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| Publié le : 20 janvier 2002
Introduction au signal astrologique
Il n’est pas nécessaire de pratiquer très longtemps l’astrologie pour se rendre compte que beaucoup de ses affirmations peuvent être vérifiées par l’observation du comportement humain.
Toutefois, la variété des conduites et des évènements que l’astrologue met en corrélation avec les données célestes présente une difficulté singulière, en ce sens qu’elle ne se laisse pas réduire à des équivalences sémantiques simples. Quant on pense que Jupiter désignerait tout à la fois la bourgeoisie, la chance, les propriétaires de chevaux de course, les cuisses, les prélats, la richesse et les crises de foie (1), on commence par s’étonner de n’y pas trouver de raton-laveur, puis on est pris d’un doute : I’astrologie n’est-elle pas l’art du bric-à-brac ? Une sorte de cafétéria géante, où chacun, passant avec son plateau (en l’occurrence le thème astrologique qu’il étudie), choisirait au passage ce qui convient le mieux à sa stratégie interprétative du moment ? Devant cette interrogation, deux attitudes sont possibles :
Cela demande : 1) que l’on n’ait pas trafiqué le réel pour le faire coller avec l’hypothèse. Il y a en astrologie de beaux exemples de manipulations de données objectives. 2) que le réel soit étudié avec des moyens rigoureux, et non pas sentimentalement appréhendé par des âmes sensitives, pour qui poésie et "science" sont une seule et même chose. 3) que la connaissance du réel fasse elle-même des progrès, car, puis que l’astrologie produit un discours adéquat sur certains aspects du réel, il faut bien que l’un et l’autre communiquent de quelque manière. Or, c’est ce point de contact qui n’est actuellement pas connu. En présence de ce problème, seule la démarche scientifique (hypothèse/épreuve des faits) est recevable. Mais aujourd’hui, aucune certitude ne peut être énoncée, par manque de connaissances vraies, en partie à cause de la grande indigence des recherches sérieuses en ce domaine. Un bel exemple du contraste entre un constat brut et l’incertitude des interprétations nous est donné par l’observation réalisée par les professeurs J. Lansac et P. Guillen : ayant étudié les dates de près de 6 millions de naissances qui ont eu lieu en France de 1968 à 1974, ils ont remarqué un plus grand nombre de naissances lors des phases lunaires allant ou dernier quartier plus un jour au dernier quartier plus 10 jours (nouvelle Lune). Cette observation en rejoignait d’autres, effectuées sur des échantillonnages différents (2). Voilà, semble-t-il, un fait brut. L’étonnante variété des hypothèses explicatives avancées ne prouve guère que l’ignorance où nous sommes des mécanismes concrets qui sous-tendent le phénomène :
En quoi un facteur de l’environnement peut-il être considéré comme astrologique ? Il faut que ce facteur varie exactement avec une ou plusieurs coordonnées astrologiques (planètes, signes, aspects) ; il faut qu’il influence effectivement l’être humain d’une manière observable ; il faut que la résultante de cette influence s’insère de façon cohérente dans la théorie et la pratique de l’astrologie pour y apporter du nouveau. L’astrologie est avant tout fondée sur l’observation des effets planétaires. Les signes du zodiaque n’entrent en jeu qu’en tant qu’indicateurs de la position relative de la planète par rapport à un observateur terrestre. Les aspects sont des relations angulaires des planètes entre elles sur une représentation en deux dimensions. Une approche scientifique de l’effet astrologique ne peut donc se fonder que sur des paramètres actuellement connus et analysés dans le cadre de la science, quitte à modifier la dite approche en fonction des avancées dans la connaissance. En ce sens, I’astrologie est naturelle c’est-à-dire fondée sur des lois de la nature reconnues comme telles par ceux qui font profession de les étudier. SUITE NOTES Abréviations utilisées dans les présentes notes : EA = Grande Encyclopédie Alpha des Sciences et des Techniques, éd. Grange Batelière,1974. NC = référence non connue PS = revue Pour la Science R = revue La Recherche SV = revue Science & Vie (1) HADES, Manuel complet d ’astrologie scientifique et traditionnelle, éd.Bussière,1967, p. 4748, et Manuel complet d’astrologie médicale, 1970, p. 53-54. (2) JACQUES LANSAC et PAUL GULLEN, Naissances et cycle lunaire, in S & V Hors Série Trimestriel n° 163, Juin 1988, p. 145 sqq. Cycles et saisons. Cet
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Jean-Paul Citron
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