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Michel Audiard, Taureau aux dialogues vaches

Michel Audiard est un dialoguiste, scénariste et réalisateur français de cinéma, également écrivain et chroniqueur de presse. Les dialogues percutants et argotiques des films scénarisés par Michel Audiard font l’objet d’un véritable culte populaire.



Micro-portrait théorique de Michel Audiard

Ce micro-portrait ne fait qu’esquisser une interprétation très simplifiée des configurations zodiaco-planétaires dominantes et de la planète la plus faible de ce Thème natal. Excluant par exemple l’interprétation des Aspects, cette étude succincte ne saurait remplacer une véritable analyse approfondie, mais elle en ouvre quelques-unes des pistes principales.

La configuration dominante du Thème natal de Michel Audiard est une opposition de Mars en Balance à la Lune en Bélier, ainsi que Pluton angulaire en Cancer et qu’une Soleil-Mercure-Vénus en Taureau. Uranus en Poissons est la planète la plus faible.

Ses réponses aux questions devraient donc refléter les pôles hyper-dominants de sa personnalité :

Taureau décideur-commandeur

- Vos qualités : vous vous signalez par un caractère abrupt, résistant et réfractaire aux changements inutiles ou superficiels. Impératif, actif et froidement déterminé, vous n’avez que mépris et pouvez vous montrer très répressif avec les irresponsables, les écervelés, les fantaisistes sans racines profondes. Être épris d’ordre, d’efficacité concrète et de justice, vous savez vous mettre en avant par vos aptitudes combatives et réalistes tout autant que par la roublarde subtilité de vos manœuvres et de vos savants dosages. Bien campé sur vos positions à la fois dominatrices et défensives, vous n’êtes pas du genre à vous laisser déstabiliser par ceux qui contesteraient votre pouvoir sur les êtres et les choses : vos ripostes sont alors foudroyantes et implacables.

- Vos défauts : pour vous, les êtres et les choses doivent être à leur place dans un ordre immuable et figé dont vous vous faites le gardien indéboulonnable. Soupçonneux, rancunier, vindicatif, vous êtes un adepte du « tout nouveau, tout faux ». Barricadé dans vos principes immuables, vos révoltes inertes et votre incommunicabilité pesante, vous êtes tenté de vous identifier à un personnage de persécuté-persécuteur misanthrope, pessimiste et sournoisement agressif. Vous avez tendance à avoir des réactions disproportionnées dès que vous imaginez, à tort ou à raison, que vos ennemis ou adversaires complotent contre vous : il ne vous faut vraiment pas grand-chose pour avoir l’impression d’être l’objet unique de sourdes machinations.

Bélier plastique-réceptif

- Vos qualités : vous avez besoin pour votre équilibre général, pour votre bien-être et votre plénitude, d’évoluer dans une ambiance mouvante, changeante et dynamique. Vous vous adaptez rapidement et facilement aux modifications rapides de votre milieu de vie. Spontané, disponible à l’imprévu, d’une humeur variable mais en général agréable, vous ne vous sentez jamais aussi reposé, aussi intimement vous-même que lorsque vous pouvez vous extraire des routines quotidiennes pour voir le monde d’un œil neuf. Sensible et réceptif à ce qui vous permet ou non de vous épanouir à votre propre rythme, vous savez rejeter avec une fermeté douce mais efficace tout ce qui peut s’opposer à la quiétude dynamique que vous recherchez sans cesse.

- Vos défauts : naïf, crédule, trop perméable et trop réactif, vous cédez trop rapidement à toutes les influences en provenance du monde extérieur, auquel vous êtes incapable de rester indifférent, jusqu’à en devenir excessivement impressionnable. Vos premières impressions, bonnes ou mauvaises, ont trop tendance à laisser chez vous des traces indélébiles. D’une humeur souvent fantasque, en dents de scie, il vous arrive, après des périodes d’agitation plutôt inefficace, de sombrer dans un repli inerte sur vous-même, pour préserver votre tranquillité, avant de vous abandonner à nouveau passivement, avec une allégresse bon enfant mais improductive, à tout ce qui vous stimule éphémèrement.

