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La grippe aviaire d’Élisabeth Teissier

Au secours ! Élisabeth Teissier revient ! Profitant du mouvement de panique collective, elle se répand dans les médias au sujet de la « menace terrible d’une pandémie » dont Saturne et Neptune seraient les odieux responsables célestes. Mais rassurez-vous : Calamity Germaine avait prévu l’élection de John Kerry contre Georges W. Bush…

Psychose toujours, tu m’intéresses…

Voici ce qu’on peut lire actuellement sur le site Internet de Calamity Germaine, diplômée de zozologie qui la sort bonne :

« On sait qu’en 1918, en février, puis, après quelques mois d’interruption, en août et jusqu’au début 1919, cette peste aviaire que l’on a appelée la grippe espagnole fit à travers le globe entre 20 et 100 millions de morts — plus de victimes que la 1re Guerre Mondiale qui venait de se terminer !…

Or, ce qui est troublant — et plutôt inquiétant : en 1918, on trouve le grand cycle Saturne-Neptune (36 ans), avec une conjonction entre ces deux astres. En août 2006 (cf. mon Horoscope 2006), puis début et milieu de 2007, on trouve ce même cycle (opposition) !

Saturne est la planète des épreuves, des séparations et de la mort, alors que Neptune est celle de la dissolution et de la pollution — donc, également, des virus. Par ailleurs — est-ce un hasard ? — Saturne se trouve actuellement exactement au même endroit dans le ciel qu’en février 1919 : vers 10° du Lion ! Où il reviendra en juillet 2006 !

Ce même Saturne, comme en juillet 1918, sera en dissonance avec Jupiter dès la mi-décembre 2005, puis de nouveau fin juin et fin octobre ! Encore un grand cycle qui se répète en l’occurrence… Enfin, last but not least, en août 1918, on observait une conjonction exacte entre Jupiter et Pluton, la planète du pourrissement, des fermentations — et, avec Saturne, de la mort. Or, il faut hélas observer que ce même cycle est en dissonance dès début décembre, puis fin mai et fin juillet.

CONCLUSION : Au vu de ces nombreux parallèles, il semble qu’il y ait bien, objectivement et astralement parlant, matière à nourrir quelque inquiétude en ce qui concerne notre avenir proche. D’autant que Neptune, planète des virus, se mêle à ce funeste concert, notamment à travers sa dissonance avec Jupiter — planète qui met le feu aux poudres lorsqu’elle est dissonante. Ce sera le cas fin janvier, à la mi-mars et fin septembre. Mais dès la première semaine de novembre, les nombreuses dissonances de Neptune (autour du 7) semblent marquer une étape dans la progression de ce fléau.

Armons-nous de patience et espérons malgré tout que nous passerons à côté. Sinon, à la grâce de Dieu ! ».

Que le Dieu qu’elle invoque pour conjurer les maléfices avioplanétaires qu’elle fantasme soit grâcieux ou non, Calamity Germaine raconte n’importe quoi, et je vais astrologiquement vous le prouver. Mais avant celà, quelques réflexions…

Le « racisme planétaire » d’Élisabeth Teissier

Vous avez bien lu : Élisabeth Teissier a bien écrit que « Saturne est la planète des épreuves, des séparations et de la mort, alors que Neptune est celle de la dissolution et de la pollution […] Pluton, la planète du pourrissement, des fermentations […] Neptune, planète des virus ». Ce genre de propos découle ni plus ni moins d’un authentique racisme planétaire : il y aurait de « bonnes » planètes et des « mauvaises » : Saturne, Neptune et Pluton.

Imaginez maintenant ce que ce peut donner ce genre de « pensée » au cours d’une consultation astrologique. Imaginez qu’une personne née sous une forte influence de Saturne, Neptune et Pluton vienne consulter Calamity Germaine après la lecture de son dernier Horoscope annuel. Cette personne, à la fois sotte ou naïve (elle va consulter Calamity Germaine) et angoissée (elle va consulter un « devin ») va s’entendre dire qu’elle est vouée aux « épreuves », aux « séparations » au « pourrissement », à la dissolution », à la « pollution » et aux « fermentations » de par l’organisation du ciel au moment de sa naissance. De quoi se suicider par overdose de Tamiflu, non ?

