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Bilan de l’astrologie traditionnelle

Ce qui est désigné ici par le terme « astrologie traditionnelle » recouvre le corps de savoir qui est commun, à quelques variantes & exceptions près, la plupart des courants et écoles d’astrologie occidentale à l’exception de l’astrologie conditionaliste. (R.P.).

Zodiaque

Référence générale :

Libre analogisme. Tout se correspond sans nécessité de relations causales. Ce qui est en haut est en bas, et réciproquement.

Références spécifiques :

Le cycle annuel Terre-Soleil induit un zodiaque tropique comportant douze secteurs (Signes) en raison de la qualité intrinsèque de ce chiffre, ou 36 décans (trois par Signe) par une application interne du ternaire.

Deuxième référence géo-solaire : les principes météorologiques du Chaud, du Froid, du Sec, de l’Humide. Les deux premiers combinés aux deux autres donnent les quatre couples caractéristiques des quatre quartes saisonnières et des Signes avec une variation des dosages.

Les quatre Éléments issus des couples météo, la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu sont affectés d’un état Cardinal, Fixe ou Mutable, selon la situation du Signe (commencement-milieu-fin) dans le cycle interne de la saison.

Le principe binaire intervient pour une distribution alternante du positif (diurne, masculin) et du négatif (nocturne, féminin), à partir du Bélier, premier Signe du zodiaque et de polarité positive.

Ce zodiaque syncrétise des références numérologiques et météorologiques érigés en Principes, l’essence s’amalgamant au manifeste. Les planètes, étrangères à la définition du Signe, subissent la loi d’un Soleil ni abstrait, ni concret, en traversant les Signes. Bien que les saisons ne peuvent s’évoquer pour elles, leurs effets se modulent par les qualités élémentaires que le Soleil imprime aux Signes par voie analogique.

Le système des Maîtrises ou distribution de dignités planétaires sur les Signes procède de la même pensée syncrétiste en convertissant, en un moment imprévu, une référence astrométrique en principe métaphysique. Par exemple, les domiciles (dignité principale d’un astre sur un Signe) s’inspirent de l’ordre des vitesses angulaires des astres à partir du couple des luminaires (Lune en Cancer et Soleil en Lion) mais, ensuite, le procédé affecte une étendue uniforme de 30° à des astres dont le rapport des vitesses n’a rien de constant et de comparable.

Variantes :

Les constellations (zodiaque sidéral) s’ajoutent ou s’excluent du Zodiaque tropique. Les uns tiennent compte des deux zodiaques en les traitant sur des plans distincts (constellations pour les destinées collectives, Signes pour les individus), les autres retiennent le tropique contre le sidéral ou le sidéral contre le tropique. La justification astrométrique du zodiaque sidéral n’étant pas évidente, généralement ce zodiaque va de pair avec une option symbolico-spiritualiste radicale : les Constellations ont reçu à point nommé les titres, formes, désignations, que le Créateur avait conçus pour elles. Où est le problème ? Il n’y a rien à expliquer. L’astrologie procède ici directement du surnaturel, sans amalgame.

Applications :

Le zodiaque tropique des Éléments a la vedette en Occident. Les quatre principes remontent à Aristote et Ptolémée qui les utilisaient dans une vision à la fois physique et philosophique. Aujourd’hui, ils sont réservés à une version se disant métaphysique tout en s’appliquant aux quatre tempéraments hippocratiques, adaptés aux tempéraments modernes. Incidemment, je signale qu’Hippocrate était un esprit positif, un scientifique expérimental accordant la préséance au cerveau plus qu’aux humeurs, et l’on gagne à connaître son œuvre (3) avant de lire des utilisateurs qui ne semblent pas avoir pris cette peine (4).

Des tempéraments hippocratiques, l’astro-psychologie s’est étendue à toutes les typologies : Le Senne, Jung, Freud, parmi les dominantes. Les auteurs de ces extensions n’ont généralement pas conscience du fait qu’ils ont masqué par de fausses victoires l’échec de leur recherche d’une pensée spécifiquement astrologique. Les corrélations cautionnées par le libre analogisme attribuent par exemple le complexe oral au Taureau parce que ce Signe gouverne la gorge, le complexe anal à la Vierge et au Scorpion pour leur gouverne sur les intestins et sphincters. À quand le complexe des genoux pour le Capricorne ? Mais il faut dire que l’absence totale de système et d’unité passe pour une garantie d’authenticité. N’a-t-on pas évoqué contre le zodiaque réflexologique son aspect trop logique et systématique ?

