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1. Réponse à un Mouchassieux Vous êtes ici : Accueil Documents Astro-physique Cosmogonie astrologique Critiques et réfutations
Publié le : 3 novembre 2004
1. Réponse à un Mouchassieux



Avant Les Eléments de Cosmogonie (avril 1992), le Comac a publié dans les Cahiers conditionalistes n° 5 (janvier 1982) un article Harmonie des pesanteurs où je m’applique à faire le point sur les relations entre les données du système solaire et le modèle R.E.T., nettement représentatif de la logique et l’organisation des significations astrologiques. La formule qui confirme l’ordre et les couples du R.E.T. avec Mars au centre est celle du pendule simple (1). La restitution des symétries est assez surprenante pour qu’on se demande ce qu’elle peut bien cacher quant aux raisons de sa cohérence et de ses origines.

S’il vous est arrivé de lire une Histoire de l’astronomie revue et corrigée par un astronome contemporain vous comprendrez qu’il n’y a aucune tolérance à espérer des tentatives d’explicative de l’astrologie par l’astrométrie. Question de territoire : impossible de douter du dogme ; en cas d’erreur on verra plus tard. Ainsi l’histoire des sciences à usage scolaire est présentée comme une évolution sans bavures, de la nuit des origines à la lumière d’aujourd’hui. Revenir sur son passé serait pire que déboulonner Staline (2). Savant, politique ou religieux, l’Homme - fonction solaire - a besoin d’Histoire sainte. Cette fonction l’entraîne à éliminer ou domestiquer les autres fonctions, nier les contradictions (Mars), farder les squelettes du placard (Pluton) afin de sortir toujours plus beau de son bourbier d’animal terrestre. Un philosophe des sciences, Karl Popper, bat le record du sophisme : il n’y a de vraie science que la science qui se trompe (faillible). Popper est du Lion (induction positive), j’ai déduit son Signe de son "plus je me trompe, plus j’ai raison" et je ne me suis pas trompé, donc l’astrologie n’est pas une science.

Mme Suzel Fuzeau-Braesch a eu l’idée de soumettre Harmonie des pesanteurs à la critique d’un de ses amis, paraît-il astronome, probablement celui qui l’a conduit à écrire que le zodiaque tropique (je cite) :... "n’est, scientifiquement, qu’une méthode pratique permettant de repérer la position de la Terre sur son orbite autour du Soleil...". Une méthode pratique et pardon, scientifique, qui détermine les durées de jour et nuit, les variations annuelles d’ensoleillement Nord-Sud... voilà qui mérite un Prix (d’excellence) au concours Lépine. Qu’il s’agisse du même ou non, il fallait s’attendre à un massacre. Son auteur n’ayant pas daigné mentionner son identité, je l’appelle Mouchassieux.

Dès la première page il fustige d’un point d’exclamation ma réserve sur le caractère absolu de la constante de gravitation "G" (3). Je présente son universalité de lieu et d’époque comme une hypothèse, ce qui irrite mon con-noteur : elle est prouvée ! note-t-il en marge et en rage. Réponse : voici ce qu’on peut lire, en 1999 dans le Traité de Physique d’Eugène Hecht (ouvrage destiné aux étudiants du 1er cycle en sciences et aux classes préparatoires aux écoles d’ingénieur) :

La quantité G est une mesure de l’intensité de la force gravitationnelle. Etant un nombre extrêmement petit, FG n’est appréciable que lorsqu’au moins l’une des masses en interaction est très grande. Cependant, étant de portée infinie (elle tend vers zéro quand r proche infini ), et étant toujours attractive (donc non-atténuée par de possibles forces répulsives), la gravité détermine les propriétés de l’Univers à grande échelle. Par conséquent, la gravité joue un rôle central dans les théories cosmologiques. Sur cette toile de fond sont récemment venues se plaquer d’intéressantes suggestions que G pourrait n’être pas une constante.

