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Les Caractères de Frédéric Paulhan

Les textes qui suivent sont extraits du livre Les Caractères, de Frédéric Paulhan, livre malheureusement épuisé. Ils peuvent être utiles pour les astrologues. Frédéric Paulhan est né le 21/04/1856 à 7 h 43 TU à Nîmes.



« Dans le caractère deux principaux éléments, l’un concret, l’autre abstrait. L’élément concret, ce sont nos tendances mêmes, nos passions, nos désirs : l’amour ou bien ou la gourmandise, l’ambition ou la méchanceté, etc, qui produisent par leur prédominance des types comme ceux du sensuel, de l’ambitieux, du méchant. L’élément abstrait, ce sont les lois selon lesquelles ces tendances sont, dans un même individu, reliées les unes aux autres, se combattant, se remplaçant sans se heurter et dominant l’esprit tour à tour ou bien encore s’associant harmoniquement. Ces diverses formes de caractère nous donnaient des types comme les équilibrés ou les incohérents, les maîtres d’eux-mêmes ou les impulsifs ».

« On peut par exemple être unifié par l’ambition ou la gourmandise, impulsif dans la cruauté comme dans la bienveillance ».

« Une série classifiée de types abstraits échelonnés, d’une part, de la systématisation parfaite à la complète incohérence, d’une part, et d’autre part, de la prédominance des tendances les plus étroites et les plus spéciales, des tendances vitales et égoïstes, aux tendances les plus désintéressées, les plus générales ou les plus abstraites ».

« Il faut faire une classification systématique des différentes sortes de types simples, et ramener à ces types les individus toujours complexes et toujours naturellement rattachés à plusieurs groupes psychologiques, en marquant la prépondérance plus ou moins nette du trait qui les rattache à tel ou tel groupe et aussi les relations, les coordinations et les dépendances qu’il peut y avoir lieu d’établir entre leurs différentes qualités ».

« D’abord les formes fondamentales de l’association des tendances et les qualités de ces tendances qui s’y rapportent, c’est-à-dire d’une part les caractères équilibrés, maîtres d’eux-mêmes, impulsifs, incohérents, etc., et d’autre part des caractères riches ou pauvres, purs ou troublés, vifs ou lents, aux sentiments durables ou fugaces, etc., et ensuite la nature même des tendances dominantes, c’est-à-dire des égoïstes, des altruistes, des gourmands, des amoureux, des ambitieux, des intellectuels, des affectifs, etc. On peut être sensuel et impulsif, ou sensuel et réfléchi, intellectuel, impulsif et têtu, ou bien intellectuel, réfléchi et souple, etc. Les combinaisons sont innombrables et n’ont rien de fixe ».

« Les éléments de la personnalité sont si nombreux et si complexes, leur influence peut s’exercer de tant de façons différentes que le déterminisme de leur action ne peut donner lieu à des produits réguliers et toujours semblables ».

« Selon la loi d’association systématique, tout élément psychique tend à faire naître, à conserver, à développer les éléments qui peuvent s’associer à lui en vue d’une fin commune… Ainsi quand nous constatons chez une personne l’existence d’une tendance assez développée, nous pouvons être sûrs de trouver à côté d’elle un certain nombre de manières d’être, de traits de caractère qui la soutiennent ».

« Il se produit ainsi continuellement des associations et des combinaisons de traits de caractère qui parfois se ressemblent et parfois s’opposent, car les oppositions peuvent servir à l’équilibre ».

« Étudier les formes du caractère c’est rechercher et classer les diverses manières d’être de l’individu, en faire l’analyse et la synthèse, en montrer les éléments et les combinaisons, et les rattacher aux grandes lois générales de la psychologie ».

« On conçoit que le fond du caractère ne changeant pas, ces éléments (vitesse ou lenteur) puissent plus ou moins vite, s’appeler les uns les autres, se susciter avec plus ou moins de lenteur ou de précipitation. Ils peuvent de même se montrer plus ou moins complexes, plus ou moins vigoureux, plus ou moins résistants. L’étroitesse ou la largeur des idées et des désirs, la souplesse de l’esprit et du cœur, la constance, l’entêtement sont autant de traits de caractère qui rentrent dans la même classe. Tandis que la première comprend les formes générales de l’association des éléments, celle-ci retient les différentes manières dont les éléments peuvent réaliser ces formes générales ».

