|
|
|
|||
| Publié le : 26 septembre 2004
Les Signes en Lenteur d’excitation (L+)
LE CANCERLenteur (inertie) d’excitation Pour les analogistes le cancérien doit sa ténacité aux pinces du Crabe. Les natifs du Cancer, en dépit de leurs incessants retours sur eux-mêmes, sont tenaces par nature, ils changent la forme de leurs projets plus que le fond et n’abandonnent que pour revenir à la charge. Nous sommes bien en présence d’une inertie d’excitation, en contraste avec la versatilité des Gémeaux. Selon I.P. Pavlov, l’inertie d’excitation (L+) se rattache à l’obsession, aux stéréotypies, à l’itération et principalement à la paranoïa. Nous savons que le Cancer représente les traditions, le patrimoine, la famille, tout ce qui implique une hérédité élargie aux caractères acquis. Les habitudes suppléant aux instincts, elles agissent avec la même sûreté, la même intransigeance dans l’appel. Le type Cancer en inertie assure le respect des coutumes, la continuité des ancêtres, et l’on sait que la frustration des éléments familiers à son univers, par le deuil, l’abandon ou l’expatriement, lui sont particulièrement intolérables. Les astrologues ont souligne avec à propos la puissance d’attachement et le drame du Cancerien déraciné. En langage Pavlovien, nous dirons que la destruction d’un stéréotype est critique au Cancer mais qu’il prête flanc à sa destruction (concentration insuffisante du processus d’excitation). Psychologiquement, l’inertie d’excitation peut être mise en rapport avec le culte du souvenir et la persistance des impressions. L’obsession, conjuguée à la situation ultra-paradoxale (ambivalence par non-exclusion), se traduit par un ensemble de desiderata qui ne font pas toujours bon ménage. Dans le plus grand bonheur, le Cancerien se sent lésé en quelque endroit. D’aspirations multiples, mal différenciées, se dégage aussi un état d’expectative confiante. Mais en présence d’une réalité rarement généreuse, cet état d’espérance dégénère en complexe d’inassouvissement. Le stéréotype se constitue alors sur le mode récriminatoire. Fidèle à la pensée Pavlovienne, nous considérerons l’inertie d’excitation comme une prédisposition paranoïde (tendance plus manifeste avec la concentration au stade Lion) : les éléments paranoïdes existent au Cancer : orgueil et méfiance, jugements partisans, besoin de grandeur et de puissance, inflation du Moi. L’inhibition en voile les effets ou les déporte dans la vie intérieure. Évidemment, ces tendances ont leur contrepartie positive : création, construction, recherche d’efficience. L’homme qui réaliserait la formule Cancer dans sa plénitude atteindrait un sommet de puissance. Il vivrait probablement dans le sentiment d’être Dieu le père réglant l’horloge du monde et les œuvres de ses ouailles. L’inertie d’excitation apporte au système de signalisation verbale diverses tendances révisionnistes à l’égard de la spontanéité printanière. Au souci de l’effet s’ajoute la recherche de construction. Le style pompeux, ampoulé, grandiloquent, compte parmi les révisions maladroites. La concision, la clarté que l’on trouve dans le slogan, le mot d’ordre, le style didactique sont du meilleur cru de la lenteur d’excitation. La formule Force d’inhibition, inertie d’excitation masque un état d’agressivité latente ; il peut y avoir aussi inhibition de l’excitation ; de nombreuses variantes en découler : immobilisme contracté, action embarrassée ; dans un sens positif : pleine exploitation des possibilités innées, structuration des facultés protectrices, efficacité optimum. LE LIONLenteur (inertie) d’excitation Avec l’induction positive (excitation autour d’un foyer d’inhibition protectrice), la constitution paranoïaque prend toute sa signification (abstraction faite du sens psychopathologique). Les lignes directrices du paranoïaque sont celles du Leonien : culte du chef, appréciation personnelle du juste et du moral, orgueil, instinct dominateur. Persévérance et ténacité deviennent, avec