J’ai mis en gras ce qui mouche Mouchassieux. Bien avant 1999, la discussion sur la variabilité de G était ouverte. Selon le physicien Paul Dirac (1902-1984), cette constante inconstante devait être inversement proportionnelle à l’âge de l’Univers et, par conséquent, diminuer avec le temps cosmique. L’hypothèse fut très controversée dès son énoncé en 1938. Des années plus tard, P. Dirac n’en démordait pas : G devait varier. L’ouvrage de Georges Gamow, La Gravitation (4), fait état de la controverse au chapitre des Problèmes non résolus. En 2001, le dossier n’est pas fermé, en 1982, pour un Mouchassieux, il n’a jamais existé !

Page suivante (109) j’ai écrit, je crois que je peux encore le faire : "peu de gens savent que leur poids est une force en relation avec leur masse et la valeur du champ de pesanteur au lieu qu’ils occupent". Mouchassieux souligne "poids" et commente : "tous les lecteurs de Tintin le savent". Après ce trait d’humour, on ne peut plus douter du comique de la suite : un débit d’insultes avec des formules, reprises dans l’article, et des gribouillis s’appliquant à démontrer que les périodes calculées par les demi-grands axes planétaires et les gravités moyennes n’ont pas lieu d’exister....

Pour comprendre Newton lisez Hergé mais pour Spinoza rien ne vaut Edika (Album 22).

L’article expose des résultats cohérents et chiffrés de relations entre les données orbitales (L), les masses (m) et les rayons (r) moyens des planètes. Ces variables naturellement sans lien entre elles, apparaissent liés dans le système solaire pour les planètes principales, et c’est la formule du pendule qui fait apparaître ce lien par un ensemble conforme à un modèle astrologique, non-conforme aux paradigmes des physiciens... anti-astrologues. En conséquence, Mouchassieux ne s’attaque pas aux résultats chiffrés. Ils ne l’intéressent pas plus que l’hypothèse de Dirac ; ils sont éjectés avant d’être lus parce que les variables citées doivent rester indépendantes. Un bilan qui donnerait une idée contraire (rejoignant l’astrologie et, nous verrons plus loin d’autres recherches) est impensable par principe. Notre pitbull du temple scientiste, pas fou, nie les relations en proposant de ne pas prendre le rayon de la planète là où il est pour donner "g" (intensité moyenne de la gravité à la surface) : "Pourquoi prendre g à la surface de la Terre, écrit-il, et non à la surface de la lune, ou à celle d’un satellite artificiel ?". Réponse : parce que le rayon de la Terre n’est pas égal à la distance Terre-Lune. En prenant "g" à n’importe quelle distance du centre d’une planète, comment pourrait-on supposer une relation entre le demi-grand axe et le rayon puisque celui-ci n’est pas pris en compte ? Mme Suzel Fuzeau-Braesch, spécialiste des statistiques, devrait calculer la probabilité, en combinant L, m, r, de trouver des symétries organisées selon un modèle rationnel préalablement défini. "Je fais n’importe quoi, écrit le Mouchassieux, jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose qui marche".

Le "n’importe quoi" est la formule du pendule simple

Une formule qui dans l’histoire des sciences n’a pas intrigué n’importe qui. Mais, comme l’écrit Mouchassieux en conclusion (ce sera ma dernière citation) : "Rien d’harmonieux... de la pata-astronomie par un esprit faux et confus. Que ne peut-on pas faire en manipulant nombres et formules ? L’état d’esprit de l’auteur doit être voisin de celui qui régnait au XVIe siècle, mais il ne se justifie plus, pas plus que l’astrologie d’ailleurs.

J’ai souligné l’aveu du préjugé radical d’un grotesque (insulte galiléenne) de ce siècle, et en tant que réincarné de la Renaissance retournant à mon époque par mes documents de bibliothèque, j’ai retrouvé un petit ouvrage sur La Terre et le pendule (5) où l’idée d’associer le pendule aux mouvements célestes apparaît chez un esprit fumeux : Galilée. Aujourd’hui, jugée comme un erreur (et pourtant, il oscille) elle ne figure pas dans l’histoire officielle du Héros, ni dans les albums de Tintin :

Galilée formula la loi de l’inertie et étudia la chute libre des corps. Il essaya même, bien que sans succès, d’appliquer la mécanique terrestre à l’explication des mouvements des corps célestes. Ainsi, par exemple, comparaît-il la Terre et la Lune à deux poids fixés à la tige d’un pendule attachés au Soleil.

