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| Publié le : 22 janvier 2002
Fonction mercurienne
Formule : "tR" (transcendance de Représentation)
Généralement : passage de l’unique au multiple.
Psychologiquement :
Les caractéristiques positives de la fonction mercurienne sont la sociabilité spontanée (famille Représentation extensive dont font aussi partie Soleil et Vénus) et l’esprit critique (famille transcendance intensive dont font aussi partie Saturne et Pluton). “Représentation extensive” : la sociabilité spontanée Le mercurien est un sociable tous azimuts, avide de rencontres variées, de contacts multiples, toujours prêt à engager le dialogue avec autrui pour le simple plaisir de communiquer. D’emblée, les gens l’intéressent dans leur diversité et il suffit qu’il décèle le moindre signe favorisant la mise en relation pour que sa curiosité humaine soit mise en éveil. Ludique, détendu, mobile, disponible, parfois insaisissable dans ses esquives et ses pirouettes, il tient à demeurer libre d’amorcer la conversation et de s’en démettre quand cela lui chante, à ne se sentir lié à rien ni à personne. Au fond, s’il aime bavarder et communiquer, il le fait par jeu, pour voir, sans jamais s’impliquer véritablement dans ses discours, en évitant de se prendre au sérieux. Foncièrement ouvert à autrui, n’ayant rien à prouver ni à démontrer, il multiplie à l’infini les facettes de son propre personnage et se fait un devoir d’être toujours changeant, prêt à accueillir avec joie, curiosité et intérêt de nouveaux points de vue, à se faire de nouvelles relations. “transcendance intensive” : l’esprit critique Le mercurien est spontanément ouvert à l’inconnu et à l’imprévisible. Méfiant vis-à-vis des certitudes définitives, des théories admises, des principes soit-disant sacrés, des habitudes de pensée, il sait que la vérité est multiple et qu’il faut toujours aller la chercher au-delà des apparences, en traquant les moindres indices qui peuvent le mettre sur sa piste. Pour lui toute explication qui se veut unique est obligatoirement insatisfaisante et il ne se prive pas de critiquer ou tourner en dérision ceux qui prétendent avoir tout compris. Son immense et insatiable curiosité l’incite à multiplier ses centres d’intérêt, ses domaines de découverte pour éviter que sa pensée ne se fige dans la routine du trop connu, du trop rabâché. Il peut à l’occasion se montrer ironique, caustique, moqueur : c’est pour lui une manière de maintenir sa distance à l’égard de l’excès de sérieux. Il sait conserver un grand recul par rapport à toutes ses implications et préserver sa liberté de changer d’avis, de modifier sa façon de penser à tout moment. “Non-Existence extensive” : manque de sens du concret En négatif, le mercurien manque profondément d’expérience, d’enracinement dans le vécu, dans les réalités tangibles de l’existence. Il échafaude mille projets fantaisistes et irréalistes, sans prendre en compte les contingentes présentes, sans se soucier des opportunités et obstacles que présentent les situations concrètes. Spectateur amusé, inconséquent et bavard d’un univers qu’il considère comme un théâtre divertissant, il rechigne à se confronter avec le monde extérieur dans un corps-à-corps, à prendre les choses en mains, à lutter pour organiser pragmatiquement son existence. A la construction du stable, du durable et du solide, il préfère ses fables, ses idées saugrenues et inefficaces. En positif, le mercurien sait garder son esprit intact du matérialisme, des pesanteurs gestionnaires, des luttes agressives pour la survie, de la balourdise du bon sens commun qu’il ne se prive pas de ridiculiser. Quels que soient les faits, il entend se garder la possibilité d’imaginer, sans restriction aucune, tous les possibles. “Non-Transcendance extensive” : manque d’imaginaire prospectif En négatif, le mercurien est si totalement ouvert aux sollicitations du monde extérieur, à tout ce qui excite sa curiosité, si dépendant de ses envies de rencontres, il s’y disperse avec une telle irrépressible ardeur qu’il en devient incapable d’imposer les exigences de son moi profond, d’être à l’écoute de ses états d’âme, de se soustraire fondamentalement à toute influence. S’il ne sent pas d’emblée que les autres sont disponibles à son égard, prêts à l’écouter et lui répondre, il devient comme incapable d’exprimer ce qui fait sa singularité individuelle, son authenticité d’être profonde. Suggestible et influençable, il tire trop ses informations du monde extérieur et pas assez de lui-même. En positif, le mercurien possède au plus haut point l’art de ne pas prendre au sérieux les faux prophètes et les inspirés mégalomanes. Loin d’avoir l’orgueilleuse, réfractaire et délirante certitude que la vérité ne saurait jaillir que