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Choisir son "devin" Vous êtes ici : Accueil Documents Pour débutants Astrologie et ...
Publié le : 8 septembre 2004
Choisir son "devin"
Comment choisir son astrologue, sa cartomancienne ou sa voyante ? Quels services peuvent-ils réellement vous proposer ? Quelles sont les différences entre ces trois voies d’approche ? Aucun organisme officiel et crédible ne sanctionne les compétences de ceux qui font métier de prédire ou prévoir l’avenir, dont le statut légal est identique à celui d’un chroniqueur hippique. N’importe qui peut se dire devin. Il suffit de visser une plaque sur sa porte et de se faire connaître grâce à la publicité. Comment alors distinguer un charlatan d’un honnête praticien ? Comment être sûr de ne pas se faire arnaquer ?

Qui sont les devins ?

En France, on estime actuellement à 40 000 le nombre de devins divers, dont moins de la moitié sont recensés par le fisc. Un chiffre à comparer au nombre de médecins (environ 50 000), de curés (environ 30 000) et de psychanalystes (environ 4500). Le chiffre d’affaires annuel cumulé des "devins" est estimé à environ 1300000 euros (8,5 millions de francs lourds). Il s’agit donc, non seulement d’un marché florissant, mais aussi d’une très importante réalité sociologique, trop souvent sous-estimée.

Sont rangés dans la catégorie fourre-tout des "arts divinatoires" toutes sortes de méthodes et de pratiques dont certaines n’ont absolument rien à voir avec la divination (envoûtements et désenvoûtements, retours d’affection, sorcellerie, ventes de pentacles et d’amulettes, magie blanche ou noire, radiesthésie, etc.).

Restent donc les astrologues, cartomancien(ne)s et voyant(e)s qui constituent l’immense majorité des "devins", les deux derniers étant nettement plus nombreux que les premiers, qui ne seraient qu’environ 300 à 500. Entre les trois, les limites sont souvent floues : par exemple, certains astrologues se disent également voyants, d’autres n’hésitent pas à accompagner leur interprétation horoscopique d’un tirage de Tarot ; certaines voyantes sont également cartomanciennes, etc. Il y a enfin ceux qui ne mélangent pas les genres : les "purs".

De quels milieux sociaux proviennent-ils ? La majorité des voyant(e)s et cartomancien(ne)s est issue du sexe féminin, des classes populaires et son niveau d’éducation est très faible, mais il se trouve aussi parmi elle des personnes ayant une formation universitaire. Le profil général des astrologues est très différent. Les hommes y sont beaucoup plus nombreux, une majorité d’entre eux a un niveau d’études élevé et très souvent une formation universitaire. Pourquoi cette différence ? Probablement parce que, contrairement à la voyance qui est un "don" ou à la cartomancie qui fait essentiellement appel à l’intuition, l’astrologie est un savoir complexe qui demande de longues et difficiles années d’études avant de le maîtriser.

Qui consulte les devins et pourquoi ?

On estime que huit à dix millions de consommateurs consultent chaque année astrologues, cartomanciennes et voyantes. Les clients des devins sont très majoritairement des femmes de tous âges, probablement parce que celles-ci sont plus ouvertes au mystère et à l’irrationnel que les hommes. Ces consultants appartiennent à toutes les classes de la société.

Pour quelles raisons fait-on appel aux services des "devins" ? Les causes sont très variées, mais quatre émergent nettement du lot : l’amour, le sexe, l’argent et le pouvoir. Les consommateurs de divination ressemblent donc à tout le monde. Quelles questions posent-ils ? Ils veulent savoir si leur vie affective va s’améliorer ou pas, s’ils vont changer de profession ou gagner plus d’argent. Rien de bien extraordinaire donc : juste une angoisse diffuse de l’avenir, le besoin d’être rassuré sur son propre sort ou celui de ses proches, et surtout celui d’une écoute, d’une prise en charge, d’une aide.

Astrologie-voyance : la différence

Dans l’esprit du consommateur non-averti, astrologie, cartomancie et voyance se confondent. Ce sont pourtant des choses extrêmement différentes que seule l’étiquette "arts divinatoires" réunit abusivement.

Astrologie L’astrologie est le savoir ou la science qui étudie les relations entre l’Homme et les astres du système solaire. Pour établir ses analyses, diagnostics ou pronostics, un astrologue se base sur les positions de la Lune, du Soleil et des planètes au moment de la naissance d’un individu, c’est-à-dire sur l’étude de phénomènes astronomiques. Pour un astrologue sérieux et compétent, le caractère divinatoire de l’astrologie est secondaire : il s’agit avant tout de faire comprendre à son client comment il fonctionne et comment il gère consciemment ou inconsciemment ses relations avec autrui. En ce sens, l’essentiel de son intervention ressemble un peu à celle d’un psychologue.

Ce n’est que dans un deuxième temps qu’il peut, en se basant sur sa connaissance des cycles et intercycles planétaires, essayer de prévoir, et non prédire, comment la situation de son client peut évoluer compte tenu de la manière dont il vit le présent. La différence entre prévision et prédiction est simple : prévoir, c’est envisager des probabilités, alors que prédire, c’est indiquer avec précision des événements à venir.

Un bon astrologue n’a pas besoin d’une intuition surdéveloppée ou de dons "surnaturels" pour pratiquer son savoir. Il lui suffit d’avoir longuement et sérieusement étudié son savoir, d’avoir un bon flair psychologique, un sens aigu de l’analyse et de la synthèse, du bon sens et du réalisme.

Cartomancie-voyance Mettre ces deux méthodes divinatoires dans la même catégorie est un peu réducteur, mais légitime dans la mesure où elles ressortent davantage de l’intuition que de la raison. Certes, une cartomancienne doit apprendre les significations des cartes à synthétiser leurs diverses combinaisons. Contrairement aux assertions des astrologues, basées sur des réalités astronomiques, les significations des cartes sont de pures créations humaines.

