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| Publié le : 5 août 2004
2. Effets et contre-effets des images et représentations sur les faits et les idées
Zodiaque et symétries axiales Une roue qui tourne autour de son centre sans avancer ne décrit aucune trajectoire. Le centre d’une roue qui se déplace décrit une trajectoire curviligne ou rectiligne qui divise le plan et devient ainsi un axe de symétrie lorsque cette trajectoire est structurée, mathématiquement formalisable. La Terre n’est pas un point fixe dans l’espace autour duquel tourne l’Univers. Son orbite divise "naturellement" les planètes du système solaire en intérieures et extérieures, et toutes les phases des intercycles déterminés par son mouvement combiné à celui du Soleil, de la Lune, des planètes et des étoiles, se représentent par des symétries axiales : figures en deux parties définies par l’axe du temps et non des diamètres. Les symbolistes qui prennent l’exemple des lunaisons (cycle Soleil-Lune) pour enseigner les aspects, ne semblent pas avoir compris la différence entre un cycle et un cercle. Comme tous les cycles et intercycles, les phases de la Lune ont un axe de symétrie.
La figure 4 publiée dans le collectif Astrologie Universelle (9), l’axe du temps (abscisse, ligne horizontale) porte les idéogrammes des Signes que l’on peut remplacer par les mois de l’année pour le Soleil, par la date de dernière entrée en Signe pour les planètes, ce qui allongera l’axe temporel d’une longueur proportionnelle aux cycles respectifs, en adoptant une échelle adéquate. La logique de ce graphisme est systématique et conforme aux phénomènes astrométriques, cycles et variations des durées de présence-absence au-dessus du plan de l’horizon pour une latitude précise de l’hémisphère Nord.
On peut introduire des affinements avec les durées de crépuscule, la structure fondamentale ne changera pas. Ce zodiaque qualifié de photopériodique formalise des signaux concrets (visuels) par d’autres signaux visuels abstraits. Il ne rejette pas pour autant les symboles... les idéogrammes et les cercles sont toujours là, mais on peut s’en passer et ils ne se substituent pas à la réalité. Toutefois, puisque symboles et signaux communiquent, notre représentation des Signes par des cercles blancs et noirs, croissants - décroissants, et aux dimensions variables, se prête à des symbolisations. On peut en faire un mouvement perpétuel de transformation du Taï-Ghi-T, figure connue du Yin et du Yang, représentant les échanges de principes contraires. L’astrologue et philosophe humaniste Dane Rudhyar s’est inspiré, avant moi, de la variation jour-nuit pour fonder les significations des Signes d’une façon beaucoup moins systématique et en accordant à la "force de jour" le processus de personnalisation en rapport avec le Soleil, à la "force de nuit" le processus de collectivisation en rapport avec les étoiles. Là encore, le zodiaque est soumis aux présupposés qui imposent une échelle de valeurs du Signe du Bélier au Signe des Poissons, couronné, en finale, par son sens de l’universel. Rien de tel que de comparer l’interprétation des Signes par D. Rudhyar à l’interprétation réflexo-noologique pour comprendre la différence entre signal et symbole.
