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| Publié le : 26 septembre 2004
Les Signes en Sens des ensembles (SE)
LES GÉMEAUXSens des ensembles L’ensemble des commentaires astrologiques, à propos des Gémeaux et de Mercure, souligne la dualisation plus que la première forme de synthèse : la totalisation naturelle. Pourtant Mercure est le principe même de l’association ; n’est-il pas le lien, l’intermédiaire ? La preuve de ses attributs doit être faite par sa faculté d’intégrer l’adversaire. Telle doit être la véritable mesure de l’associationnisme ou de la totalisation puisqu’elle résorbe en une seule somme la dualité. Le caducée, symbole de Mercure, est autant symbole d’union que de diision, il commande Gémeaux et Vierge, second Signe de Mercure où se rétablit en une forme nouvelle le sens des contraires. Dans les annales mythologiques (Ph. Metman) on trouvera du côté des Dioscures, une confirmation de cette thèse : du couple Castor et Pollux, couple Gémeaux, ne survivra que Pollux. La composition des Gémeaux, avec ses prouesses et abus, ne fait pas de doute : elle épouse l’ennemi, assemble chien et chat, pour et contre. Composer sans restriction c’est, suivant le niveau : hâblerie sans fin ou une suite d’acrobaties subtiles. Par sa labilité le Gémeaux se rend tour à tour indésirable et attachant. Inconsistant dès qu’il s’agit des rapports de personne à personne, il se donne à fond à la vie d’équipe. Souvent se portent sur lui des voix contradictoires et le talent d’atteindre plusieurs points en un seul trait lui est propre. Le sens de la totalité dans une âme pauvre est d’une navrante suffisance. Dans une âme riche, elle conditionne un humanisme précieux : humanisme naturel au-dessus des écoles, indiffèrent aux programmes confessionnels ou politiques, humanisme du vrai Samaritain. Nous retrouverons la totalité dans les autres signes ultra-paradoxaux avec l’empreinte du processus dominant. LE CANCERSens des ensembles L’attitude chauve-souris reprochée au cancérien est une manifestation de sa force de totalisation. Elle place notre type dans des situations embrouillées, conformes à sa nature hybride. La source de ses déboires est dans les exclusions mal définies, dans une façon incertaine d’être réfractaire. II subit sans révolte apparente, parfois avec politesse, pour rompre en suite un pacte conclu évasivement. II est involontairement complice ; on croit à son acquiescement, on compte sur sa participation, il se détourne lorsqu’on lui demande d’abandonner les préliminaires pour l’action exclusive. En somme, la composition est ici associée à la tendance immobiliste du Signe. Un autre aspect fondamental du cancérien se retrouve en combinant blocage et totalisation. Les contradictions se transposent dans un cercle fermé : querelles de famille, dissensions religieuses ou nationales sensibilisent le cancérien. L’âme est elle-même le théâtre de conflits en mal d’unité. Pour les mêmes raisons de fermeture, l’humanisme lie à la notion de totalisation n’a pas la spontanéité des Gémeaux. Seuls, les idéaux du pays, de la race, du foyer, semblent mériter le sacrifice du Moi. Si nous entrons dans les subtilités, l’inertie d’excitation par son pouvoir de persévération fixe les antagonismes en une condensation complexe : le pour et le contre sont en surimpression, l’acteur est son propre spectateur, la victime son propre bourreau, le rêve est réalité. LE SAGITTAIRESens des ensembles En cumulant la force de composition et l’excitation associative, le Sagittaire prend de l’envergure par rapport aux autres Signes en totalité. Effectivement, le trait dominant du Sagittarien, ce par quoi il nous est sensible, c’est la composition. Dans ses contacts sociaux, il se signale ouvert, compréhensif, prêtant l’oreille à toutes les causes, s’efforçant de concilier les extrêmes. Sous son égide toutes les personnalités ont droit de cité : que chacun garde la place de son rang et travaille au bien-être de tous, une promotion l’élèvera vers des