À la décharge (publique) de Calamity Germaine, il faut reconnaître que la plupart des astrologues symbolistes « traditionnels », dont elle est objectivement l’égérie, pense comme elle : Saturne, Neptune et Pluton (mais aussi Mars) sont pour eux des planètes plus ou moins « maléfiques ». Si vous leur demandez pourquoi, ils ne sont capables que de donner de pseudo-explications foireuses.

Pour les astrologues conditionalistes, en revanche, l’explication de ce phénomène est claire : toutes les planètes « bénéfiques » de la tradition (Soleil, Vénus, Jupiter) ont dans le système R.E.T. un point commun : ces fonctions planétaires excluent la Transcendance, c’est-à-dire la complexité, l’obscurité, l’invisible. À l’inverse, les planètes traditionnellement considérées comme « maléfiques » (Mars, Saturne) excluent la Représentation, c’est-à-dire la simplicité, la clarté, l’évidence. C’est également le cas pour Neptune et Pluton depuis qu’elles ont été découvertes. Mercure et Uranus, qui font le va-et-vient entre Représentation et Transcendance, ont une fonction ambiguë qui les rend plus difficilement classables en « bénéfiques » ou « maléfiques ».

De toute évidence,, pour les astrosymbolistes du genre Calamity Germaine & consorts la Représentation est considérée comme « bénéfique », l’Existence et la Transcendance comme « maléfiques », ce qui signifie qu’il est plus facile de trouver le bonheur dans la simplicité chatoyante des images et des apparences (Représentation) que dans les expériences problématiques du vécu (Existence) ou dans l’obscure complexité des réalités invisibles (Transcendance).

Les propos délirants de Calamity Germaine relèvent donc objectivement d’un racisme anti-inconnu, anti-complexité, anti-invisible, la Transcendance étant assimilée, après passage à travers le tamis flou des analogismes, à toutes sortes de menaces invisibles et mortifères. Mais revenons à nos moutons — euh, pardon, à nos poulets.

L’intercycle Saturne-Neptune et les pandémies de grippe

La « sociologue » Élisabeth Teissier affirme qu’il y a une corrélation entre l’intercycle Saturne-Neptune de 36 ans et les pandémies de grippe, comme si des oiseaux malades et maléfiques étaient en orbite autour du Soleil. C’est évidemment une ânerie, mais il m’a paru amusant de le démontrer avec les outils de l’astrologie.

Admettons-donc l’hypothèse de Calamity Germaine.

Les positions des planètes lentes en 1918 :

La très meurtrière pandémie grippale de 1918 débute en février 1918 en Chine. On observe effectivement une conjonction Saturne-Neptune (entre 5° et 10° du Lion) lors de cette période. Mais Calamity Germaine oublie de mentionner que cet aspect existait déjà début 1917. Bon, admettons que cela corresponde à la période d’incubation du H1N1 (c’est le nom de l’abominable virus mortifère saturno-neptunien qui a sévi à cette époque), et continuons. Logiquement, toutes les pandémies grippales du XXe siècle auraient du se produire lors des « mauvais » aspects (conjonctions « mal » aspectées, carrés, oppositions) suivant cette date, soit en 1926 (carré), 1936–37 (opposition), 1944 (carré), 1952–53 (conjonction), 1962 (carré), 1971–72 (opposition), 1980–1981 (carré), 1989–90 (conjonction), 1999 (carré), 2005–06 (opposition).

En réalité, les grandes pandémies grippales post-1918 ont eu lieu en 1946–1948, 1957–1958, 1968–1969, 1977–1978 (cette dernière très bénigne). Il n’y a donc aucune corrélation systématique entre l’intercycle Saturne-Neptune et la grippe aviaire, sinon dans les délires d’Élisabeth Teissier, qui fait une fois de plus beaucoup de mal à l’astrologie savante en répandant ses conneries dans les médias complices.