Inversement, les réponses de Michel Audiard aux questions devraient montrer qu’il ne correspond pas du tout au portrait suivant :

Vous vous déterminez en fonction de motivations profondes, d’intimes convictions qui ne doivent rien à votre situation présente ni à ce qui vous est proposé. Quelque chose de radicalement réfractaire en vous-même vous incite à affirmer votre singularité, à exhiber votre originalité, à émerger de la masse. Aux laborieuses analyses et déductions expérimentales vous préférez la fulgurance de vos intuitions, qui vous permettent de simplifier les problèmes les plus complexes et de rendre clair l’obscur. Vous estimant détenteur de certitudes absolues que vous assumez en toute indépendance, vous imposez vos vues pénétrantes et parfois visionnaires sans craindre de surprendre, choquer, déstabiliser. Fort d’une cérébralité abstraite, froide et synthétique, vous n’hésitez pas à innover, à forger de nouveaux concepts qui font autorité. Vous vous réservez toujours la possibilité de changer radicalement de point de vue, d’assumer des choix indépendants en toute autonomie, quoi que cela vous coûte. Vous exprimez à votre manière ultra-individualisée votre sens des valeurs universelles.

Vous êtes un volontariste intransigeant qui s’implique intensément dans des choix pour vous essentiels. Vous n’avez pas peur de prendre en votre âme et conscience et en toute indépendance des décisions fermes, tranchées, définitives. Quand vous avez mis au point un programme, élaboré une stratégie, rien ne saurait vous faire changer d’avis ni vous faire dévier de votre route et de votre but, quels que soient les événements et les circonstances. Rigoureuse, efficace, impérative, votre cérébralité froide et organisée a en principe réponse à tout et sait trouver les solutions les plus convaincantes aux problèmes les plus embrouillés. Précis, systématique, ultra-logique, vous ne laissez rien au hasard, imposez votre volonté sans complexe. Vous n’hésitez pas à vous impliquer puissamment pour affirmer vos convictions et principes les plus profonds et les moins vérifiables. Individualiste, élitiste, inflexible en ce qui concerne votre réalisation personnelle, votre aplomb phénoménal vous permet d’oser quand vous le décidez toutes les ruptures, toutes les remises en question les plus radicales.

Françoise Hardy : Toute formule zodiacale comporte ses contrastes, et nous allons essayer de voir de quelle façon vous ressentez et vivez des vôtres. Le premier contraste qui vient à l’esprit à propos de votre ciel de naissance, réside dans les tendances à l’inertie, à la fixité, au sédentarisme, du Taureau, votre Signe solaire, et celles plus expansives à la bougeotte, au voyage, du Bélier, votre Signe lunaire, et du Sagittaire, votre Signe Ascendant. Comment avez-vous vécu jusqu’ici ce contraste ?

Michel Audiard : La première partie de ma vie correspond parfaitement à ce que vous dites du Taureau : j’étais un sédentaire absolu qui détestait les voyages et trouvait tous les prétextes pour les éviter. Mais depuis cinq ou six ans, j’ai une bougeotte absolument frénétique : toute occasion de partir est bonne. C’est à mettre en rapport avec une certaine fainéantise : le goût de bouger est venu d’un certain dégoût de travailler.

Le Sagittaire est curieux des autres hommes et se lie facilement, alors que le Taureau est méfiant, misanthrope, et n’accorde que difficilement son amitié.

On peut croire que je me lie facilement si on se fie aux apparences. J’ai l’air de me lier, mais je ne me lie pas du tout.

J’avais prévu de vous demander si vous aviez une sociabilité de surface qui cache un réfractaire de fond…

Exactement. C’est tout à fait ça.

Autre façon d’exprimer et de vivre les contrastes de votre signature zodiacale : excès de vitesse, emballement, par le Bélier et le Sagittaire, excès de frein par le Taureau. Ces deux formes d’excès se tempèrent-elles chez vous, ou sont-elles une source problématique de ruptures de rythme ?

Je m’emballe facilement sur ce que font les gens, mais pas sur les gens. Je n’ai pas l’admiration facile envers qui que ce soit. Par exemple, je n’ai jamais éprouvé le besoin de connaître un écrivain que j’admirais et, quand c’est arrivé, j’ai en général été fort déçu. Je m’emballe sur une œuvre mais il ne s’en suit pas le besoin de rencontrer son auteur, ce qui fait aller, le plus souvent, de déception en déception : quand il y a du talent dans une œuvre, l’homme est en général très inférieur à son talent.

