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Sandrine Kiberlain, Poissons-girafe mais pas godiche

Toute petite, elle aimait déjà changer d’identité. À douze ans, elle jouait la star et se faisait interviewer par sa sœur pendant que son père, qui lui-même a tâté du théâtre amateur, la filmait. À seize ans, adolescente au long cou de girafe et à l’étrange visage, elle suit des cours de théâtre et se fait remarquer par Francis Huster qui l’appelait sa « mascotte ». Après avoir arraché un bac B grâce à ses dons de dessinatrice, elle entre au Conservatoire. Les gens du métier lui conseillent de se refaire le nez pour ressembler à toutes les comédiennes. Elle refuse et décide que son « physique gênant » - l’expression est d’elle - sera sa force. Elle a eu raison : elle ne ressemble à personne d’autre qu’à elle-même, et depuis 1993 les cinéastes se l’arrachent…



Micro-portrait théorique de Sandrine Kiberlain

Ce micro-portrait ne fait qu’esquisser une interprétation très simplifiée des configurations zodiaco-planétaires dominantes et de la planète la plus faible de ce Thème natal. Excluant par exemple l’interprétation des Aspects, cette étude succincte ne saurait remplacer une véritable analyse approfondie, mais elle en ouvre quelques-unes des pistes principales.

La configuration dominante du Thème natal de Sandrine Kiberlain est une opposition de Jupiter en Vierge à Soleil-Mercure en Poissons-Verseau et au double carré de Neptune en Scorpion. Saturne en Bélier est la planète la plus faible.

Ses réponses aux questions devraient donc refléter les pôles hyper-dominants de sa personnalité :

Poissons ambitieux-volontaire

- Vos qualités : vous cultivez une indifférence compacte, systématique, absolue et permanente vis-à-vis de tout ce qui n’est pas les buts ambitieux que vous vous assignez, les objectifs précis que vous vous fixez, l’itinéraire de vie exemplaire que vous poursuivez avec constance. Implacablement déterminé, imperturbablement volontaire, fort d’une indémolissable confiance en vous-même et dans la pertinence de vos principes et convictions, vous n’hésitez pas à imposer votre point de vue avec une placide et impitoyable autorité, à tracer obstinément votre chemin de vie. Vous savez ce que vous voulez et identifiez aussi très bien ce que vous ne voulez pas. Et ce que vous refusez par-dessus tout, c’est de vous soumettre, de vous incliner.

- Vos défauts : vous êtes excessivement sourd à toute critique et hermétiquement fermé à toute forme d’auto-critique : vous semblez à jamais vacciné contre le virus du doute et de l’incertitude. Affirmer, imposer arbitrairement et réaffirmer autoritairement vos certitudes figées, anxieuses et sans nuances, c’est une manière chez vous de vous opposer stérilement à toute forme de mouvement, de changement, de spontanéité que vous assimilez trop immédiatement et trop facilement au chaos intégral. Allergique au désordre, à l’anormal, à l’irrationnel, à la fantaisie, indifférent aux conséquences pratiques de vos décisions intempestives, vous risquez d’être le jouet de vos ambitions aveugles, absolues et despotiques.

Verseau sociable-communicatif

- Vos qualités : vous avez le don de considérer toute nouvelle rencontre et tout nouveau centre d’intérêt sous leur angle le plus positif et le plus prometteur. Votre curiosité immense vous incite à vous intéresser à tout ce qui est en germe, en devenir. Charmeur, drôle, décontracté et enthousiaste pourvu que vous vous sentiez estimé, compris et accepté, vous allez d’émerveillements en émerveillements sans jamais vous lasser. Grand communicateur souriant et optimiste, votre joie de vivre, votre disponibilité foncière et votre amour de la liberté vous poussent à faire peu de cas des conventions et des routines. Blindé contre le découragement, indifférent aux contingences matérielles, vous vous renouvelez en permanence.

- Vos défauts : vous êtes trop souvent, dans vos mauvais moments, victime de votre optimisme naïf et inconséquent, de vos coups de cœur irréfléchis, de votre dispersion écervelée, de vos espoirs que rien ne justifie. Vous faites mille projets, cédez à mille séductions, tirez des plans sur la comète en méprisant à l’excès les obstacles tangibles qui en empêchent la réalisation. Chroniquement instable, il vous est extrêmement difficile de vous enraciner durablement dans une idée, un projet, une relation. Vous vous emballez pour un rien, vous abandonnez à des poussées d’euphorie, des engouements irréfléchis, prisonnier de votre sociabilité versatile et papillonnante, de votre fascination pour le « tout nouveau, tout beau ».

