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| Publié le : 27 septembre 2004
Les Signes en lenteur d’excitation inadaptée (l+)
LA BALANCEInertie (lenteur) d’excitation Une constitution paranoïde dirigée s’insère dans la réalité ; l’être compte socialement comme une personnalité représentative : il est organisateur, constructeur, créateur ; toutes fonctions de puissance, complices du milieu. Si le dialogue est rompu, le sentiment reste d’autant plus actif que le milieu lui est devenu hostile ou indifférent. La paranoïa prend alors sa signification pathologique. Le caractère "l+", normalement indiqué pour souligner des données dignes d’intérêt, prédispose ici à l’hallucination. L’obsession déforme la réalité et cette déformation progressive devient une réalité morbide (projections et transformations). Le paranoïaque Balance se croit nanti de pouvoirs agissant magiquement à distance sur les êtres et les choses. Ou bien, et nous retrouvons Don Quichotte, il a mission à remplir et des ennemis imaginaires veulent l’en empêcher. Son système, peu cohérent, ne se construit qu’à moitié pour repartir aussitôt dans une version opposée. C’est un pseudo-système né d’une puissance illusoire. Dans la formule "f- l+", "l+" donne à l’attitude de dissolution une assise paranoïaque vraisemblablement euphorique (nous ne saurions dire si c’est la règle, et l’on conçoit qu’il reste à faire dans cette reformulation des valeurs zodiacales). On ne s’étonnera pas de trouver derrière une politique creuse, banale, parfois inepte, des thèmes de grandeur. Don Quichotte, lancé contre les moulins à vent, se démenait au nom de sa fringale du sublime. C’est donc dans cette formule que l’impuissance sur le réel est subjectivement interprétée comme une preuve d’omnipotence. A l’échelle du banal, il n’est pas rare de trouver l’invertébré M. Tout-le-Monde, non seulement satisfait de sa médiocrité, mais repu, agressivement débordant de ses illusions. Une personnalité plus riche tire de son attitude indéfinie, faite de halo, de pénombres, d’ébauches, de belles sonorités à l’égard de ce qu’il croit être une noble élévation au-dessus de la mêlée. On retiendra de cette diversité, le contraste entre la f- qui se refuse à la limitation en perdant les avantages d’une structuration et la l+ qui maintient l’illusion d’efficacité et de puissance. LE SCORPIONInertie d’excitation On sait combien ce Signe est enclin à manifester d’attention pour les puissances magiques. Sa conscience est braquée sur la conquête d’une autorité insensée qui lui donnerait droit de création. L’ambition est audacieuse mais, coupé du réel, ce génie brillera par ses fictions ; c’est un Faustien, un alchimiste remueur d’alambics et de cabales. L’inertie entraîne des séquences d’euphorie ou d’hébétude suivant les modulations de l’image obsédante. La persistance du motif se confond en impression de profondeur géniale, d’intemporalité. La conduite est faussée par le délire d’influence. Si l’influence est envoûtante, l’attitude protestataire passe en vedette. Si l’influence est euphorique, l’être se pare de toutes les plumes du mérite. II commande à distance le succès des entreprises humaines et se réjouit d’être le secret instrument des dieux. Hélas, il n’est nul besoin d’être délirant, la société ne manque pas de mouches du coche dont les services se bornent à se repaître des exploits d’autrui. Le parasitisme dévorant : la sangsue, la louve, la pieuvre, l’appétit insatiable de créatures ténébreuses, semblent d’ailleurs relever de la formule "f+ l+". Peut-être rejoignons-nous le symbolisme des valeurs économiques du Scorpion : la ploutocratie ou l’anonymat fort du travail des autres, riche de leurs peines, et de leurs misères, tous charognards de l’infortune. Ce qui doit être retenu c’est la possibilité pour cette formule de tirer une satisfaction de puissance des éléments rejetés développés notamment par le manque de déblocage (c’est encore la politique de Belzébuth fondant son hégémonie sur ce qu’il y a de réfractaire à I’Homme-Dieu). Lorsque la f+ se heurte à l+, la contradiction oppose le désir de puissance au sentiment d’inanité. II est des contradictions dans l’imaginaire comme dans la réalité. Ici, le nihilisme rencontre l’espoir fou. LE SAGITTAIREInertie (lenteur) d’excitation A la base de la f-, de cette lancée du Sagittaire, il y a un complexe paranoïaque. La capacité de désadaptation atteint le summum avec la phase U.P. Rien de tel pour soutenir les révoltes du Sagittaire de thèmes invraisemblables, héroïquement démesures. Si les destinées collectives sont prises en charge : l’être devient prophète, avant-Messie, précurseur d’un ordre nouveau. II ne manque pas de découvrir la voix de Dieu, qui lui apporte l’inspiration biblique où tout est fantastique. L’ambivalence qui marque une psyché débridée, permet d’embrasser à la fois la haine et amour. L’âme, jusqu’alors lésée par un souci d’équilibre, se libère totalement. Parmi les représentants Sagittariens de l+, il faut compter les individualités aux ressources pauvres. Le manque d’inhibition blocage donne, comme au stade Balance, l’inconsistance, la neutralité, tandis que l+ procure une ineffable conviction de puissance. Donc suivant les éléments tant astrologiques qu’individuels, plusieurs variantes découlent de la formule "f- l+" :
Textes extraits de La Condition solaire, éd. Traditionnelles, 1964. A voir aussi :
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Jean-Pierre Nicola
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