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Soleil-Pluton, un couple particulier Vous êtes ici : Accueil Documents Théories générales Les planètes Familles planétaires Couples, quartes et quintes planétaires
Publié le : 1er février 2002
Soleil-Pluton, un couple particulier

Le couple Soleil-Pluton occupe une position à part : sa nature mérite donc une investigation approfondie. Ces deux astres occupent en effet les extrémités du système solaire. Extrême centre pour le Soleil, extrême périphérie pour Pluton... Au-delà de ces deux bornes, c’est l’ouverture sur l’inconnu : inconnu interne du Soleil, inconnu externe de Pluton. C’est ainsi que les extrêmes se touchent. Soleil et Pluton ferment et délimitent le champ du système solaire.

Soleil-Pluton et le cosmos

Tout système organisé se caractérise par un centre et une périphérie ; et tout système fait partie lui-même d’un système plus vaste. Dans le système solaire, le Soleil ("rR", maintien de l’unique) fait figure d’unité centrale, de centre de gravité et de référence obligé. Mais ce Soleil unique ("rR") n’est jamais que l’une des milliards d’étoiles qui constituent notre galaxie, la Voie Lactée. Une étoile tout à fait moyenne en taille et en brillance... L’unité de base du système solaire n’est qu’un élément anonyme et insignifiant ("non-R") au sein de la multitude plutonienne ("tT", maintien du multiple) des étoiles de la galaxie.

Cela vaut donc aussi pour les familles de quartes.

On pourrait continuer à l’infini. La Voie Lactée devient alors une unité de mesure simple : c’est une galaxie. La nôtre. Mais les galaxies sont elles-mêmes regroupées en super-amas galactiques. Celui dont fait partie la Voix Lactée est le super-amas de la Vierge. A ce niveau, notre brillant et "unique" Soleil n’est qu’une des multiples ("tT") poussières anonymes et insignifiantes situées à la périphérie de la galaxie à laquelle il appartient, laquelle n’est qu’une poussière anonyme et insignifiante du super amas, lequel... etc.

A chaque changement de niveau d’organisation, on change d’unité de mesure ("rR"). L’unique d’un système donné ("rR") se transforme en un des éléments des multitudes ("tT") qui composent un autre système plus vaste. C’est ce que l’on appelle des changements de référentiel.

Soleil-Pluton et le cerveau

Prenons un autre exemple pour illustrer ces changements de référentiel : la description du fonctionnement du cerveau humain.

Niveau 1 : "Structure quantique des atomes". A ce niveau, l’unité de référence ("rR") est l’atome.

Niveau 2 : "Structure moléculaire des substances chimiques qui le composent". L’atome, unité "solaire" du niveau précédent, n’est plus que l’un des multiples éléments (plutoniens) qui constituent la molécule.

Niveau 3 : "Aspect de ses cellules individuelles au microscope électronique". La cellule est le centre d’intérêt unique ("rR"). Les multiples ("tT") molécules dont elle est constituée sont renvoyées à l’insignifiance.

Niveau 4 : "Comportement de ses neurones comme système en interaction". L’unité de référence est cette fois l’unité de fonctionnement que représentent les cellules nerveuses (neurones) en relations mutuelles. Le neurone, unité essentielle du niveau 3, n’a plus qu’un intérêt mineur.

Inutile de commenter la liste complète de ces changements de niveau d’organisation qui induisent des changements de référentiel, où le Soleil d’un niveau devient le Pluton d’un autre, et vice-versa. Je vous livre quand même, sans commentaire, la suite de cette liste :

Niveau 5 : "Histoire de l’évolution de ces neurones comme structures évoluant dans le temps".

Niveau 6 : "Comportement-réponse de l’individu dont le cerveau est en référentiel : "Ensemble d’éléments formant un système de référence ; ensemble des éléments liés à ce système" (Larousse).

Niveau 7 : "Environnement social ou familial de cet être humain".

Niveau 8 : etc.

Permutations des extrêmes

A quoi l’on peut et doit ajouter l’environnement cosmique de cet être humain... et nous revenons ainsi à l’astrologie et à l’interprétation des relations Soleil-Pluton. L’unité peut se transformer en multiplicité, et vice-versa : Pluton est le Soleil d’un autre référentiel, et le Soleil devient plutonien en changeant de niveau. Il en résulte que "les planètes, objets célestes incitateurs de nos fonctions, (ne sont pas) identifiables à elles".