La figure 5 réunit les zodiaques symbolique, réflexologique, photopériodique. L’image du photopériodique privilégiant les axes des solstices et d’équinoxes fait apparaître les rapports (phases) différents des durées présence-absence qui justifient les groupements de Signes : Par Quartes, pour les arcs dominants :
Par symétries (rapports des durées identiques) les Signes sont :
Par grands trigones (succession des phases identique a celle des quartes) :
Ce sont les images de signaux concrets qui appellent ces classements impossibles par les idéogrammes ou par les Éléments Feu, Terre, Air, Eau, aux hiéroglyphes deconnectés des réalités qu’ils désignent. La structure du zodiaque et de tous les cycles émerge de ces images. Elles en suggèrent l’interprétation, sans recours aux interprétations mythiques poétisées, dramatisées ; ici, géometrisés autant que géo-maîtrisés. Je ne résisterai pas à l’exemple des significations opposées qu’induisent les grands trigones : Ceux qui reproduisent les phases croissantes des 1ère et 3e quartes en allant de l’égalisation des durées à un maximum de présence ou d’absence, sont qualifiés de "Feu" (Bélier-Lion-Sagittaire) ou "Air" (Balance - Verseau - Gémeaux). Les astrologues leur attribuent l’extraversion sans plus d’explication, alors que l’explicative de leur signification s’impose par l’image d’expansion que donnent les phases évoluant de l’égalité à une différence extrême en suivant l’ordre des Signes. Si l’on suit l’ordre des Signes, l’image d’intériorisation attribuée aux trigones de "Terre" et "Eau" nous est donnée par la décroissante des phases d’un maximum à l’égalisation : Capricorne-Taureau-Vierge pour la Terre, Cancer-Scorpion-Poissons pour l’Eau. Si l’on part de l’égalité pour ces trigones (Vierge-Poissons), il faut aller contre le sens des Signes pour restituer la succession Égalité-Combinaison-Ensemble (Figure 6). Que l’on suive ou non l’ordre des Signes, les processus distincts de flux et reflux sont mis en valeur par les quartes et les grands trigones. Ceux de Feu et Air qui ont en commun deux dominantes en croissance, se différencient par la présence pour le Feu (2 Signes sur 3), l’absence pour l’Air (2 sur 3). Même remarque pour les trigones de Terre qui ont en commun deux dominantes décroissantes et se départagent par 2 Signes de présence sur 3 pour la Terre, 2 Signes d’absence sur 3 pour l’Eau. A cette organisation esthétique (10), la symbolique anti-signal oppose les attributions déterminées par les principes élémentaires (1ère quarte : Air ; 2e : Feu ; 3e : Terre ; 4e : Eau). En dehors de la 4e quarte, aucune concordance, parce que les définitions traditionnelles des saisons découlent d’un schéma statique, d’une croix à symétrie centrale, alors que nos définitions découlent de la cinématique du cycle et de sa symétrie axiale. La primauté, astrologique et existentielle, du cycle sur le cercle m’a conduit à redéfinir les quartes en substituant l’Énergie au Feu, l’Espace à la Terre, le Temps à l’Air, la Structure à l’Eau. On ne me fera pas dire que le cycle exclut le cercle. le ne les confonds pas : une roue qui avance n’a pas le même sens qu’une roue qui tourne sur elle-même, mais c’est une roue. La flèche du temps et les différents rapports de présence-absence permettent de comprendre pourquoi la photographie instantanée n’est pas la meilleure façon d’expliquer l’empreinte d’un thème natal. Chaque Signe, chaque degré du Signe et chaque partie de ce degré, peuvent se définir par l’historique de leur développement et l’interférence de ce développement avec les étapes de la maturation neuropsychologique. Au 4e mois, l’enfant a normalement intégré un stade de développement prescrit par nos gènes, avec les variations, aléatoires ou astrologiques, de ses premières expériences relationnelles avec le monde et ses parents. Le monde fait partie d’un ciel qui, en 4 mois, n’apporte pas les mêmes découvertes, selon le Signe, son heure (Ascendant) de départ. Pour fixer les idées, sans démonstration systématique, une naissance en Bélier, après les trois phases de sa quarte, en découvre la fin et le reflux au terme du 4e mois. Dans ce laps de temps, une naissance Taureau retrouve une phase (Lion) identique à la sienne, qui fera de ses acquis relationnels et neurobiologiques une échéance de renforcement de son Signe, alors que pour le Bélier, le 4e mois prendra un tout autre sens. Une naissance Gémeaux entraîne, en 4 mois, une interférence différente entre le développement des phases célestes et celui de la maturation neurobiologique et des relations avec l’environnement. Ce Gémeaux découvrira seulement au terme de 4 mois la phase d’égalisation des durées que le Bélier intègre en 1 mois (11), Chaque Signe, degré de Signe, partie de Signe... chaque naissance prise à la bonne heure, aura ainsi une prédestination historique. Cette conception de l’horoscope non-statique n’a pas été envisagée faute d’image pour la représenter. Avec l’informatique en trois dimensions, le conditionalisme est bien placé pour faire bouger les conceptions et les images (12), Les ellipses de la figure 7 s’obtiennent, pour une latitude donnée, par la projection de l’écliptique sur le plan de l’horizon local. La progression adoptée est, ici, de 30° pour le MC, en partant de 0° Capricorne, qui correspond a un ASC 0° Bélier. Le cycle quotidien schématisé par ces ellipses fait apparaître les symétries des Signes Ascendants par rapport à l’axe d’équinoxe représente par les ellipses extrêmes, en haut (ASC - 0° Bélier, MC - 0° Capricorne) et en bas (ASC - 0° Balance, MC - 0° Cancer). La représentation de l’ASC par une intersection donne une idée étriquée de la réalité. Réaliste, la projection du champ écliptique sur le plan de l’horizon réunit les Planètes, Signes, Maisons, Aspects, dans un effet global aux composants qui vont se différencier, après la naissance, par leurs vitesses de déplacement et, finalement, leurs cycles. Là encore, l’importance du "moment" initial ne se dissocie pas d’un historique de développement qui peut se substituer à lui.