Mais au bout du compte, dans la relation avec sa clientèle, c’est la qualité et la profondeur de l’intuition, de la sensibilité, du "feeling" de la cartomancienne qui sera déterminante. Sans intuition les lames de Tarot ne sont que des piles de cartons imprimés, et elle ne peut que rabâcher des stéréotypes qui n’aident en rien la personne qui la consulte. Avec un peu d’intuition et de flair psychologique, elle peut se révéler être une conseillère utile. Avec beaucoup d’intuition (on est alors aux frontières de la voyance), le Tarot n’est souvent pour elle qu’un support, un objet de médiation.

La voyance, lorsqu’elle et réelle et avérée (ce qui est très rare) est un tout autre phénomène. L’une des meilleures définitions de la voyance a été donnée par le chirurgien et biologiste Alexis Carrell dans son livre L’Homme, cet inconnu : “Les voyants saisissent, sans l’intervention des organes des sens, les pensées des autres personnes. Ils perçoivent aussi des événements plus ou moins éloignés dans l’espace et dans le temps. Cette faculté est exceptionnelle. Elle s’exerce sans effort, et de façon spontanée. Elle est simple à ceux qui la possèdent”. La voyance est donc en quelque sorte un “sixième sens” ou une forme supérieure d’intuition réservée à de rares privilégiés. Un voyant "pur" n’a besoin d’aucun support pour pratiquer cet étrange don qui permet de prédire avec précision des événements futurs, même si, pour rassurer ou satisfaire sa clientèle, il consent à utiliser les Tarots, une boule de cristal ou tous autres objets pour instaurer un espace de médiation concret avec son consultant.

Séparer le bon grain de l’ivraie

Prendre la décision d’aller consulter un astrologue, une cartomancienne ou une voyante, c’est prendre des risques, et cela alors même qu’on traverse très souvent une période difficile ou douloureuse de son existence (très peu de personnes consultent par pure curiosité, ou encore lorsque tout va bien pour elles et leurs proches).

Le premier risque est de tomber au mieux sur une personne incompétente, au pire sur un charlatan ou un escroc. Comment éviter ces faux devins qui prospèrent sur le malheur d’autrui ? Nous vous donnerons quelques pistes pour y parvenir.

Le deuxième risque est de se tromper d’adresse : si vos problèmes sont d’origine psychologiques ou relationnels, il vaut mieux vous adresser à un astrologue... mais ce n’est pas systématique. En effet, il existe de mauvais astrologues qui ne vous seront d’aucune aide, voire se montrer nuisibles, et de bonnes cartomanciennes ou voyantes qui peuvent jouer un excellent rôle de conseillères et d’aides psychologiques.

Le troisième risque est bien évidemment d’ordre financier. Le prix moyen d’une consultation est d’environ 75 euros, pour une durée très variable, et peut aisément monter jusqu’au double ou au triple de cette somme en fonction de la notoriété, justifiée ou non, de la personne que vous consultez. Autant dire que ce n’est pas donné, et que l’on peut être amené à dépenser des sommes considérables si l’on est "accro" à la divination, out plus raisonnablement si l’on fait de nombreux essais pour enfin tomber sur quelqu’un de sérieux et compétent

Dix conseils pour ne pas se tromper

Dans son éditorial du dernier numéro de la revue Clairvoyance, Jacques Mandorla, qui a mené de très nombreuses enquêtes approfondies sur le terrain, donne dix conseils (phrases en italique) pour éviter de se faire arnaquer. Nous les faisons nôtres, mais en les nuançant et en les développant. Voici quelles sont selon lui les caractéristiques d’un bon praticien de l’astrologie, de la cartomancie ou de la voyance :

- 1) "Il n’a pas besoin de faire de publicité dans les magazines ou d’être présent sur des salons : le bouche-à-oreille est sa meilleure carte de visite". En principe et dans l’idéal, mais dans la réalité un peu moins simple. Un bon professionnel peut avoir besoin, pendant ses premières années, de se faire connaître de ses futurs clients grâce à la publicité et en fréquentant les salons spécialisés. Une fois ses dons ou connaissances reconnus, le bouche-à-oreille remplit pleinement son office. Se pose alors pour le consommateur le problème de se distinguer ses publicités de celles des charlatans. Un bon conseil : plus il se présente d’une façon sobre, discrète, sans promesses mirifiques, plus vous avez de chances de toucher le bon numéro.

- 2) "Il reçoit peu de clients chaque jour, sinon il fait de la divination a la chaîne, non personnalisée". C’est parfaitement exact. Une consultation sérieuse et véritablement personnalisée demande une grande écoute et une forte concentration, ce qui est très épuisant nerveusement. C’est encore plus vrai dans le cas des astrologues, dont les consultations peuvent durer jusqu’à trois heures et qui ont souvent longuement étudiés les thèmes de leurs clients avant de les recevoir. Dans le cas des voyantes réelles, il est avéré que leur "don" finit par s’épuiser à force de le gaspiller. Gare aux salles d’attentes surpeuplées donc.

- 3) "Il doit accepter que vous enregistriez la séance au magnétophone, ce qui vous permettra de vérifier plus tard le bien-fondé ou l’inexactitude de ses prédictions". Nous irons même plus loin : s’il refuse cet enregistrement (pour le faire, certains prennent prétexte des "ondes" de ces appareils qui interféreraient avec leurs "dons"), vous devez être très méfiant. L’enregistrement a une autre utilité : celle de ne pas faire dire aux astrologues, cartomanciennes et voyants ce qu’ils n’ont pas dit et d’en avoir une preuve matérielle : très nombreux sont les clients qui entendent littéralement autre chose que ce qu’on leur communique.

Dans le cas particulier de l’astrologie, l’enregistrement est absolument indispensable. En effet, l’entretien est la plupart très intense, très chargé d’émotions, et ce n’est qu’en le réécoutant chez soi, au moins quinze jours plus tard et confortablement installé dans un fauteuil, que le client peut analyser utilement le dialogue qu’il a eu avec l’astrologue.