des tréfonds de son être, il est disponible à tout apport extérieur permettant d’enrichir ses connaissances. “Non-représentation intensive” : manque de pouvoir de décision En négatif, le mercurien manque de convictions bien arrêtées, de principes clairs, de volonté de réussir. Velléitaire, incertain, dispersé, instable, il éprouve les plus extrêmes difficultés à prendre des décisions fermes et définitives, hésite à s’engager, à s’impliquer dans un but, un projet, une ambition qui demande une organisation systématique et une détermination sans faille. Il musarde, papillonne, se perd en conjectures inutiles ou écoute, jusqu’à s’en étourdir, les différents sons de cloche là où il faudrait trier, choisir, imposer ou s’imposer un itinéraire, une discipline, des contraintes, des obligations. Il pêche par excès de désinvolture, d’inconséquence, de légèreté, de sans-gêne. En positif, le mercurien est rétif à toute forme d’embrigadement, de pensée unique. Les ambitions sociales dévorantes auxquels certains sont prêts à tout sacrifier, le besoin d’être un modèle à suivre et un exemple à imiter ne le concernent en rien. Il sait mieux que personne qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. “Non-existence intensive” : manque de sensorialité intense En négatif, le mercurien se désintéresse à l’excès des êtres dans leur dimension charnelle, vivante, palpable, au point de paraître souvent insensible, indifférent, désincarné, incapable d’émotion, d’affection ou de sentiment. Il a tendance à s’esquiver ou essayer de s’en tirer par de pitoyables pirouettes dès qu’il est confronté à des situations trop saturées d’affects. Il a du mal à laisser s’épancher son cœur et au fond ne s’attache viscéralement à rien ni à personne : les autres ne sont pour lui que des interlocuteurs provisoires et quasi-abstraits, et non des êtres de chair et de sang qui jouissent, souffrent, partagent des désirs et des émotions vibrantes. Rien ne paraît toucher ce touche-à-tout... En positif, le mercurien sait sagement garder, vis-à-vis de tout pathos affectif, une distance ironique ou ludique. Il préfère les jeux aérés de l’esprit aux moiteurs des désirs charnels. En ne s’attachant à personne, il laisse à chacun son entière liberté. Il sait mieux que d’autres dépouiller ses rapports humains de toute pulsion libidineuse. SUITE Article paru dans le n° 7 du Fil d’ARIANA (avril 1997). Voir aussi : Profil psychologique du Mercurien
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article vous a été proposé par :
Richard Pellard
Répondre à cet article Messages de forum :
L’humour est il mercurien ?
jeudi 28 juin 2007
par Christophe
Faut il associer la fonction Rt avec l’humour voire les calambours, experience oblige, j’émet un doute. Combien de gens , dont j’ai monté le theme , sans compter les bases de données d’humoristes semblent marquer par tout un tas de dominantes planétaires . Y aurait - il alors un humour T ou E ... etc. Des calembours e t R etc .. piste à creuser saturniennement ( c’est pas mon fort ).
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Il faut mettre un terme aux maîtres
jeudi 28 juin 2007
par Richard Salut Christope, Tu as raison. L’humour ou le goût des calembours (deux choses qui peuvent se mêler, mais qu’il ne faut pas confondre) ne sont pas mercuriens en soi, sinon Pierre Desproges, Laurent Ruquier ou Bruno Masure, tous pratiquants de genres d’humour très différents, n’auraient pas un Mercure très faible, ce qui ne les empêche pas d’être drôles, chacun à leur manière. J’ai même rencontré plein de mercuriens pas rigolos du tout. L’humour n’est pas dans le thème. C’est une manière entre autre de négocier le fonctionnement du sujet avec lui-même et/ou son environnement. Voir le sujet "Astrologie et connerie" sur le site. Répondre à ce message
Il faut mettre un terme aux maîtres
jeudi 28 juin 2007
par Th je suis trés étonné de lire que laurent ruquier n’est pas mercurien. n’y a t il pas anguilles sous roche des coordonnées natales inexactes ou des éléments susceptible d’être significatifs et qui n’entreraient pas dans le système R.E.T ? Répondre à ce message
Ruquier jovial
jeudi 28 juin 2007
par Richard
Laurent Ruquier est né le 24/02/1963 à 8h10 TU au Havre selon l’Etat-Civil. Configuration planétaire dominante : une opposition angulaire de Jupiter-Lune-Soleil à Pluton. Aspect le moins valorisé : la conjonction Mercure-Saturne. On ne peut pas dire de l’humour de Ruquier qu’il soit subtil et léger, qu’il allège le langage pour l’emmener sur les sentiers du non-sens et de l’absurde (comme Jean Tardieu par exemple, né le 01/11/1903 à 23h21 TU à St-Germain-de-Joux 49N06, 5E49). C’est plutôt un humour jupitérien : hénaurme, jovial, théâtral, style blagues de fin de banquet (Jupiter-Lune).
