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2.3. D’oscillations en translations

De la formule simplifiée des mouvements planétaires se déduit, sans artifice, la formule tout aussi simple d’un mouvement pendulaire…

Demi-grands axes et gravités

Aucun astre ne se déplace dans l’espace à la manière d’un pendule de radiesthésiste ou d’une horloge à balancier. Or, de la formule simplifiée des mouvements planétaires se déduit, sans artifice, la formule tout aussi simple d’un mouvement pendulaire. Il faut être naïf ou avoir l’autorité des docteurs ès sciences pour oser le dire à l’occasion des étoiles pulsantes. Une autre forme d’autorité subalterne et moins naïve consiste à escamoter la relation mathématiquement correcte, ne pas en parler ou déclarer que seul un esprit fumeux du XVIe siècle (un astrologue autre que Kepler) pourrait songer à rapprocher, parce que le formalisme l’invite, des phénomènes a priori étrangers. Pour concevoir ce rapprochement, il faut oublier l’image vulgaire du pendule et penser à un yo-yo… une céphéide qui se gonfle et se dégonfle, un Soleil qui palpite, un être qui respire, une marée, un ressort. Ce sont tous des oscillateurs. Pendule ou pas, un oscillateur peut osciller, tourner et se déplacer dans un seul mouvement. Comment les formules font-elles la différence ? Posons G ⋅ M3, constante héliocentrique, et sa relation avec la période T et le demi-grand axe A :

Tout comme l’intensité de la pesanteur à la surface d’une planète de masse m, de rayon r, est égale à g = G ⋅ m / r2, la force centrale f3 = G ⋅ M3 / A2 s’écrit :

et, par conséquent, comme pour l’oscillateur simple :

Les différences concernent les lettres. Dans l’oscillateur simple, g (gravité à la surface) remplace f3 (force centrale), la longueur du pendule remplace A (demi-grand axe que je désigne par L). Il faut connaître l’alphabet pour ne pas confondre oscillation et translation. Faute de quoi, on est tenté par l’hérésie : transposer une période de translation en durée d’oscillation par curiosité sacrilège. En 1982, dans les Cahiers conditionalistes no 5, le lecteur était pourtant mis en garde : “Ceux qui n’osent imaginer une oscillation de période Tg, inconnue des astronomes, non mesurée et peut-être absurde, ont la ressource de se dire qu’il s’agit d’un coefficient planétaire, tel que :

Ces périodes hypothétiques se déduisent ainsi du rapport de deux forces centrales : celle du Soleil sur une planète et celle de la planète sur les objets et les êtres vivants à sa surface. L’homogénéité de l’ensemble lie chaque période Tg aux autres. Pour ce qui concerne la Terre, ce ne sont pas des satellites inexistants qui confirmeront ou infirmeront ces oscillateurs imprévus, mais les rythmes biologiques aux durées comparables (ici, rythmes infradiens, supérieurs à 24 h). Pour connaître les périodes à tester, comptées en jours, nous avons seulement à multiplier √( / ) par 9 jours, période Tgl de la Terre. Les autres valeurs, dg et Vg indiquent les distances et vitesses linéaires de corps célestes qui graviteraient en un temps de révolution égal à Tg, sous la masse actuelle du Soleil et, par conséquent, de la constante G ⋅ M3. Ces données afin de tester l’hypothèse d’un système solaire originel formé d’anneaux, de protoplanètes plus proches du centre, ou d’un corps unique dont le système actuel aurait conservé trace.

TABLEAU XXVExpression du rapport  /  en périodes Tg pour chaque planète. Distances g et vitesses linéaires Vg liées à ces périodes en conservant la constante actuelle G ⋅ M3 du système solaire.

Planète Tg
(jours)
ω̆g
(7 = 1)
g
(UA)
Vg
(km/s)
g
(7 = 1)
Soleil   3,93  4,58  0,049 134,9  1,662
Vénus   8,06  2,23  0,079 105,2  1,309
Mercure   9,13  1,97  0,086 101,9  1,256
 
Jupiter  12,5   1,44  0,105  91,74 1,13 
Mars  18     1     0,134  81,24 1    
Saturne  25,56  0,704 0,170  72,28 0,89 
 
Uranus  40,73  0,442 0,232  61,89 0,762
Neptune  45,8   0,392 0,251  59,50 0,733
Pluton 216     0,083 0,705  35,48 0,437
 