- 4) "S’il ne "sent" rien lors de votre premier contact, il doit vous l’avouer et arrêter la séance, sans vous la facturer". Cela est surtout vrai pour les cartomanciennes et les voyantes. L’intuition et le don de voyance sont intermittents, et sont aussi tributaire de la relation de sympathie ou d’antipathie qui s’établit avec le client. Il y a des moments où les meilleurs voyantes ne voient rien, soit parce que leur "don" est provisoirement en suspens, soit parce que le contact ne s’établit pas avec le consultant. Mais c’est aussi vrai pour les astrologues : les rendez-vous sont souvent pris longtemps à l’avance, et il peut arriver qu’un astrologue ne se sente pas dans son assiette ce jour-là, et donc peu disponible pour un entretien. Si c’est le cas, il faut l’ajourner et prendre un nouveau rendez-vous...

- 5) "Il accepte de fournir ses interprétations sans que vous n’ayez parlé auparavant, sinon vous risquez, sans vous en apercevoir, de lui fournir des informations personnelles qu’il vous "resservira" ensuite !". C’est vrai pour les cartomanciennes et voyantes, faux pour les astrologues. En principe, les deux premières lisent directement dans votre présent et votre avenir. Vous ne devez donc absolument rien leur révéler de vous-même et de votre situation. Dans le cas de l’astrologie, c’est l’inverse. Une consultation astrologique est un dialogue égalitaire entre un astrologue qui connaît grâce à votre thème les grandes lignes de votre fonctionnement psychologique et grâce à sa connaissance des cycles planétaires les échéances de développement auxquelles vous allez être confronté, mais qui ne connaît rien de votre vécu et de vos problèmes concrets, et un consultant qui doit informer l’astrologue de son vécu et de ses problèmes. C’est en faisant la synthèse entre les informations qu’il connaît et celles que vous lui livrez qu’il peut vous éclairer utilement. Mais là encore, il faut être sur vos gardes. Le mieux est de lui demander de vous décrire à grands traits les principales composantes de votre personnalité, s’il ne le fait pas d’emblée lui-même, pour juger de ses compétences. Si vous juger qu’il a vu juste, vous pouvez alors vous confier à lui en toute confiance.

- 6) "Il doit vous donner suffisamment de détails sur votre passé, que vous aurez la possibilité de vérifier facilement". Même remarque que précédemment. Un vrai voyant voit aussi bien dans le passé, le présent que le futur. Soulignons que les détails sur votre présent et votre passé doivent être d’une extrême précision. Il est facile de rétro-affirmer, par exemple : "Il y avait un homme brun dans votre enfance" ou "Quelqu’un de proche est mort au cours de votre adolescence", que "Vers cinq ans, vous viviez dans une chambre bleue au bord d’une rivière" ou bien "Votre petite sœur a eu une très grave maladie aux alentours de sept ans". Les deux premières propositions sont vagues et peuvent être vraies pour presque tout le monde ; en revanche, si les deux secondes propositions s’avèrent réelles, vous pouvez avoir une bonne confiance dans les aptitudes de la voyante.

Un véritable astrologue, lui, doit nécessairement vous demander de lui donner des informations à propos de votre passé, informations qu’il ignore, puisque le passé d’un individu ne se trouve pas dans son Thème, mais dans son vécu. Ce n’est qu’en étant informé du l’éducation que vous avez reçue, des relations que vous avez eues avec vos parents, proches et éducateurs qu’il pourra vraiment vous aider à résoudre vos problèmes.

- 7) "Il ne doit pas "noircir le tableau" de ce qui va vous arriver, en sombrant dans le catastrophisme, sinon cela s’assimile à une tentative de déstabilisation qui peut, ensuite, déboucher sur le terrain risque du désenvoûtement... où l’arnaque est reine !". C’est vrai pour tout le monde, astrologues, cartomanciennes et voyants confondus... mais la réalité est plus complexe. Certains pseudo-devins noircissent effectivement le tableau dans un seul but : établir un pouvoir sur vous en vous effrayant et en vous proposant divers remèdes, toujours coûteux, pour vous permettre d’échapper à un sort funeste qui n’existe que dans leur imagination d’escrocs. D’autres, tout aussi nuisibles, n’agissent pas ainsi par cupidité, mais par paranoïa : ce sont des esprits dérangés et malades. Mais que doit faire un vrai voyant qui pressent une avalanche de catastrophes diverses (ruine, maladie, mort, etc.) qui va inéluctablement s’abattre sur son client ? S’il ne l’informe pas, il ne rend pas le service pour lequel on le consulte et le paye. Et s’il l’informe, il peut le conduire à un abominable désespoir dont l’irruption aurait pu attendre... Que faire alors ? Les cancérologues rencontrent les mêmes dramatiques problèmes lors qu’ils doivent annoncer à leurs patients le pronostic d’une maladie qui peut être rapidement fatale : faut-il l’annoncer ou non ? Le patient veut-il le savoir ou non ? Il est très difficile de résoudre ce genre de problèmes. Là interviennent en dernière instance la déontologie et le sens de l’humain de chacun.

- 8) "Il doit privilégier le contact direct et non vous proposer une consultation par correspondance ou par téléphone". Vrai. Rien ne peut remplacer, au fond, le face-à-face vécu entre deux êtres vivants auquel se réduit, en fin de compte, la relation consultant-consulté au cours de laquelle se produit un échange qui va bien au-delà de cette relation.

Mais là encore, tout n’est pas aussi simple. Certaines personnes ne peuvent pas se déplacer pour des raisons diverses : pourquoi seraient-elles privées d’un contact avec un spécialiste de la divination ? Là encore, on peut distinguer voyance et astrologie. En ce qui concerne les voyants, nous l’avons déjà dit : le phénomène de voyance est dans une large mesure tributaire de l’empathie entre consultant et consulté.