La dissonance de Mars à la Lune, Vénus et Mercure, qui marque votre ciel en priorité, pourrait se traduire par un conflit entre les tendances actives et réalistes de Mars et celles plus passives de l’autre groupe de planètes qui incite à se laisser aller à ce qu’il y a de plus confortable, de plus agréable ou de plus distrayant dans l’instant…

Je pense que je suis très réaliste sur le plan professionnel, je sais à peu près ce que je fais et ou je vais, je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur les gens que je rencontre dans mon métier, mais je m’emballe, je m’exalte volontiers sur le plan de ma vie privée, de mes amitiés. J’ai des amis bavards et j’adore bavarder, discuter, j’aime les controverses. Alors que dans le travail, je préfère qu’on s’en tienne à ce qu’on à à se dire pour le boulot et puis ça va comme ça…

Le Taureau, surtout quand il souffre d’une dissonance de Mars à la Lune, qui oppose le réalisme à la subjectivité, est souvent de mauvaise foi…

Ah ça la mauvaise foi… c’est presque maladif… mais je peux être de mauvaise foi par plaisir aussi… par goût du paradoxe, pour faire rire, pour amuser les copains…

Le Taureau est lent, retardataire, pour tout ce qui ne fait pas partie de ses intérêts exclusifs, ce qui lui vaut la réputation d’être paresseux, réputation mal fondée, dans la mesure où sa faculté de concentrer son énergie sur ce qui l’intéresse vraiment, lui permet d’en faire souvent plus que tout le monde : êtes-vous, comme beaucoup de Taureau, un paresseux qui se cache dans le surmenage ?

Vous venez de donner la définition parfaite de ce que je suis : je suis paresseux, mais j’ai fait 132 films. Je n’aime pas me mettre au travail, par contre, quand je me mets à travailler, quand je m’enferme dans mon bureau pour écrire, je ne pense à rien d’autre. J’ai effectivement cette chance, car c’est une chance, de pouvoir me concentrer. La faculté de concentration m’est naturelle.

Faut-il que vous soyiez au pied du mur pour vous mettre au travail ?

S’il n’y avait pas un contrat avec des dates bien précises, je ne verrais aucune raison de commencer. Ce serait du masochisme. On ne se met pas au travail comme ça… en disant un matin : aujourd’hui il faut que je travaille. Non. On est coince. Ou alors, ou alors attention, ça peut arriver, quand on travaille pour son plaisir, ce qui est tout à fait autre chose : je peux avoir envie tout à coup d’écrire un livre, ce à quoi personne ne m’oblige, et préférer écrire plutôt que prendre des vacances. Mais dans ce cas j’écris dix lignes et puis j’arrête, parce que je trouve que je n’ai plus rien à dire. Alors que ça ne me vient pas à l’idée de m’interrompre quand je fais des dialogues de cinéma, parce que si je m’étais arrêté chaque fois que je n’avais rien à dire, je n’aurais pas fait beaucoup de films.

Avec les valorisations d’un côté de Mars, Pluton et Mercure, de l’autre de la Lune et Vénus, votre ciel vous prédispose à être tantôt agressif, opposant, contestataire, tantôt conciliant, charmeur, séducteur, « féminin » même…

II se passe la un peu la même chose que ce qu’on a dit précédemment pour les voyages : j’ai été très longtemps tout à fait conciliant, mais il y avait une part de je-m’en-foutisme dans cette attitude. Je ne me mettais pas en colère, parce que je me foutais éperdument de ce qu’on me racontait. L’âge venant, j’ai l’impression de devenir plus acariâtre. Autrefois, quand je tombais dans un embouteillage, je mettais la radio dans la voiture et j’attendais que ça se passe. À présent, j’ai tendance à traiter de con le type qui est devant moi. Ce n’est quand même pas bon signe. Serait-ce vieillir mal ?

Quand j’évoquais ces deux attitudes opposées : l’attitude douce, conciliante, et l’attitude dure, attaquante, je pensais à vos rapports professionnels ou privés.

Je suis rarement désagréable avec les gens, mais je suis un peu lâche. Au téléphone par exemple, ce n’est pas moi qui réponds aux gens que j’ai envie d’envoyer bouler, puisque je dis à ma femme non seulement de ne pas me les passer mais encore de les envoyer chier, je n’ai donc aucun mérite. Par contre, quand c’est moi qui tombe sur quelqu’un, c’est « Salut, comment ça va ». Ce n’est pas très net quand même. Je fais faire les corvées par les autres. Ce n’est pas bien.