Les applications psychologiques vont de pair avec les prédictions d’événements et de climats obtenus par les méthodes prévisionnelles naturelles ou symboliques, indistinctement. Là aussi, il ne faut surtout pas être logique. Ca gêne le bon interprète.

Contrôle :

Pratique personnelle, études biographiques, statistiques. L’absence d’unité, de cohérence, de référence commune à des concepts clairs et des formules précises ne permet pas la communication et les échanges de résultats. Chaque praticien ayant choisi sa ou ses typologies zodiacales, ne peut enrichir son expérience de celle de confrères aux prédilections différentes.

Le profit intellectuel des résultats statistiques est plus qu’incertain. Les travaux de Gauquelin sont négatifs pour le zodiaque. Les statistiques réduites d’astrologues professionnels ou amateurs paraissent souffrir d’erreurs méthodologiques.

Actuellement, il reste à étudier l’enquête d’Hans Eysenck portant sur l’extraversion et l’introversion en établissant une dominante des Signes positifs pour l’attitude extravertie, une dominante des Signes négatifs pour l’attitude introvertie.

Prospective :

Aucune perspective de développement qualitatif : l’astrologie symbolico-magiste n’a pas d’obstacles à franchir, aucun problème à résoudre. Elle est. Son extension se fait par annexions de nouveaux objets, nouvelles typologies. Toujours en libre-service, son zodiaque peut s’accroître d’apports hétérogènes qui ne feront qu’occulter les fondements réels de l’astrologie et exorciser le véritable esprit traditionnel : esprit d’unité et d’homogénéité.

Planètes

Référence générale :

Libre analogisme et mythologie grecque. Les contradictions avec les autres mythologies ne font pas partie de ces références.

Références spécifiques :

Les cycles planétaires (durées de révolutions sidérales) ont beaucoup d’adeptes. Cette référence a été utilisée par C. Ptolémée en sa théorie des « Arbitres du Temps », se reportant aux durées imparties aux astres selon les connaissances astronomiques de l’époque. Le géocentrisme et les épicycles accordaient des durées de 4 ans à la Lune, 8 à Vénus, 20 à Mercure, 19 au Soleil, 15 à Mars, 30 à Saturne et 12 à Jupiter. Plus passéistes que traditionnels, nos astrologues ont maintenu ces durées tout en sachant — parfois — dans quel esprit Ptolémée les ordonnait.

L’astrométrie entre superficiellement en jeu dans les considérations de brillance, de couleur, ou celles interprétant les courbes données par le mouvement apparent des astres. Par le biais des Maîtrises, les planètes héritent aussi des qualités élémentaires de leurs Signes favoris.

La numérologie est concernée par le rang de la planète dans l’échelle des vitesses apparentes ou par des affinités de significations entre les nombres et les caractères des dieux mythologiques. D’où une pluralité d’attributions. En Occident, la mythologie grecque s’impose comme la grande pourvoyeuse de types, complexes et astres hypothétiques. La multiplicité des dieux réclame — ne serait-ce que par sens démocratique — de nouvelles planètes dans le ciel. Par ailleurs, l’invisibilité des dieux associée à celle des planètes permet l’introduction de facteurs immatériels ou imaginaires, la différence entre les deux n’ayant pas beaucoup d’importance. Les symboles graphiques (idéogrammes) forment aussi un support justificatif des significations planétaires.

Applications :

Spéculatives, philosophiques ou psychologiques. Elles portent sur toutes les branches d’activités individuelles ou collectives. Comme pour les Signes, dans la pratique, les planètes sont liées aux typologies et à diverses psychanalysmes. En France, l’orientation freudienne bénéficie d’une audience en expansion vers l’Italie. Les corrélations se font par libre analogisme dans le décor mythologique. Saturne gouverne le « complexe de sevrage » à cause de la faux de Chronos. Pluton, dieu des enfers, préside l’instinct de mort : CQFD. Aucun problème pour la suite : Vénus le plaisir, Mars l’agression, Jupiter la puissance, etc. La disparité des critères entraîne de curieuses associations : Saturne, co-relié au sevrage, gouverne quand même le vieil âge. Mars, affecté au stade dentaire, vient, dans le gouvernement des âges, après la vingtième année. N’oublions pas que selon cette astrologie, il y a en effet un « temps pour chaque chose ».

L’ensemble est soutenu par la doctrine des « signatures ». Chaque individu « signé » par une ou plusieurs planètes reçoit à la naissance les maillons de ses correspondances analogiques. La notion de personnalité disparaît au profit du « type ». Il suffit, dans l’interprétation, d’énumérer le nombre de signatures et de répartir dans le temps et l’espace les « types » que l’on porte en soi.

