Association pour la Recherche et l'Information en Astrologie NAturelle

Prèsentation Qui sommes nous ? Nous écrire S'inscrire à ARIANACours & SéminairesPlan du site Outils Calculez votre thème Thème du jour Outils Flash Ephémérides graphiques Communiquer Forums des articles Divers Annuaire de liens Statistiques du site Administration du site
Syndication










Rechercher


2. Saturne et le système osseux Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Réflexions conditionalistes
Publié le : 14 octobre 2004
2. Saturne et le système osseux
De l’analogie à la biologie

Du mésoderme à l’endoderme

Dans ce contexte, que devient Saturne ? Son niveau-source est l’Existence. On doit donc s’attendre à le voir s’enraciner dans un organe ou une fonction mésodermique. Or, sur la figure 2, Saturne est dans la zone basse de la courbe ; il peut donc difficilement être corrélé à des organes ou processus effectuant des dépenses énergétiques intensives ; mieux, de toutes les planètes du “E” extensif, il est le plus bas dans ce schéma ; on peut donc postuler qu’il sélectionne dans le niveau “E” les organes et processus effectuant les plus faibles restitutions énergétiques. Qu’est-ce que cela peut signifier lorsqu’on se trouve dans les tissus dérivés du mésoderme, dont les dépenses métaboliques moyennes sont les plus élevées des trois feuillets ?

Article paru dans le n° 15 du Fil d’ARIANA (octobre 2001).

A coup sûr, en cas de dissonance de Saturne avec l’un de ses partenaires du niveau “E”, un coup de frein brutal à ces dépenses métaboliques. L’appareil locomoteur, le système circulatoire, une partie du système uro-génital peuvent éventuellement tourner au ralenti. Les hormones qui incitent aux dépenses d’énergie élevées peuvent se révéler moins efficaces, soit qu’elles soient produites en moins grandes quantités par unité de temps, soit que leurs récepteurs se désensibilisent, soit que les voies de transduction des messages intracellulaires deviennent moins efficaces. On peut y inclure les hormones nettement “activatrices” ou “thermogènes” : dopamine, adrénaline, noradrénaline.

Résultat : les “jambes coupées”, plus envie de rien, plus de motivation, mollesse dépressive, fermeture aux contacts sociaux et aux luttes demandant trop d’énergie. Ralentie dans ses combustions, l’énergie ne peut au mieux se dépenser qu’en prenant plus de temps, d’où un accroissement de l’endurance au détriment de la performance intensive momentanée. Dans le système circulatoire, la fixation ou la distribution des molécules d’oxygène se fait “à l’économie”, prédisposant aux problèmes de drainage métabolique, mais aussi protégeant relativement contre les dégâts commis par les espèces réactives de l’oxygène.

Dans ces conditions, on ne saurait s’étonner que le signal saturnien soit pris en considération pour rythmer le métabolisme de la partie la moins active des tissus dérivés du mésoderme. Et cette partie, c’est le système osseux.

Il est vrai qu’a priori, le système osseux ne restitue pas beaucoup d’énergie (l’idéal pour Saturne !). Quand on consomme du sucre, quand le corps s’échauffe, quand le renouvellement cellulaire s’accélère, on peut en chercher l’origine dans l’activité musculaire, mitochondriale ou immunitaire, à la rigueur neuronale ; mais guère dans les os !

Quoi de plus inerte, en effet, que cette partie du corps qui reste la seule trace identitaire d’un être vivant, même un long temps après sa mort, preuve qu’au moins les phénomènes de corruption eux-mêmes n’ont qu’une prise limitée sur elle ?

Mais, si cette inertie relative répond à la figure 2 (intensité des énergies radiatives), il nous reste à prendre en compte les leçons de la figure 1 (en la complétant par un paramètre qui n’y figure pas la distance de Saturne à Terre et à Soleil).

La fonction “t” de l’endoderme

Au sein de son groupe “E”, Saturne est porteur du signal gravitationnel le plus faible, ce que confirme le choix du “t” comme niveau-but de ce signal. Or, le niveau “t” considéré en tant que but (fonction, tendance) ne se limite pas à de faibles niveaux d’énergie. Il est l’interface entre le soi et le non-soi, la limite obscure entre l’intime et l’étranger, et assoit son action sur le trinôme déstructuration-incorporation-rejet, avec toutes leurs variantes.

A priori, l’os, en apparence immuable, n’est pas concerné par cette problématique radicale. Mais voilà, ce n’est qu’une apparence.

