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Publié le : 23 décembre 2001
Du système solaire au système nerveux



Les recherches de l’astrologue J.P. Nicola ont permis de comprendre l’unité du système solaire, en utilisant des formules qui servent, en atomistique, à calculer des longueurs d’onde ou des fréquences limites de l’atome d’hydrogène : "Les cycles utilisés par les astrologues, confirmés par la théorie des âges, sont ancrés dans le Soleil et dans les échanges énergétiques de ses constituants fondamentaux, l’hydrogène entrant pour 70 % dans la composition de sa masse".

Les structures harmoniques du système solaire renvoient donc à des fréquences caractéristiques de l’atome d’hydrogène. Or, l’hydrogène, corps chimique le plus simple, est commun au vivant et au non-vivant et il suffit que l’atome d’hydrogène se transforme en carbone pour que la vie puisse apparaître. Il y aurait donc des preuves, pour l’instant toutes théoriques, d’un "pont" jeté entre le non-vivant de l’organisation hélio-planétaire et le vivant de l’Homme : "Le ciel est bien en nous, sous la forme des longueurs d’ondes correspondant à la radiation d’énergie maximale des températures planétaires à leur distance moyenne au Soleil".

Dans l’optique d’une astrologie naturelle, par quel intermédiaire les astres du système solaire influencent-ils les comportements humains ? Très probablement par celui du système nerveux : "Seul un système différencié, d’extrême sensibilité, réagit aux variations subtiles du milieu. Le système nerveux, les centres assurant le conditionnement (...) paraissent indiqués, à tel point que l’on ne saurait parler d’influences zodiacales et planétaires pour les organismes inférieurs. Le retentissement de ces influences serait en tout cas limité".

Or l’être humain est l’espèce animale dont le système nerveux est, et de loin, le plus complexe et le plus sophistiqué. Nous savons par ailleurs que l’homme possède des horloges internes cellulaires. Pourquoi ces horloges internes ne seraient-elles pas synchronisées avec les variations diurnes et nocturnes, et, au-delà, aux horloges externes que constituent les cycles et intercycles planétaires ? En ce qui concerne le rythme diurne-nocturne de 24 heures (nycthémère), c’est déjà un fait d’expérience :

"L’état de l’être vivant n’a rien à voir avec l’équilibre thermodynamique. La stabilité est constamment entretenue, pilotée par des horloges biologiques dont le rythme est un facteur essentiel. L’existence de ces horloges n’a été prouvée que dans les années 30 et la reconnaissance de leur rôle majeur est bien plus récente encore. On pouvait penser, sans doute parce que les principaux rythmes sont circadiens, c’est-à-dire d’une durée voisine de 24 heures, que l’alternance du jour et de la nuit dictait les fluctuations observées. Or il n’en est rien : les mécanismes sont internes. La rotation de la Terre et ses conséquences environnementales ne servent qu’à synchroniser les horloges" (...) La question reste de savoir comment les phénomènes chimiques intracellulaires, dont les durées sont en général inférieures à la seconde, peuvent engendrer une périodicité d’environ 24 heures. Selon une hypothèse, cette période tiendrait à la longueur du gène qui se lirait et synthétiserait la protéine correspondante en 24 heures".

D’autres chercheurs vont beaucoup plus loin. Les docteurs en médecine C. Balaceanu et E. Nicolau (dans "Les fondements cybernétiques de l’activité nerveuse" (L’Expansion scientifique française, 1971), monographie du collège de médecine des hôpitaux de Paris. Les citations qui suivent sont extraites de cet ouvrage). sont persuadés, que "le système nerveux doit donc disposer d’un moyen de mesurer le temps. Le dispositif - ou les dispositifs - de "marquage" du temps sont d’autant plus importants que l’intervention des différents systèmes de mémoire crée des distorsions temporelles (...). Une montre biologique (...) est donc un phénomène périodique".

Ce phénomène périodique qu’est une montre biologique, les deux neurologistes le divisent en trois catégories :

-Le plus important oscillateur exogène est représenté par la variation périodique de l’intensité de la lumière pendant le cycle de 24 h (...). La généralisation du rythme circadien à tout le névraxe se fait par l’intermédiaire de l’épiphyse.

 Un second rythme exogène est représenté par le rythme saisonnier avec une période d’une année. Les réseaux neuroniques, en traitant la variation du rapport entre la durée de la journée et celle de la nuit, arrivent à une fonction périodique annuelle avec deux points critiques (en mars et en septembre) où ces durées s’égalisent.

 En dehors de ces deux rythmes exogènes il doit y en avoir d’autres insuffisamment mis en évidence. Les fluctuations périodiques de la température, certaines évolutions périodiques des phénomènes météorologiques, les radiations cosmiques, les phases de la Lune, les taches solaires, imposent aux neurones des périodicités qui doivent être prises en compte si l’on veut un modèle du cerveau".

Les durées de révolution sidérale des planètes du système solaire sont aussi des phénomènes périodiques, des "rythmes exogènes (...) insuffisamment mis en évidence". Un jour sans doute, avec les progrès de la chronobiologie et une meilleure connaissance du système nerveux humain, c’est la neurophysiologie qui démontrera la réalité du fait astrologique. Après tout, le cerveau est encore dans une large mesure un continent inconnu que nous commençons tout juste à explorer...

Le problème sera alors de "trouver la justification théorique du passage des micro-durées caractérisant l’excitabilité nerveuse aux macro-durées données par les cycles planétaires (...) L’héritage constitue un acquis capable d’une grande autonomie, si bien que les structures temporelles exogènes, après avoir été normatives agissent sur les structures temporelles endogènes comme déclencheurs, sans avoir entièrement perdu de leur pouvoir formateur".

Enfin, n’oublions pas que les durées planétaires sont directement liées aux lois de la gravitation. De récentes expériences de biotechnologie spatiale semblent démontrer qu’il y aurait une "perception cellulaire de la pesanteur". Les cellules vivantes, humaines ou autres, seraient sensibles aux effets des "microgravités".

Après tout, le seul phénomène physique qui semble légitimer l’heure de naissance (fondement temporel de tout thème astral) plutôt que celle de la fécondation de l’ovule est le changement de quotient gravifique : les effets de la gravitation ne sont pas identiques (il existe une différence de densité) en milieu aquatique (intra-utérin, pendant la gestation) et en milieu aérien (extra-utérin, lors de la naissance)...

Le système nerveux aurait donc les aptitudes requises au traitement des signaux astraux, par l’intermédiaire du temps des cycles astronomiques. C’est un fait : l’homme grandit, évolue et se transforme avec le temps qui passe, temps que l’on peut considérer sous l’angle de la persistance (durée), de l’alternance (rythme) ou de la périodicité (cycle). Le temps est invisible, immatériel, il ressemble en cela à nos diables et nos dieux. Il n’en n’est pas moins efficace : on peut en constater la puissance, jour après jour, de la naissance jusqu’à la mort.

Parce qu’elle rend compte, dans une large mesure, des macro-durées auquel l’être humain est sensible, l’astrologie est une "chronosophie".

Texte extrait du Manuel d’astrologie universelle,éd. Dervy, 1993.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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