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| Publié le : 30 décembre 2001
Uranus-Pluton
Comment marier le passage du multiple à l’unique (Uranus-"rT") avec le maintien du multiple absolu (Pluton-"tT") ? Comment faire fonctionner ensemble un volontarisme intransigeant et une distance maximale ? Comment affirmer ses convictions intuitives tout en restant indéchiffrable ? Cet aspect exclut les niveaux "R" (la sociabilité spontanée), "E" (le sens du concret) et "e" (l’intensément ressenti).
Consonant (conjonction consonante, trigone, sextile).
Dissonant (conjonction dissonante, opposition, carré). Dissonance équilibrée : le sujet passe alternativement d’un volontarisme intransigeant (Uranus) à une lucidité froide et sans illusions (Pluton), sans pouvoir se résoudre à choisir. Selon que l’une ou l’autre fonction domine dans son vécu, il peut adopter les attitudes suivantes : Si Uranus domine : le sujet veut à tout prix se persuader, et y parvient parfois, qu’il est possible d’enfermer l’insondable mystère des êtres, choses et situations dans une théorie totalitaire intuitivement conçue. Il est atteint d’une paranoïa réductionniste qui l’incite à trancher arbitrairement et abruptement dans le maquis des complexités et dans le labyrinthe des énigmes de l’univers pour en extirper des conceptions claires, nettes et sans bavures. Angoissé à l’idée d’un anéantissement total de sa brillante et orgueilleuse individualité, il se livre à une course frénétique et désespérée au pouvoir absolu. Confondant l’ordre subtil et caché avec le désordre et le chaos, il impose avec intransigeance sa vision d’un ordre coercitif, ennemi juré de toute anarchie. Ne supportant pas l’idée d’être mortel, il cherche à la conjurer en accomplissant des exploits qui, espère-t-il, le rendront immortel. Si Pluton domine : le sujet est suprêmement indifférent vis-à-vis de tout système, de toute construction idéologique, même quand il s’agit des plus belles et fortes conceptions que l’imaginaire ait pu produire et l’intuition générer. Possédé par un noir désespoir, un scepticisme radical ou une absolue lucidité, il abdique de tout volontarisme intransigeant, de tout individualisme forcené. Il se situe radicalement ailleurs, profondément étranger aux luttes pour le pouvoir que se livrent les champions d’idéologies ou programmes mobilisateurs. Implacable, insupportable, terriblement silencieux ou affreusement critique, il refuse de s’engager puissamment dans quoi que ce soit. Il préfère les angoissantes complexités du chaos intégral à toute mise en ordre, à moins qu’il ne soit le témoin sans voix, inécouté parce qu’inécoutable, d’un autre ordre invisible, mémoire fossile du passé ou intuition d’un très lointain avenir. Dissonance maîtrisée : le sujet a durement appris qu’il y a un temps pour la cérébralité conceptrice et organisée, et un temps pour se débarrasser radicalement de toute conception, et sait sans fausse note alterner ces deux fonctions. Dissonance sublimée : le sujet a délibérément sacrifié tout originalité créatrice individuelle au nom d’une suprême et profonde impassibilité d’être, ou abdiqué de toute tentation de souscrire à l’absurde au profit d’une puissante volonté d’imposer de nouveaux modèles. SUITE Voir aussi : Profil psychologique de l’Uranien
Voir aussi : Profil psychologique du Plutonien
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Richard Pellard
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