A l’intérieur d’un système donné, la fonction solaire nous incite à maintenir un point de vue central, unique, simple, ultra-représentatif de ce système : c’est son aspect fondamentalement conservateur. Dans ce même système, la fonction plutonienne nous incite à contester ce système de référence et à en chercher d’autres ailleurs. En ce sens, la fonction solaire éveille avant tout nos fonctions simplificatrices, et la fonction plutonienne nos fonctions complexificatrices. Mais si, au cours de son évolution, un individu fait radicalement basculer ses références, tout change.

Quand le Soleil devient plutonien...

Le Soleil "devient plutonien lorsque nous dépassons nos schémas réducteurs", et l’être fortement marqué par la fonction solaire, en devenant sensible à la multiplicité dont il sait qu’il n’est qu’un des éléments, peut se retrouver perturbé dans son fonctionnement, recherchant par exemple "l’approbation d’un consensus par la critique qu’il en fait... il est fort et fragile, désireux de puissance pour y échapper, mal à l’aise dans ses masques... il ne renonce pas à paraître mais veut paraître tel qu’il est. L’inconnu d’en haut a la voix assez forte pour l’empêcher de se prendre au sérieux, elle ne l’est pas assez pour le décourager à être les premiers". Un degré de plus, et "le consensus est lâché. Soleil prophétique ou simple clairvoyant... il ne fonde plus sa puissance au présent. Primitif ou déclassé d’un référentiel supérieur, il perçoit surtout en quoi et comment un consensus engendre ces déchets qui sont, à ses yeux, les véritables valeurs. Celui là est un inadapté irrécupérable, ou un révolutionnaire, créateur de nouvelles tables ou doué pour renverser celles qui sont établies" (J.P. Nicola).

Bien entendu, il est indispensable que l’individu ait vécu une mutation majeure une métamorphose radicale de ses systèmes de référence pour vivre ainsi sa fonction solaire... ce qui est rare. Lorsqu’on interprète le thème d’un individu chez qui le Soleil est dominant, il est plus sûr de s’en tenir a priori aux significations "classiques" de cette planète.

Quand Pluton devient solaire...

Dans son système de référence "habituel", un individu fortement marqué par la fonction plutonienne tend à contester ou rejeter la légitimité des lois, modèles, références et consensus solaires. Il prend le maquis dans l’anarchie du multiple pour critiquer l’ordre de l’unique. Que se passe-t-il lorsqu’il devient sensible à sa dimension solaire, qu’il découvre dans le maquis du multiple les racines d’une autre unité ? La déstabilisation de la fonction plutonienne qui en résulte peut faire de lui un "marginal instable... qui ne demande qu’à être récupéré mais qui, gloriole conquise, n’en demeure pas moins réfractaire à demi. Il oscille sur les frontières, tantôt dedans, tantôt dehors... Dans cette formule d’entre-deux, toute une existence peut s’écouler en situations ambiguës, ou dans des rôles de marginalité officielle". Un degré de plus, et Pluton devient Soleil. L’individu "plutonien" dispose alors de ce "foyer secret, ce feu des sources qui permet aux découvreurs d’encaisser les avanies... Celui qui porte ce Soleil dispose d’un centre indestructible. Il est au midi de l’antipode, au lendemain sous la Terre. Ce n’est pas l’espoir qui le soutient mais la nécessité" (J.P. Nicola).

Comme pour le Soleil, il convient de réserver cette interprétation de Pluton à des cas rares, fruits de profondes mutations. Le tout-venant plutonien se maintient, s’égare ou se complaît dans les jungles du multiple.

Voir aussi :

 Profil psychologique du Solaire
 Signification du Soleil dans le R.E.T.
 Signification de Pluton dans le R.E.T.
 Pouvoirs de Soleil-Lune : le Soleil
 Apollon et son ombre : quand le Soleil se fait violence
 Stade solaire (de 7 mois 1/2 à 1 an) : l’âge de l’identification
 Stade plutonien (de 164 à 249 ans) : l’âge de la disparition
 Famille "P" (Pouvoir extensif)
 Famille "R extensif" (Représentation extensive)
 Famille "r intensif" (représentation intensive)

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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Messages de forum :
Valeurs idéales
jeudi 28 juin 2007
par Vézien

C’est peut-être une question stupide (dans ce cas tu me le diras sûrement !) et sans grande portée pour l’analyse des thèmes. N’empêche... Selon le tableau de la p.9 de ton livre sur les significations planétaires, les " idéaux " sont attribués au niveau R, tandis que sur la même ligne les " valeurs " sont attribuées au niveau T. Si ces attributions sont pertinentes, l’on doit pouvoir dire que Vénus incarne les idéaux en actes, tandis que les actes neptuniens, eux, trouvent leur source dans des valeurs. Quant aux actes jupitériens, ils viseraient un idéal, tandis que les actes saturniens viseraient plutôt des valeurs ... Certaines de ces formulations me laissent perplexe.