Contrôle :

Pratique personnelle, études biographiques, statistiques. Les travaux statistiques de M. Gauquelin, fondés sur des échantillons larges et variés, ont confirmé l’action de cinq planètes sur les dix figurant dans les horoscopes orthodoxes. Après la Lune, Jupiter, Saturne, Mars, testés par les professions, Vénus est apparue au niveau dit « héréditaire », c’est à dire dans les comparaisons entre géniteurs et progéniture.

Bien que ces statistiques soient fâcheuses pour l’astrologie magico-symboliste, les leaders de celle-ci en ont fait bannière, à rebours d’un auteur qui use de ses chiffres contre tout astrologisme.

Maisons

Référence générale :

La même que pour le zodiaque et les planètes.

Références spécifiques :

Deux sources au moins de significations : la symbolique de l’espace (peu usitée) et la correspondance avec les Signes. L’ordre numérique des Maisons s’identifie à l’ordre numérique des Signes au détriment du réel autant que de l’analogisme. Tandis que les Signes, à partir du Bélier, progressent vers un maximum de chaleur (Cancer-Lion) ou culmination diurne du cycle annuel, la numérotation des Maisons, s’opérant en sens contraire, passe du Lever (Ascendant) pris comme origine à des Maisons nocturnes, pour aller vers la Maison IV, le Minuit du mouvement quotidien. Il en résulte, pour ne citer qu’une spectaculaire fantaisie, que le Signe du Capricorne, froid, nocturne et saturnien dans le cycle annuel, est en correspondance avec la Maison X, le Midi diurne et chaud du cycle quotidien.

Pour les Maisons, les références astrométriques utilisées entraînent divers procédés de division de la sphère locale en douze secteurs. Selon que l’on divise l’espace ou le temps, selon le plan de projection adopté (écliptique, équatorial), selon les cercles astrométriques que l’on se donne, on obtient des étendues différentes. Chaque praticien est satisfait de son choix. Les innovations régulièrement proposées pour nettoyer le colossal fouillis des Maisons n’ont jamais perturbé personne. Une prudente minorité se défie des Maisons. Une forte majorité adopte le silence en persévérant dans son premier choix, les Tables les mieux diffusées l’emportant sur les moins connues. Rares sont, enfin, les débutants avertis de l’existence de plusieurs systèmes de domification et qui peuvent prendre la mesure des a priori de leur formation.

Applications :

Elles portent de préférence sur les événements, les Maisons concrétisant théoriquement les principes planétaires. Il existe cependant de multiples retranscriptions psychologiques et philosophiques établissant des classements par catégories formelles. Les statistiques de M. Gauquelin, quoique négatives quant aux significations des Maisons et leurs localisations (par exemple, l’influence de l’Ascendant est déplacée en Maison XII) n’ont pas découragé les novateurs hardis. Certains praticiens combinent l’ancien et le nouveau testament en interprétant la XII à la fois au plan de la personnalité (signature de base) et des épreuves.

Contrôle :

Pratique personnelle en amateur ou professionnel, études biographiques (?). Il existe peu de statistiques démonstratives du rôle des Maisons. Ce domaine se prête, par compensation, à la citation d’exemples représentatifs, souvent les mêmes et toujours favorables. Les cas négatifs ne sont pas signalés. L’astro-psychologie a horreur du négatif et des polémiques. Pour affronter un obstacle, une contre-épreuve, un adversaire, il faut une bonne assise dans le réel. Le champ de significations couvert par un symbole — que dire de plusieurs ! — est toujours assez large pour ne pas être infirmé. Un amas en Maison IX qui ne voyage pas (signification contrôlable par les méthodes statistiques contemporaines) peut être vécu, selon la symbolique, par une vie onirique importante ou par des inclinations religieuses non réalisées (significations moins contrôlables).

Prospective :

Les tenants de cette école attendent un système de Maisons qui les sortira du trop-plein par une indiscutable supériorité. Mais le laxisme symboliste justifiant tous les possibles, l’élection d’un tel système n’est pas pour demain. Dans ce contexte, la situation ne peut qu’empirer avec la création d’autres systèmes, toujours incontrôlables et par cela même satisfaisants.

Aspects

Référence générale :

Libre analogisme.