A. « La classe des qualités qui se rattachent à la manière d’être des tendances, au caractère général de leurs relations dans un même individu ; la cohérence, la logique, le contraste, la vivacité, la ténacité, etc. » B. « La classe des qualités qui sont constituées par les tendances mêmes, tendances organiques, sensuelles ou intellectuelles, etc. La première comprend les formes de l’activité mentale, la seconde les éléments concrets qui dirigent cette activité ».

1. L’abstrait : comment les différentes tendances sont organisées, hiérarchisées, associées ou dissociées (« Formes générales des associations des éléments »).

2. Mobilité ou lenteur des tendances (« Différentes manières dont ces éléments peuvent réaliser ces formes générales »).

3. Le concret : quelles sont ces tendances.

4. Comment son vécues les tendances (« Produits secondaires de la vie, de l’activité des tendances dans certaines conditions, et, si grande que puisse être leur place dans l’existence, elles doivent être, du point de vue scientifique, considérées comme subordonnées »).

« La tendance, son mode d’action, ses rapports avec les autres tendances existant dans le même individu, ce sont là d’incontestables réalités et, — si l’on comprend dans les tendances, les sentiments, les passions, les émotions, les désirs et les idées qui ne sont que des parties de leur activité — ce sont les seuls éléments du caractère qu’on puisse reconnaître ».

« Loi d’association systématique : exprime l’aptitude de chaque élément, désir, idée ou image, à susciter d’autres éléments qui puissent s’associer à lui pour une activité commune, et qui indique aussi que chaque élément est un composé unifié d’éléments, d’un ordre inférieur, associés de façon à constituer une unité supérieure à eux-mêmes et qui les synthétise ».

« Loi d’inhibition systématique : exprime l’arrêt que chaque élément psychique tend à imposer à tout élément qui ne peut s’associer harmoniquement à lui ».

« Du jeu combiné de ces lois dérivent la loi du contraste qui est la troisième grande loi de la vie mentale, et enfin les lois d’association par contiguïté et ressemblance, moins importantes ».

« L’étude des formes du caractère se ramène à la recherche des éléments psychiques principaux qui constituent la personnalité : tendances dominantes, idées fixes, désirs prépondérants, des relations qu’ils ont entre eux, en s’aidant l’un l’autre, ou en s’entravant selon qu’il y a prédominance dans la vie mentale de l’association systématique de l’inhibition, du contraste, de l’association par contiguïté et ressemblance, de leurs différentes manières d’être et d’agir ; de leur sensibilité, c’est-à-dire de leur facilité d’action plus ou moins grande, de leur pureté, c’est-à-dire de l’accord systématique plus ou moins complet de tous les éléments secondaires qui s’unissent pour former un composé psychique supérieur et de l’élimination plus ou moins imparfaite de tout élément dissonant, enfin des qualités complexes qui résultent des combinaisons de tendances ou de formes abstraites ».

« Le caractère, c’est l’arrangement de phénomènes biologiques en vue d’une fin sociale. L’étude de l’ensemble de l’individu, du type moral, du caractère, appartient essentiellement à la psychologie. C’est elle qui établit la transition entre les sciences voisines, la science des organismes et la science des sociétés ».

Les formes de l’association systématique

1. Les équilibrés

« Les équilibrés sont ceux chez qui l’association systématique atteint le degré de perfection qu’elle peut atteindre chez un homme et chez qui, en même temps, la systématisation résulte non pas de la prépondérance d’une tendance qui se soumet toutes les autres, mais de l’harmonie de tendances fortes, bien développées, et qui s’équilibrent et forment un ensemble unifié sans que l’une d’elles cherche à dominer plus ou moins longtemps qu’il ne le faut pour conserver l’harmonie générale ».

« On peut être équilibré dans la médiocrité comme dans le génie, et naturellement le premier cas est le plus fréquent… Le caractère équilibré confine en ce cas à l’absence de caractère… Ce caractère… a souvent beaucoup de charme lorsqu’il se rapproche du maximum possible, alors même que l’esprit qui le réalise n’offre aucune qualité exceptionnelle ».