Dans cette optique, le caractère lointain, décharné, voire artificiel de la voyance par téléphone, par ailleurs trop souvent purement commerciale, peut être critiqué. Mais il existerait des voyants dits "auditifs". Pour eux, la voyance ne se déclencherait que par l’intermédiaire des sons qu’ils perçoivent, donc de la voix de ceux qui les consultent. Dans leur cas, il serait à la limite légitime de consulter par téléphone. Mais alors, comment ne pas les confondre avec les "cabinets de voyance", véritables entreprises commerciales employant des intérimaires pour la plupart non-voyants pour répondre à la chaîne aux appels qu’ils reçoivent ? Rien ne permet de répondre à cette question. Soyez prudents et circonspects, c’est tout.

Les consultations par correspondance posent un autre genre de problème. Dans le domaine de la voyance, la plupart de ceux et celles qui proposent ce genre de service à leurs clients demandent leur demandent en général leur date de naissance, et très rarement leurs lieu et heure. Autrement dit, ces prétendus voyants utilisent une astrologie au rabais pour leurs petits trafics. Dans le domaine de l’astrologie, c’est différent : il est possible - même si ce n’est pas souhaitable - de consulter par correspondance. Mais il vous faut savoir qu’une consultation astrologique par correspondance est infiniment plus figée et moins riche qu’une rencontre en direct avec un astrologue. De plus, nombre d’astrologues peu scrupuleux utilisent les mêmes méthodes frauduleuses que les pseudo-voyantes.

- 9) "Il doit vous aider a toujours positiver dans les situations difficiles". Là encore, notre ami Jacques Mandorla a raison. Sans doute touche-t-on là un à des aspects les plus complexes, subtils et ambigus de la relation consultant-consulté. Il est en effet rare que ceux qui consultent les astrologues, cartomanciennes et voyantes viennent uniquement rechercher des lueurs sur le futur. Dans la plupart des cas, vivant une période douloureuse et difficile, ils sont aussi demandeurs d’une relation d’aide, de conseil et de soutien.

L’avenir est-il inéluctable, inscrit dans le "livre du destin", comme le laissent à penser les voyantes ? Dans ce cas, si elles le révèlent à leurs clients, elles n’ont qu’une solution pour être à la fois cohérentes et "humaines" : les aider à faire face aux épreuves qui les attendent, ce qui demande de très grandes qualités humaines et spirituelles. Pour un pur astrologue, ce genre de problème ne se pose pas : il est pour lui évident qu’il lui faut s’inscrire dans une relation d’aide et d’accompagnement puisque pour lui l’attitude vis-à-vis du présent peut influencer l’avenir.

- 10) "Enfin, il ne doit pas vous promettre des miracles, réservés plutôt à Lourdes ou à Fatima". Cela paraît tout à fait évident. Les astrologues, cartomanciennes et voyantes qui sont en plus vendeurs de recettes-miracles, de poudres de perlimpinpin, de gris-gris, pentacles et d’amulettes sont théoriquement des escrocs et des charlatans. Mais une fois de plus, la réalité est plus complexe. Pour ne prendre qu’un exemple, prenons le cas de ceux qui se croient ou se prétendent "envoûtés". Le sont-ils ou ne le sont-ils pas ? Objectivement, peu importe : dès lors qu’ils en sont intimement et personnellement persuadés, ils le sont, et seules des rites de désenvoûtement sincères, qui peuvent opérés par des personnes qui ne croient pas à la réalité objective du phénomène d’envoûtement, leur permettront, dans tous les cas où il ne s’agit pas de profonde psychose, de se sentir "désenvoûtés". Le réel fourmille de ce genre de paradoxes.

Les arnaques garanties

“Vu à la télé” : dételez !

Ne croyez surtout pas que les astrologues qui passent régulièrement sur le petit écran sont les meilleurs, les plus fiables, les plus sérieux. Une apparition à la télévision n’est pas un gage d’honnêteté et de compétence. C’est même la plupart du temps exactement le contraire : les plus célèbres et les plus médiatiques sont en général les pires. Ils ne recherchent que leur propre gloire et votre argent. Ils se servent de l’astrologie beaucoup plus qu’ils ne la servent. Ils utilisent leur notoriété de pacotille pour vous faire payer très cher leurs services et leurs consultations.

“Astrologue diplômé” : fuyez !

Aucune université officiellement reconnue ne délivre des diplômes d’astrologie. En revanche, il existe de nombreuses écoles ou instituts d’astrologie privés. Ces établissements proposent des formations, le plus souvent par correspondance. Nombreux sont ceux qui se prétendent “soumis au contrôle pédagogique de l’Etat” dans le cadre de la formation continue. Ne vous laissez pas abuser : l’Etat ne s’intéresse qu’aux bilans financiers de ces écoles, et n’exerce aucun contrôle pédagogique sur les enseignements qu’ils dispensent. Les astrologues qui décernent ou exhibent des certificats vous jettent de la poudre aux yeux.

“Astrologue héréditaire” : décampez !

L’astrologie n’est pas un don du ciel qui se transfère par l’intermédiaire du patrimoine génétique, mais une science qui s’étudie pendant de très longues années. L’astrologue n’est ni un voyant, ni un médium, mais le praticien d’une science méconnue.

“Astrologue des vies antérieures” : pour rieurs !

L’astrologie n’a rien à voir avec la réincarnation. Votre thème astral ne dit rien de vos vies passées ou futures : il vous renseigne sur votre manière de vivre votre existence présente. Pire : les astrologues réincarnationistes vous déresponsabilisent et vous culpabilisent en vous faisant croire que tous vos ennuis actuels proviennent des mauvaises actions que vous avez commises dans vos vies antérieures. Sachez-le : votre karma n’est pas écrit dans les astres du système solaire. L’astrologie réincarnationiste est une escroquerie intellectuelle et spirituelle.