Il se trouve qu’il existe un métabolisme osseux. Déjà, pour s’en apercevoir, il faut avoir un sens de l’observation plus “t” que “R”, car ce phénomène ne saute pas aux yeux : il se déroule à un rythme lent, et il est de surcroît microscopique. En quoi consiste-t-il ?

Nos os sont constamment détruits, petit trou par petit trou, par des cellules spécialisées, les ostéoclastes ; et, quelque temps après, les dégâts commis sont réparés par d’autres cellules, les ostéoblastes. En 4 à 6 mois, tout l’os est renouvelé. On peut se demander à quoi rime ce petit jeu bizarre. En fait, cette fonction à caractère “t” et endodermique (la déstructuration, l’émiettement) est intimement liée aux deux autres fonctions du même niveau : l’incorporation et le rejet.

Incorporation et rejet de quoi ? De matières minérales, donc inertes, non-vivantes. La nutrition stocke ces matières dans le squelette (travail d’incorporation effectué par les ostéoblastes), puis elles sont libérées lentement dans le corps grâce au travail de rejet effectué par les ostéoclastes. La vedette de ces matières minérales provisoirement stockées dans l’os, puis relâchées, c’est évidemment le calcium : il est fondamental dans les processus nerveux (apparition de potentiels d’action), la coagulation du sang et les mitoses (réplications) cellulaires.

Ainsi, dès que la quantité de calcium diminue dans le sang, les glandes parathyroïdes sécrètent la parathormone, qui active les ostéoclastes : le manque de calcium est alors comblé par ce que les os en libèrent dans le sang.

Le calcium n’est pas le seul à passer par ce cycle métabolique osseux : le soufre, le magnésium, le cuivre, le potassium sont dans le même cas. Ce métabolisme osseux fait du squelette une sorte de relais du système digestif, puisque ces matières minérales parviennent aux os après avoir été extraits des nutriments par ce dernier. Ainsi, une partie du mésoderme (niveau “E” de dépenses métaboliques) est-elle recrutée pour accomplir des fonctions “t” (déstructuration-incorporation-rejet). Soit, mais comment le “caillou” Saturne peut-il influer sur cette fonction ?

Nous entrons là dans le problème général du signal astrologique et de sa perception, qu’il n’est pas question de traiter ici. Sachons simplement que ce signal (couplage gravitation/rayonnement optique-thermique avec de possibles interférences électromagnétiques) semble bien être repéré assez vite par le génome de chaque cellule (on ne discutera pas ici du comment de la chose), et que ce génome reconfigure son expression pour répondre à ce signal. En particulier, il peut accentuer ou diminuer l’intensité des processus biochimiques qui sont à l’œuvre dans les tissus dérivés de chaque feuillet, et cela suffit à répondre aux signaux astrologiques.

Bien, mais avons-nous la preuve qu’il en va bien ainsi ?

La désubstantification des os à 30 ans

Figurez-vous que personne ne s’est chargé de mesurer l’activité respective des ostéoblastes et des ostéoclastes en fonction de la position de Saturne dans le thème natal, de l’hérédité du sujet en ce domaine, de ses habitudes alimentaires, des transits de et sur Saturne, etc. Et c’est pourtant ce genre d’expériences que l’on peut proposer aux scientifiques. Qu’est-ce que l’astrologie peut leur apporter en ce domaine ? La suggestion d’une relation ente l’état du système osseux et des paramètres liés au signal saturnien ; ils pourraient alors en tirer des enseignements sur la morphogenèse, les tendances comportementales, des mesures de prévention sanitaire, des précautions d’hygiène de vie et de diététique, des protocoles chronobiologiques d’administration des traitements médicaux...

Tout ce que l’on sait déjà, c’est qu’à partir de l’âge de 30 ans (fin du premier cycle saturnien, début du second), le travail des ostéoblastes, constructeurs des os, commence déjà à ne plus compenser exactement les destructions de matière osseuse effectués par les ostéoclastes. Les os perdent alors progressivement de la substance et, vers l’âge de 80 ans, il ne reste plus que les 2/3, voire la moitié de la substance osseuse.