Le propre du réel Le propre du réel, dans la mesure où l’on croit à sa définition conditionaliste, est de permettre des solutions qui deviennent des acquis confortables en soulevant des problèmes aux solutions difficiles. Pour ce qui nous préoccupe : après le zodiaque des idéogrammes, que devient le photopériodique au-delà des blancs et noirs symbolisant présences et absences ? Dépouillé des étoiles, des constellations, et des quatre saisons, il ne nous reste que la sinusoïde, c’est-à-dire l’essentiel. "La projection sur un axe fixe d’un mouvement circulaire uniforme est un mouvement sinusoïdal. Si l’axe se déplace uniformément dans une direction fixe, on obtient une représentation graphique de ce mouvement sinusoïdal en fonction du temps" (12). En raison de la faible excentricité de son orbite, cette représentation graphique est adaptée pour le mouvement de la Terre. Les extraits d’ouvrages dans l’encadré de la page suivante nous rappellent à l’universalité de la sinusoïde. Associée aux oscillations périodiques macro et microcosmiques du vivant et du non-vivant, de l’atome à l’étoile, elle est l’image idéale du lien ou correspondance - à symétrie axiale - entre le Subjectif et l’Objectif, peut-être aussi entre tous les référentiels.
Extrait de Mémo-Bac Physique (Terminale S) La balançoire, les rythmes cardiaques, les circuits électriques - sources d’oscillations -, les ressorts, le qui vent qui "siffle" dans les haubans, les marées, l’horloge de séquencement des ordinateurs, le grand encensoir de Saint-Jacques-de-Compostelle (O Botafumeiro) sont autant de domaines ou de dispositifs ou apparaissent des oscillations. On les rencontre en physique, biologie, chimie, etc. Ce sont pratiquement tous des phénomènes périodiques. Définition Un système oscillant est un dispositif dont l’état est décrit par une variable (angle, hauteur, élongation, tension, intensité, etc.) qui varie (on dit qu’elle "oscille") autour d’une "position" dite d’équilibre. Pour simplifier le langage, nous désignerons la variable qui décrit le phénomène oscillatoire sous le vocable : variable oscillante. La plupart des phénomènes oscillants sont périodiques. Les cas les plus simples correspondent à des variations sinusoïdales de la variable oscillante. On parle alors d’oscillateur harmonique. Extrait de Physique (Eugène Hecht. Op. cit.) Un mouvement, qui se répète à intervalles de temps consécutifs égaux est dit périodique. Il est remarquable que la nature nous offre couramment quantités d’exemples de ces phénomènes qui semblent inhérents à la nature même de l’Univers. Un électron minuscule a un comportement périodique, que nous pouvons décrire avec le même langage que celui d’une étoile à neutrons en rotation sur elle-même. La rotation de la Terre autour du Soleil, l’oscillation d’un berceau ou le battement rythmé du cœur sont plus ou moins périodiques. Nous pouvons distinguer deux types de mouvements répétitifs : les mouvements sur une trajectoire fermée, qui peuvent être repérés par la rotation périodique d’un angle autour d’un point à l’intérieur de la trajectoire (comme le mouvement de la Terre autour du Soleil), et les mouvements de va-et-vient, sur un même axe (comme le mouvement d’un berceau)...
