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2. Zodiaque, planètes et typologie jungienne Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie & psychanalyse
Publié le : 17 octobre 2004
2. Zodiaque, planètes et typologie jungienne



Planètes, Signes et types jungiens

Reste, puisque c’est par cela que j’ai commencé, à faire la jonction entre les correspondances types jungiens-zodiaque et types jungiens-planètes, ce qui se révèle singulièrement complexe. Un système de correspondances basé sur des comparaisons trait à trait ne produit pas nécessairement un système logique et cohérent... surtout si, comme les conditionalistes, on ne croit pas aux Maîtrises planétaires et aux Eléments.

D’un côté, nous avons un système de correspondances zodiacales et de l’autre, un système de correspondances planétaires. Comme André Barbault (c’est nien le seul point de vue sur lequel je suis d’accord avec lui), je pense que le zodiacal est subordonné au planétaire. Si l’on s’en tient à cela, une loi s’impose de toute évidence : les correspondances planétaires l’emportent sur les zodiacales, et par conséquence les premières trient les secondes.

De ce fait, si je voulais donner des exemples de thèmes de célébrités illustrant les correspondances entre fonctions jungiennes et fonctions zodiaco-planétaires selon la mode astrologique habituelle, je me devrais de sélectionner celles qui les illustrent au mieux, ce qui veut dire qu’il faudrait que je mette de côté toutes celles, c’est-à-dire la majorité, qui ne les illustrent pas et qui donc réfutent les correspondances entre, d’une part les "types" jungiens et les Signes, et d’autre part ces "types" et les Planètes.

Exemple : Imaginons que quelqu’un soit né avec une conjonction Vénus-Saturne-Neptune dominante en Balance. Dans le système de correspondance zodiacal avec les "types" jungiens, il serait "Pensée extravertie". Dans le système de correspondance planétaire avec les "types" jungiens, il serait "Sentiment introverti", soit exactement l’inverse. Le planétaire primant sur le zodiacal, on pourrait en inférer que le "Sentiment introverti" planétaire dominerait la "Pensée extravertie" zodiacale. Or il n’en est rien : une planète ne "domine" pas un Signe, elle s’exprime à travers lui. Nous nous retrouvons donc devant une impasse logique.

Cette impasse n’est pourtant qu’apparente, puisqu’elle n’est que le fruit d’un jeu d’analogies et de correspondances, c’est-à-dire de "comparaisons qui ne sont pas raison". En réalité, dans leur pratique des relations planètes-Signes, les conditionalistes n’utilisent pas la typologie jungienne. Le R.E.T. et le zodiaque réflexologique sont des outils conceptuels et symboliques beaucoup plus performants, qui permettent de décoder la typologie jungienne, alors que l’inverse n’est pas vrai : la typologie jungienne ne permet pas de décoder le R.E.T. et le zodiaque réflexologique.

La réalité, c’est qu’on ne peut pas séparer la planète du Signe qu’elle occupe, tout en sachant que la planète est plus importante que le Signe. Du point de vue conditionaliste, les fonctions planétaires concernent le niveau (haut, moyen ou bas) de l’excitabilité nerveuse, tandis que les Signes concernent sa nature (excitation ou inhibition), sa mobilité (vitesse ou lenteur) et son équilibre (sens des contraires, des dosages ou des ensembles). De ce fait, les significations et caractéristiques d’une planète ne peuvent pas être opposées à celles du Signe qu’elle occupe. Il n’y a pas de "dignités" et de "débilités" zodiaco-planétaires pour le conditionalisme.

Quels exemples choisir ?

Revenons à nos correspondances jungiennes. Pour donner des exemples probants de thèmes de célébrités illustrant ces pures analogies, il me semble que le mieux est de sélectionner des cas où il y a de flagrantes convergences de correspondances entre les dominantes planétaires et zodiacales. Ces convergences flagrantes se réalisent logiquement dans les cas suivants :

- Sensation extravertie : Vénus-Mars-Jupiter en Bélier et/ou en Gémeaux.
- Sensation introvertie : Lune-Vénus-Neptune en Taureau.
- Sentiment extraverti : Soleil-Vénus-Jupiter en Lion.
- Sentiment introverti : Vénus-Saturne-Neptune en Cancer et/ou en Vierge.
- Pensée extravertie : Soleil-Mercure-Jupiter en Balance et/ou en Sagittaire.
- Pensée introvertie : Saturne-Uranus-Pluton en Scorpion.
- Intuition extravertie : Uranus-Neptune-Pluton en Verseau.
- Intuition introvertie : Lune-Neptune-Pluton en Capricorne et/ou en Poissons.

Pour trouver des exemples de thèmes, se pose alors le problème de la différence de fréquence de présence en Signes entre les planètes rapides et les planètes lentes.

Il n’est a priori pas difficile de trouver des thèmes de célébrités relevant de la Sensation extravertie, du Sentiment extraverti, de la Pensée extravertie, puisque ces fonctions sont appariées à des planètes rapides ou relativement rapides comme Jupiter. Pour la Sensation introvertie, par exemple, c’est déjà un peu plus difficile : la dernière fois que Neptune était en Taureau, c’était de 1875 à 1888. Cela devient franchement impossible pour la Pensée introvertie, l’Intuition extravertie et l’Intuition introvertie : la dernière fois que ce sont produites ces triples conjonctions de planètes lentes dans les Signes concernés, l’Etat-Civil n’existait pas.