Les planètes lentes en 1926 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais un carré Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1936 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais une opposition Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1936 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais un carré Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1947 : grippe aviaire et pas d’intercycle Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1952 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais une conjonction Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1957 : grippe aviaire (environ 2 millions de morts sur la planète) et pas d’intercycle Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1962 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais un carré Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1968 : grippe aviaire (environ 1 million de morts sur la planète) et pas d’intercycle Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1972 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais une opposition Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1975 : grippe aviaire et un intercycle Saturne-Neptune… mais c’est un trigone, aspect considéré comme « positif » par Calamity Germaine :

Les planètes lentes en 1980 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais un carré Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1989 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais une conjonction Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 1989 : PAS DE GRIPPE AVIAIRE mais un carré Saturne-Neptune :

Les planètes lentes en 2006 : une opposition Saturne-Neptune (les oiseaux seront-ils aussi dangereux que chez Hitchcock ?) :

À cela Calamity Germaine, avec sa mauvaise foi coutumière, pourrait objecter qu’elle a bien spécifié que « Saturne se trouve actuellement exactement au même endroit dans le ciel qu’en février 1919 : vers 10° du Lion ! Où il reviendra en juillet 2006 ! ».

En allant dans son sens, je reconnais alors bien volontiers qu’aucune des pandémies grippales post-1919 n’a été aussi meurtrière que celle-ci. Dans ce cas, il s’agit peut-être d’un effet spécifique de sa position « vers 10° du Lion » ? Mais se pose alors un autre problème : en février 1919, Saturne était en réalité à 23° du Lion (et n’était plus conjoint à Neptune !!!)… et en juillet 2006, il sera à 13° de ce Signe, et toujours opposé à Neptune.

Bon, soyons bon prince, ne pinaillons pas sur les chiffres (Calamity Germaine est au-dessus de tout ça) et admettons que ce soit la présence de Saturne en Lion qui soit la cause de la pandémie de 1918. Si c’est bien le cas, bingo pour Calamity Germaine : il y a bien eu une pandémie grippale en 1946–48, lors du nouveau passage de Saturne en Lion… mais malheureusement (pour Teissier) en « bon » aspect de Neptune (sextile), et heureusement (pour Teissier) en conjonction avec l’infâme Pluton. Et puis quel rapport entre le Lion, Signe des maladies du cœur pour l’astrologie traditionnelle, et des grippes mortelles causées par des oiseaux mal embouchés ? Mystère…

Ceci d’un point de vue purement astrologique à la sauce Teissier. En réalité, la pandémie de 1946–1948 a été bénigne.

Notons au passage que, Saturne-Neptune ou pas, Calamity Germaine ou pas, « Il est aussi à noter, vu le cycle de réapparition des épidémies de grippe mortelle s’espaçant, au maximum constaté, de 39 ans, la dernière datant de 1968, l’OMS prévoit « statistiquement » l’apparition d’une pandémie de grippe mortelle d’ici 2010 à 2015. Voilà pourquoi, depuis quelques années, un certain nombre d’études sont soudainement consacrées au virus de la grippe espagnole, certaines visant à en récupérer des souches intactes, tangiblement étudiables, pour permettre l’édification de défenses adéquates » (source Wikipedia. La statistique étant une « science » très imprécise, il n’est pas impossible que cette pandémie prévue pour 2010 à 2015 se déclenche en 2006.

Si c’est le cas, Calamity Germaine (si le Réel qui lui échappe constamment le veut bien) s’enorgueillira d’avoir réussi sa prophétie… au demeurant sans grand risque, puisqu’elle a commencé à caqueter sur ce sujet alors que la grippe aviaire couvait déjà depuis deux ans en Orient, soit la période pendant laquelle elle a rédigé ses prophéties. Peut-être même fera-t-elle partie de ses victimes, ce qui serait une bonne revanche pour tous les malades du Sida auxquelles elle avait prédit des remèdes à leur maladie en 1988.