destinées confortables. Professionnellement, nous avons vu quelles carrières conviennent à son sens de l’intégration : architecte, entrepreneur, gestionnaire, banquier, impresario... Poétiquement, la composition prend des aspects inattendus : Kipling mêle Mowgli à la communauté de la Jungle, Walt Dysney interpénètre à sa manière l’humain et l’animal, tandis que Francis Jammes plaide pour le paradis des ânes. L’expansionnisme va du microcosme au macrocosme. A côté des procédés thérapeutiques d’un Paracelse qui font toutes choses complices de la santé, nous avons l’astronautique et l’anthropomorphisme propres à étendre le règne de l’homme indéfiniment. Avec le Sagittaire supérieur, nous comprendrons ce que peut être l’humanisme combinant totalisation et différenciation. L’inhibition différentielle canalise les efforts de tous dans un programme théoriquement capable d’apporter de sensibles progrès à la communauté et de libérer l’humanité des contingences qui briment les ailes de l’esprit. Sur le plan abstrait, la composition avec la V-, présente : a) la capacité de synthèse, l’envergure d’un savoir intégrant le plus et le moins ; b) la possibilité de trouver une solution de continuité à des phénomènes contradictoires. Enfin, sous les auspices du secteur Sagittarien le mécanisme de sublimation donne son optimum. L’instinct, la raison, la mystique se placent sur le même vecteur. Le diabolique se prolonge jusqu’au divin. LE CAPRICORNESens des ensembles Voilà une composition qui ne ressemble en rien à l’osmose du Printemps. Ici, le composant est trié sur le volet ; le compositeur est sévère, il veut des éléments qui s’emboîtent parfaitement et s’associent intimement dans une unité caractéristique. L’inhibition extinctive participe au mécanisme de construction : elle rejette les faux-semblants et l’à-peu-près ; rien ne doit jurer dans un ensemble cohérent, marqué par un style uniformément égal. La combinaison d’extinction et composition nous révèle d’autres traits capricorniens. Elle nous place au centre d’une conscience pour laquelle l’ordre existe a priori, (scientifique, social ou cosmique). à suffit de le chercher, de le vouloir, de l’affranchir des apparences et des signes éphémères. Cette conscience hante le type "monolithique". La dialectique du rigide et du mouvant apparaît dans le cas d’une situation opposant la conscience, forte de son unité, à un milieu affaibli par ses divisions. On imagine situation plus complexe des l’instant où la conscience, portée par son besoin de composition s’identifie à un ordre supérieur. Elle rassemble sous le chef de "corps mystique", "personne morale", "cause sociale", des centaines et des milliers d’adhérents. Dans ce cas, l’armature s’étale dans le temps et l’espace comme une nasse, son unité est celle d’un réseau tendu dans les eaux du multiple. Les sentiments d’emprise du Capricorne obéissent à ce schéma. La notion de force repose sur l’impression de posséder le "secret", de dominer par des moyens occultes (par les arrières, comme dirait Saint-Simon). La composition se fait par inhérence. C’est le propre de l’unité : elle détient en elle toutes les virtualités (ressources infinies de l’atome pour atteindre nos sens). Enfin, si le cosmos ne forme qu’Un, toutes les parties lui sont nécessaires. Ce raisonnement intervient dans la philosophie déterministe du Capricorne. L’Humanisme du Capricorne se situe rarement dans l’actuel. Les types d’Hiver adaptés s’éloignent à la verticale du dialogue social, ils élèvent le débat. Leur Humanisme, empreint de leur goût pour une structuration uniforme, se fonde sur l’abstrait : Raison, Justice ou Ordre. Tantôt intellectuelles, tantôt morales, ces motivations voilent d’une façon plus ou moins habile le souffle de l’absolu. Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964. A voir aussi : Les Signes en phase ultraparadoxale (PUP)
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Jean-Pierre Nicola
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