2. Les unifiés

« Ceux en qui l’harmonie résulte… de la subordination de l’ensemble des tendances à l’une ou à quelques-unes d’entre elles. Celles-ci font l’unité de la personne… Dans les cas extrêmes, les autres tendances ne serviraient qu’à permettre l’entretien de la vie, et, par suite, la continuation de l’exercice de la tendance dominante. Souvent, même chez les mieux unifiés, il subsiste à côté d’elle des goûts, des sentiments, des désirs, plus ou moins développés, qui ont une sorte d’existence indépendante, mais qui sont parfois détruits, éliminés ou absorbés par l’évolution, l’unification croissante de la personnalité ».

« Le type unifié… se rencontre assez souvent chez les hommes qui ont présenté une vocation marquée pour un art ou une science ».

« Le métier, c’est-à-dire un ensemble d’habitudes régulières imposées par les conditions de la vie sociale, a des rapports assez particuliers avec les tendances dominantes. Quand le métier et les goûts sont en désaccord, le métier est généralement mis au second rang, considéré comme une nécessité indifférente ou pénible, ou comme une distraction… Le métier est, en sorte, une tendance artificielle créée et maintenue par les exigences de la vie sociale et la volonté de l’individu. Quand elle rencontre une résistance faible ou nulle elle finit par devenir la faculté dominante et donner à la personnalité le caractère unifié qui lui manquait. Agir en soldat, penser en magistrat, parler en prêtre… indiquent bien la subordination des éléments psychiques à une tendance dominante, quelquefois factice… C’est ainsi que la vie sociale finit souvent par hiérarchiser les tendances et les goûts et par créer une vocation à ceux qui n’en ont pas, s’ils possèdent une plasticité suffisante ».

« L’inhibition systématique existe pour les équilibrés et les unifiés, « seulement elle est pour ainsi dire préventive, elle n’agit que sur des tendances latentes, c’est-à-dire sur des conditions insuffisantes de tendance. Elle y est en fait moins parfaite et c’est pour cela qu’elle y est moins visible ».

Les formes de l’inhibition systématique

1. Les maîtres d’eux-mêmes

Ils ont pour caractéristique « la lutte des tendances aboutissant à l’harmonie ou au désordre… Supposons qu’une des tendances indépendantes ou divergentes prenne plus de force et se développe par l’effet de circonstances favorables, l’harmonie sera troublée, il y aura probablement lutte et finalement inhibition de l’une des tendances antagonistes ».

Les maîtres d’eux-mêmes « savent se dominer,… savent commander à leurs passions ». Ils peuvent parvenir à l’harmonie « si la volonté de l’individu, si la tendance dominante n’est pas assez forte pour enrayer complètement les passions, si aucune de celles-ci ne peut l’enrayer non plus et devenir à son tour tendance dominante. Il peut arriver que les passions contenues deviennent trop fortes et finissent par rompre la digue, quelquefois aussi elles s’apaisent, diminuent et meurent. Dans les deux cas le type de la personne change ».

« De même que lnorganisation sociale contribue à donner de la personnalité à ceux qui n’en ont pas, elle contrarie la personnalité de ceux qui en ont une ».

« Les maîtres d’eux-mêmes deviennent facilement les maîtres des autres ; le type de l’arrêt systématisé peut conduire, quand les sentiments sont ardents, à un despotisme assez lourd, de même, au reste, que le type unifié.

2. Les réfléchis

« Il se peut que les passions, les désirs à réprimer ne soient pas très violents et que, en même temps, l’arrêt, l’inhibition, le contrôle se porte sur toutes les manifestations psychiques ou peut s’en faut. Nous avons le type du réfléchi, de l’homme froid qui retient tous les éclats de sa sensibilité ou n’en laisse sortir que ce qu’il juge convenable ou utile… La tendance qui veut se développer et passer est arrêtée, soumise à l’examen du moi… Si le contrôle est rapide, le type se rapproche du type unifié ; s’il se prolonge trop, le type va rejoindre le type hésitant, troublé, indécis ».

Les formes de l’association par contraste

Les inquiets, les nerveux, les contrariants

Ce sont les « caractères chez qui la lutte des systèmes n’aboutit pas à l’harmonie, ceux qui sont tout le temps de leur vie occupés à défaire ce qu’ils ont fait ou ce qu’ont fait les autres, à vouloir essayer autre chose que ce qu’ils font, ceux en qui dominent alternativement des tendances contraires. Les scrupuleux, les hésitants, les personnes rongées du remords et toujours prêtes à des examens de conscience exagérés et à conclusions variables, les contrariants aussi et les individus mal équilibrés qui passent constamment d’un désir au désir opposé rentrent dans ce type ».