Lune   1,14 16     0,021 204    2,51 
Terre   9     2     0,085 102,36 1,261
Cérès  87     0,208 0,384  48,05 0,592
  A B C D E

D’un seul rapport, disons Z =  / , suivent, après les planètes, les colonnes :

A = Tg en jours = 9 × √Z = Tgl × √Z
B = ω̆g en unités Mars = 2 / √Z = ωgl / (ωg7 × √Z)
C = g en UA = 0,085 × ∛Z = dgl × ∛Z
D = Vg en km/s = 102,36 × Z−1/6 = Vgl × Z−1/6
E = g en unités Mars = Vg / 81,24 = Vg / Vg7

La colonne 2 des pulsations ou vitesses angulaires exprimées répond aux formules précédentes avec leurs coefficients multipliés par 2. Soit : ωg = 4,6 − 3,4 × cos Ân, du Soleil à Jupiter, et ωg = 1 − 0,88 × sin Ân, de Mars à Pluton.

Si l’on ne croit pas en un système planétaire originel aux distances dg ci-dessus, les résultats de la 3e colonne peuvent être considérés comme la suite des indices formés pour chaque planète par 3 de ses éléments : masse, demi-axe, rayon. On a, en effet :

et, d’autre part :

en substituant G ⋅ m / r2 (m, masse de la planète, r, rayon) à g, on obtient :

et on pose l’égalité :

D’où, l’indice attendu :

Que l’on peut changer en :

Ce rapport pose une équation d’équilibre à laquelle on n’a jamais songé, faute de lier L et r. Les valeurs de Tg ou dg, n’ont d’intérêt que dans la mesure où elles forment un système cohérent. Avec le facteur 4π/3, le produit 4π/3 ⋅ L ⋅ r2 est égal au volume d’un ellipsoïde allongé, et le produit 4π/3 ⋅ dg3 à celui d’une sphère. La masse volumique étant égale à la masse divisée par le volume, selon la formule ci-dessus, un “cigare” de masse m, longueur L, section r, aurait la même densité qu’une masse solaire de rayon d. Ce qui revient à transformer les données L, r, m de chaque planète en une seule sphère de masse solaire, variant en rayon et densité. La masse originelle étant différente (2 fois plus grande d’après H. Reeves), les densités calculées par dg sont relatives et hypothétiques. Il sera plus facile de vérifier si les distances d et l’organisation d’ensemble sont comparables aux distances relatives actuelles des anneaux autour des planètes massives.

Le tableau XXVI teste l’hypothèse d’une possible relation du système solaire originel, réduit à un proto-Soleil, avec une proto-céphéide. Les données astrométriques sont extraites de l’ouvrage, déjà cité, de G. Gamow Une étoile nommée Soleil. Les données sur la densité en unité Soleil (1 = 1,4 g/cm3) et les périodes (en jours) conduisent à d’impensables similitudes avec les données déduites des rapports L / g.

Données astrométriques sur quelques étoiles variables pulsantes
Étoile Masse
M
(M3 = 1)
Classe spectrale (variable) Luminosité moyenne L
(L3 = 1)
Période
T
(jours)
Densité
ρ
(ρ3 = 1)
T × √ρ
RR de la Lyre  3,7 B9-F2   100  0,57 0,022    0,08
SU de Cassiopée  5   F2-F9   225  1,95 0,0032   0,11
Étoile polaire  8   F7-F8   400  3,97 0,00049  0,09
δ de Céphée  9   F4-G6   500  5,34 0,0005   0,12
η de l’Aigle 11   F2-G9   800  7,18 0,0003   0,13
ζ des Gémeaux 15   G0-G1 1 400 10,15 0,00009  0,10
χ du Cygne 19   F8-K0 2 800 16,39 0,00013  0,19
γ d’Ophiucus 23   F8-G7 3 200 17,12 0,00005  0,13
ι de Carina 50   F8-K0 9 000 35,52 0,000008 0,10

Le symbole 3 signifie le Soleil ; ainsi, M3 signifie : masse du Soleil.

L’étoile “RR de la Lyre” selon un code de classification des étoiles est une lyride. Elle a donné son nom aux étoiles variables qui partagent ses caractéristiques. Leurs périodes de variation d’éclat s’échelonnent de 80 minutes à 1,2 jour. Ce sont des géantes de classe spectrale A, d’une luminosité à peu près 100 fois plus grande que celle du Soleil et la densité moyenne de leur matière est d’environ 0,01 g/cm3.