Puisque la Lune tourne autour de la Terre, disait-il, sa distance, par rapport au Soleil, est variable. Ce pendule gigantesque est donc tantôt plus court, tantôt plus long.

La suggestion d’un lien tendu entre notre planète et le Soleil par un fil imaginaire tel celui d’un pendule n’est pas nouvelle. Le fondateur de la physique moderne s’en est rendu coupable. En logique mouchassienne, il doit être comme moi, pata-astronome.

Mais à la différence de Galilée, je ne prends pas le corps céleste comme une énorme boule oscillante, j’imagine l’oscillateur, sans précision de matière et de dimension, à la surface de l’astre. Là encore, un esprit confus y a pensé avant moi mais après Galilée :

Nous avons déjà vu combien le pendule est sensible aux moindres variations de la pesanteur terrestre...

Mais le pendule n’est pas seulement un appareil "terrestre". Il est aussi influencé par l’attraction de la Lune et par celle du Soleil.

Dès le XVIIe siècle, Lomonossov (6) indiquait la possibilité de percevoir des "forces cosmiques" sur la surface terrestre à l’aide du pendule. (La Terre et le Pendule).

Un objet matériel oscillant réagit aux moindres variations de la pesanteur terrestre, que dire d’un objet vivant composé d’oscillateurs internes organisés, plus nombreux et plus sensibles ? F. Boubléinikov poursuit :

Si l’on pouvait avoir un pendule de 120 Km de long, il s’écarterait sous l’influence de l’attraction lunaire de presque d’un centimètre de la direction qu’il prend normalement sous l’action de la pesanteur terrestre, et changerait de position suivant le déplacement de la Lune dans le ciel.

Mais les pendules dont les savants peuvent disposer sont mille fois plus courts. Leur longueur ne se mesure qu’en mètres. Et les écarts réels qu’ils permettent de déterminer sont également des milliers de fois plus petits.

La mathématique mesure le réel et le dépasse par des expériences mentales irréalisables, des équations purement spéculatives. Le pendule de 28 Kg de Jean-Bernard Leon Foucault (1819-1868) conçu pour prouver (1851) la réalité de la rotation de la Terre autour de son axe, n’avait que 67 m (ou 60 m) de long. Pourquoi pas 200, 300, 1000 mètres... pourrait-on demander à Mouchassieux ? Quelle loi mathématique, à part les limites des moyens techniques, interdit de concevoir un pendule d’une longueur au-delà de la Terre, quelle règle impose des interdits aux développements spéculatifs d’une formule mathématique ? Galilée, Lomonossov n’ont pas craint une extrapolation qui n’a de défaut que lorsqu’un astrologue en use.

Parfaitement conscient du caractère singulier de résultats épouvantables pour les astronomes, j’ai exprimé mes réserves, non pas sur les chiffres, mais sur leur interprétation physique. La formule du pendule n’est peut-être qu’une piste qui conduit à autre chose.

Jusqu’ici je n’ai supposé que trois directions d’interprétation physique :

a) - Hypothèse osée : les résultats sont conformes à un état originel du système solaire.

b) - Hypothèse positiviste : Aucune référence à un originel. Les résultats ne sont pas à interpréter. Ils expriment un état sous-jacent à l’état réel.

c) - Hypothèse combinée : a) est devenu b) en laissant des traces. Un paramètre supplémentaire, une lecture différente de la formule du pendule rendent compte d’un aspect inconnu du système solaire contemporain.