« L’association par contraste est un phénomène normal et se manifeste chez tous les hommes… Chez les équilibrés, chez les unifiés, elle maintient l’harmonie générale en exerçant dans les proportions requises et alternativement les différents systèmes physio-psychiques, en permettant la comparaison de deux idées opposées, de deux désirs contraires qui s’évoquent l’un l’autre. Il en est également ainsi chez les « maîtres d’eux-mêmes ».

Les formes de l’association par contiguïté et ressemblance

Ce sont des associations mineures conditionnées par des expériences répétées et mémorisées (la madeleine de Proust), qui peuvent donner sa marque propre au caractère quand elles sont puissantes et obsédantes.

Activité indépendante des éléments de l’esprit

1. Les impulsifs

Chez l’impulsif, l’unité ne disparaît pas, « mais elle va continuer à s’affaiblir, elle fait place de plus en plus à l’activité plus ou moins indépendante des composants divers, désirs, passions et croyances qui composent l’esprit et peuvent jusqu’à un certain point, au lieu de s’unir dans l’harmonie générale de l’esprit, agir chacun pour soi et satisfaire leurs affinités spéciales »

« Au plus haut niveau, nous trouvons des gens qui vivent et se développent des idées et des désirs contradictoires, sans lien qui les rattache. Et souvent ces idées, ces tendances ne luttent pas précisément entre elles, l’une remplace l’autre, un peu au hasard des influences extérieures, sans qu’on sache pourquoi… individus à passions vives, fortes, mal disciplinées ».

« Les impulsifs supérieurs, ceux chez qui la personnalité est forte encore, mais reste à la merci d’une passion subitement déchaînée par le moindre incident et qui sera plus forte qu’elle… en qui les impressions vives et puissantes surgissent brusquement et, manquant de contrepoids, sont immédiatement suivies de l’acte ».

« Chez eux le moi, en tant que coordination synthétique des tendances, reste très imparfait. Les tendances existent pour elles-mêmes autant que pour le moi ; les éléments de la personnalité sont très forts parfois, mais ils ne s’unissent qu’insuffisamment… mais chez les représentants supérieurs du type, certains systèmes importants, croyances ou passions, gardent encore assez de puissance pour diriger, dans bien des cas, la conduite de l’individu et lui conserver quelque unité ».

2. Les composés

« Nous pouvons voir chez bien des gens la présence successive de plusieurs sous-personnalités, de plusieurs groupes différents de tendances qui ne se ressemblent pas et qui sont assez diversement orientés. Ces personnes diffèrent des équilibrés en ce qu’il n’y a pas harmonie chez elles entre les différents groupes de tendances… elles diffèrent des types de contraste en ce qu’il n’y a pas non plus opposition directe, les groupes divers étant plutôt juxtaposés ; elles diffèrent aussi des impulsifs en ce que chaque groupe peut être assez bien coordonné en lui-même et fonctionner sans trop de heurts ».

3. Les incohérents — Les émiettés

« Le système psychique est alors très faible, très instable, les éléments de l’esprit sont mal organisés eux-mêmes, ils naissent et se dissolvent promptement. Il en résulte, chez toute une classe des personnes du type incohérent, une singulière différence entre l’apparence superficielle et la réalité du caractère qui peut faire illusion… Si quelques conditions du talent se joignent à cela, on a le type bohème, quelquefois le génie vient fleurir sur ce sol mouvant et produit une des formes les plus élevées de ce type ».

« Les hystériques présentent à un très haut degré le type de l’émiettement mental : simulation, mensonges sans raison, variations excessives des sentiments, fausses apparences, incohérence des actes, changement complet et total de l’orientation de l’esprit ».

4. Les suggestibles — Les faibles — Les distraits — Les étourdis — Les légers

Les suggestibles : « facilité à subir, dans la vie normale, et à suivre les impulsions communiquées par le milieu. La tendance à l’imitation est particulièrement forte chez certains individus sans personnalité bien caractérisée qui veulent « faire comme tout le monde ».

Les faibles : « A cause de la débilité des sentiments ou des idées existant déjà, des idées apprises, des sentiments suggérés s’établissent et prospèrent quelque temps. Ce qu’on appelle un caractère faible dérive de là. Les idées ne se coordonnent un peu, les sentiments ne se coordonnent, les actes ne s’accomplissent que sous l’impulsion d’une volonté étrangère, et l’orientation de cet esprit changera quand cette volonté sera remplacée par une autre ».