Entre "valeur" et "idéal", ce serait donc du même ordre qu’entre R et T. Les idéaux seraient-ils plutôt conscients, simples et explicites, alors que les valeurs seraient plutôt inconscientes, complexes et non évidentes ? Ou bien les idéaux seraient-ils plutôt individuels (uniques), et les valeurs plutôt collectives (impersonnelles et de nature multiple) ?

Merci d’éclairer ma lanterne et de développer un chouïa.



    Valeurs idéales
    jeudi 28 juin 2007
    par Richard

    Voir sur ce sujet

    R.E.T. et politique

      Valeurs idéales
      jeudi 28 juin 2007
      par Vézien

      Je me suis copié l’article auquel tu m’as ( vraiment très très) sobrement renvoyé... A première vue, cela répond à mes questions de façon plutôt convaincante, avec ces inséparables R et T qui n’arrêtent pas de jouer en boucle au gendarme et aux valeurs. Mais tu me connais : je vais tout de même prendre le temps d’éplucher ça plus à loisir...

      Salut, Richard.

      Voici peu, je t’ai demandé pourquoi , dans ton livre "Les significations planétaires" ,dans le tableau de la p. 9, tu avais classé les "idéaux" dans la colonne "niveau R" et les "valeurs" dans la colonne "niveau T". Tu m’as alors renvoyé, sans plus de commentaires, à ton article "RET et politique" publié sur ce forum.

      Je dois reconnaître que dans cet article la matrice RET clandestinement tapie dans le cerveau de Freund est fort pédagogiquement débusquée. Sur ce plan-là, c’est très convaincant.

      Mais c’est moins convaincant pour ce qui est du distinguo entre "valeur" et "idéal" que je te demandais de préciser. Et s’interroger là-dessus, ce n’est sûrement pas du pur blablabla nominaliste. Pas plus en tout cas que de bien différencier "imaginaire" et "imagination" comme toi et Bernard Blanchet avez tenté de le faire chacun de votre côté. En avant donc pour un peu de sémantique...

      Ce qu’on peut dire au départ, c’est que "valeur" et "idéal", entités abstraites, ne relèvent à coup sûr pas du niveau E, mais du R et du T. Ce qui n’est évidemment pas un scoop renversant, je te l’accorde.

      Mais une valeur peut aussi bien être "R" (formatée, normative, officielle, nommément désignée) que "T" (ultime, intrinsèque, indéfinie... "contre-valeur" comme il y a des contre-pouvoirs). Et si un idéal peut bien sûr relever du "R" (conforme, bien-pensant, simpliste, réducteur), il est aussi des idéaux "T" (vagues, en devenir, indéfinis, non conformes... en quelque sorte des "contre-idéaux" rebelles aux canons officiels).

      Le distinguo selon niveau R / niveau T ne me semblant donc pas si évident que ça, j’ai tenté de creuser le sens des deux mots dans les directions que voici :

      Une "valeur", au sens employé par toi, Freund ou Lejbowicz, a plutôt une connotation de donnée première, posée là comme préexistante, et dont il faut tenir compte au départ. On s’appuie, on se fonde sur une valeur. C’est un socle, une base commune, un tremplin, un déclencheur, que ce soit la "foi" ou les normes sociales (intériorisées ou non). Affinité donc avec un niveau-source. Niveau-source "grand R" pour les valeurs normatives et socio-culturelles. Niveau-source "grand T" pour les valeurs ultimes, intrinsèques, indéfinies, pour les contre-valeurs.

      Un "idéal" a davantage, ce me semble, une connotation de visée, de destination à atteindre. Il peut d’ailleurs être perçu comme plus ou moins accessible. Il sous-entend un mouvement, une direction à prendre. Affinité donc avec un niveau-but. L’idéal cherche la valeur ou attribue la valeur (il idéalise), tout comme l’imagination sonde l’imaginaire ou le sécrète. Niveau-but "petit r" pour les idéaux normatifs, conformes et unifiants décrits dans ton article. Niveau-but "petit t" pour les contre-idéaux visant un absolu par-delà les vérités officielles. L’idéalisme saturnien de l’adolescent et du chercheur désintéressé...