Les autres étoiles du tableau sont des céphéides supergéantes variant de 1 à 70 jours, la période de la plupart des étoiles de ce type étant proche de 7 jours. Leur densité moyenne est d’environ 10−5 g/cm3.

Après la découverte des céphéides, il fallait les explications que G. Gamow expose en ces lignes sans pouvoir contourner un retour de pendule :

En 1914, l’astronome américain Harlow Shapley suggéra que les changements périodiques de luminosité des céphéides étaient dus aux pulsations de leur gigantesque corps gazeux… Quelques années après la suggestion de Shapley, Eddington développa, pour les étoiles pulsantes, une théorie mathématique à peine plus compliquée que celle du pendule ou des cordes vibrantes. Sa conclusion était que la période de pulsation d’une céphéide est inversement proportionnelle à la racine carrée de sa densité moyenne. Cette relation rejoint la règle acoustique bien connue d’après laquelle, dans un instrument de musique à cordes, plus une corde est épaisse, plus sa période de vibration est longue, et plus le son qu’elle émet est grave.

Passons aux cordes et à l’orchestre de chambre qui tourne autour du Soleil.

TABLEAU XXVIDensité des sphères de rayon g exprimée en unités solaires (1 = 1,4 gramme/cm3).

Planète
(sphère)
rayon
g
(UA)
période
Tg
(jours)
densité
ρ = (R3 / g)3
(3 = 1)
Tg × √ρ
Soleil U 0,049   3,93 0,00086   0,115
Vénus 0,079   8,06 0,00021  
Mercure 0,086   9,13 0,00016  
 
Jupiter 0,105  12,5  0,000085 
Mars 0,134  18    0,000041 
Saturne 0,173  25,6  0,000020 
 
Uranus 0,232  40,73 0,000008 
Neptune 0,251  45,8  0,0000064
Pluton 0,705 216    0,0000003
 
Lune 0,021   1,14 0,010    
Terre 0,085   9    0,00016  
Cérès 0,384  87    0,0000018

Le Soleil U désigne la sphère calculée avec U = 5,32 UA (constante des couples) et non avec le rayon actuel du Soleil (R3) de 0,0046 UA. La densité est égale au quotient masse sur volume, soit : M3 / (4π ⋅ R33 / 3). Le rapport R3 / dg, élevé au cube, exprime la densité en unités solaires. La constante 0,115 n’a rien de singulier. Elle varie selon les unités choisies. Quelles que soient ces unités, en raison des équations qui lient période, distance, volume, rayon, densité, on aura toujours une formule d’égalité :

Le rapport entre le demi-grand axe L et le rayon r de la planète est égal au rapport entre la densité moyenne ρ de la planète et la densité ρg de la sphère de rayon dg et de masse M3. Aucune surprise, c’est une autre façon de poser L / g et ses correspondances. Pourquoi ces conversions successives ? Pour laisser au critique le soin de traiter indifféremment le problème sous l’angle des unités physiques qui lui sembleront le mieux convenir à une explicative orthodoxe. Les périodes et densités du dernier tableau sont conformes, par leur ordre de grandeur, au modèle Céphéide, Il est possible que le couple Soleil-Planètes réalise une forme particulière d’étoile pulsante… les orbites planétaires tenant lieu de rayons successifs de l’astre central.

En laissant les densités pour les vitesses, celles du tableau XXV (Vg en km/s) obtenues en multipliant 1 / √g par la vitesse linéaire moyenne de la Terre permettent de retrouver une vieille connaissance : le produit des vitesses du tableau III, sous une forme additive, avec les planètes couplées par le R.E.T.

TABLEAU XXVIISomme et demi-somme des vitesses linéaires, en km/s, déduites des périodes Tg et distances dg correspondantes, pour les couples du R.E.T.

Couples Vg  +  Vg  =  S S / 2
Soleil - Pluton 134,9  +  35,5  =  170,4 85,2 
Vénus - Neptune 106,2  +  59,5  =  165,7 82,85
Mercure - Uranus 101,9  +  61,9  =  163,8 81,9 
Jupiter - Saturne  91,7  +  72,3  =  164   82   
Mars 82,24

Les fluctuations de la constante Mars pourraient s’améliorer par des termes correctifs, mais l’organisation de l’ensemble reste plus significative qu’une précision qui se voudrait supérieure à la marge d’incertitude des données.

Cet article vous a été proposé par Jean-Pierre Nicola
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