L’article des Cahiers n° 5 ne traite que de l’hypothèse a) en imaginant un système planétaire aux distances moyennes « d » déduites des périodes "t" par la 3e loi de Kepler : le cube de la distance = le carré de la période ( D3 / T2 = 1) sans coefficient de proportionnalité. Cette hypothèse, qui n’a rien d’une certitude, m’a permis de montrer les relations entre les valeurs obtenues et de les transformer selon les règles mathématiques pour poser l’équation la plus simple. Un exercice qui n’a pas dérangé d’un iota le système solaire actuel mais qui a ouvert des horizons. Ceux qui me tiennent toujours à cœur demandent à sonder dans les cycles biologiques lesquels correspondent aux périodes du rapport (L/g,)0.5. Un moyen de vérifier si ces périodes ou leurs harmoniques (au sens mathématique et non pas mystique comme Mouchassieux a voulu l’entendre) existent concrètement. A mon appel d’informations personne n’a répondu, surtout pas les "associations de recherches sur les rythmes astrologiques" (7) qui jouent la carte du grand "R" en rivalisant dans le "non-E".

J’ai abordé dans l’article de janvier 82 l’hypothèse b) par ces lignes que Mouchassieux n’a pas soulignées :

Ceux qui n’osent imaginer une oscillation de période "t" inconnue des astronomes, non mesurée et peut-être absurde, ont la ressource de se dire qu’il s’agit d’une sorte de coefficient planétaire, tel que :

Chaque identité planétaire se trouve ainsi définie par sa période "T" de révolution sidérale et par le rapport que donne le champ de gravitation fc dans lequel elle se trouve avec le champ qu’elle crée elle-même à sa surface.

L’hypothèse c) m’a parue admissible après lecture d’un article de D. Lesueur (Ciel et Espace n°173) sur les étoiles variables périodiques : les Céphéides (8). Leurs périodes sont de l’ordre des résultats trouvés (d’un jour à quelques semaines) et l’alternance de dilatation-contraction du rayon a été comparée à l’oscillation d’un pendule. Comparaison qui vaut plus qu’une analogie puisque les auteurs d’un ouvrage d’astronomie en donnent la formule en s’étonnant de sa parenté avec celle du pendule. Que ne consultent-ils Mouchassieux pour sortir d’une méprisable Renaissance !

Dans le cas le plus simple des pulsations d’une sphère homogène la période des oscillations P est liée à la densité moyenne de la sphère r par la relation :

Il est curieux que cette expression se déduit de la formule connue des oscillations d’un pendule, si au lieu de la longueur l’on y porte le rayon de l’étoile (R) et si on tient compte de l’accélération de la pesanteur à la surface de l’étoile :

(Astronomie. M. Dragrev, V. Demine, I. Klichine, V. Tcharouguine. Editions MIR. Moscou.1983).

Ce que j’ai mis en gras coiffe Mouchassieux d’un bonnet d’âne : pour calculer la période d’une étoile Céphéide on prend la gravité à la surface et non sur un satellite. Ceci dit, contrairement à sa critique, le Soleil étant une étoile, je l’ai placée au centre d’une sphère de rayon moyen 5,32 UA voisine de l’orbite de Jupiter avec, pour la contraction, les demi-grands axes inférieurs à cette distance (orbites des astéroïdes à Mercure), et pour la dilatation les demi-grands axes supérieurs (Saturne à Pluton).

Le rayon de l’étoile Soleil étant "Lp" (demi-grand axe de la planète p), j’ai pris comme accélération à la surface, non pas la force centrale :

mais celle de la planète à la surface :

Imaginons une grande sphère de rayon 4,96 UA (périhélie de Jupiter) en contact à une plus petite de rayon 11,2 fois plus grand que celui de la Terre, de masse 318 fois plus grande, et qui communique son intensité de gravitation à la surface au cercle de 4,96 UA, vous aurez une représentation schématique de mon hérésie : j’ai géométrisé le contact d’un grand cercle (celui de la sphère solaire) et d’un plus petit (celui de la planète) en supposant que l’intensité "g" de la planète (ou sa densité) pouvait s’expliquer par une relation, un lien entre L (demi-grand axe), m (masse de la planète), M (masse du Soleil), r (rayon de la planète).