Sur la photo ci-contre prise par le socioloscope d’Yves Ouatou, un poulet grippé est en orbite géostationnaire autour de la Terre. Il est donc exclu que les coupables de la pandémie soient Saturne et Neptune, qui gravitent autour du Soleil : ouf !

Vous n’êtes toujours pas rassuré ? Vous continuez à vous shooter au Tamiflu en vous disant qu’Élisabeth Teissier a peut-être raison et, au cas où, on ne sait jamais… ? Vous vivez alors peut-être dans un monde où John Kerry est Président des USA :

Avec Georges W. Bush, ça déménage !!!

Dans un but à la fois analytique, critique et pédagogique, je reviens sur les astro-prédictions foireuses de Calamity Germaine à propos de la dernière réélection étasunienne. Pour commencer, je rappelle exactement ce qu’elle a dit à ce sujet sur le plateau de Fogiel :

« Une Investiture, le 20 janvier 2005, qui donne la préférence à Kerry et indique un changement de direction du pays (Jupiter carré Saturne = déstabilisation politique), de même qu’un déménagement pour les deux épouses des candidats. À noter que celui, probable, de Laura Bush semble la réjouir ou la soulager (l’Ascendant du moment et Neptune se placent en carré exact avec son Pluton natal — le déménagement — mais le couple Mercure/Vénus flatte son Ascendant — elle en est ravie). En effet, cette Scorpionne Ascendant Taureau est certainement très attachée à sa maison qu’elle a été obligée de mettre entre parenthèses pendant quatre ans ».



Le thème de John F. Kerry :



Le thème du jour de l’investiture du Président des USA. Cette date n’est pas déterminée par les astres, mais par la Constitution étasunienne et les coutumes politiques de ce pays :

Cette retranscription de son intervention dans l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde (dans le cas de Calamity Germaine, c’est sûr !) illustre à merveille la connerie astromagicosymboliste. Décryptage :

1) Les causes et raisons profondes de la victoire ou de la défaite dépassent largement la psychologie individuelle des candidats : elles sont extra-horoscopiques et relèvent en dernière instance de l’équilibre ou du déséquilibre des rapports de force à l’intérieur d’une société à un moment donné, des courants qui la traversent et la travaillent, des aspirations collectives. Avis aux astro-fatalistes !.

Seuls les supercons astromagicosymbolistes regardent le thème ce celui qu’ils vont élire et ses transits, progressions ou directions primaires, secondaires ou converses dans l’isoloir au moment de faire leur choix. Les exemples que j’ai donnés illustrent clairement le fait que ce ne sont pas les astres qui décident de qui sera le vainqueur des urnes dans un pays donné. Les transits d’un « Sujet » candidat ne renseignent que sur son degré de motivation et d’implication dans l’échéance d’une campagne électorale. Ils ne préjugent en rien du vote des électeurs. Le plus astropsychologiquement motivé peut perdre, le moins motivé gagner, n’en déplaise aux astrodéterministes.

2) Ceci est une position à 100 % conditionaliste. Les astrologues non-conditionalistes et moyennement fatalistes pourraient objecter en toute bonne foi : « Mais quand même ! Celui qui a les « meilleurs » transits a plus de chance de vivre favorablement cette échéance que celui qui a les « pires » ».

3) Acceptons cette objection et auscultons-là depuis le point de vue du S.O.R.I. (Sujet-Objet-Relation-Intégration). Elle relève clairement du référentiel « Sujet » : du seul fait qu’un individu-candidat aurait de « bons » transits, il aurait davantage de chances d’être élu… Cette objection moyennement fataliste est irrecevable : une élection politique relève de la « Représentation de la Relation », et non du référentiel « Sujet ».