Que peut-il bien se passer lors de ce premier retour de Saturne sur lui-même ? Une relance de la fonction “t” de Saturne, mais dans un contexte qui ne bénéficie plus du foisonnement des sécrétions constructrices et nutritives qui sont à l’œuvre dans la petite enfance. A l’âge de 30 ans, beaucoup de ces sécrétions se sont ralenties ou taries, et ne soutiennent donc plus autant qu’avant le travail des ostéoblastes. Le génome reçoit alors, en provenance de ses horloges biologiques, le signal de se reconfigurer pour tenir compte des nouvelles conditions biochimiques des processus qu’il assure. Ceci correspond à ce qui se passe lors de tous les recalages des diverses horloges biologiques en réponse à des signaux provenant de l’environnement.

Une fois reconfiguré, le complexe génomique qui gère la masse de matière osseuse continue d’agir, mais un déséquilibre est créé au profit du travail des ostéoclastes, et le renouvellement est désormais incomplet, ce qui peut avoir - au moins - deux conséquences :

1) Fragilisation des os ;

2) Diminution des possibilités de stockage osseux des matières minérales mises à disposition de l’organisme. Il peut en résulter des carences dans les domaines les plus divers, puisque les ressources en calcium, en soufre, en magnésium... sont plus limitées qu’avant.

Déstructurations saturniennes

Inutile de compter sur Saturne pour corriger ce genre de déséquilibre ; ayant “t” comme niveau-but, Saturne déstructure, déconstruit, mais ne construit rien de particulier en ces domaines. La construction étant plutôt l’affaire de fonctions “R”, on ne saurait s’étonner que notre squelette ait tendance à se fragiliser lorsque, dans le thème natal ou par transit, Saturne entretient des rapports problématiques avec le niveau “R” ; une dissonance Soleil-Saturne ou Jupiter-Saturne n’est pas un facteur favorable ; en effet, la composante “R” du métabolisme osseux (les ostéoblastes) peut être ralentie ou irrégulière lorsque Saturne entre en dissonance avec une planète ayant “r” comme niveau-but. Ceci est à vérifier par les laboratoires qui le voudront bien. De même, Saturne en dissonance à sa position natale tend à remettre en cause - même si ce n’est que provisoire - le rapport de forces ostéoblates / ostéoclastes. En cas d’aspect consonant, l’équilibre programmé tend à se rétablir. L’ennui, c’est que cet équilibre, reprogrammé de toute manière à la fin de chaque cycle saturnien, est lui-même subordonné au cadre général de l’environnement génétique ; et si celui-ci a décidé, dans l’optique de la nécessité de nous faire vieillir et mourir, que les ostéoblastes doivent être mis partiellement à la retraite, vous pourrez avoir autant de Saturne consonants que vous voudrez, vous n’échapperez pas à la diminution de la masse osseuse. Le vieillissement est, pour le moment, une loi de l’espèce.

Je dis “pour le moment”, car le vieillissement, contrairement à l’intuition immédiate, ne résulte pas majoritairement de l’usure irrémédiable d’une machine corporelle qui perdrait de sa substance chaque, au gré des efforts, inconséquences, inconduites et ratages comportementaux, mais plutôt d’un programme organisé dans le cadre de la reproduction sexuée, qui réserve aux jeunes l’activité de gènes “protecteurs”, “constructifs”, puis les met en sommeil dans un ordre encore inconnu lorsque l’âge vient. Quand les biologistes auront démêlé l’écheveau des interactions croisées entre signaux de vieillissement, peut-être pourrons-nous faire de vieux os solides.

Pour l’instant, on en est au stade du bricolage palliatif. S’il est vrai que la DHEA limite les dégâts de l’ostéoporose chez les femmes, pourquoi ne pas en consommer ? Mais, pour une DHEA, combien d’autres substances mériteraient d’être réactivées dans l’organisme ! Le mieux ne serait-il pas d’éviter que les gènes qui les fabriquent partent à la retraite sans autorisation ? Du travail en perspective pour les généticiens et les chronobiologistes !

Deux remarques pour finir

- 1) Si vous avez une dissonance natale Saturne-Soleil, n’allez pas penser que votre squelette va s’effriter en farine impalpable la prochaine fois que vous allez rater une marche. Les risques encourus se limitent dans le temps à la réactivation durable de fortes dissonances, et ne s’actualisent que si vous sollicitez inhabituellement votre ossature. De plus, l’évolution vers la perte de la masse osseuse n’est qu’une tendance, et les problèmes de col du fémur ne sont réels qu’à partir d’un âge certain. Il y a de la marge de solidité dans les os !