      Si tu pouvais me commenter brièvement ces tâtonnantes pistes de réflexion - mais autrement que par un "Blablabla" méprisant et ironique - je t’en saurais gré.

        Valeurs idéales
        jeudi 28 juin 2007
        par Richard

        Salut,

        Je suis à peu près d’accord avec toi.

        C’est tout le problème des permutations "R-T"... et du langage dont nous disposons pour les différencier quand même. Le concept d’idéal est plus souvent utilisé au singulier, le concept de valeur plus souvent au pluriel, ce n’est probablement pas un hasard.

        Dans la pratique, on voit très bien la différence entre un "idéalisme" solaire et un "idéalisme" saturnien - qui existent tous deux et qui sont de nature fondamentalement différente. Ce sont donc bien des pièges du langage, qui ne me gênent guère, vu que le langage "R" (comme les autres) est fait de pièges et qu’il faut bien l’admettre si on veut communiquer sur ce plan-là : la contextualisation permet de relativiser l’absolutisme de ces mots-concepts, de le mettre en perspective au-delà des nominalismes.

        Relire à ce sujet Julien Freund.

        Pour rester dans le même sujet des rapports "R-T" ou idéaux-valeurs, j’ai pu constater qu’il était courant de voir des "grand T" dominants et adaptés littéralement scotchés sur les idéaux socioculturels de leur milieu et de leur époque, et des "grand R" dominants et inadaptés en total déphasage et branchés sur d’autres valeurs.

        L’un des aspects de l’adaptation sociale étant de transformer les valeurs (notion complexe et aléatoire) en idéaux (notion simple et rassembleuse), il n’est pas étonnant que ce genre de processus se produise... ce qui renvoie à l’âge uranien, grand transformateur de valeurs en idéaux. Ce sont les adultes qui sont en condition de dicter les idéaux collectifs.

        Bref, c’est de l’Ourobouros, du serpent qui se mort la queue...

        C’est pourquoi je préfère la contextualisation imparfaite mais proche du réel à la perfection du nominalisme parfait mais loin du réel.

        A+


        Richard

          Nominalisme contextuel et vice-versa.
          jeudi 28 juin 2007
          par Vézien

          Salut, Richard.

          Merci d’avoir répondu. Bien qu’imparfait, ton développement "contextualisé" (mazette !) est assez convaincant. Cela dit, je ne pense pas que mes arguments étaient du nominalisme tout à fait parfait comme tu le détestes. Nobody’s perfect !

          De retour du cybercafé, J’ai pris le temps de relire ta réponse à tête reposée. Ce qui me permet de te livrer en zigzag ces quelques petites réflexions plus détaillées.

          1) Dans mes hypothèses, je mentionne que les valeurs, tout comme les idéaux, peuvent relever tantôt du niveau R, tantôt du niveau T. Tu dis être "à peu près d’accord avec moi", ce dont tu me vois ravi. Mais dans ta réponse, tu limites de nouveau les idéaux aux idéaux "simples et rassembleurs" ( R), et les valeurs aux valeurs "complexes et aléatoires" (T). N’est-ce pas plus ambigu et nuancé ?

          2) Si l’on admet que l’idéal peut tout aussi bien relever du niveau R que du niveau T et qu’il est en affinité avec un niveau-but, la différence constatée entre un idéaliste solaire et un idéaliste saturnien n’a plus rien d’un piège du langage. Elle découle simplement du niveau-but différent des deux fonctions, développé en outre à partir de deux niveaux-sources distincts.

          3) Ce n’est pas forcément l’adaptation sociale qui rend les solaires idéalistes, qui leur fait idéaliser des valeurs... On peut facilement constater, c’est un fait, qu’il existe des idéalistes solaires complètement déphasés. Quant à l’adaptation sociale qui générerait les idéaux des idéalistes saturniens, tu m’avoueras qu’ elle n’est pas toujours d’une évidence criante... elle est pour le moins en devenir, dans les limbes d’un autre référentiel.