4) Mais soyons quand même « tolérants » (juste pour explorer une piste, rassurez-vous) et admettons que des « bons » transits (je laisse tomber toutes les autres méthodes prévisionnelles qui ne sont que du pipeau) influant sur le tonus psychique du Sujet puissent contribuer à faire de lui le vainqueur d’une élection. Dans ce cas, en toute rigueur, ce sont les transits pendant la campagne électorale qui doivent être pris en compte, et non ceux du moment officiel de l’investiture, comme l’a fait Calamity Germaine à propos de Kerry. Le moment de l’investiture est insignifiant, ce n’est qu’une convention sociale… comme le mariage. Qu’est-ce qui est le plus important, le plus signifiant : le moment où l’on tombe amoureux, ou celui, dicté par le calendrier officiel, où l’on se marie ? Le 20 janvier 2005, lorsque Bush sera officiellement investi, est de ce point de vue une échéance astrologiquement insignifiante… sauf pour les fatalistes magicosymbolistes comme Calamity Germaine ou comme d’autres astrologues prétendument « scientifiques » qui perdent leur temps à faire des statistiques sur les transits, progressions, etc. présidant aux dates des mariages.

5) Admettons quand même que la date d’investiture officielle soit signifiante (qu’est-ce que je suis tolérant !). Dans ce cas, il faut bien admettre que le seul aspect entre planètes lentes est ce jour-là un carré Jupiter-Saturne, significatif selon Calamity Germaine de « déstabilisation politique ». Dans ce cas, pour l’interpréter correctement, il faut se référer au thème des USA. Rassurez-vous, je ne crois pas du tout qu’une nation ait un thème astrologique, mais Calamity Germaine, si. Donc référons-nous au thème qu’elle utilise dans ses bouquins de prédictions (04/07/1776 à 7 h 17 à Philadelphie, déclaration d’indépendance). C’est un thème « Cancer Ascendant Gémeaux ». Uranus est à l’AS en Gémeaux, il y a un amas Soleil-Mercure-Vénus-Jupiter en Cancer, et, avec un orbe large, Jupiter est au carré de Saturne en Balance… alors que le 20 janvier 2005, date de l’investiture de Bush, Jupiter en Balance est au carré de Saturne en Cancer à peu près sur les mêmes degrés qu’en 1776, tandis qu’Uranus est au carré de sa position de 1776. De quoi, en utilisant les délirantes méthodes anhistoriques de Calamity Germaine, effectivement prédire un changement de pouvoir…

6) Mais continuons à utiliser ces méthodes analogistes délirantes : les deux candidats ont Uranus en Gémeaux comme dans le thème chimérique des USA. Comment alors les départager ? Bush est Cancer comme les USA, et pas Kerry. Dans l’optique de l’astro-analogisme, il devrait être plus en phase avec son pays…

7) Mais, encore « mais », selon les règles débiles de l’astrosymbolisme, Bush a dans son thème natal une funeste conjonction Soleil-Saturne en Maison XII, celle des « impeachments », Saturne étant de plus en « débilité » dans le Signe opposé à son « domicile », le Capricorne, et transitant de plus sa position natale au moment de l’élection et de l’investiture ! Dans un tel contexte tragi-karmique et vu le flou pas du tout impeccable des méthodes de pronostic astrosymbolistes, on ne peut que se dire qu’avec un ciel natal aussi pourri et d’aussi mauvais transits, Bush ne pouvait que perdre ces élections…

8) Bref l’astrosymbolisme fataliste traditionnel, c’est n’importe quoi. On peut lui faire dire tout et son contraire.

9) Comme le demandait un internaute sur le forum de ce site, « Que prévoient les conditionalistes avec leurs méthodes ? ». Je lui avais répondu « Rien ». Cependant j’étais à peu près sûr que Bush serait réélu, non pas pour des raisons astrologiques, mais du fait d’une analyse sociopolitique. Et c’est pour ne pas abusivement confondre les deux que j’ai refusé de faire quelque pronostic que ce soit.

