai à deux fois avant de me mettre dans de telles emmerdes pour proposer du publi-rédactionnel camouflé à des gens qui, comme lui, ignorent le sens de l’expression solidarité conditionaliste. Patrick Le Guen est un talentueux conditionaliste “sans faux cols ni faux nez”... mais très faux-cul. Richard PELLARD, 21/03/2000 Cet
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Richard Pellard
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