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| Publié le : 13 février 2002
L’Objet
Au plan de l’Objet, tout change. On sort de la tanière sécurisante de sa subjectivité, on se dépouille de ses préjugés, on se décentre. Certes, il est toujours midi à ma porte, mais quelle heure est-il pour quelqu’un d’autre, dont la porte s’ouvre ou se ferme sur un autre fuseau horaire ? L’objet est "ce qui... existe indépendamment de l’esprit (opposé au sujet qui pense)". La rencontre réussie avec l’Objet permet au Sujet de se décentrer, de se voir faire et dire, de ne plus se laisser aveugler par le miroir aux alouettes de sa subjectivité. En étant objectif, on peut comprendre et éventuellement accepter - s’il est fondé - un point de vue aux antipodes du sien propre : quand il fait jour dans l’hémisphère nord, il fait nuit dans le sud. Ce ne sont plus les mythes, les croyances et les projections personnelles qui jugent du juste et de l’injuste, du vrai et du faux, mais les réalités objectives. Le monde objectal n’est pas un tissu de subjectivités entremêlées, mais une réalité impersonnelle : il existe en soi, il a ses lois, ses structures, son organisation propre, irréductibles à ce que pense le Sujet. Bien sûr, nous sommes tous prisonniers de notre subjectivité : le Sujet ne peut donc que tenter d’être aussi objectif que possible. La physique quantique a démontré l’interaction constante entre Sujet observateur et Objet observé : si l’Objet est subjectif, au sens où il est le résultat d’une observation, l’inverse est également vrai : le Sujet peut être objectif... SUITE Voir aussi : Le modèle S.O.R.I. et les Maisons
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Richard Pellard
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