Références spécifiques :

Les phases du cycle Soleil-Lune constituent, avec les rapports entre Signes, les références propres à la justification des aspects. Ces angles privilégiés deviennent effectifs à partir de marges (orbes) variables selon les auteurs. La mesure de ces orbes ne reposant sur aucun critère analogique possible, les propositions sont abondantes et contradictoires. D’aucuns ont proposé de tenir compte de la division des Signes pour mettre un semblant d’ordre dans la détermination des aspects. Les orbes s’élargissent si les aspects concernent des Signes en harmonie au regard de leur situation dans le zodiaque et de leurs qualités élémentaires. Ces orbes s’amenuisent ou disparaissent avec l’aspect si les Signes sont incompatibles ou sans rapport entre eux dans la division du zodiaque en arcs de 30°. Par exemple, un angle de 180° reliant une planète en fin Poissons à une autre en début Balance devient une opposition négligeable, les Signes n’étant pas face à face dans le zodiaque.

Le procédé contredit la référence aux phases lunaires qui croissent ou décroissent sans faire de sauts brusques. L’analogisme se référant aux phases de lumière est compatible avec la divergence de sens entre la conjonction (nouvelle Lune, obscurité) et l’opposition (pleine Lune, lumière lunaire maximale). La référence aux marées, en revanche, est aberrante. Les conjonctions et oppositions Soleil-Lune produisent les mêmes effets sous ce rapport.

Les analogies spatiales (symbole du face à face dans l’opposition, de la réunion dans la conjonction) peuvent ou non se combiner à celles des figures géométriques régulières obtenus avec les premiers nombres entiers. On saute d’une référence à l’autre. Le chiffre ‘4’, Empereur du Tarot, est stabilisateur, constructeur, ordonnateur dans la symbolique générale qui l’associe souvent à Jupiter, il devient quadrature, conflit, dissociation, épreuve dans la symbolique des aspects…

Applications :

Elles varient selon la qualité accordée aux grands aspects. Si l’on recourt aux catégories simples de bénéfique et maléfique, pour l’astrologie divinatoire, les maléfiques témoignent d’accidents, contraintes, épreuves karmiques en accord avec les erreurs, défauts, carences morales acquises ou non-acquises dans le cursus réincarnationiste. Pour l’école astro-psychologique, les dissonances ne sont pas forcément maléfiques. Elles témoignent de conflits éventuellement compensés ou sublimés. Les aspects harmoniques ne sont pas nécessairement bénéfiques. Ils associent les planètes sur un mode paisible qui peut être ramollissant. Certaines écoles négligent les maîtrises planétaires dans l’interprétation des aspects ou en font un usage modéré. D’autres ne conçoivent pas cette pratique sans celle des maîtrises.

Les aspects sont indispensables aux méthodes prédictives, naturelles ou symboliques. L’astro-psychologie n’a pas mis en évidence la relation entre l’astrologie statique et l’astrologie dynamique ou prévisionnelle, les deux pratiques sont, au contraire, considérées comme fondamentalement distinctes.

Contrôle :

Pratique personnelle en amateur ou professionnel, études biographiques, statistiques. Celles de M. Gauquelin ne donnent rien. Les biographies sérieusement dépouillées infirment irrémédiablement le caractère négatif des aspects dissonants et surtout leur interprétation morale. Quant à la pratique, pour juger de sa valeur scientifique, il faudrait, ici plus qu’ailleurs, tester d’abord le sens critique et les qualités de jugement des praticiens.

Prospective :

Développement quantitatif. Les lacunes de la doctrine exigent, en principe, des perfectionnements que l’exclusive symboliste ne peut fournir, le relais de l’intuition ou du symbole au concept rationnel étant interdit par l’analogisme radical, alors que la circulation normale de la pensée va de l’irrationnel au rationnel, du symbole au signal ou du signal au symbole.

La prospective s’est bornée, une fois de plus, à une prolifération dans l’impasse. Les contemporains ont introduit de nouveaux aspects, avec les mi-points et contre-points, il ne peut exister de planète sans aspect, chaque planète peut au moins compter une vingtaine d’aspects. La prolifération de planètes, d’aspects, de points fictifs est l’indice le plus sûr de l’échec des écoles symbolistes quant à la compréhension en profondeur de la pensée unitaire et synthétique de l’astrologie.

L’interprétation

Référence générale :

Libre analogisme, combiné ou non à d’autres informations, explicitées ou inavouées : impression, contact direct de la consultation orale, photo, écriture de la consultation par correspondance. Aucun document dans l’interprétation après coup.