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Que reste-t-il de nos humours ?
jeudi 28 juin 2007
par Vézien Salut, Richard. Le calembour n’est sans doute pas forcément mercurien, mais dans AstroLogos, pour le bicentenaire de la naissance du grand Totor, tu notais cependant qu’il était normal que Hugo déteste les calembours, vu qu’il avait un Mercure très faible. N’a-t-il pas écrit dans Les Misérables que le calembour était "la fiente de l’esprit qui vole" ? Mais on oublie généralement de citer la suite, qui nuance un peu sa prétendue répulsion : " L’esprit, après la ponte d’une bêtise, s’enfonce dans l’azur. Une tache blanchâtre qui s’aplatit sur le rocher n’empêche pas le condor de planer. Loin de moi l’insulte au calembour... Tout ce qu’il y a de plus auguste, de plus sublime et de plus charmant dans l’humanité, et peut-être hors de l’humanité, a fait des jeux de mots." D’ailleurs, l’auguste Victor ne s’est pas privé d’en lâcher lui-même des tas, de "Jérimadeth" au "général Trochu, participe passé du verbe trop choir"... Non, le calembour n’est pas forcément mercurien. N’empêche, dans tes vieilles bandes dessinées d’Astrologie Pratique, le seul personnage planétaire qui fait des calembours à tout va, quasiment à chaque case, c’est tout de même Mercure, qui a d’ailleurs déjà la fiévreuse obsession de "mettre un terme aux maîtres"... Non, le calembour n’est peut-être pas mercurien en soi. Mais la formule RET de Mercure le prédispose bigrement à ce jeu-là. Et si l’on conçoit qu’il puisse y avoir autant de formes d’humour que de fonctions planétaires (pas mal décrits dans ton article "Astrologie et connerie") , on conçoit moins bien que la propension à faire joujou avec les signes du langage soit compatible avec n’importe quelle autre formule RET... Et pourtant, comme tu le soulignes avec raison, il ne manque pas de "mercuriens faibles" dotés d’un goût effréné du calembour ! Pour n’en citer que deux autres : Charles Trenet (18 05 1913, 16h HL Narbonne) qui dans la vie quotidienne en faisait notoirement à jet continu, et Roland Bacri (01 04 1926, 2h HL, Alger) "obsédé textuel" qui fut pendant des années le très calemboureux et pasticheur "Petit Poète" du Canard Enchaîné. Il faut dire que ces deux-là étaient également dotés d’un grand sens de l’humour. Mais comme on sait, il est des tas de faiseurs de calembours qui peuvent faire montre d’un manque total d’humour. Surtout si on ne rigole pas de leurs saillies ! Et l’humour, ça va de soi, peut se traduire de mille autres façons. Alors quoi ? Étant un poil plus mercuro-saturnien que Christophe, j’ai tenté de creuser un peu la question. Mais l’ambiance estivale, pour l’instant, ne m’a permis d’esquisser que cette petite ébauche bien incomplète et imparfaite de typologie calembouro-planétaire. C’est toujours ça... Calembour solaire : c’est un calembour sérieux et sentencieux, qui prend l’allure d’une maxime, et qui joue sur la lapalissade, la tautologie homophone. Exemple tiré de la Bible : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église". Calembour vénusien : c’est le calembour-plaisir qui joue sur les échos sonores, les allitérations, la musique des mots. Exemple (chanté bien sûr) de Trenet : " Amoureux d’une cousine / Qui pouvait avoir vingt ans / Je vivais on le devine / Haletant / Ah le temps, le printemps, inquiétant, excitant... " Calembour jupitérien : c’est le calembour rebattu et officiel, sans rien d’inattendu, la formule qu’on se dit entre potes pour se montrer qu’on est tous une chouette bande joviale de gars tout à fait normaux : "Comment vas-tu, Yau de poêle ? ... Si t’es gai, ris donc !" Calembour "Grand T" : peut-être