Les distraits : « Il ne saurait être question ici de la distraction qui est due à la concentration de l’esprit sur un même objet… Il s’agit du distrait qui se laisse aller toujours à la dernière impression, qui n’a guère que des émotions fugitives et des idées peu stables, chez qui ni un raisonnement ni un sentiment ne peuvent se développer avec ampleur et s’établir d’une manière durable, et qui oublie continuellement ce qu’il veut ou même ce qu’il est en train de dire, de faire, de sentir ».

Ampleur de la personnalité, richesse des tendances

1. Largeur de caractère

« L’ampleur du caractère supposera un grand nombre de tendances, d’émotions, de sentiments, de croyances aussi et d’idées ».

« Tantôt c’est l’ensemble de la personnalité qui est riche en éléments ; tantôt, l’ensemble n’est pas très riche, mais un ou plusieurs des éléments qui le composent peuvent avoir une grande complexité ».

2. Etroitesse ou mesquinerie

« Personnalité composée d’un nombre relativement faible d’éléments actifs. Ce type est assez commun ; l’on ne voit que trop de gens incapables de s’intéresser à beaucoup de choses et de s’attacher à des objets quelque peu complexes »

« Les unifiés, les équilibrés peuvent avoir des tendances nombreuses ou n’en posséder qu’un nombre restreint ; dans le premier cas, nous avons les génies harmonieux et larges, et dans le second, les médiocrités effacées et correctes, les imbéciles réguliers, les automates qui traversent la vie sans avoir l’air de s’en apercevoir… De même les « maîtres de soi » et les types de contraste donneront soit les génies violents, mais dominateurs ou troublés, soit les mesquins, les gens qui ne songent qu’à contrarier leur prochain sur des vétilles, les insuffisants aigris ; de même le type impulsif donnera, d’un côté des violents à sentiments multiples, de l’autre des ratés indigents ; et le type incohérent offrira des hystériques mobiles et parfois brillants, et de lamentables idiots, sans parler des intermédiaires qui ne manquent pas ».

La pureté des éléments psychiques

Les purs — Les tranquilles — Les troublés

Pureté = « absence, dans un désir, dans une passion, de tout élément discordant. La pureté des tendances, c’est en somme leur harmonie : le type équilibré est un type pur, le type unifié aussi, le « maître de soi » un peu moins, et ainsi de suite ».

La force des tendances

Les émotifs — Les passionnés — les entreprenants — les audacieux

« Il y a des passions intenses qui ne paraissent pas très riches et des tendances très riches qui n’ont pas une très grande force » (force = intensité).

La persistance des tendances

Les volontaires — Les obstinés — Les constants — Les faibles — Les changeants

Persistance passive : « L’obstiné sera celui à qui on ne peut jamais faire accomplir un acte qui lui déplaît, le constant celui qui conserve longtemps un même sentiment… la forme de l’obstination ne change rien à sa nature propre, elle dépend de la rencontre du type obstiné avec le plus ou moins de souplesse, d’ardeur, de vivacité des tendances ».

Persistance active : « Le persévérant tend vers un but, mais par des moyens quelquefois très variés, en tirant de son esprit tout ce qu’il peut fournir, en faisant évoluer ses tendances ».

La souplesse des tendances

Les souples — Les doux — Les rudes — Les raides

Souplesse des systèmes psychiques = « facilité plus ou moins grande à se transformer, à absorber de nouveaux éléments et à s’adapter aux circonstances sans se déformer ou se dissoudre ».

Souples : les doux, les habiles, les fins, les prudents, les humbles (parfois), les hypocrites (à certains égards). Raides : les intransigeants, les caractères entiers, rudes, entiers, inflexibles.

Souplesse positive du caractère : « se prouvera par le choix des meilleurs moyens propres à fortifier ou à satisfaire les tendances dominantes, par l’adoption et le développement des désirs secondaires qui peuvent leur venir en aide, par le renoncement aux goûts qui pourraient leur nuire, et par la modification continuelle conduisant à une pureté croissante et à une plus grande ampleur de sentiments ».