“Astro-Tarot-voyance” : méfiance !

Ne confondez pas voyants et astrologues : on peut être astrologue sans être voyant, et vice-versa. Certains voyants authentiques (ils sont très rares) utilisent l’astrologie pour mieux cerner le profil psychologique de leurs clients. Certains astrologues sérieux (ils sont encore plus rares) conjuguent savoir astrologique et don de voyance. Les “astro-voyants” qui se revendiquent comme tels dans leurs publi-ci-tés sont en général des escrocs ou des illuminés. Et un bon astrologue n’a pas besoin de Tarots ou de boule de cristal pour faire son travail.

“Astro-gourous” : au trou !

Un astrologue sérieux ne joue pas au gourou. Il n’a aucun message spirituel spectaculaire à délivrer en direct des étoiles par l’intermédiaire des horoscopes. Il n’a pas à vous proposer ou vous imposer ses croyances religieuses. S’il a un look de druide inspiré ou de sage hindou visionnaire, prenez vos jambes à votre cou : ça va vous coûter cher et vous n’aurez pas le genre de service qu’on peut attendre d’un authentique astrologue.

Les bons tuyaux

Le bouche-à-oreille

C’est une des meilleures méthodes pour trouver un astrologue fiable. Renseignez-vous auprès de votre entourage. Si des personnes qui vous semblent sensées, raisonnables et dignes de foi vous conseillent d’aller voir tel ou tel astrologue, cartomancien ou voyant, il y a de bonne chances pour que vous ne soyez pas déçu(e). Méfiez-vous au contraire si ces conseils émanent de personnes trop mystiques ou trop crédules : les charlatans sont très doués pour s’en faire des adeptes !

Les Guides professionnels

Quelques éditeurs publient régulièrement des Guides qui vous donnent les adresses des astrologues, numérologues, tarologues et voyants. Dans la plupart de ces Guides, disponibles dans les librairies spécialisées, vous trouverez également des jugements sur ces praticiens, un peu comme dans les Guides gastronomiques. Le meilleur y côtoie souvent le pire : à vous de vous faire une opinion. Sachez aussi qu’il existe des faux Guides qui pratiquent la publicité masquée. Leurs auteurs proposent aux astrologues et voyants d’y publier leurs adresses, accompagnées de jugements toujours élogieux. En lisant attentivement les premières ou dernières pages de ce genre d’ouvrage, vous trouverez des références à la forme publi-rédactionnelle de ce type de livres : la loi les y oblige. Alors ouvrez l’œil, et le bon !

Le rendez-vous préalable

Si vous avez du temps et de la patience, c’est aussi une excellente méthode pour trier le bon grain de l’ivraie astrologique. Téléphonez à un astrologue dont vous avez entendu parler par bouche à oreille ou dont vous avez trouvé les coordonnées dans un vrai Guide. Demandez-lui si vous pouvez le rencontrer pour discuter gratuitement avec lui avant de vous engager dans une réelle consultation. Vous pourrez ainsi vous-même vous faire une opinion. S’il est simple, humble, ouvert, compréhensif et compréhensible et qu’il ne cherche pas à vous impressionner, vous pouvez y aller : en plus de ces qualités, il est peut-être aussi compétent ! Bien sûr, n’abusez pas de son temps : il ne s’agit que d’un rapide premier contact. S’il refuse cet entretien préalable, questionnez-le au téléphone pour le tester. S’il se montre évasif, confus, obscur, ou bien trop sûr de lui et trop grandiloquent dans ses réponses, raccrochez et allez voir ailleurs.

Article paru dans le n° 1 d’Astrologie naturelle (décembre 1997).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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Messages de forum :
Bien débuter en astrologie
mercredi 4 juillet 2007
par Olivier

Pour bien débuter en astrologie je conseille à tous de jeter un coup d’oeil à la partie astrologie du site de CONJONCTION.

Il est important de bien faire la différence entre INFLUENCE et SYMBOLISATION, ce qui n’est pas toujours le cas dans les premiers pas en astrologie.

Se familiariser avec la notion de SYMBOLE prend beaucoup de temps car notre pensée occidentale l’a complètement évacuée.

L’adresse du site : http://www.conjonction.org

Je suis disponible pour toutes discussions ici ou sur mon site ou par email.

Je pratique l’astrologie depuis 6 ans.



    Bien débuter en astrologie
    mercredi 4 juillet 2007
    par Virgo

    Je suis allé sur ton site et suis déçu que la rubrique Symbole ne soit pas encore opérationnelle. J’étais curieux du rapport Influence/symbolisation sur lequel tu attires l’attention des débutants, que je suis...

    Virgo

      Bien débuter en astrologie
      mercredi 4 juillet 2007
      par Olivier

      Salut,

      Désolé...Effectivement ce chapitre est très important...Les textes du site ne sont pas encore finalisés. Je te promets de remplir celui-là sous peu... Pour résumer :

      Le SYMBOLE est fondamental dans une culture comme celle des egyptiens. On dit "signe" astrologique mais il faudrait traduire : "symbole" astrologique.

      Les Anciens égyptiens pensaient que les petites choses portent les grandes... Ainsi ce qui est en HAUT est comme ce qui est en BAS. Dans un scorpion on peut lire l’incarnation d’une force originelle, d’une partie principielle (invisible) de l’univers.

      Les Egyptiens pensaient de façon imagée (hiéroglyphes), par symboles, pour ne jamais tomber dans le piège de la rationnalisation à outrance ou l’esprit se détache de toute réalité, de tout support...

      Ainsi chaque élément de l’espace est pour un égyptiens, symbole d’une Réalité supérieur. La figuration de cette réalité ou SYMBOLE permet d’entrée en communion avec elle, car une fois intégré, il permet de se relier à cette réalité. Le SYMBOLE n’est pas arbitraire, comme le signe. Car c’est en VERITE que tel élément de notre cosmos est représentatif d’une réalité supérieure, principielle.

      Trop complexe ?