Enfin, nous n’avons pas des génomes égaux (tant pis pour les droits de l’Homme !) : les recombinaisons génétiques peuvent favoriser chez les uns l’activité de gènes “protecteurs”, et les autres devront s’en passer...

De plus, n’oubliez pas qu’il ne s’agit pour le génome que de remplir quelques conditions limitées lorsque Saturne est valorisé : par exemple, limiter localement les dépenses métaboliques, ou amoindrir une masse tissulaire. Or, Saturne ne régule pas les rythmes métaboliques que du système osseux. Si bien que le génome peut “décider” de reporter les effets saturniens sur autre chose que sur le système osseux. Et sur quoi, personne, même pas les généticiens ne sont capables de le définir encore. Si “les astres inclinent, mais ne nécessitent pas”, c’est bien le moment de le dire : l’incertitude sur la définition précise d’un effet astrologique sur un individu donné est sensiblement du même ordre que l’incertitude sur l’expression ou non d’un gène particulier. Et pour cause...

- 2) Les valeurs attribuées aux niveaux “R”, “E” et “T” ci-dessus vous paraîtront peut-être singulièrement pauvres : cela provient du fait qu’elles sont limitées à quelques aspects du métabolisme de tissus particuliers. On parlerait du système nerveux, les valeurs ne seraient pas les mêmes. Pour la gamme complète des valeurs de chaque niveau, veuillez vous reporter à vos manuels d’astrologie conditionalistes habituels.

Conclusions

- Dans le système osseux comme dans le reste de la biologie, les facteurs astrologiques peuvent moduler temporairement ou durablement l’expression du génome, sans en altérer profondément l’évolution générale. Aucun thème astrologique ne peut arrêter la perte progressive de la masse osseuse. En l’espèce, on ferait plutôt confiance à la génétique des prochaines décennies.

- L’application stricte des formules du R.E.T. et de leurs fondements physiques (gravitation, rayonnement optique-thermique) aux feuillets embryonnaires permet de mettre en évidence des logiques énergétiques et métaboliques à l’oeuvre dans le vivant. En regard, les analogies puériles qui constituent le fond des explicatives traditionnelles gardent le charme magique des longues veillées d’hiver dans les chaumières, mais ne peuvent prétendre dialoguer d’égal à égal avec la science d’aujourd’hui, qui jette sur elles un regard contempteur, et non sans raison.

- Le vivant est constitué d’un ensemble très compliqué de niveaux d’organisation hiérarchisés et emboîtés, dont pas un ne réagit aux signaux astrologiques de la même manière que les autres. Il faut beaucoup de méthode pour appliquer au système nerveux, à la cellule isolée, aux hormones, à la sexualité les mêmes principes que nous venons de voir à propos de Saturne et du système osseux. Ici, c’est la consommation d’énergie qu’il faut prendre en considération ; ailleurs, la hiérarchisation des organites ; ailleurs, la chronologie d’activation des gènes ; ailleurs encore, le degré de connectivité ; et là, le nombre de régulateurs ; et plus loin, l’équilibre entre systèmes antagonistes...

Il nous reste à en appeler aux laboratoires : qui voudra bien entreprendre les expériences suggérées ?

Article paru dans le n° 16 du Fil d’ARIANA (octobre 2001).

A voir aussi :

- La gravité du squelette
- Stade saturnien (de 12 à 30 ans) : l’âge des interrogations
- Profil psychologique du Saturnien
- Saturne R.E.T.
- Famille "E extensif" (Existence extensive)
- Famille "t intensif" (transcendance intensive)
- Le saturnien en B.D.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Paul Citron



Imprimer cet article
Rechercher sur le site :

Répondre à cet article


Tous droits rservs. 2003 Richard Pellard reproduction interdite.
Le Webmaster : Franck Le Bozec
Site construit autour de l'application SPIP Squelettes du site. licence GPL

Documents Pour débutants Pour connaisseurs Théories générales L’anti-astrologisme Astro-Histoire Astro-physique Les planètes Astro-planètes Les aspects Interprétation Le zodiaque Portraits zodiacaux Pratique Les astro-entretiens de Françoise Hardy Consultations Astro-portraits de célébrités Publications Le Fil d’ARIANA Bibliographie Croquis de voyage d’un Sagittaire Panthéisme
maj :
samedi 15 octobre 2011
statistiques edition :
679 Articles
0 breve
1 1 site web
40 auteurs

statistiques visites :
43 aujourdhui
766 hier
1155769 depuis debut