Comme l’a souligné Patrick Le Guen dans sa correspondance avec Mme S. Fuzeau-Bræsch et dans les Cahiers Conditionalistes (14), une sinusoïde n’est pas séparable de sa partenaire, la cosinusoïde qui, en décalage de 90° sur la sinusoïde, correspond à son taux de variation, sa dérivée en mathématique. Dans son dernier livre Comment démontrer l’astrologie (15), Mme Fuzeau-Bræsch, commentant ses résultats statistiques sur la sociabilité des Signes, parle "d’une première fois de courbe sinusoïdale" et ce, malgré l’article de Patrick Le Guen dont elle avait connaissance. Autant que de La Condition Solaire, publiée (1ère édition) en 1965, où se trouvent ces lignes : "Le milieu externe varie, l’interne décalé ou synchrone ne se prive pas de fluctuer. Tout comme le système solaire, l’homme est un système d’équilibres instables. La fonction rationnelle établie suivant un cycle de croissance-décroissance pour un excitant cosmique pourrait être établie a partir de n’importe quel excitant capable de croître et décroître dans le temps d’une façon systématique et en accord avec un excitant de fonction complémentaire. Nous passons donc du plan des réalités manifestes à celui d’une généralisation théorique. Les éléments du zodiaque exprimés par la figure 1 apparentent le cycle solaire à une sinusoïde-cosinusoïde de période égale à 1 an (365,2422 jours moyens). Si nous n’en retenons que la structure périodique, les rythmes internes de famille sinusoïdale pourraient induire des phénomènes psychonerveux du même type ceux attribués aux cycles extérieurs. (p. 38-39)" En généralisant, le zodiaque sinusoïdal est externe par le cycle de signaux concrets objectifs, interne par le cycle, moins régulier, de signaux concrets subjectifs : "Les significations dégagées à partir d’un excitant externe (lumière, ondes, etc.) seraient donc valables à partir d’un excitant interne, (flux afférent). Nous avons là l’explication de l’identité entre les types pavloviens, basés sur les mécanismes nerveux, et les types zodiacaux dégagés de l’expérience empirique. Si les principes définis par Pavlov étaient représentés graphiquement c’est à la construction d’un zodiaque jour-nuit que nous aboutirions". Mme Fuzeau-Bræsch se réclame de "la première fois" parce que, dit-elle, sa sinusoïde est expérimentale et non déductive. En science, il est d’usage lorsqu’une expérience confirme une théorie de la citer pour en faire l’éloge. Mais, pour reprendre le terme d’un spécialiste des citations sans guillemets, l’oubli de Mme Fuzeau-Bræsch n’est qu’une "peccadille" (16). Après le texte de La Condition solaire sur l’idée qu’une représentation graphique commune pouvait signaler des processus plus aisément interactifs que d’autres, j’ai tenté d’expliquer que le zodiaque était tout autant dans un cycle de pulsation cardiaque, dans l’inspir-expir d’une respiration que dans le mouvement de la Terre, mais je ne crois pas avoir été compris... Il est pourtant assez clair que Pavlov a découvert les types zodiacaux uniquement en analysant les processus fondamentaux de l’activité nerveuse supérieure et sans établir aucun horoscope de ses animaux. Il est tout aussi clair que les types de comportements que nous répertorions par les Signes et leurs combinaisons peuvent exister sous des latitudes géographiques aux horoscopes défaillants ou pour des espèces vivantes difficiles à différencier par une heure de naissance précise. Sinusoïde et inversion des saisons ? Il n’est pas de voie expérimentale sans une part de théorie sous-jacente. La surestimation des méthodes statistiques excluant toute hypothèse directrice revient à dogmatiser une théorie aussi radicale que les spéculations indémontrables. La voie déductive est précieuse en science pour contrôler l’intuition, rectifier les emballements imaginatifs et faire ainsi l’économie d’expériences inutiles. L’anti-astrologie se fonde uniquement sur des rationalisations tendancieuses ; légitimées par les paradigmes de notre époque, elles récusent sans discussion - ni expérimentation - les constats, statistiquement très fluctuants, des réalisations. C’est pourquoi le