      Je poursuis...Il faut bien sur entendre que le monde "supérieure" n’est en rien le CIEL au-dessus de nous, qui ne fait que le SYMBOLISER... Ce monde des principes éternels et immuable est hors du temps et de l’espace mais conditionne toute réalité et la fait naitre dans le temps et l’espace.

      Le CIEL astrologique est EN NOUS, en toute chose, en notre COEUR. C’est le fameux "ROYAUME DES CIEUX".

      Je me permets de copier cette discussion sur mon forum si jamais une autre personne veut se joindre à nous.

        Bien débuter en astrologie
        mercredi 4 juillet 2007
        par Virgo

        Salut Olivier,

        Bien débuter en astrologie ????

        N’es-tu pas un peu réducteur en disant que le Ciel astrologique est le fameux "Royaume des Cieux". Je me méfie du réductionnisme qui affectionne ce genre de petites phrases : "Ce n’est rien d’autre que..." La réalité astrale témoigne (ou symbolise) d’une réalité qui lui est antérieur (hors Esapce-temps). Certes, il doit être possible de remonter à la source principiellle via le symbolisme astral, mais la lumière (sens du Logos, verbe éternelle du Prologue de Jean) fécondante est en chaque parcelle de matière, dans chaque homme comme une semence à faire fructifier. Et pour ma part, mon Ciel intérieur est illuminé par le Christ, le Verbe éternelle qui récapitule en lui toutes les dimensions de la Vérité. Ce n’est pas un concept, une accumulation de savoirs recueillis dans touts sortes de sciences ou de religions, c’est Quelqu’un, une Vérité en Personne. Le Christ utilisait l’analogisme plus que le symbolisme pour initier, faire communiquer l’invisible et le visible (Mise en pratique exotérique de la Table d’émeraude). Rien n’est secret puisque le royaume est à portée de main. Il est ouverture à l’Esprit qui nous communique du dedans les informations illuminantes du Logos. Cette disposition d’ouverture à l’Esprit est la clef de l’union à l’origine fécondante.

        L’astrologie dans tout ça, pour ma part une science du conditionné qui doit revoir à la baisse sa prétention prométhéenne à tout vouloir expliquer, à révéler la Vérité. C’est une discipline carrefour intéressante qui permet de prendre un certain recul, qui aide à séparer les différentes parts de nos conditionnements. La rattacher à des textes sacrés, révélants, est pour le moins suspect. il n’y a pas de vérité enfermée, voilée, scellée par des traditions originelles. "Est, est, non est, non est (Ce qui est est, ce qui n’est pas n’est pas". Tout le reste n’est que vanités, vanités de vanités.

        Virgo

          Bien débuter en astrologie
          mercredi 4 juillet 2007
          par Olivier

          N’es-tu pas un peu réducteur en disant que le Ciel astrologique est le fameux "Royaume des Cieux". >

          Si, en effet. Le Royaume des Cieux est la REALITE de l’intégration du thème. Pour le voir il faut etre né à nouveau. Le Ciel astrologique n’est pas le royaume tant qu’il n’a pas pris place en nous, que nous ne sommes pas devenu note thème de "NAISSANCE", l’HOMME que nous sommes et que nous ne sommes que boue, amas contradictoire et hétéroclite.

          Je Une bonne intégration des valeurs plutoniennes chez toi ou du scorpion performant...Tu te méfies du SOLEIL/LION : simplisme.

          la lumière (sens du Logos, verbe éternelle du Prologue de Jean) fécondante est en chaque parcelle de matière, dans chaque homme comme une semence à faire fructifier. Et pour ma part, mon Ciel intérieur est illuminé par le Christ, le Verbe éternelle qui récapitule en lui toutes les dimensions de la Vérité. Ce n’est pas un concept, une accumulation de savoirs recueillis dans touts sortes de sciences ou de religions, c’est Quelqu’un, une Vérité en Personne.>

          EXCELLENT ! le CHRIST est l’HOMME, c’est la personne que nous sommes tous ammené à devenir, le VERBE en nous qui doit croitre et fructifier, le FRUIT de notre ARBRE intérieur, l’ARBRE DE VIE.

          Le Christ utilisait l’analogisme plus que le symbolisme pour initier, faire communiquer l’invisible et le visible (Mise en pratique exotérique de la Table d’émeraude). Rien n’est secret puisque le royaume est à portée de main. Il est ouverture à l’Esprit qui nous communique du dedans les informations illuminantes du Logos. Cette disposition d’ouverture à l’Esprit est la clef de l’union à l’origine fécondante. >

          Ma fois tu es loin d’etre un débutant. Je te félicite. Il est tout de meme faux de dire que Jésus (à ne pas confondre avec Jésus-CHRIST) utilise l’analogie et non le symbolisme. Premièrement, parce que l’apocalypse de Jean regorge de symbolisme, ensuite parce que la Parabole est symbolisme.

          L Suspect, certes, mais au combien "fécondant"...

          Tout se résume en ceci :

          Il y des LIENS vértiables (symbolisme) et des LIENS FAUX (irrationnels). Seul celui qui est véritablement relié sent le sens du symbolisme et de la parabole.

          Car il est "COMME LE VENT"...

          Ravi de te rencontrer !

          Je t’invite à me répondre sur mon propre forum (mais cela n’est pas obligatoire) car nous sommes en plein dans le sujet de mon site !!! @+

            Symboles et images des pinailles
            mercredi 4 juillet 2007
            par Richard

            Ouh là la, quelles divagations et amalgames ! Entre le Symbole Sacré Egyptien (SSE) et le Christ Vérité en Personne (CVP), une Chatte Cosmico-Tellurique (CCT) ne retrouve plus ses petits ! Ce site étant consacré à une approche humble, naturelle, objective de l’astrologie (sans majuscules SVP), nous devons rappeler que :

            Position philosophique :

            L’astrologie naturelle postule que le réel observable a une réalité objective : le monde phénoménal, l’univers au sein duquel nous sommes situés, existe indépendamment du témoignage sensoriel ou de la représentation mentale que nous en faisons. Le monde extérieur à nos cinq sens (ou plus) et à notre esprit n’en est pas l’émanation. Il a une réalité en soi. Certes, nous le percevons à travers les prismes de nos impressions sensorielles et de notre intellect, et ces prismes sont naturellement déformants.