          4) Certains termes que tu as spontanément utilisés sont très intéressants et semblent en accord avec mon hypothèse. Tu parles de grands R inadaptés "branchés" sur des "valeurs"... comme un appareil est branché à la source d’énergie qui l’alimente. La notion de valeur serait donc bien en affinité avec un niveau-source, que ce soit R ou T, avec les permutations entre les deux que tu évoques. Tu parles de grands T "scotchés" sur des idéaux... comme on est scotché à un écran vers lequel on dirige son regard. La notion d’idéal serait donc bien en affinité avec un niveau-but, que ce soit t ou r.

          5) Peut-être que le concept d’ "idéal" est plus fréquemment utilisé au singulier, et qu’on parle plus souvent de "valeurs" au pluriel. Selon toi, ce n’est "probablement pas un hasard", et cela conforterait le classement du premier dans la colonne R, et du second dans la colonne T. Voire... En reconsultant le tableau de ton bouquin, je constate pourtant qu’en R tu places des "idéaux" pluriels, et qu’en T tu écris la "valeur" au singulier. Probablement l’exception hasardeuse qui confirme ta règle... A moins que ça soit encore une morsure caudale de ce sacré Ouro... Ourobou... Ouroboros ?

            Nominalisme contextuel et vice-versa.
            jeudi 28 juin 2007
            par Richard

            Salut Jean-Pierre,

            Toujours d’accord avec toi. C’est pour ça que la contextualité à l’intérieur de laquelle se précisent ces concepts ourobouresques est aussi importante.

            A+


            Richard

              Conclusion ourotrucmuche
              jeudi 28 juin 2007
              par Vézien

              Salut Richard.

              Merci de ta nouvelle réponse. C’est chouette d’être encore d’accord, mais c’est moins rigolo pour débattre ! Alors, pour conclure, et comme on ne se refait pas, nous autres les grincheux instits retraités virginiens, je ne peux tout de même pas m’empêcher de te faire remarquer que si "ourobouresque" existait, ça devrait plutôt s’écrire "ouroboresque", puisque selon les sources autorisées on écrit "ouroboros". Poil au logos.

                scotché aux branchés
                jeudi 28 juin 2007
                par Christophe

                salut au nouveau forum Des valeurs et ideaux qui semblent, en analogie avec le yin/yang : Des valeurs-sources comme un lac ou un puit, plutôt yin. Des ideaux-buts comme le ciel et la montagne, plutôt yang.

                Si l’on utilise la dualité RET/ret, les "branchés", sensibles à la dynamique qui les nourrit et d’ou ils puisent leurs "valeurs" (RET), et les "scotchés" construisant un "idéal" qui deviendra r, e ou t.

                La fonction planétaire, mis à part la lune, étant duo/duelle. Une réflexion se dessine qui dépeindrait chaque planète en valeur-source, idéal-but.

                Et la, je m’intérroge sur l’exclusion du E et du e. La notion de valeur induit la notion d’intêret, de sensé, de directement intelligible. Qu’il s’agisse de R de E ou de T, la notion de valeur spécifie le "branchement" preférentiel du né et r le e et le t, l’idéal poursuivi a chaque niveau.

                Le passage du stade solaire au stade marsien n’induit pas une soudaine perte de valeur ou d’idéal. Il y a juste une correction de perspective. Le bambin ne s’intéresse plus de la même façon a la même entité "miroir" : en solaire c’est l’image spéculaire qui est source-valeur mais aussi idéal-but, fidèle en cela au duo/duel "R/r".

                En marsien, c’est sa physique, ses rouages qui interpellent le petiot, les valeurs changent... Mais pas l’entité en cause, sauf la façon de l’envisager. La lune a cette chance d’échapper à ce duo/duel. Complémentaire en cela de la fonction marsienne, Le RET/ret fracassé et rugueux ou valeurs et ideaux se font une guerre constante ou chaque niveau se veut détenteur des meilleures valeurs ou des bons idéaux. a+ :shock :

                  Des idées... Oh !
                  jeudi 28 juin 2007
                  par Vézien

                  Bienvenue, ô vieux Christophe, sur ce forum tout neuf !

                  Tu me connais, avec toi comme avec Richard, je ne vais pas pouvoir résister à me livrer d’emblée à mon sport favori : ergoter sur certains de tes développements. "Désolé !" , comme dirait le Michel Denisot des Guignols.