10) Tout étant lié, on ne saurait néanmoins faire l’économie d’une analyse non-Sujet des thèmes des deux protagonistes de cette élection. Le clivage entre les deux camps reposait sur l’alternative suivante : d’un côté, la recherche anxieuse de points de repères et de sécurité méfiante dans un climat de repli sur soi frileux, de l’autre l’ouverture sur le monde, le pari sur les associations multilatéralistes. Un conditionaliste n’aura pas de mal à décrypter ces deux positions parfaitement opposées avec, d’une part une conjonction Soleil-Saturne en Cancer (Bush), et d’autre part un Soleil Sagittaire opposé Saturne (Kerry). Les thèmes respectifs des deux hommes étaient ainsi à l’image des attentes de leurs camps respectifs : de quoi supputer que Bush était plus représentatif de la majorité de l’électorat américain… mais sans aller jusqu’à en faire une prédiction astrologique, ce qui aurait été malhonnête et abusif.

11) En regardant la carte géographique des votes étasuniens, il est remarquable d’observer que les États intérieurs (sans ouverture sur les océans) avaient majoritairement voté Bush (Inhibition protectrice, manque d’excitation associative du Cancer), tandis que les États extérieurs avaient majoritairement voté Kerry (Excitation associative, manque d’inhibition protectrice du Sagittaire)…

Petite suite déménageuse…

Je reviens maintenant, accessoirement et d’un pur point de vue critique-pédagogique, sur les conneries de Calamity Germaine à propos des « déménagements » des femmes des mâles candidats à la présidence des USA.

1) Le fait de n’invoquer des échéances astrologiques « déménageuses » qu’à propos des femmes des candidats est révélateur d’un sexisme d’un autre âge. Ce sont les femmes qui tiennent le ménage, donc elles qui déménagent. Venant de la part d’une femme libérée (sauf entre autres de la connerie astromagicosymboliste), ce sont là des propos insupportables.

2) Venons-en maintenant au caractère soit-disant « astrologique » de ces prédictions que le réel a démenties : les femmes des deux candidats étatsuniens auraient eu des échéances mettant en valeur des « déménagements »… qui justifieraient les choix de plus de 150 millions d’électeurs étatsuniens !

3) On se doute de ce que Calamity Germaine évoque à ce sujet : il s’agit évidemment de la Maison IV, traditionnellement attribuée à la « maison (home sweet home) » (entre autres attributions analogiques fantaisistes). En observant rigoureusement (si tant est que cela soit possible, ce qui est peu probable) les règles d’interprétation astro-traditionalistes chères à Calamity Germaine, on devrait tomber sur les résultats suivants :

Le thème de Laura Bush :



- Pour Laura Bush, 04/11/1946 à 18 h 00 HO (−6 h 00) à Midland, Texas USA (32° 00’ N, 102° 10’ O) : son ciel natal comporte une conjonction Saturne-Pluton en Lion en Maison IV (Maison traditionnellement affectée aux emménagements et déménagements), ce qui pourrait s’interpréter, dans un registre astro-traditionnaliste, par « il y a de l’angoisse spectaculaire à craindre dans votre logis » (j’exagère, mais à peine. Bref, cette pauvre Laura était prédestinée à perdre sa maison). Lors de la première élection et sans tenir compte des transits, gagné : la femme de George W. a tristement été contrainte de déménager à la Maison-Blanche suite à l’événement funèbre et malheureux de l’élection de son mari. Transits en 2004 en Maison IV : aucun. Saturne en Cancer reste desespérément en Maison III, celle des frères et des copains. Idem lors de l’investiture de W. Bon, soyons charitables et convoquons le « Maître de IV », en l’occurence ric-rac (plus de 29°) le maître de la cuspide du FC, à savoir la Lune : elle est à 15° du Poissons ; Uranus, grand significateur des déménagements radicaux, est certes à 2° du même Signe, mais Calamity Germaine ne peut pas s’abriter derrière ce transit : elle n’admet pas cet orbe pour elle trop large de 13°. D’où sort-elle son déménagement ?