            L’organisme humain ne réagit pas symboliquement aux influences cosmiques. Il les reçoit, les assimile et leur répond par l’intermédiaire de son système nerveux extrêmement complexe et sophistiqué (cette haute complexité et sophistication le différencie des autres animaux) qui se caractérise par ses divers niveaux de réaction (excitation, inhibition, etc.) à des signaux concrets (distance, masse, périodicité, etc.). L’être humain étant doué de conscience réflexive et de pensée (et parfois de raison), il créa un jour le langage. Les premiers langages de l’astrologie furent symboliques (comme celui des enfants). Puis un jour apparurent les langages conceptuels, modes de représentation plus analytiques, précis et fonctionnels que les symboles, vagues et touffus.

            Représentations symboliques ou conceptuelles sont également légitimes. Les premières mobilisent davantage le ressenti, l’imaginaire (cerveau droit), les secondes le verbal, l’analytique (cerveau gauche). A ceci près que « tant qu’un symbole est vivant, il est la meilleure représentation possible d’un fait : il n’est vivant que tant qu’il est gros de significations. Que cette signification se fasse jour, que l’on découvre l’expression qui formulera le mieux la chose cherchée, attendue ou pressentie, alors le symbole est mort : il n’a plus qu’une valeur historique » (Carl-Gustav Jung).

            Signalons au passage qu’il existe deux modes d’approche de l’astrologie :

            1) l’astro-symbolisme : les écoles relevant de ce courant estiment que la relation de l’Homme avec le ciel est de nature symbolique, poétique ou spirituelle : l’astrologue « ne voit qu’un Symbole. Le thème natal est seulement un symbole », et « l’étude scientifique de la connexité observable entre les phénomènes célestes et les changements plus ou moins caractérisés dans la vie de groupes ou d’individus n’est pas de son ressort ». Dans cette optique, il y a donc, d’une part, un « ciel réel », propriété des astronomes, et un « ciel-symbole » spécifiquement astrologique : « Si le ciel des astronomes est un système de faits identifiés par les instruments de calcul et d’optique, celui des astrologues représente un système de valeur à qualification humaine. Le soleil astrologique n’est pas identique à celui dont les lunettes noires cherchent, pour nos yeux, à voiler l’éclat ». Pour les astrologues représentant cette approche, l’astrologie est un discours mythologique, ésotérico-imaginaire, qui postule arbitrairement l’interdépendance Homme-Ciel, sans se soucier de légitimer cette affirmation par quelque cause objective que ce soit.

            2) l’astrologie naturelle dont la principale représentante est la conditionaliste : dans cette optique, l’influence astrologique a des causes physiques qu’il s’agit d’élucider et de comprendre. L’Homme est biologiquement adapté à son environnement cosmique proche (le système solaire). Les astres agissent sur lui en émettant des signaux, probablement de nature gravifique, qui structurent initialement son organisme et son psychisme, et modifient périodiquement ses états d’excitabilité nerveuse, agissant ainsi sur ses comportements, son caractère, ses attitudes psychologiques. L’astrologie ne se réduit pas à un discours, à un système de projection subjectivo-symbolique : ce sont les hommes qui symbolisent, à travers leurs théories, langages et images, leur relation concrète avec le système solaire. L’astrologie est une science naturelle méconnue, au carrefour des sciences humaines et des sciences physiques.

              Symboles et images des pinailles
              mercredi 4 juillet 2007
              par Olivier

              Salut Richard !

              Tout d’abord je note : des dissertations trop longues qui ne tiennent pas compte de l’autre et lui impose de lire 2 pages de textes....Essayer de synthétiser pour nous. Sinon je réponds point par point mais cela sent l’exposé de celui qui "a la science’, attention à la grosse tete...

              naturelle

              C’est-à-dire ?

              objective

              Ben voyons...Qu’est-ce que l’objectivité ?

              philosophie

              Cela m’intéresse, j’ai une licence mais je vois plutot le récit d’une croyance...avec un grand postulat...Mais la démarche est noble.

              Les premiers langages de l’astrologie furent symboliques (comme celui des enfants). >

              Ah bon les enfants connaissent le symbolisme, premiere nouvelle. Comme si le symbolisme allait de soi. Je ne vous suit pas. Le symbolisme est le résultat d’un travail de révélation...Seul un adulte véritable peut le pratiquer. Qu’appelez vous symbolisme ?

              Puis>

              N’importe quoi. Au moins notre opposition est claire. Vous ne comprenez pas le symbole.... Il n’a rien de vague et touffu...Il est CLAIR, mais il est vague pour celui qui l’aborde par le biais du concept, de l’intelligence dénuée de toute sagesse et de toute réalité vitale. Je sens d’ailleurs chez vous cette propention proprement Uranienne à se détacher de la réalité et à théoriser dans le vide... aboutissement : néant.

              Repr> Bien sur, mais tout dépend de la finalité...

              A>

              Hum....débile. Un symbole ne peut pas se limiter à une expression, à un concept... Et je crois que Jung est largement interprété ici...

              — l’astro-symbolisme : les écoles relevant de ce courant estiment que la relation de l’Homme avec le ciel est de nature symbolique, poétique ou spirituelle : l’astrologue « ne voit qu’un Symbole. Le thème natal est seulement un symbole », et « l’étude scientifique de la connexité observable entre les phénomènes célestes et les changements plus ou moins caractérisés dans la vie de groupes ou d’individus n’est pas de son ressort ».