Références spécifiques :

L’horoscope et les informations extra-horoscopiques transformées — plus ou moins inconsciemment — en informations contenues dans l’horoscope. La technique opère par superpositions : significations des Maisons + Signes + planètes + aspects. Ce que l’on désigne, en maths modernes, par une « réunion ». Une connaissance élémentaire de la mathématique moderne suffit à comprendre pourquoi cette « réunion » couvre tout : il y a en elle beaucoup plus de possibilités théoriques-spéculatives que de possibilités réelles. Exemple : combien de configurations peuvent témoigner d’un divorce ? Essayez d’en trouver approximativement le nombre. Vous verrez qu’à l’heure qu’il est, vous devriez avoir divorcé une fois ou deux.

Il est des écoles qui, sagaces, effectuent des réductions (« intersections » en langage mathématique). Elles concentrent l’interprétation dans le nombre des signatures dominantes, ce qui est un progrès relatif. La surabondance revient avec l’énumération systématique des correspondances propres aux Signes et planètes dégagées par les méthodes empiriques de sélection. Les efforts de véritable synthèse concernent, en France et pour l’astro-psychologie symboliste, l’école globale de Claire Santagostini qui ne conçoit l’interprétation que par des convergences de facteurs significatifs.

Applications :

Description du caractère, des complexes et inclinations, énoncé des tendances au plan des événements survenus ou à venir. Pour l’école la plus fataliste, l’énoncé (vrai ou faux) se suffit à lui-même. L’astro-psychologie l’assortit de réserves au nom du libre-arbitre, mais l’interprète énumère rarement quelques unes des possibilités que la tendance astrale peut donner selon les choix du consultant et d’autres déterminismes. Le « libre arbitre » n’est souvent qu’un paravent d’un fatalisme plus subtil. C’est pourquoi, dans l’interprétation après-coup, il n’est plus question des facteurs extra-horoscopiques, ne serait-ce que, dans un but de compréhension et de recherche, pour s’éclairer sur les mécanismes de concrétisation des tendance. Des auteurs conscients des pièges du symbolisme et des faiblesses de la doctrine récupèrent le tout en une formule astucieuse : « Tout ce qui arrive est écrit dans le thème, mais tout ce qui est écrit n’arrive pas ».

Statique ou dynamique, l’astrologie ne dispose pas d’une théorie de la consultation, encore moins d’une déontologie. Les astrologues sont consultés suivant leur réputation de bon prévisionniste. La loi de l’offre et de la demande exige d’être connu pour ses succès. Il existe cependant des astro-psychologues qui se refusent à ce genre de publicité et fondent la leur sur les limites des conseils qu’ils peuvent donner. En général, leur train de vie est modeste ou ils ont d’autres activités rémunératrices.

Contrôle :

Pratique personnelle en amateur ou professionnel, études biographiques. Au niveau de l’interprétation, l’astro-psychologie refuse le verdict statistique. Le thème est un « tout », non dissociable. Position légitime en soi, mais dont on peut douter de la rigueur si les mêmes partisans du ciel en une seule pièce se font les propagandistes de statistiques n’en justifiant que des parties. Les grands défenseurs de l’astrologie en morceaux de M. Gauquelin se trouvent parmi les astro-psychologues.

Prospective :

Aucune. Les plus honnêtes sur ce chapitre reconnaissent que l’interprétation d’un horoscope peut relever du plaisir esthétique et de l’art pour l’art. De nos jours, les astrologues attendent tout des statistiques pour en retirer de maigres réconforts plutôt qu’un changement d’esprit ou une authentique doctrine. Les grands astrologues : Ptolémée, Cardan, Régiomontanus, Kepler, ont apporté par leurs découvertes une belle et bonne contribution à l’édification des sciences, au savoir de tous. L’astrologie ouvrait leur esprit au réel et à ses inconnus, elle stimulait leur imagination. Les magico-symbolistes de ce temps vampirisent les sciences qu’ils critiquent, ne retenant que les fragments utiles à leur survie ou dressant une discipline, telle la psychologie, contre toutes les autres. Constat d’impasse, sinon d’échec, non sans rapport avec le retour au discours métaphysique et à l’occultisme. SUITE

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- André Barbault et le conditionalisme
- Une critique inepte du conditionalisme par André Barbault
- Aspects : Existe-t-il un modèle traditionnel ?
- Astrologie et astrologies
- Critique de la théorie des quatre Éléments de l’astrologie traditionnelle
- Critique de la doctrine des Maîtrises planétaires
- Astrologie conditionaliste
- Astrologie statistique
- Introduction aux bilans comparés des astrologies


Les significations planétaires par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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