|
|
|
||||||
| Publié le : 27 septembre 2004
2. Les Signes en faiblesse d’excitation (f+)
LE SCORPIONFaiblesse d’excitation (manque d’excitation déblocage) Pour situer la f+ du Scorpion, il est nécessaire de comprendre l’efficacité de la phase débloquante (stade Lion), car cette efficacité fait défaut au type faible du Scorpion. Le déblocage libère, c’est la réaction salvatrice, le sursaut qui dépasse une situation croupissante. Pourrissement, stagnation, impossible délivrance, tels semblent les conséquences du manque de déblocage. L’univers maléfique du Scorpion : l’enfer, est sans issue, sans lueur d’espérance. Il symbolise l’éternité d’un mal inexpiable. Le damne, le maudit, le prisonnier d’un labyrinthe sans Ariane ne connaîtront pas la Grâce. Si c’est un état d’âme, iI accable celui qui n’a pas vaincu son mal. Par un mécanisme que les psychologues appellent justice intérieure, celui qui a refusé de se transformer lorsque le pouvoir lui en était donné, se trouvera dans la prison d’une chance manquée, dans la peine d’être toujours et encore le même. L’habitude, la tradition qui fait les chemins sûrs, vieillissent l’esprit et la routine tue la vie ; restent : la répétition mathématique, la loi implacable du statique qui ne pardonne rien, car le pardon est espérance en un devenir. Parmi les Scorpion tourne-en-rond, il faut compter : l’intoxiqué du Moi, la victime héréditaire, les héros d’un huis-clos. Le refoulé inutilisable, l’inconvertible, le Karma, sont apparentés au manque de déblocage. De grands écrivains du Scorpion ont spéculé sur les cercles fermés et les atmosphères corrompues. Maîtres du suspense, leurs héros marques par f+ ont l’épaisseur des situations sans issue. La fonction Sentiment complique le tableau. Elle crée un doux attachement entre le mal et sa victime. L’être s’identifie aux illustration de sa déchéance. Impuissant, il n’est pas moins épris de sa douleur inutile. Le satanisme exprime un mouvement d’amour vers le vaincu de la lumière. L’amour est capable d’accorder à l’infâme une chance de salut, et le Scorpion sollicite cette chance en donnant de lui-même l’image de tout ce qu’il n’a pas liquidé. Voudrait-il être aime tel quel, damne et pervers, ou lance-t-il dans le dialogue les éléments inassimilables qui justifient sa régression ? Combien de variantes sur le thème de l’amour en rupture de bans avec le normal : amours insanes, conjonctions de déchéance, prostitution, érotisation de l’exécrable. D’un autre côté, l’étreinte aux lépreux, la mort rédemptrice, situent l’amour sur le plan d’une inadaptation supérieure. LE CAPRICORNEfaiblesse d’excitation (manque d’excitation dépense L’hyperconditionnement facilite par la phase U.P. crée chez le Capricorne, type d’intuition, une être chétif, frissonnant aux moindres bises, couvant la maladie pendant la convalescence. Il n’est certes pas doué pour l’effort, c’est plutôt un coutumier de la fatigue. Pour ne pas s’exposer à des dépenses auxquelles son organisme ne saurait faire face, il facilite son penchant à la sédentarité, son goût de l’économie et sa frugalité. Sur le plan affectif, le manque de dépense naturelle conditionne une gamme de complexes. Le non-émotif en ignore la plupart, puisqu’il jouit d’un égoïsme serein, passif et innocent comme la pierre à laquelle il ressemble par l’insensibilité. Pour l’émotif, il n’en va pas de même ; l’affectivité, privée du dynamisme qui permet le défoulement, stagne dans ses embarras, entasse ses élans refoulés. L’impuissance à affirmer les aspirations du cœur se poursuit dans un comportement appelant les ruptures, les séparations, l’isolement. L’indéfinissable est la clef de cette âme où l’amour est synonyme d’impossible. Dans les rapports sociaux, on sait le manque de spontanéité, les attitudes d’infériorité, la défiance exagérée du Capricorne faible. Le manque de dépense naturelle peut jouer également sur le plan intellectuel. En ce cas, la retenue de la pensée se traduit par le calcul, la rumination, le culte du secret et le machiavélisme intellectuel. Les connaissances accumulées restent intransmissibles ou trop inactuelles pour retentir dans le monde pratique. La