              Ouaw....Voilà bien mon astrologie...Merci de l’info.

              qui

              Personnellement je trouve cette approche risible... Car l’astrologie a été créée selon le symbolisme... Et maintenant que la SCIENCE est omniprésente, ceux-là s’imagine à réinvinter les motifs de l’astrologie au lieu d’étudier les fondements de cette science qui leur est léguée...Ridicule.

              Et cela est né non pas de l’objectivité, mais du gonflement de l’orgueil des scientifiques...et je sens d’ailleurs chez vous un orgueil à faire exploser une grenouille...jusqu’à preuve du contraire.

              Dites-moi au fait...Dans le cas de l’astrologie naturelle, quel est le but ?

              Résumé de votre message (c’était bien la peine de faire tant de lignes pour noyer le poisson).

              Il y a ceux qui utilisent le symbole et ils sont sous-évolués, meme s’ils sont bien gentils et interessants, et il ya les gens intelligents qui ont tout compris et qui sont passés au concept, clair, objectif et sans aucune contradiction possible....

              Vous ne sentez pas comme un...couac, là ?

                Symboles et images des pinailles
                mercredi 4 juillet 2007
                par Virgo

                ça chauffe ici !

                Jean-Pierre Nicola (le fondateur de l’astrologie conditionaliste) est plus nuancé que Richard Pellard, car il n’oppose pas signal et symbole en reléguant le symbole au "ressenti, à l’imaginaire, au non-objectif" (dixit Richard Pellard). Les deux sont liés comme les deux serpents du Caducée (dixit Jean-Pierre Nicola). Si j’ai bien compris, l’astrologie conditionaliste propose une herméneutique qui s’appuie sur le signal autant que sur le symbole, le symbole n’est pas évacué mais porteur d’une réalité en perpétuel devenir. Et la piste conditionaliste est avant tout celui du signal concret que voile le symbole. RP semble rompre avec le conditionaliste en postulant de façon dogmatique la primauté du signal en intelligence et en objectivité ! Pourquoi ce dogmatisme autoritaire ! Est-il inhérent au conditionalisme ou est-il propre à l’individu à ses idées ?

                Pour ma part je ne trouve pas très constructif d’opposer Symbole et Signal concret comme le fait Ricahrd Pellard, car il oppose en fait plus que ça, il oppose une vision du monde à une autre, une astrologie contre une autre, des personnes contre des personnes, et surtout ce qui frappe c’est qu’il oppose en imposant.

                Je m’exprime quelques fois sur ce forum, mais j’ai cessé de répondre aux agressions verbales et idéologiques de Richard Pellard, l’essentiel étant les autres, ceux qui pensent ne pas tout savoir et qui osent chercher comme le vent qui souffle... "est, est, non est, non est" Ce qui est, est, ce qui n’est pas n’est pas !

                Virgo

                  Profession astrologue
                  mercredi 4 juillet 2007
                  par Chrystel

                  Bonjour,

                  Je m’intéresse de près à l’astrologie et j’aimerais connaître :

                  - le salaire moyen d’un astrologue travaillant à son compte (au moins une fourchette)
                  - y a-t-il une demande forte d’astrologues ?
                  - les pré-requis en terme de compétences pour ouvrir son cabinet ?
                  - le temps d’apprentissage de l’astrologie ?
                  - le type de clientèle se présentant dans les cabinets ?

                  Je vous remercie d’avance pour ces informations et vous souhaite un excellent week-end,

                  Chrystel

                    Profession astrologue
                    mercredi 4 juillet 2007
                    par Richard

                    Salut Chrystel,

                    1) le salaire moyen d’un astrologue travaillant à son compte (au moins une fourchette) :

                    Si tu fais dans le genre Elisabeth Teissier ou "vu à la télé", que tu as un physique de top model, de la tchatche et pas trop de scrupules, tu peux devenir multimillionnaire. Si tu ne corresponds pas à ce profil, c’est à dire si tu pratiques une astrologie sérieuse, rigoureuse et respectueuse de la complexité du réel et des êtres humains, attends-toi à galérer grave - voir 2).

                    2) y a-t-il une demande forte d’astrologues ?

                    Non, pas du tout. C’est même exactement l’inverse. L’astrologie a connu un véritable âge d’or pendant les années 60, 70 et 80 du siècle dernier. Les astrologues ont tellement fait les cons pendant cette période qu’ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis pour cause d’incompétence psychologiste et de prédictions foireuses. Actuellement, l’astrologie - surtout la sérieuse - n’a plus du tout la cote. Ce n’est pas un métier d’avenir…

                    3) les pré-requis en terme de compétences pour ouvrir son cabinet ?

                    Le temps d’apprentissage de l’astrologie ? Minimum quatre ans d’études si tu te branches directement sur l’astrologie conditionaliste. Un minimum de flair psychologique. Une faculté naturelle d’empathie. De l’humilité devant nos ignorances. Ne pas croire qu’un astrologue sait tout, peut tout.

                    4) le type de clientèle se présentant dans les cabinets ?

                    C’est en général abominable. Il y a un fossé considérable entre l’offre et la demande.

                    L’offre d’un astrologue sérieux, c’est pour simplifier une prestation de super-psychologue capable de faire comprendre aux gens comment ils fonctionnent et dysfonctionnent ici et maintenant, de leur faire connaître l’échéancier (transits) pouvant les aider à moins dysfonctionner et de les aider, pour y parvenir à trouver par le dialogue les solutions concrètes et pratiques.

                    La demande des consultants, c’est dans l’immense majorité des cas un désir de connaître l’avenir, de savoir quand ils vont trouver l’âme-sœur, gagner au loto, retrouver du boulot, s’ils sont cocus, quand vont mourir ceux qu’ils détestent, etc., toutes questions auxquelles un astrologue sérieux ne peut apporter aucune réponse.

                    5) Tous les astrologues sérieux que je connais n’ont jamais décidé de le devenir. On ne décide pas d’être astrologue, on le devient…

                    A+


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