                  Tu t’interroges sur l’ostracisme subi par ce pauvre niveau E dans notre débat. Un constat pourtant incontournable, c’est que "valeur" et "idéal" sont par définition des concepts abstraits. On n’a jamais touché du doigt la paix, la liberté, la justice elles-mêmes, mais seulement observé des êtres, constaté des actes et des comportements censés incarner (toujours imparfaitement) ces valeurs et ces idéaux. Si même le pragmatisme (qualité bien connue attribuée au niveau E) peut être adopté comme valeur ou peut être visé comme idéal, il est patent qu’on n’observe jamais concrètement cette notion elle-même, mais seulement, là aussi, des êtres, des actes et des comportements censés l’ incarner. Le niveau E est celui où s’appliquent, s’incarnent et se relativisent (souvent beaucoup !) les idéaux et les valeurs, et autres modèles ou anti-modèles, qui restent pour leur part au niveau R ou au niveau T, dans leur toute théorique perfection posée comme postulat de départ ou comme nouvelle norme à venir.

                  Selon toi, les valeurs induiraient les notions d’ "intérêt, de sensé, de directement intelligible". Cela se discute. Sauf erreur, l’intérêt préalable relève uniquement du groupe R. Quant au groupe E, en soi, s’il est immanquablement sensible au concret, il ne s’y intéresse pas forcément ... Il est plutôt comme "obligé" d’en tenir compte, et ça peut parfois être sacrément pesant pour lui. Surtout si le groupe E contrarie par dissonance les intérêts spontanés du groupe R. Quant au "sensé", il ne saurait non plus relever de ce niveau-source E. Car la réalité concrète et ce qu’on en éprouve n’ont pas de sens préalable. Il faut quitter ce niveau-source E pour pouvoir parler de "sensé" avec la dynamique "r" de Jupiter (l’explicative commune) , tandis que la dynamique "t" de Saturne, elle, quêtera le sens caché. S’il suffisait d’être confronté à une situation concrète pour en comprendre le sens, ça se saurait. Un direct en pleine poire est directement ressenti, c’est sûr. Mais je doute fort qu’il soit une valeur "directement intelligible" comme tu l’écris.

                  Quant au niveau-but "e", à lui seul, il ne me semble pas pouvoir constituer un idéal ou un contre-idéal, qui à mon avis impliquent un choix, que ce choix soit normatif ou transgressif. Selon moi, le niveau-but "e" ne participerait à cette notion qu’en cas de co-dominance solidaire avec les planètes de groupe "r" ou "t". C’est dans ces cas seulement que le ressenti serait non plus seulement subi, mais qu’il deviendrait l’ inséparable ingrédient d’un "absolu" à atteindre, déjà explicite ou encore en devenir.

                  Non, bien sûr, l’idéal ne disparaît pas comme par magie en passant du stade solaire au stade marsien. Mais cela ne prouve pas qu’il y ait un idéal marsien qui se rajoute à l’idéal solaire. Le marsien pur ne cherche nullement à ériger sa conduite en modèle de bonne conduite, pas plus qu’en anti-modèle d’ailleurs. Il se contente d’agir et de réagir. Il est obligé de tenir compte du réel concret, mais on ne peut pas dire vraiment que ce réel l’ "interpelle" comme sait le faire la petite voix de sa conscience solaire. Du Soleil à Mars, il y a certes, comme tu dis, une mise en perspective... Je dirais plutôt une relativisation des idéaux solaires à l’aune des confrontations marsiennes. Et cela peut être plus ou moins aisé ou conflictuel, selon les aspects mutuels et les dominances respectives du Soleil et de Mars, et aussi selon le vécu particulier.

                  Il est permis de ne pas voir la "guerre constante" entre les diverses valeurs et les divers idéaux comme une bagarre entre tous les niveaux-sources et tous les niveaux-buts. Il n’y a vraie bagarre que sur le ring du niveau E, celui du duo-duel, quand les champions incarnant plus ou moins imparfaitement les idéaux et valeurs de niveau R ou T passent aux actes, et s’affrontent rugueusement lors de la mise en pratique. Et les deux champions peuvent fort bien s’étriper au nom de valeurs différentes certes, mais relevant toutes deux du même niveau : voir les guerres de religion .

                  C’est vrai, la Lune n’a pas de niveaux-sources ou de niveaux-buts distincts, et donc ne suscite pas en elle-même idéal ou valeur. Mais on peut faire à son propos la même remarque qu’à propos du groupe "e". Pour peu qu’il y ait des aspects harmoniques avec les groupes adéquats, il me semble qu’elle pourrait par exemple participer - mais à seul titre d’ingrédient- à des idéaux d’homogénéité, d’équilibre, de plénitude, des trucs comme ça...


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