conditionalisme s’est attaché, avant tout, à la recherche d’une théorie astrologique d’une cohérence déterminante pour les contrôles expérimentaux. Jusqu’ici la théorie conditionaliste est en adéquation avec la pratique et les analyses biographiques. II ne manque que des crédits pour les expériences cliniques (17) que cette théorie appelle, alors que les statistiques ne suggèrent aucune expérience de laboratoire. Puisque la question se pose de savoir s’il faut ou non inverser les Signes, faute de statistiques et d’expériences convaincantes, en application de nos méthodes, commençons par le raisonnement déductif et par le pouvoir qu’ont les images d’inspirer l’abstrait du concret. Ce pouvoir peut se révéler percutant. Les partisans d’une inversion des Signes évoquent, sans image, les saisons : au printemps Nord du Bélier s’oppose, à coup sur (voir le graphique circulaire du Zodiaque) l’Automne Sud de la Balance... et le cycle saisonnier, Printemps-Eté-Autornne-Hiver, du Nord, s’imprime à l’envers, avec la même rigueur, dans le Sud. Une représentation colorée (voir ci-dessous) de la diversité des climats met fin à cette fantaisie "schizophrénique" (18) d’astrologues de cabinets, car, je cite : "... les régions climatiques définies par la classification de Koppen, la plus universellement admise" (19) opposent aussi bien les hémisphères que des continents du même hémisphère. Mais d’aucuns trouveront peut-être une règle d’inversion dans la légende des climats énumérés ci-après :
Et, pour finir en beauté :
En astrologie symboliste, après la distribution du froid, du chaud, du sec et de l’humide, l’Automne est de Terre (Froid + Sec), l’Hiver est d’Eau (Froid + Humide). Selon la classification réaliste des climats, dans notre hémisphère, sous les mêmes latitudes, à la même période de l’année, selon les régions les hivers sont des automnes, les automnes des hivers. Il est intéressant de noter que les couleurs peuvent tenir un rôle plus important que le dessin pour informer et guider nos idées. Si l’encre d’un stylo changeait de couleur selon l’humeur qui accompagne l’écriture, la graphologie deviendrait vite un art populaire, à la portée de tous. Recours géométrique : Mieux que les couleurs et les quatre Éléments, les représentations géométriques des phénomènes naturels corroborent, en noir et blanc, le bien-fondé des oppositions et symétries des Signes. On appelle terminateur la "Ligne de séparation entre la partie d’un astre du système solaire éclairée par un autre et sa partie obscure". La figure 10, extraite, idéogrammes exclus, de l’ouvrage L’Astronomie au Quotidien (20), illustre concrètement, sans concepts, ni hiéroglyphes, les caractéristiques géométriques opposées des Signes selon les levers et couchers du soleil, pour les saisons réduites au photopériodisme des latitudes européennes. Avec les différentes inclinaisons du terminateur, séparant nuit et jour, présence et absence, nous avons : Aux Équinoxes (Paris - Europe) Séparation verticale :
Aux Solstices (Paris - Europe) : Inclinaison maximale du terminateur :
Renversement d’inclinaison maximale :
En prenant simplement la partie gauche de la figure, et Paris comme repère sur son méridien, on visualise mentalement les images intermédiaires du balancement de la partie nocturne au cours d’un cycle complet, d’Ouest en Est, de 0° Capricorne à 0° Cancer, puis d’Est en Ouest, de 0° Cancer à 0° Capricorne. Comment peut-on écrire que le zodiaque n’est qu’un système de repère ?! Le balancement du terminateur est bel et bien réel : observable, mesurable et calculable...
Mondialisation des Signes : Ne soyons pas chauvins, ni trop européens, la mondialisation nous offre sa mappemonde, pour une visualisation semblable à la précédente, générale et vue de l’écliptique. La figure 11 est une carte du monde en projection Mercator (21). Elle est très commode pour reporter, de part et d’autre du méridien où se place le Soleil (une planète, une étoile, feraient également l’affaire), le semi-arc diurne (la moitié de la durée de présence diurne) sur les parallèles géographiques correspondants aux latitudes Nord et Sud.