Conclusion : il est globalement impossible de donner des exemples flagrants de thèmes illustrant étroitement toutes les correspondances entre fonctions jungiennes et planètes en Signes. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, mais une réalité astronomique.

Pour ne pas paraître me défiler, je pourrais abaisser le seuil d’exigence, par exemple en produisant des thèmes de célébrités comportant seulement deux des trois planètes en Signes correspondant aux fonctions jungiennes. Mais en procédant ainsi, j’affaiblirais les concordances entre les trios planétaires et elles. Exemple : la Sensation extravertie. Si on enlève Vénus, elle perd sa dimension jouisseuse ; si on enlève Mars, elle perd sa dimension activiste ; si on enlève Jupiter, elle perd sa dimension pragmatique-organisatrice. Dans les trois cas, elle ne ressemble plus à elle-même. Le même problème se pose pour toutes les autres fonctions jungiennes. Ce n’est donc pas une bonne solution.

Autre possibilité : déconnecter les planètes des Signes, et prendre des thèmes dont les planètes dominantes correspondent à une fonction jungienne précise, et dont le Signe dominant correspond à cette même fonction, même si ce ne sont pas ces planètes qui l’occupent.

Exemple : pour l’Intuition extravertie, une dominante Uranus-Neptune-Pluton, quels que soient les Signes où ils se trouvent, et un amas planétaire composé de planètes rapides en Verseau. C’est déjà mieux, mais cela prête davantage à discussion.

Dans la pratique, pour sélectionner des exemples, il n’est pas possible de faire autrement que de mêler la première et la troisième solution, ce qui fausse beaucoup la donne, puisque dans le premier cas, les thèmes seront censés illustrer assez précisément la correspondance (laquelle, je le rappelle, n’est qu’une analogie) alors que dans le second ce sera assez imprécis. De plus, il est évident que jamais nous ne tomberons sur un type "pur". Les types purs n’existent pas, sauf dans l’imagination de quelques rares créateurs de typologies astrologiques ou autres.

Conclusion provisoire

Pour toutes ces raisons (qui témoignent d’un souci de rigueur), plus celle qui m’oblige à rendre cet article dans les délais prévus, je n’ai ni le temps ni l’envie d’accéder à la demande d’André Barbault d’illustrer ces correspondances astro-jungiennes par des thèmes de célébrités. En utilisant les outils que j’ai proposés, chacun peut se faire sa propre opinion sur ce sujet.

Je me contenterai de donner quatre exembles assez caractéristiques :

- Sensation extravertie : Pierre Perret (dominantes : Lune-Vénus-Mars en Gémeaux au DS trigone Jupiter en Balance au MC). Le côté bon vivant et jouisseur du chanteur ne font aucun doute...

- Sentiment introverti : Alain Juppé, (dominantes ; Vénus-Saturne en Cancer à l’AS, Vénus étant carré à Neptune-Balance au FC). Eh oui, le président actuel de l’UMP est un grand incompris... tout comme le chanteur Gérard Manset, né peu après lui sous les mêmes dominantes zodiaco-planétaires.

- Pensée introvertie : Carl-Gustav Jung, (dominantes ; Saturne opposé Soleil-Uranus et carré Pluton). Evidemment, si Jung avait bien voulu être Scorpion, la correspondance aurait été encore meilleure, mais le destin en a voulu autrement. Il a néanmoins les trois planètes correspondant à la Pensée introvertie dans ses dominantes, et il est difficile de le reconnaître dans le Sentiment extraverti du Lion... ce qui démontre bien la primauté du planétaire sur le zodiacal.

Intuition extravertie : Wolfgang Amadeus Mozart. En astro-jungisme décrypté-imaginé par un conditionaliste, avec une conjonction Lune-Pluton au FC carré à Uranus au DS, trigone à Neptune opposé à l’amas en Verseau, Mozart serait une parfaite illustration de l’"Intuition extravertie". Relisez la description que fait de cette fonction Carole Sédillot : on dirait un portrait de Mozart.

... en vous rappelant que les conditionalistes n’interprètent pas ces thèmes avec des outils conceptuels jungiens, mais avec des outils conditionalistes.

Addenda

André Barbault, dans l’un de ses derniers ouvrages, remet fondamentalement en cause la logique symbolique du zodiaque Elémentaire pour faire correspondre les Eléments planétaires aux Eléments zodiacaux par le truchement des maîtrises en arguant du fait que les planètes sont en astrologie le "premier mobile". C’est ainsi qu’il a décidé d’attribuer à chaque Signe l’Elément de sa Planète rectrice, et, par exemple, de faire du Thème de Mozart une parfaite illustration du "musicien de Terre"... alors qu’aucune planète ne se trouve dans cet Elément zodiacal et qu’André Barbault classe Uranus angulaire au DS, "maître" du Verseau occupé par quatre planètes, parmi les planètes de "Feu". Cherchez l’erreur, traquez l’absurdité.

L’astrologie conditionaliste n’est ni pavlovienne, ni jungienne, et encore moins élémentaire, dans les deux sens de ce terme. Elle est conditionaliste, et s’autorise en tant que telle à établir toutes les comparaisons possibles avec toutes les typologies passées, présentes et à venir (1), et même à en créer de multiples nouvelles. SUITE

Notes :

1) Ceux d’entre vous qui s’intéressent au problème des typologies comparées peuvent consulter l’article Le Taureau à rebours.

Article paru dans le n° 21 du Fil d’ARIANA (avril 2004).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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