Porte ouverte à un balourd, cette céphéide est originelle ou potentielle. Je n’ai jamais dit qu’elle existait autrement que par les formules citées. Et, selon un souci de visualisation qui sacrifie l’abstraction mathématique à l’intuition concrète, pour montrer, dans la formation des planètes du système solaire les relations entre les variables (en soi indépendantes) de L, r, m, j’ai pris l’image d’un anneau (L) portant une perle (la planète) de masse m et de rayon r, les indépendantes devenant liées par la force centrale.

En abandonnant les forces newtoniennes pour la géométrie relativiste de l’espace-temps, le rapport :

(9) suggère l’inter-férence d’une courbure sur une autre : celle d’une balle prise dans un cerceau, d’une perle soudée à un anneau. Dans la Cosmogonie Astrologique j’ai comparé l’orbite à la bague, la planète à la perle, pour avancer l’idée que les deux, la distance au Soleil et le rayon de l’astre, ne sont pas indépendants. A la surface de la Terre, nous sommes entre deux courbures ou pris par les deux et davantage.

L’idée de lier l’anneau orbital au rayon de l’astre n’est pas nouvelle. Lothar Komp, auteur d’un article original sur l’Harmonie du système planétaire (Fusion n° 69 - janvier 1998) rappelle que J. Kepler y avait pensé :

Si l’on met en rapport les périodes des planètes avec leurs diamètres, on constate, comme le suspectait Kepler, que l’accroissement de la taille des planètes est proportionnel à celui de leur période. (Cahiers Conditionalistes n° 27 - 1998).

Proportionnel est un peu fort, et la relation entre L (déduit de la période) et r est meilleure si l’on prend r2 au lieu de r et si l’on tient compte de la masse m : une perle avec ses dimensions de rayon et densité.

LES PLANETES DU SYSTEME SOLAIRE

Figure 3 de l’article de Lothar Komp (Fusion n° 69) : Si l’on met en rapport les périodes des planètes avec leurs diamètres, on constate, comme le suspectait Kepler, que l’accroissement de la taille des planètes est proportionnel à celui de leur période.

Après l’anneau et sa perle, en décomposant la formule du pendule j’ai pensé au volume d’un tore.

a) Formule du pendule :

b) "g" moyen étant égal à la constante gravitationnelle de la planète (G que multiplie la masse "m" de la planète) divisée par le rayon moyen ( r ) élevé au carré ( r2 ), la formule ci-dessus s’écrit également :

c) le volume d’un tore de section "r", de circonférence 2 pi L est égal à :

"r" est égal au rayon moyen de la planète. "L" à son demi-grand axe. L’espace-temps d’une planète n’est plus une "rigole" (voir ouvrages de vulgarisation de Tintin et Milou) mais un tore.

d) La densité étant égale au quotient masse/volume, en divisant la masse de la planète "m" par le volume déterminé par son demi-grand axe (L) et son rayon 2 (r ’ r), on obtient la densité du tore théorique ou originel qui aurait la masse de la planète.

e) L’opération e) revient à diviser 1/t puissance 2 (fréquence au carré) de la formule b) par 2/G .

Cette dernière remarque pourrait accréditer l’hypothèse Dirac d’une variation de "G" avec le temps. Autre information encourageante venue d’une lecture en début d’année : le temps est cosmologiquement lié à la densité :

Il faut de plus en plus de temps pour que l’aspect à grande échelle de l’univers soit modifié de manière sensible. Il en résulte que plus on s’approche de t = 0 (commencement de l’univers) plus court est le temps nécessaire au développement de changements significatifs. Le temps caractéristique est grossièrement proportionnel à l’inverse de la racine carrée de la densité de l’univers à n’importe quelle époque (plus la densité est importante, plus court est le temps caractéristique), et au début de l’ère dominée par les photons, les électrons, les positons et les neutrinos, cette échelle de temps ne valait que 0,02 seconde (John Gribbin. A la poursuite du Big Bang. Champs. Flammarion )

Pas d’hérésie : la période "t" est bien proportionnelle à l’inverse de la racine carrée de la densité

dans la formule des étoiles céphéides comme dans l’opération d).

alors :

En février dernier, après avoir lu Gribbin j’en étais là et las de mes réflexions, lorsqu’un nouvel article de Fusion, Un modèle magnétohydrodynamique de formation planétaire (10) a apporté aux équations citées l’expérience qui leur manquait : la matière d’un tore peut devenir un anneau, puis une planète.