celui qui naît inéluctablement d’une contrainte implacable, mais cachée, genre règles oulipiennes. Les oulipiens Raymond Queneau (21 02 1903, 4h HL, Le Havre) et Georges Perec (07 03 1936, 21h HL, Paris ) notamment, sont tous deux "Grand T" à Mercure très faible. Exemple de Queneau, avec cette fable dépaysante à souhait par rapport au texte originel : "La cimaise ayant chaponné / Tout l’éternueur / Se tuba fort dépurative / Quand la bixacée fut verdie..." Pas toujours vraiment des calembours stricto sensu, mais indiscutablement, tout de même, des jeux avec les mots. Calembour mercurien : il reste "le" calembour par excellence, celui qui joue à saute-référentiel, qui dégonfle l’excès de sérieux par une pirouette gratuite et nonsensique en apparence, mais qui peut à l’occasion en dire plus long qu’il n’y paraît. Les calembours mercuriens ont l’air d’abonder sur ce forum, allez savoir pourquoi... Répondre à ce message
Je tâte André à la porte du garage...
jeudi 28 juin 2007
par Richard Salut Jean-Pierre Excellent. Dans le genre calembour vénusien, il y a aussi le célèbre "Je tâte André à la porte du garage" de Trenet... A+ Répondre à ce message
Aux mots faux nids...
jeudi 28 juin 2007
par Vézien Salut, Richard. Très flatteur, ton prix d’excellence, mais ça va encore un peu frustrer les internautes amateurs de plus castagneuses polémiques. Enfin, puisque ça t’épargne le temps et la peine de rédiger de trop longs commentaires, restons-en là pour le moment. Je m’attarderai cependant quelques instants sur l’équivoque sonore de Trenet que tu cites, et qui est évidemment bien plus rigolote que mon exemple. Cela dit, tous ceux qui disent banalement "Je t’attendrai" font donc un calembour virtuel... qui ne devient effectif que s’il est proféré exprès par un locuteur coquin. Lequel espère bien entendu chatouiller l’oreille d’un esprit mal tourné ! Toutefois, dans le cas précis de cette chanson-là, j’ai des doutes... L’équivoque ne me semble pas assez "en situation" par rapport au reste de la chanson pour avoir été vraiment voulue dès le départ, même si le malicieux Trenet l’a joyeusement assumée ensuite. Alors que dans le même registre grivois l’on peut trouver dans son oeuvre bien d’autres équivoques et connotations à tiroirs largement aussi subtiles et bien plus cohérentes. Répondre à ce message
Deux cas de faiseurs de calembours
jeudi 28 juin 2007
par Systemdream Après avoir relu ce sujet j’ai cherché des DN de personnalités qui s’étaient particulièrement illustrées dans le calembour et les jeux de mots. J’en ai trouvé deux : Marcel Duchamp et Robert Desnos (j’aurai bien voulu joindre celles de Michel Leiris, l’auteur de Glossaire j’y serre mes gloses mais il semble que son heure de naissance soit inconnue). Marcel Duchamp est né le 28 juillet 1887 à 14:00 TU à Blainville-Crevon (49°30’15" N. - 01°18’07" E.) Robert Desnos est né le 04 juillet 1900 à 06:00 (05:51 TU) à Paris. Marcel Duchamp et Robert Desnos ont même partagé le goût des calembours sous le pseudonyme d’Rrose Sélavy, un double féminin de lui-même adepte des jeux de mots qu’avait créé Duchamp dans les années 20 et que Desnos a utilisé à son tour pendant la période dite "des sommeils" au commencement du surréalisme. Robert Desnos a Mercure comme planète dominante dans son thème. Chez Duchamp elle fait partie des non-dominantes. Les seules planètes dominantes qu’ils ont en commun sont la Lune (en consonance avec Mercure chez Desnos) et Vénus (consonante avec la Lune chez Duchamp et consonante avec Mercure chez Desnos). Dans quel catégorie peut-on les ranger ? Débutant Répondre à ce message
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