le déblocage, propices à une construction dans le neuf. La persistance de l’excitation peut encore braquer l’individu vers un but à étapes multiples ; par déblocages successifs il devient un robot à succès. Bien qu’il sache exploiter à fond une position acquise, la nécessité d’un triomphe permanent sur le passé le harcèle. Le sens de l’organisation est développé : il s’agit parfois de refaire le monde selon des principes dégageant l’individu des demi-teintes. Chacun a la place de son pouvoir et se maintient contre le flot des ambitions inférieures. Le régime léonien est celui des castes soucieuses de s’accroître, et pointilleusement hostiles aux mésalliances. Conjuguée à la concentration, l’inertie d’excitation entre en surcharge. Le léonien cumule alors les responsabilités : il doit penser à tout, être partout à la fois, travailler au forcing. Rien ne va sans lui. II finit par rendre l’atmosphère irrespirable en créant des conditions de vie anormales. Parfois, son comportement exemplaire devient insupportable. Une intégrité jamais prise de court, une magnanimité qui se passe de retour, finissent par le rendre odieusement respectable. L’instinct n’est pas dupe de cette sainteté orgueilleuse, de cette âme blanche pivotant autour de l’orgueil le plus noir. Tôt ou tard, le léonien est écrasé par son hyper-valorisation, les proches se dechargent invariablement sur lui ; réduits au rôle de servants, ils trahissent le Maître faute de l’égaler. La formule Force d’excitation, Lenteur d’excitation reflète la puissance du Lion dans l’action. L’extraversion débloquante est soutenue par une gestion rationnelle de l’énergie. La lenteur d’excitation permet une dépense sans à-coup aussi bien qu’une impulsion brutae et massive. Cependant, des conflits peuvent se présenter entre l’excitation aspirant à la résolution d’une situation limitative et l’inertie qui tend à s’implanter dans les avantages acquis. On peut donc distinguer un groupe "F+" qui comprendrait l’individualiste, l’ambitieux effréné, le héros, le champion, le révolutionnaire, et un groupe "L+" comprenant le potentat, le mandarin, le curateur. Dans le déroulement du destin, le caractère évolue naturellement de "F+" à "L+" (ce que l’on peut appeler faculté de vivre sur sa lancée). LA VIERGEInertie (lenteur) d’excitation L’appétit de puissance de la Vierge se satisfait dans les petites choses. Ce n’est pas l’analyse des valeurs pavloviennes qui nous aurait révélé à elle seule cette paranoïa de lilliputien. Ce que nous a appris l’observation à ce sujet, mérite de se rattacher à la lenteur d’excitation au stade de concentration et de blocage. Sans doute, l’introversion déplace déjà la grandeur spectaculaire en subjectivité de l’importance. II n’est plus question d’impressionner ses semblables par d’étonnantes frasques, tout le lustre se réduit à porter les points sur les "i". Ce qui compte sous l’angle psychologique ce sont les nuances de fatuité, gravité, solennité attachées aux exécutions minutieuses. La paranoïa concentrée inspire le goût des constructions logiques ; la systématisation intellectuelle est en effet plus accusée dans ce signe qu’aux Signes précédents. Enfin, le fameux "complexe anal rétensif" (caractérisé par l’obstination, la parcimonie avaricieuse, le formalisme étroit) en affinité avec la Vierge s’écrira en termes moins imagés : inertie d’excitation localisée. Dans un ensemble riche, l’inertie d’excitation de la Vierge conditionne un immense travail de construction. Immense par les détails ajustés, emboîtés et mis en hiérarchie. La Vierge achève le cycle adaptatif des valeurs diurnes. Elle exprime le bilan du processus de concrétisation et d’excitation. Leibniz-Cancer pouvait imaginer les monades (âmes infiniment petites), il restait à Lavoisier-Vierge de trouver les corps simples. A voir aussi : Les Signes en vitesse d’inhibition inadaptée
Cet
article vous a été proposé par :
Jean-Pierre Nicola
Répondre à cet article
|
|