D. Wells, désigne par effet "White Owl" la condensation de matière d’un anneau en une boule au sein de cet anneau.

En 1960, le Pr. Bob Mark, un collègue ingénieur à Princeton, a été embauché par la General Cigare Company, fabricant du cigare White Owl, pour concevoir une machine qui réaliserait des anneaux de fumée de 3 mètres. Mark est très doué et il y parvint. C’était sa machine qui réalisa les magnifiques ronds de fumée de l’Exposition internationale de New York en 1964-1965.... Surprise des spectateurs, les ronds de fumée se mettent en boule ! Ces anneaux montaient à une hauteur d’environ 12 à 15 mètres, puis s’arrêtaient. Vous pourriez penser qu’ils resteraient suspendus pendant un certain temps puis se disperseraient progressivement, mais ce n’était pas le cas. Les anneaux s’élevaient, s’arrêtaient pendant un certain temps et, soudainement, la fumée se déplaçait azimuthalement autour de l’anneau pour produire ce qui ressemblait à un coup de tonnerre. Soudainement, au lieu d’un anneau, il y avait une boule de fumée. Transposons maintenant cela au cas de la formation des planètes : imaginez que ce cylindre - le gâteau roulé de plasma - se forme dans le plan de la galaxie, et est raccourci en disque. C’est alors que se produit l’effet White Owl. Maintenant au lieu de l’anneau cylindrique, nous avons une structure en forme de boulet de canon de gaz se déplaçant autour de l’orbite qui était décrite par l’anneau. Elle se déplace avec la même vitesse azimuthale que celle de l’anneau car le moment angulaire est conservé.

Les italiques sont de l’auteur. Le reste de l’article ne présente rien de commun avec les Eléments de Cosmogonie. Daniel Wells justifie la loi de Titius-Bode qui est imprécise et linéaire, alors que les rapports des demi-grands axes renvoient aux formules des raies spectrales et à des moments angulaires couplés. Le scénario de D. Wells transforme le tore en anneau, l’anneau en planète, alors que je n’exclus pas les enveloppes sphériques d’une céphéide avant les "cylindres de plasma". L’idée de transformation du tore en anneau n’est pas originale. Celle du tore en boule m’était inconnue, sa démonstration expérimentale la rend incontournable.

Figure 5 de l’article de Daniel Wells

L’effet "White Owl". Bob Mark a construit une machine capable de produire des ronds de fumée magnifiques de 3 mètres. Cette machine fut présentée au pavillon de la General Cigar Company à l’Exposition Internationale de 1965. Au moment où l’auteur observait le comportement des ronds de fumée, il découvrit quelque chose d’étonnant : plutôt que de se disperser normalement, la fumée ou le gaz formant chacun des anneaux stables se condensait soudainement pour produire une boule au sein de l’anneau (Fusion n° 86)

La voie que j’ai suivie est à la fois plus simple, plus précise et plus ardue.

- Simple : les rapports de distances, la formule du pendule, sont des formules élémentaires.

- Précise : les résultats, pour les demi-grands axes sont inférieurs à une incertitude de 0,08 %. Ceux, inédits, du rapport L/g à une incertitude moyenne de 2 %.

- Ardue : elle met en cause l’interaction gravité-électro-magnétisme, et je n’ai pas la prétention d’avoir résolu un problème qui reste un casse-tête pour les physiciens.

Aussi, plutôt qu’un scénario approximatif, je livre les relations chiffrées entre L, m, r, qui reproduisent les symétries du R.E.T. et autorisent, étant donné leur ordre de précision, à traiter les mouchassieux de mouches inertielles, ou mouches à M.R2 (11) SUITE

Notes :

1) - 2p ÖL/g = t. Avec : "L" : longueur du pendule ; "g" : intensité de la gravité au lieu où bat le pendule ; "t " : période d’oscillation.

