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| Publié le : 30 novembre 2003
Le Bélier
BELIER adaptéForce d’excitation naturelle : l’entraîneur. Premier stade de la Force d’excitation naturelle : le diurne prend le pas sur le nocturne, balaye ses inhibitions et indifférences. Un potentiel énergétique intact qui s’élance à l’assaut de l’environnement. Agressivité animale, activités de pionnier, sensations brûlantes et concrètes, spontanéité absolue, aucun a priori ; une force instinctive et percutante, dynamique et audacieuse, qui se libère généreusement, un besoin d’agir qui ne souffre aucune attente et aucune restriction. Vitesse d’excitation : l’improvisateur. Premier stade de la Vitesse d’excitation : une mobilisation foudroyante des réserves d’excitation : Ça démarre au quart de tour, les réactions sont immédiates, les décisions brusques. On se met en mouvement sur le champ, on a des réflexes instantanés. Rythmes trépidants, auto-accélération infinie. Humeur cyclothymique, adaptation rapide aux variations de l’environnement. L’excitation rapide rend compte du goût pour les gros effets : tambours et trompettes, couleurs violentes, pittoresque percutant. Sens des contraires : le décideur. Premier stade du sens des contraires, polarisé par la force et la rapidité de l’excitation : on choisit son camp sans hésitation et sans nuances, on est carrément pour ou contre, jusqu’au manichéisme. Franchise brutale, refus des compromis, "celui qui n’est pas avec moi est contre moi". Comme les choix sont rapides, instinctifs, irréfléchis, l’adaptation peut demander de les remettre en question. Dans ce cas, virages à 180° : on combat avec la même violence ce que l’on avait adoré. L’entraîneur-décideur est un meneur actif et engagé, dynamique et intransigeant, se sacrifiant sans contrepartie pour la cause qu’il a choisie. L’improvisateur-décideur est plus souple et mobile : il a davantage le sens de la tactique, mais ses choix sont plus aléatoires, plus sujets à de spectaculaires revirements. BELIER inadaptéManque d’inhibition extinctive : l’impulsif. Il ne sait pas cultiver l’indifférence, rester de marbre, demeurer flegmatique. Difficulté ou impossibilité à oublier, boycotter, faire table rase. Il fonce dans le tas quoi qu’il arrive, tout à la griserie du moment présent. Il est téméraire, impulsif, impatient, casse-cou, imprévoyant. La faiblesse de l’oubli souligne l’importance de la mémoire : les premières impressions sont indélébiles. Le manque de distance, donc de réflexion, le rend naïf, crédule, prêt à croire n’importe quoi. Lenteur d’inhibition inadaptée : l’intraitable. Le frein est difficile à manœuvrer. Deux solutions sont possibles. Soit c’est l’impossibilité de freiner : l’impulsivité n’a plus de limites, c’est l’accident permanent, le vertige de la confrontation incessante avec le milieu externe, l’emballement sans fin. Soit c’est l’impossibilité de redémarrer : il a réussi à freiner, mais ne sait plus desserrer le frein. Il se construit alors des systèmes de défense monolithiques et unilatéraux. Ses refus sont rigides et ne varient pas quelles que soient les situations. Rancœurs et rancunes tenaces, morbides. L’imagination est fascinée par le légendaire, les mythes baroques. Phase égalitaire : le tout pour rien. Une agressivité linéaire incite à tout combattre en bloc : tout est rejeté, mis dans le même sac. Hostilité viscérale à l’égard des "bonnets blancs et blancs bonnets". Tout le monde a tort, amis comme ennemis. Le bien ne vaut pas mieux que le mal. Refus bornés, surdité mentale, philosophie personnelle figée que rien ne saurait remettre en cause. La perception des antagonismes, déplacée dans l’abstrait, revient à un "moi contre le monde entier". L’impulsif-tout pour rien est un jusqu’au-boutiste agressif et fanatique qui refuse tout compromis avec le monde réel. Il en veut à l’univers entier. L’intraitable-tout-ou-rien, moins agressif, plus borné, enfermé dans une vindicte inerte, a toujours raison contre tout et tous. SUITE Texte extrait du Manuel d’astrologie universelle, éd. Dervy, 1993. Voir aussi : Le Bélier mythologique
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Richard Pellard
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