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| Publié le : 4 janvier 2004
L’échéancier planétaire et la Théorie des âges
Chaque stade est l’occasion d’apprentissages puis de mémorisation d’expériences qui sont par la suite répétées. Le premier cycle de révolution sidérale de chaque planète est le cycle formateur par excellence : les expériences et apprentissages qu’il suscite et qui s’y greffent tendront, au cours des cycles suivants, à se répéter ; il y a renforcement des schèmes d’habituation. En d’autres termes : en observant le comportement d’un individu pendant le stade jupitérien, on pourra en déduire ses réponses les plus probables et les plus fréquentes, à l’avenir, au signal jupitérien.
Déterminisme absolu ? Certainement pas. Mais contrainte et limitation, sans doute, d’une manière relative. Tapie dans l’inconscient, la mémoire tend à re-susciter ce qu’elle a engrammé, et l’on ne transforme pas les contenus de la mémoire d’un coup de baguette magique, par la volonté consciente ou avec des bonnes intentions thérapeutiques. Les cycles suivant le cycle premier, formateur, peuvent être l’occasion de prises de conscience, de réajustements et rééquilibrages délibérés ou inconscients. A l’inverse, il est des apprentissages traumatisants que l’on n’oublie pas facilement : placé devant le même signal, face au même type de situation, le sujet tendra à re-susciter le traumatisme, l’aggravant par là même, ou les conduites adaptées. On n’échappe pas aisément à ce que l’on a appris et engrammé, consciemment ou à son "corps défendant".
De cela il découle que toute méthode prévisionnelle, en astrologie, doit être fondée sur la théorie des âges. Les transits planétaires (passages d’un astre sur la longitude écliptique d’un astre ou d’un axe de l’horoscope natal) réactiveront la mé-moire des fonctions concernées : il est nécessaire de diagnostiquer, d’une manière aussi "pointue" que possible, les contenus de cette mémoire, avant de se lancer dans le pronostic, c’est-à-dire dans l’évaluation de la réponse la plus probable au signal planétaire. Le temps moyen d’une vie, sous nos latitudes et en Europe, étant d’environ 75 ans, on a le temps de vivre, d’intégrer et de mémoriser :
Le thème d’âge Pour construire un thème d’âge, on trace un cercle marqué d’un point O sur la circonférence. On considère que ce point O est l’origine, le point de départ de tous les cycles planétaires. Ensuite, pour chaque âge que l’on désire étudier, on mesure l’élongation (le nombre de degrés de longitude écliptique parcourus en un intervalle de temps donné), moyenne ou réelle, des planètes à partir du point O. Les "aspects" du thème d’âge peuvent s’interpréter comme les aspects du thème de naissance ou de transit. Collectivement, les 40/45 ans sont donc un temps fort de l’évolution. Individuellement, le phénomène est accentué pour les personnes fortement concernées par ces planètes. Le thème d’âge est universel : quelles que soient les positions des planètes à la naissance, et quelles que soient les distances angulaires (élongations) qui les séparent, l’organisation des structures planétaires à un âge donné sera le même. Un transit planétaire sera donc d’autant plus fort qu’il se situera dans une période forte pour les planètes transitantes ou transitées concernées. Thème d’âge pour le début du stade lunaire
Thème d’âge pour le début du stade mercurien
Thème d’âge pour le début du stade vénusien
Thème d’âge pour le début du stade solaire
Thème d’âge pour le début du stade marsien
Thème d’âge pour le début du stade jupitérien
Thème d’âge pour le début du stade saturnien
Thème d’âge pour le début du stade uranien
Thème d’âge pour le début du stade neptunien
Thème d’âge pour le début du stade plutonien
Les intercycles Nous n’avons considéré jusqu’à présent que les cycles simples, par rapport à une origine supposée fixe. Mettons le tout en mouvement, comme cela se passe dans la réalité : nous obtenons les intercycles : Mercure : cycle de 88 jours
Vénus : cycle de 225 jours
Mars : cycle de 1 an 322 jours
Jupiter : cycle de 11 ans 315 jours
Saturne : cycle de 29 ans 167 jours
Uranus : cycle de 84 ans 7 jours
Neptune : cycle 164 ans 289 jours
Ce qui signifie : tous les 12 ans 166 jours, en moyenne théorique, se produit une conjonction Jupiter/Pluton ; tous les 490 ans une conjonction Neptune/Pluton. L’étude des intercycles et de leurs moments caractéristiques (aspects) est capitale dans le domaine prévisionnel, tant sur le plan individuel que collectif. Le collectif et l’individuel "Tous les individus portent en eux la même courbe d’évolution biologique (courbe moyenne) mais à partir de la naissance, elle ne se déroulera pas dans les mêmes conditions extérieures" (J.P. Nicola). Les cycles héliocentriques (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton) et géocentrique réel (Lune) ou apparent (Soleil) définissent les grandes étapes du développement collectif : il s’agit d’évolution philogénétique (de l’espèce). Avec l’horoscope, nous entrons dans le plan ontogénétique (de l’individu). L’adaptation de l’individu aux cycles et rythmes cosmiques est bien une variation de l’adaptation de l’espèce aux mêmes cycles et rythmes. En synchronisant horoscope natal et théorie des âges, on obtient une infinité de scénarii possibles qui sont autant de "caractères" et de "destinées"... Philosophie de la théorie des âges Une bonne compréhension des implications de la théorie des âges nous amène à ne jamais rien tenir pour absolument définitif : tout peut toujours changer... dans la limite des engrammations de la mémoire des apprentissages simultanés ou successifs. Les rapports de l’Homme avec le ciel évoluent, se transforment et se complexifient avec l’âge. Il est impossible de réduire quiconque à l’image qu’on se fait de lui à un moment donné, même s’il est possible de pronostiquer le scénario le plus probable de son devenir et de ses comportements en fonction des contenus de sa mémoire. Pourtant, avec l’âge, on s’use. La gamme des réponses possibles aux signaux planétaires se rétrécit inéluctablement. Passé un certain temps, variable selon les individus, selon la synchronisation entre rythmes cosmiques et conditionnements terrestres & socioculturels, on ne se refait plus. Erreurs et réussites (entendons par là : réponses adaptées ou inadaptées) font boule de neige... Appliquons le R.E.T. : au niveau “R”, on peut toujours réduire un être à son portrait psychologique immédiat, à une image statique en fonction de ses dominantes planétaires et zodiacales ; au niveau “E”, l’être est mis en mouvement, dans la dynamique de son vécu, les perspectives changeantes de l’existence. Comment réagira-t-il aux stimulations de son milieu en fonction de ses apprentissages, de ses expériences ? Comment va-t-il assumer les événements qui lui demandent réponse ? Au niveau “T” enfin, on entre dans la complexité, le mystère, l’inconnu. Pourquoi ce scénario et pas un autre ? Qu’est-ce qui se passe d’essentiel ? Qu’est-ce qu’on ne sait pas, qu’on ne saura peut-être jamais ? Quel est la part de la métaphysique, de la destinée ? Quels sont les rouages qui nous échappent pour comprendre vraiment ? Texte extrait de Les Significations planétaires, éd. Ariana, septembre 2002. Cet
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Richard Pellard
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