2) - "Ainsi la science est beaucoup plus proche du mythe qu’une philosophie scientifique n’est prête à l’admettre. C’est une des nombreuses formes de pensée qui ont été développées par l’homme, mais pas forcément la meilleure. La science est indiscrète, bruyante, insolente ; elle n’est essentiellement supérieure qu’aux yeux de ceux qui ont opté pour une certaine idéologie, ou qui l’ont acceptée sans avoir jamais étudié ses avantages et ses limites" (Paul Feyerabend. Contre la méthode. Seuil. 1975).

3) - Cette constante dépend des unités choisies. En système international (S.I) qui emploie le mètre, le kilogramme et la seconde, elle s’écrit : 6,672 x 10-11 m3 kg-1 s-2 (Bureau des Longitudes.1997). La détermination expérimentale de « G » fut réalisée pour la première fois en 1798 par Henry Cavendish (1731-1810). Né le 10 octobre 1731 à Nice, H.Cavendish a illustré son Signe solaire par sa célèbre balance de torsion, appareil ingénieux grâce auquel il a déterminé la valeur de « G » le plus simplement du monde.

4) - La Gravitation (Georges Gamow. Petite Bibliothèque Payot. 1963)

5) - La Terre et le pendule. (F.Boubleinikov. Editions en langues étrangères. Moscou 1961).

6) - Lomonossov Mikhail Vassillevitch. Ecrivain et savant russe. Né le 8(19 novembre) 1711, mort le 4(15) avril 1765. Si vous ne trouvez pas sa biographie dans Tintin chez les Soviets, consultez le Nouveau Dictionnaire des Auteurs (Robert Laffont.1994).

7) - Pour avoir 1, il faut négliger la masse "m" de la planète devant la Masse "M" du Soleil, compter la distance en UA et la période en année et/ou fraction d’année. En unités S.I on écrit : D3/T2 = G/4p2 x (MS + mp) où G est la constance de gravitation universelle. Il saute aux yeux que si "mp" de chaque planète est trop important pour être négligé, J. Kepler ne connaissant pas les masses planétaires aurait eu du mal à trouver sa 3e loi (sans parler des trajectoires). Ce n’est pas l’avis de Mouchassieux qui réprimande ma remarque. Les effets psychomentaux de l’anti-astrologie sont décidemment désastreux.

8) - L’ex-association l’ARRC , le RAMS, le GERASH, le CURA qui placent un « R » dans leur sigle pour évoquer un objectif de recherches n’ont manifesté aucun intérêt pour cet appel. Puisque ces Associations n’ont d’autre idéal déclaré que la réalité, qu’elles dressent donc leur bilan comme nous avons dressé le nôtre pour rendre les comparaisons possibles et instructives.

9) - T2, Révolution sidérale ; fs , force centrale (exercée par le Soleil) ; g0, intensité de la pesanteur à la surface ; t2 période (théorique dans cette recherche) déterminée par la formule du pendule simple : 4 p2 x L/g = t2.

10) - Etoile pulsante, dont l’étoile d Céphée est le prototype et dont l’éclat varie suivant une période bien déterminée, s’échelonnant entre un jour et quelques semaines. (Ph.de la Cotardière. Dictionnaire de l’astronomie.Larousse.1987)

11) - 5,32 UA = moyenne géométrique des demi-grands axes des planètes principales, à l’exception de Mercure, mais Pluton compris. Proche de cette distance : 4,96 UA : périhélie de Jupiter et, d’après la 3e loi de Kepler, distance correspondant au cycle moyen de l’activité solaire, 11,05 ans.

12) - fc = accélération déterminée par la distance au Soleil. gp = accélération déterminée par la distance au centre de la planète.

13) - Article de Daniel Wells dans Fusion n° 86 de mai-juin 2001.

14) - Formule du moment d’inertie d’une masse tournant autour de son axe : I = MR2/2.

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Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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