Le thème de Teresa Heinz-Kerry :



- Teresa Heinz-Kerry, 05/10/1938 à 18 h 18 HO (+2 h 00) à Maputo, Mozambique (25° 50’ S, 32° 59’ E). Du point de vue de l’astrosymbolisme décérébré de Calamity Germaine, ça colle un peu mieux. Thérésa a Pluton en IV (indice funèbre de déménagements… sauf pour ceux qui n’ont pas les moyens de changer souvent de lieu de vie, ceux qui ne le souhaitent pas et tous les autres qui échappent de par des déterminations extra-astrologiques à ces errances). En 2004–2005, son Saturne dominant (mais néanmoins en « Exil » en Maison I) transite en Maison IV. Donc elle déménage… E tutti frutti. On peut aussi chercher du côté de sa Lune « maîtresse de la Maison IV » : rien : la Lune en Verseau ne reçoit aucun aspect de transit.

Bref Élizabeth « T’es scié » a tout faux, y compris à partir de ses propres méthodes prévisionnistes délirantes : aucune femme de candidat étatsunien ne déménage selon les règles de l’astrologie magicosymboliste. Mais elle, Germaine, elle déménage sec.

Selon Calamity Germaine, le Sida a été guéri depuis 1992, 1995… ou une autre date

Quelques rappels des prophéties d’Élisabeth Teissier au sujet de cette terrible maladie, sans aucun souci des conséquences désastreuses que les faux espoirs qu’elle suscite auprès de ceux qui sont porteurs de ce virus :

« …en été 1992, où il paraît astrologiquement raisonnable d’espérer que l’on saura alors soigner efficacement les malades du Sida. Ce qui me paraît pouvoir être affirmé sans ambiguïté possible, c’est, pour fin novembre 1995, l’amorce d’une victoire totale et sans reddition sur ce terrible virus, qui pourrait (devrait !) alors n’être plus qu’un affreux souvenir, un cauchemar révolu » dans Astrologie, science du XXIe siècle, 1988, page 425. Cette prophétie ne l’empêche pas d’écrire, page 226 du même ouvrage, qu’autour du 11 août 1999, risquent de se produire une « troisième guerre mondiale ou un renversement des pôles, pollution étouffante de notre globe privé d’eau pure, famine, guerre ou épidémies (Sida)… » ! Admirez la chronologie !

« Il se pourrait fort bien que l’on trouve un remède définitif et radical — si ce n’est déjà fait depuis novembre 1994 — au Sida, en cette année 1995 » dans Vos étoiles jusqu’en l’an 2001, 1995, page 100.

« Il me semble que l’application de ce traitement fera qu’en 95, on peut espérer que le sida soit quelque chose de révolu et d’oublié » déclaration de Calamity Germaine à Génération Succès, TF1, février 1990. Propos retranscrit dans Entrevue n° 43, février 1996.

« …modulons ce pronostic optimiste en déclarant que fin 1994, début 1995 devrait être une étape importante sur ce chemin semé d’embûches et repoussons l’échéance finale à 1997, plus en accord avec l’état de la recherche scientifique […] » dans Astrologie, science du XXIe siècle, édition 1994, page 32.

Retour à la grippe aviaire

Chez les astrologues à cervelle d’oiseau, le virus de la grippe aviaire commence par s’attaquer aux neurones et détruisent le système immunitaire anti-connerie.

Regardez le thème d’Élisabeth Teissier : elle est née sous une opposition Saturne-Neptune. Est-elle en danger ? Est-elle vouée aux « épreuves », aux « séparations » au « pourrissement », à la « dissolution », à la « pollution » et aux « fermentations » ? Survivra-t-elle aux oiseaux de malheur ?



Vite ! Du Tamiflu pour Calamity Germaine !

SUITE

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- L’affaire Élisabeth Teissier
- Calamity Germaine à la Sorbonne


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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