La sensibilité des tendances

Les vifs — Les impressionnables — Les froids — Les mous

La pluralité des types dans un même individu

« Les types purs sont extrêmement rares et la pureté absolue n’existe pas. Chez les mieux équilibrés tous les désirs ne sont ni également forts, ni forts proportionnellement à l’importance qu’ils doivent avoir. Mais ce qui fait cette importance, c’est précisément le type de l’individu ou les exigences de son adaptation à la vie sociale ».

« Quelquefois ces divers caractères du même individu ne se révèlent pas facilement. Il faut fréquenter une personne réputée dure ou froide pour s’apercevoir de tel point sensible en elle et qui convenablement excité fera mouvoir l’ensemble de la personnalité. Ainsi peut-on être rarement sûr des gens et se fier absolument à eux pour le mal comme pour le bien… Souvent telle tendance reste latente, invisible, jusqu’au jour où se présenteront les circonstances qui lui permettront d’agir ».

« Il y a sans doute aussi des tendances qui ne se développent jamais. Déposées en nous par les hasards de l’hérédité ou d’autres circonstances, elles attendent pour se montrer une occasion favorable qui n’arrive pas ou dont elles ne peuvent profiter. Mais ne croyons pas que ces tendances latentes ou définitivement enrayées, et peut-être à moitié absorbées, dirigées par de plus fortes, n’aient aucune importance pour la constatation du caractère. D’abord, à moins qu’elles ne soient bien mortes — et elles ont la vie dure — il peut toujours arriver quelque moment où elles triompheront. La dissolution des systèmes supérieurs peut leur laisser le champ libre. Lorsque quelque grande secousse morale, lorsque quelque maladie désorganise l’esprit, ou simplement en affaiblit la coordination, des tendances jusque là inaperçues et comme ensevelies se prennent à vivre au grand jour ».

La subordination des tendances et la signification des actes

« Il faut porter une grande attention à un caractère essentiel des tendances. Sont-elles une fin ? Sont-elles un moyen ? Ont-elles une existence propre, sont-elles un désir particulier existant en soi et pour soi et qu’il faut satisfaire ? Ne serviraient-elles pas au contraire qu’à satisfaire indirectement une autre tendance et n’auraient-elles de réalité que ce qu’elles en tendraient d’elles » (le courtisan richement logé qui s’exile dans un sous-sol à la cour, celui qui ne boit pas et ne mange pas pour ne pas grossir, l’avare qui dépense pour s’enrichir, celui qui croit aimer la danse et les mondanités alors qu’il ne pense qu’à draguer, etc.).

« On peut dire en principe qu’un acte, pris en gros, ne signifie presque jamais rien par lui-même… une suite d’actes ou les petits détails d’un acte isolé peuvent seuls prouver quelque chose ».

L’état d’évolution ou de fixation du caractère

« Quand nous parlons du caractère d’un individu il faut entendre, en général, qu’il s’agit de son caractère tel qu’il est pendant la maturité, de 20/25 à 55 ou 65 ans, au moment où il est le plus lui-même… Mais il y a des caractères qui mûrissent de bonne heure, d’autres qui sont moins précoces, et l’affaiblissement peut aussi venir après une durée fort inégale, peut-être même ne venir jamais. Il faut se garder de prendre un trait qui tient à l’âge et au degré d’évolution pour un trait essentiel de la personnalité ».

« Un autre facteur à remarquer très soigneusement, ce sont les influences sociales. Beaucoup de gens n’ont pour ainsi dire pas d’existence personnelle, ils représentent surtout les opinions et les sentiments du milieu social dont ils font partie… Livrés à eux-mêmes ils ne sont presque plus rien, d’insignifiantes poupées… La société sent, pense et agit jusque dans les plus personnels d’entre nous, et il est fort heureux qu’il en soit ainsi. Tous ceux qui adoptent les idées et les passions de leur milieu, tous ceux qui les combattent, tous ceux qui tâchent de les améliorer et de les modifier doivent à la société ou la forme même de leur esprit, ou la matière sur laquelle cet esprit s’exerce… Les uns reçoivent passivement et les autres s’assimilent, transforment, provoquent même, recherchent l’excitation et réagissent ; ils ne se bornent pas à recevoir, ils rendent à leur milieu parfois plus qu’ils n’en ont reçu ».

Cet article vous a été proposé par Frédéric Paulhan

Voir aussi :

▶ R.E.T. et astro-psychologie
▶ Théorie de l’interprétation
▶ Astrologie & psychologie


Les significations planétaires

par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang.

La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités.

La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante

par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite.

Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ?

Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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