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| Publié le : 23 novembre 2004
Témoignage de Catherine GUTIERREZ
Je dois donc regarder profondément en moi et rechercher le quand, le comment et le pourquoi de l’astrologie...
La dame austère et le sandwich au Nutella J’avais quinze ans lorsque j’ai abordé l’astrologie, et une vision partielle ne dira que c’était par pure curiosité gratuite, et une autre plus essentielle pour répondre alors au besoin de connaître mon avenir et comprendre le sens de mon existence, mais à cette époque c’est l’aspect magique de la chose qui n’a séduite, et j’ai fait connaissance, tout à fait par hasard, de mon premier initiateur, “hadésiste” convaincu. A travers lui et ce qu’il a tenté de m’enseigner j’ai découvert une “dame” très austère, très compliquée, habillée de noir, décrivant aux pauvres humains une existence fatale, enfermés dans un destin impla-cable. Et moi, gamine fascinée par cette rencontre, insouciante du danger fatal qui me guettait, je bouquinais des livres entre un sandwich au Nutella et un verre de coca, les pieds sur la table, la tête dans les étoiles magiques qui devaient n’ouvrir les portes d’une science mystérieuse et lointaine. Sauvegarde envers moi-même ? Je n’ai pas appris, j’ai effleuré les bouquins conne des fleurs, j’ai visité indemne l’enfer d’Hadès. Cela dit je ne suis quand même beaucoup compliqué l’existence en calculant un thème astrologique et j’ai regardé avec intérêt cette carte du ciel, qui était censée représenter non devenir sur Terre... En fait, cela ne ne servait à rien. Le pire c’est que je ne comprenais pas grand-chose, je n’étais sans doute pas assez intelligente ! Le complexe de Messaline ??? Pourtant, sans découragement devant des faits aussi décevants, j’attendais autre chose. Un signe, des événements déclencheurs qui ne permettraient de trouver au fond de moi des réponses à la connaissance intime de moi-même que je recherchais. Pendant longtemps, je n’ai jamais su où j’allais, je ne prenais pas de cours, je n’avais pas de cobaye bienveillant pour ne confronter à la réalité, mais dans le flou, dans l’incertitude de toutes ces années, je continuais à fouiller et à découvrir d’autres techniques astrologiques sans m’y attarder, sans m’y attacher. Puis à vingt-huit ans, j’ai eu l’occasion de prendre des cours d’astrologie, je n’y suis précipitée. Enfin j’étais, je le pensais, sur la bonne voie. L’illusion fait vivre, la réalité t’enseigne, parce que là,jJ’ai rencontré ce qui doit se faire de mieux (entre autre) en niaiserie : c’était du grand art magico-psycholo-interprétado et de haut vol ! J’étais peut-être floue et folklorique dans ma démarche, mais je n’appréciais pas vraiment ce folklore-là : “Mademoiselle, dans votre thème vous avez un certain potentiel mais le complexe de Messaline, etc.” Troublant, n’est-ce-pas ! Avec deux copines, nous nous retrouvions le soir autour d’une table de cuisine pour défricher, essayer de comprendre et, lasses de tant de bêtises, nous nous sommes mises à la recherche d’une astrologie différente. Sans trop y croire, nous avons contacté un astrologue du coin. L’astrologue à la question Nous avons rencontré le personnage dans son antre bien perché et, sous le feu nourri de toutes ces années d’errances et de déceptions d’astrologues en herbe, je l’ai soumis “à la question”. Il s’en souvient encore ! D’explications en démonstrations, J’ai compris que cette fois c’était du sérieux, qu’il existait quelque part des astrologues compétents ne racontant pas de bobards (n’est-ce pas professeur !). Pour la petite histoire, j’avais acheté tout à fait par hasard, un an auparavant, La Condition solaire de Jean-Pierre Nicola, et ce bouquin dormait depuis sur une étagère, attendant sagement que je prenne quelques cours d’astrologie conditionaliste pour pouvoir le comprendre ! J’avais donc réussi à trouver une astrologie qui pouvait répondre à certaines de mes questions et qui m’a permis très vite de savoir interpréter un thème astrologique, mais plus que cela, au fur et à mesure, j’ai découvert une astrologie vivante, vivifiante, qui me parlait de l’être humain et de ses relations avec le Ciel et la Terre. J’étais libre d’avancer sans entrave vers la connaissance de moi-même, et je découvrais une nouvelle vision du monde et de mes semblables. J’ai donc depuis ma vingt-neuvième année pris le chemin de l’astrologie conditionaliste, en acceptant de bouger dans ma tète, sans me faire d’illusion sur moi-même ni sur ceux que je côtoyais, acceptant l’autre dans sa dimension humaine. Cette approche de l’astrologie a depuis été un havre, une source qui m’a permis de garder bien des fois la tête hors de l’eau et les pieds sur Terre. Je n’ai jamais eu de sentiments de dépendance envers elle. C’est une relation de connaissance, de liberté, et dois-je le dire, d’amour. Cet
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Catherine Gutierrez
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