Puis-je vous poser à présent une question extrêmement indiscrète ?

Bien sur, puisque je ne suis pas oblige de vous répondre.

Cette question découle de l’opposition de Mars à la Lune et à Vénus dans votre ciel, indice classique d’ambivalence amour-haine, autrement dit de dissociation entre les sentiments basés sur la tendresse et ceux basés sur le désir, ce qui peut se traduire par la nécessité d’une résistance voire d’une hostilité pour désirer : l’amour-tendresse exclut-il chez vous l’amour-désir, c’est-à-dire l’attirance sexuelle, et réciproquement ?

Je réserve l’amour tendresse à mes enfants, mes petits-enfants, mes amis. En ce qui concerne les rapports avec les femmes, puisque mes rapports sexuels se sont bornés aux femmes jusqu’ici — ça aussi, ça peut changer, il ne faut jurer de rien (rires). je ne peux pas dire que j’ai abusé de la tendresse avec les femmes alors que je les adore : je ne suis pas misogyne, je ne suis pas macho… mais… en vérité, je crois qu’il y a chez moi une immense paresse… je ne sais pas si c’est lié à mes Signes…

Une dominante Lune-Vénus sur fond Taureau indique une forte composante « féminine », au sens traditionnel du terme, c’est-à-dire, plus passive, sensitive, affective et instinctive, qu’active, intellectuelle, rationaliste, ambitieuse…

J’ai toujours attendu que les choses viennent et, de ma vie, je n’ai jamais fait la cour à une femme : ou ça s’est passé, ou ça ne s’est pas passé, mais il fallait que ça se passe tout seul… Finalement, je n’appellerais pas ça de la paresse : en réalité, je n’aurais jamais voulu risquer qu’on me dise non. C’est peut-être un orgueil tout à fait démesuré, mais je ne suis jamais allé au-devant de ce genre de catastrophe.

D’une façon plus générale, est-ce que vous ne vous méfiez pas particulièrement de toute forme d’exaltation sentimentale, quitte à freiner votre propre sentimentalité, qui, avec votre Vénus angulaire, en Taureau et au carré de Jupiter et Neptune, devrait être particulièrement forte ?

L’exagération sentimentale me terrifie : j’appelle ça de l’hystérie, et je suis terrorisé par les hystériques.

Cela ne vous incite-t-il pas à contrôler un petit peu trop, voire freiner, votre sentimentalité ?

Mais non, ce n’est pas la mienne qui me fait peur, je sais qu’elle ne dépassera jamais un certain stade (rires). Ce sont les réactions des autres qui m’épouvantent.

Votre dominante Vénus-Lune-Mars sur fond Taureau, va généralement de pair avec une sensorialité importante. Les nourritures terrestres ont-elles toujours beaucoup compté dans votre vie ?

(sur un ton pas vraiment assuré) : Euh… oui… Mais que voulez-vous dire par nourritures terrestres ? Les plaisirs de la table ?

Entre autre…

J’ai la chance de faire partie de ces gens qui, mangeant bien chez eux, n’éprouvent pas le besoin de faire, comme on dit, des détours. ça ne me vient pas à l’idée de dévier ma route, je ne parle pas de 200 kilomètres, mais même 25 kilomètres, pour aller faire ce qu’on appelle un bon gueuleton. Mais je n’ai aucun mérite à cela, puisque ma table quotidienne est excellente : j’ai une femme qui cuisine parfaitement.

Aurait-ce été un inconvénient majeur ou secondaire que votre femme cuisine mal ?

Si j’aime ma femme, secondaire. (riant) II ne faut pas être abruti à ce point-là !

Vous avez beaucoup travaillé pour et avec Jean Gabin qui était né, comme vous, sous le Signe du Taureau. Avez-vous noté des points communs entre lui et vous ?

Lui avait cette religion de la table, il disait : « On va aller la pour se taper un cassoulet ». Mais cela faisait partie de ses contradictions — on en a tous —, car il adorait aller faire un gueuleton, seulement après il avait, comme il disait lui-même, des problèmes de burlingue : chaque fois qu’il faisait un bon gueuleton, il était malade trois jours. Alors je ne sais pas si c’est tout à fait la bonne manière. Je trouve très agréable de bien manger, mais ce n’est pas une religion, ce n’est pas un culte. Franchement pas.

