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| Publié le : 8 août 2000
La Vierge
VIERGE adaptéForce d’inhibition bloquante : le raisonnable. Le frein est serré au maximum : la protection est rapprochée, systématisée, strictement circonscrite, et acquiert ainsi une meilleure efficacité concrète. On renonce à l’impossible, on se constitue des marges de sécurité, des bouées de secours. On cherche à se limiter, à s’auto-suffire, à ne se laisser envahir ou corrompre par rien ni par personne, on prend toutes les précautions nécessaires pour être à l’abri du besoin. Lenteur d’excitation : le minutieux. Le souci de maîtrise et d’organisation est maintenant total : action lente, méthodique, strictement hiérarchisée, obstination invisible mais implacable portant des fruits sûrs, dans une grande économie de moyens. Rigueur, sérieux, méthode, patience deviennent des qualités idéales. Sans faire de tapage, on ne perd jamais de vue ses objectifs. Les habitudes sont des rituels quasi sacrés. L’espace est compartimenté et domestiqué. Sens des contraires : le puriste. Avec la F-, la perception des frontières entre soi et autrui est claire : on ne se mélange pas, on fait la fine bouche, on perçoit avec précision les incompatibilités concrètes, les antagonismes immuables. On trace des limites intransgressables entre soi et le monde, le bien et le mal, le permis et l’interdit qui co-existent sans s’interpénétrer : classifications, ségrégationnisme, purisme. On protège son intégrité personnelle contre toute influence extérieure, et pour ce faire, on peut éventuellement, et délibérément, prendre un masque opposé à sa véritable nature. Le raisonnable-puriste sait exactement ce qu’il ne veut pas et s’attache à l’éliminer méthodiquement. Il est vrai, authentique, réduit à sa plus simple expression. Le minutieux-puriste est un organisateur hors-pair, sérieux, intègre, dévoué, efficace et inébranlable dans les moments difficiles. VIERGE inadaptéManque d’excitation associative : l’asocial. La faiblesse de la f+ associative est à son comble : aucun entrain, aucun dynamisme, aucune volonté d’échanger, de communiquer, d’associer ses conduites, pensées ou émotions à ceux d’autrui. Repli absolu sur soi-même, sur un monde interne étriqué, sur un Moi morcelé, en pièces détachées. L’autoprotection devient quasi-masochiste en interdisant toute liberté, toute audace, tout envol : les complexes d’infériorité peuvent en découler. Carence d’échanges affectifs, hermétisme, impossible négociation. Vitesse d’inhibition inadaptée : le phobique. Les systèmes de défense fonctionnent pratiquement dans l’absolu, en dehors de tout contexte : c’est la crainte permanente de l’invasion, l’anxiété sans fin, l’inquiétude absurde de l’autruche qui n’ose plus sortir sa tête du sable. Tout est prétexte à se rétracter brusquement : peur du microbe, du gendarme, du voleur, du vis-à-vis, de l’autre, de soi-même. Cela peut aller jusqu’à la névrose d’angoisse, à la neurasthénie. Mais la vitesse d’inhibition est au seuil de l’adaptation : il peut y avoir des peurs maquillées de discrètes envies, ou un courage qui se cherche obscurément dans l’ironie, le persiflage à sage distance, la critique voilée. Phase égalitaire-choc des contraires : l’allergique. Pourquoi "choc des contraires" ? Parce que les durées diurne et nocturne tendent à s’égaliser de plus en plus : il s’ensuit chez le virginien inadapté une extrême sensibilité aux contrastes absolus, vécue d’une manière très éprouvante : dilemmes paralysants, conflits insolubles entre désir et devoir, licite et illicite, le Moi et l’Autre. Quant à la phase égalitaire, elle rend le virginien encore plus systématiquement craintif, défiant, anxieux, quelle que soit l’attitude de ses vis-à-vis. Selon les cas, cela peu produire un repli autoprotecteur psychasthénique, ou bien, plus activement, l’intolérance, l’allergie à l’Autre, à tous les autres, le sectarisme : on ne se mélange avec personne, pas même avec ses plus proches amis. L’asocial-allergique n’ose rien pour ne rien risquer, réduit au maximum ses contacts humains pour ne pas se laisser contaminer par l’autre. Le phobique allergique se sent perpétuellement en état de légitime défense. Sa peur panique des mélanges en fait un ségrégationniste maniaque. Cet
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Richard Pellard
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