Les durées des semi-arcs variant selon la déclinaison (22) et la latitude géographique, on obtient, pour un instantané de son choix dans la continuité du temps, une figure d’ouverture particulière et générale ; particulière parce que propre à l’instant, générale parce que propre à la Terre, photographiée par l’astre ou le Soleil sous un angle englobant le Nord et le Sud en des proportions différentes. Ce n’est plus l’homme qui regarde les constellations, les étoiles et les astres sur la voie écliptique, c’est l’astre - d’abord le Soleil pour simplifier - qui regarde les continents, les mers et les hémisphères terrestres, en changeant sa vision selon sa position écliptique et sa hauteur au-dessus de l’équateur (24). Au printemps 98 du 23 mars, 19 h 55 (TU), il est toujours midi pour le Soleil sur son méridien, et 19 h 56 au méridien 0°, dans la partie sombre, côté Est. Lorsque le Soleil passe au point vernal, sous toutes les latitudes les durées de jour et nuit deviennent égales si l’on n’ergote pas sur les crépuscules. La figure 12 témoigne de cette égalité d’ouverture en Nord et Sud. L’inégalité porte sur les impacts : à nette dominante continentale en Nord qui comporte 80 % des terres émergées, et dominante maritime en Sud. Les pôles magnétiques sont opposés et les climats peu comparables. Si l’astrologie doit s’expliquer en termes "d’influences", magnétiques, gravifiques ou les deux, il parait difficile d’ignorer une définition physique des Signes fondée, non pas sur l’inversion Nord-Sud, mais sur la réunion de leurs caractéristiques en des proportions différentes. Ce qui revient à recycler les phases d’égalité (Signes équinoxiaux), différence notable, (Signes médians), différence extrême (Signes solsticiaux), en substituant mers et continents (eau et terre) au jour et la nuit, présence et absence. Les figures 12 à 15 me semblent suffisamment explicites quant à la réalité des phases zodiacales : de l’égalisation à la prédominance extrême d’un hémisphère sur l’autre.
Toutes ces figures, complexes par rapport aux symboles zodiacaux-planétaires, sont simples et simplistes par rapport aux réalités qu’elles ne peuvent représenter qu’en les réduisant. Aucun symbole ne peut représenter parfaitement un signal, aucun signal parfaitement un symbole, et ni le symbole, ni le signal, ne peuvent se substituer à la globalité du réel... une globalité qui nous permet de dire toutefois que symboles et signaux communiquent. Conscients de la valeur relative des images, nous nous sommes néanmoins engagés dans les représentations qui inspirent ou traduisent cette globalité. La partie simple, superficielle, apparente de la réalité conduit tôt ou tard à sa partie complexe, la moins visible, si elle existe. Si on commence par la partie complexe, son appartenance à la globalité, conduit tôt ou tard à des simplifications imagées, ou des représentations abstraites, signaux abstraits dont les mathématiques font partie. L’idée de représenter les Signes par des ouvertures différentes peut paraître fallacieuse, parce que ces figures zodiacales, quoique compréhensibles et réalistes, ne font pas partie du consensus anti-signal des astrologues. En astrologie comme ailleurs, nous vivons sous l’emprise d’images qui véhiculent des idées qui ne sont pas toujours innocentes quant à la quête du pouvoir, à l’opposé de celle du savoir. Aussi, en guise de morale, je vous conseille de forger votre pensée par-delà les clichés et les symboles qui n’en sont plus, et forger vos images par-delà les pensées dominatrices. Enfin, quelle que soit la pertinence de nos représentations, comme le suggère paradoxalement le schéma du R.E.T. (fonctions "non-R"), nous devons garder à l’esprit que s’il y a des images qui reflètent mieux que d’autres les idées et des faits, il y a des faits et des idées qui n’ont pas d’images. SUITE Jean-Pierre NICOLA NOTES (1) Cette revue a été fondée