fonction Sensation, archaïque ou absolue, joue au Capricorne un rôle perturbateur. Les perceptions de l’être limitent le dialogue avec le milieu. En dehors d’une carence toute physiologique, parlons d’une carence du pouvoir d’intégrer les messages de la sensation (ou d’en tirer un profit pour l’adaptation). En ce cas, le monde devient un sphinx pour chacun de nos sens. Certains chercheront des accommodements : une place chaude, pas trop large, la présence limitée des objets dont on a éprouvé la fidélité. D’autres affronteront le combat avec une conscience inquisitrice, ils notent les questions du Sphinx. Ce sont des phénoménologistes, ils se bornent à voir, sentir, éprouver la résistance des corps ; ils détaillent la multiplicité des contradictions en rejetant tout critère et même tout esprit critique. Fonction absolue, la Sensation conduit à une survalorisation de l’expérience pure. La sensation évolue vers un rétablissement d’équilibre. Elle contient déjà en soi les éléments du futur. En ce sens, la réaction pragmatique, malgré son étroitesse, pourrait et retenue comme un progrès. Cette fonction est associée au Jour, symbole de renouveau que les Chrétiens font coïncider avec la naissance du Sauveur. L’imagerie chrétienne enseigne ici qu’il faut être d’abord l’enfant nu, rejoindre dans un naturalisme primordial le bœuf et l’âne, pour pouvoir ensuite affronter la crucifixion et dépasser le stade matériel (symbole de l’Ascension). LES POISSONSFaiblesse d’excitation (manque d’excitation dépense) Nous l’avons remarqué : les symboles traditionnels rejoignent l’interprétation des mécanismes attachés à chaque Signe. à propos de la f+, nous évoquerons les significations du XIIe secteur : les afflictions morales, les hôpitaux, l’emprisonnement. On ne saurait figurer de façon plus concrète le manque d’excitation dépense. La situation se corse du fait que les "contraires" sont symboliquement en collision, les belligérants (jour et nuit) étant de force sensiblement égale. Le type Poissons inadapté, selon les augures, est l’objet de toutes les calamités ; sa vie est tissée d’échecs incompréhensibles, les grandes douleurs lui courent après, il semble né pour servir de cible au mauvais sort. La claustration, l’immobilisation forcée, constituent les aspects matériels d’un drame qui, psychologiquement, est celui du Capricorne : resserrement ; extériorisation naturelle rendue impossible ou douloureuse. Le monde de la mer est celui du silence ; c’est encore une image qui campe le type Poissons vivant dans l’inexprimé. Il peut être riche d’un lourd message pour les hommes, alors se posera le problème de l’expression, car il faut que les idées acceptent les mutilations d’une construction pour passer dans l’histoire et se perpétuer ; le message qui reste dans "l’en-soi" est un dangereux toxique. Affectivement, la passion serait fatale au Poissons faible, il bredouillera ses amours ou restera coi, ce qui n’est pas fait pour le conduire au bonheur, quoiqu’en disent les partisans de l’amour qui se tait. Le manque d’excitation dépense ne se limite pas au drame de l’incommunicable transcendance. II convient également à des personnes repues de paresse ou physiologiquement impotentes. La fonction Sensation est au seuil de l’adaptation. On doit envisager deux possibilités majeures. Cette fonction dispose d’un pouvoir suffisant pour maintenir un équilibre relatif, ce sera le cas des Poissons lymphatiques ou végétatifs, types sensuels, pratiques, parfois esthètes, préoccupés de satisfaire une libido captative, sans trop se soucier des canons de la morale. Ce ventre innocent, glouton et pacifique, ne connaît que les troubles de sa digestion. La seconde possibilité concerne le type sensation introverti de classe supérieure. Celui-ci porte en lui un art plein de ressources, une sensorialité compliquée, il est à l’affût des contacts étranges, des perceptions troublantes, et matérialise en lui un carnaval d’impressions. Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964. A voir aussi : 2. Les Signes en Force d’excitation
Cet
article vous a été proposé par :
Jean-Pierre Nicola
Répondre à cet article
|
|