Le Vénusien du Taureau et le Lunaire que vous êtes font une personnalité paisible, calme, qui apprécie les joies tranquilles du quotidien alors que le Martien et le Plutonien que vous êtes également, ont besoin de cibles à critiquer, attaquer, au point de rendre le quotidien invivable. Comment vivez-vous cela ?

Je suis calme dans le cadre de ma vie familiale — ma femme, mes enfants —, alors que je ne décolère pas pour le reste : des que je mets le nez dehors, je ne décolère pas. La télé me met en rogne, les nouvelles, tout, tout me met en rogne… Dans un sens c’est une hygiène qui m’aide à vivre.

J’avais justement prévu de vous demander si, comme beaucoup de Taureau marsiens et plutoniens, vous aviez besoin de boucs émissaires pour évacuer une agressivité, une irritabilité chroniques ?

Ce qu’on appelle des têtes de Turc. C’est évident : il y en a comme ça deux-trois qui me servent à me soulager. Je dis « tiens, voila encore l’autre con, ça y est, ça ne rate pas… ». Bien sur. Sauf que, si je tombe sur le type que j’ai traité de con pendant des années, il est en général charmant, plutôt intelligent, et on devient plus ou moins amis. Mais tant que je ne le connais pas… En général les gens qui ne font pas partie de mes amis sont des cons. J’ai divise la société en deux catégories : mes amis, ou du moins mes cons à moi — mais ça, ça me regarde — et puis les cons des autres, que je ne supporte pas une seconde.

Les Taureau n’ont l’estime facile ni pour les autres — ce que vous nous avez confirmé — ni pour eux-mêmes. Qu’est-ce que vous considérez comme votre plus grand défaut ?

Ce serait de céder à la facilité. Il m’est arrivé de dire des choses que je n’aurais pas du dire, de faire des mots que j’aurais pu m’abstenir de faire, allons même plus loin, d’écrire des films ou des articles dont j’aurais pu me passer. Je cède un peu à la facilité. Mais c’est aussi une chance d’en avoir, alors je ne peux pas me plaindre. Ce serait imbécile de me dire « oh la la mon Dieu pourquoi m’avez-vous donné tant de facilité… ». Mais ça peut inciter aussi au moindre effort.

J’ose à peine vous demander si vous vous reconnaissez une qualité.

Effectivement, je crois que je n’ai aucune très grande qualité. J’avais envie de vous dire la franchise, mais, si j’y réfléchis, ce n’est pas tellement vrai.

Le bon sens ?

Je n’en ai aucun. Je suis complètement caractériel, alors je ne peux pas avoir de bon sens. Je suis capable de céder à des envies irraisonnées, à des emballements brusques, des coups de cœur — je ne parle pas spécialement pour des gens… Je suis encore capable de m’intéresser à des choses… même pas intéressantes…

C’est à mettre sur le compte de l’excitabilité tant de votre forte composante Bélier, que de vos planètes dominantes : Lune, Vénus, Mercure et Mars. Je pensais au bon sens intellectuel, à une certaine lucidité…

Maintenant je n’ai même plus envie de conduire, je ne sais pas pourquoi, au fond j’aimerais avoir un chauffeur, mais à une époque je faisais des chèques sans provision pour acheter des voitures de sport. Alors ça et le bon sens… Quand j’étais ouvrier, je bouffais ma semaine d’avance, après j’étais journaliste et je bouffais mon mois, maintenant je bouffe mon film : c’est le contraire du bon sens. Je n’ai aucun sens pratique.

L’absence de valorisation de Jupiter, mais aussi du Soleil, d’Uranus et de Saturne qui, dans leurs aspects positifs, et chacun à leur façon, font œuvrer en fonction d’une finalité qui implique raison et discipline, aurait du m’y faire penser.

Texte paru dans Entre les lignes, entre les Signes, Éd. RMC 1986.

Cet article vous a été proposé par : Françoise Hardy


Le petit livre du Taureau

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

Ce livre présente et explique les trois zodiaques : celui du décor des constellations, celui de l’astrologie traditionnelle basé sur les Quatre Éléments symboliques (Feu, Terre, Air & Eau) et celui de l’astrologie naturelle basé sur les phénomènes astronomiques objectifs.

Interprétation du Taureau selon la symbolique classique et selon ses réflexes dans le zodiaque naturel (force, vitesse, équilibre) ; interprétation du Taureau en fonction des planètes dominantes ; le Signe solaire & le Signe Ascendant. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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