par deux élèves du C.E.F.A. qui, saturées des gloses astro-psychanalytiques ont pris le parti conditionaliste dont j’étais, dans le collège des enseignants, le représentant réputé dépourvu d’ouverture d’esprit au freudisme et au spiritualisme spirite. En provoquant diverses prises de conscience, dont la mienne sur mon personnage de naïf, Carré, sous la responsabilité légale des élèves qui l’ont créé, est à l’origine des confIits qui ont séparé, sans regret de ma part, les Associations C.E.F.A. et C.I.A. (Ex-Centre International d’Astrologie). (2) Ce n’est ni la première, ni la dernière fois, que j’insiste sur l’énormité d’un manichéisme qualifié de "dialectique". II est hautement significatif de l’utilisation du symbolisme par des astrologues parés de psychanalisme de fortune. Aucun public (lunaire ?) n’en a denoncé le cretinisme, et l’auteur principal (solaire ?) n’a jamais formulé le moindre regret de sa vision raciste de l’astropsychologie. (3) Encyclopédie des Symboles, Livre de Poche.1989 . (4) Les Déchiffrements du ciel, S. Toulmin & J. Goodfield, Buchet-Chastel 1961. (5) Cahiers Astrologiques, Revue d’Astrologie traditionnelle, fondée et dirigée jusqu’à sa mort par Alexandre Volguine (1903-1976). Voir Le Guide de la vie astrologique, Jacques Halbronn, Ed. Guy Trédaniel 1984. (6) Astronymie, les noms des étoiles, Andre Le Bœuffle. Ed. Burillier, 1996. (7) Le Zodiaque, clef de1’Ontologie appliquée à la psychologie, Editions dela Colonne Vendôme,1948. (8) Parenthèse anecdotique sur le racisme astropsychologique : à la fin d’une communication étayée de démonstrations rationnelles et chiffrées, plutôt que de discuter les chiffres, j’ai eu droit au cliché "Vous devez être de la Vierge", car seuls les natifs de la Vierge savent calculer et raisonner. (9) Françoise Hardy présente l’astrologie universelle, Collectif, Albin-Michel. (10) L’argument d’esthétisme ou d’organisation harmonique d’un ensemble aux symétries complexes a servi et sert toujours de guide aux chercheurs tels, pour le passé, Einstein et Paul Dirac. Les astrologues qui se réclament de la physique quantique pour justifier un symbolisme incohérent se moquent de leurs lecteurs et ne comprennent pas ce qu’ils lisent. (11) Cahiers Condiionalistes (12) - Logiciel de Patrick Le Guen. (13) - Jacques Fay. Ed.Bordas. 1995. (14) Une évolution annuelle déjà connue, Patrick Le Guen. C.C. n° 27, Comac.1998. (15) Comment démontrer l’Astrologie, S. Fuzeau-Bræsch & H. Delboy. Ed. Albin-Michel. (16) Le parti de la "peccadille", copieurs, pasticheurs, oublieux des guillemets ou des auteurs qu’ils pillent, est fortement représenté chez les astrologues. (17) Etant donné les corrélations posées entre les variations d’excitabilité et les fonctions planetaires ou zodiacales, ces expériences sont faciles à imaginer, tandis que les statistiques ne suggèrent que des variantes statistiques. (18) J’emploie à dessein ce terme répétitif dans la batterie d’insultes de l’adversaire n°1 du conditionalisme, partisan du symboliste intégral des saisons ! (19) Météorologie et climats, Peter et Kaye Larsson, Ed. Grange Batelière, Paris, 1974. (20) Astronomie au quotidien. (21) Mercator Kremer, dit Gerard. Mathématicien et géographe flamand (1512-1594). II a donné son nom à un système de projection dans lequel les méridiens sont représentés par des droites paralleles équidistantes, et les parallèles par des droites perpendiculaires aux méridiens. (Larousse, 1993). (22) Distance angulaire d’un point de la sphère céleste au plan équatorial, comptée à partir de ce plan, de 0 à 90°, positivement vers le nord, négativement vers le sud. (Larousse, 1993). (23) Graphiques réalisés par le logiciel Azimut35. Article paru dans les actes du colloque Images et représentations (avril 1998). Cet
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Jean-Pierre Nicola
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