Inversement, les réponses de Sandrine Kiberlain aux questions devraient montrer qu’il ne correspond pas du tout au portrait suivant :

Vous êtes un réaliste du long terme. Patient, prudent, sceptique, réfléchi, vous n’agissez qu’après avoir exploré tous les possibles, étudié sérieusement toutes les hypothèses et soigneusement évalué les conséquences lointaines de vos actes. Les situations complexes, ingrates, difficiles, les obstacles que le réel place en face de vous ne vous font pas peur. À jamais insatisfait par les certitudes acquises et les explications admises, vous aimez par-dessus tout approfondir vos expériences, chercher les mécanismes secrets qui déterminent êtres, choses et situations. Votre scepticisme expérimental vous incite à vérifier et revérifier, tester encore et encore le monde extérieur avant d’émettre quelque opinion que ce soit. Pour vous l’existence est un inépuisable réservoir d’interrogations fructueuses, une matière à triturer pour en extirper des vérités enfouies. Économe, méticuleux et méthodique, votre bon sens est dubitatif : votre observation attentive et approfondie des choses de la vie vous incite à penser que jamais rien n’est acquis, garanti, définitif.

Vous n’êtes jamais satisfait de rien ni de personne. Méfiant, grave, introverti, méditatif, vous tenez par-dessus tout à prendre de la distance par rapport aux événements, à maintenir le recul nécessaire à la réflexion. Fondamentalement, vous restez rétif aux opinions communes, aux lois admises et aux certitudes simples. La solitude ne vous fait pas peur, elle vous permet de prendre le temps de s’interroger, de vous remettre en cause, de vous poser des questions essentielles. Retiré, sagace, philosophe, taciturne, vous êtes en quête d’un ailleurs et vous vous abstrayez facilement des situations. Réservé, pudique, scrupuleux, il est difficile de vous arracher un acquiescement immédiat. Profond, sérieux, un brin pessimiste, vous avez soif de comprendre pour cesser de vous faire des illusions. Vous cultivez avec soin les vertus de la lucidité, de la profondeur, du détachement, de l’indifférence. Modeste, impénétrable, sans emphase, vous cultivez en vous-même un fond d’insatisfaction chronique qui vous incite à vous montrer perfectionniste et exigeant, à ne jamais négliger l’avenir et l’inconnu.

Françoise Hardy : Quatre dominantes signent votre ciel et se contrarient plus ou moins. Par le Soleil en Maison IV, il devrait y avoir chez vous une idéaliste soucieuse de représenter le mieux possible les valeurs transmises par les premiers modèles socioculturels, par Mercure un lutin facétieux doué pour l’humour désacralisateur, par Jupiter une pragmatique et par Neptune une sensible extrêmement perméable au non-dit environnant. Y a-t-il une de ces facettes à laquelle vous vous identifiez davantage ?

Sandrine Kiberlain : L’humour qui désacralise le côté « voulant ressembler à… » en le cassant pour avoir davantage de recul, me semble très vrai. Mais c’est la facette de la sensibilité instinctive qui me parle le plus. Par exemple, il m’est arrivé à des moments très particuliers, de ressentir une sorte de sensation physique à propos de ce qui allait arriver à mon père dans la journée. J’ai un instinct terriblement fort pour les gens que j’aime, je « sens » quand ils ne vont pas bien. Ma façon de m’adapter aux autres est également instinctive et j’ai le flair de ce qui m’ira ou non, de ce qui vaut le coup ou pas. C’est mon intuition qui me permet de faire le tri.

D’instinct, ça veut dire aussi de façon irrationnelle…

Complètement ! Je ne calcule ni dans ma vie personnelle, ni dans ma vie professionnelle. Je joue également mes rôles de façon instinctive. L’instinct, l’intuition sont la base de ma personnalité…

Une partie des signes occupés à votre naissance, en particulier les Poissons, le Scorpion, la Vierge et le Capricorne sont des Signes d’inhibition, de retrait, de secret, de défensive, de distanciation, de lenteur aussi, bien que le Scorpion ne soit pas lent mais tenace…

Je me sens lente…

Le paradoxe c’est que l’opposition Soleil-Jupiter qui domine votre ciel incite à s’extérioriser, à s’exprimer, à vouloir être socialement présent et reconnu. Il devrait donc y avoir en vous une ambiguïté entre l’inhibition des Signes et l’excitabilité d’une partie de vos planètes fortes…

C’est exactement ce que je ressens de moi : le côté très introverti, très réservé, assez lent dans la façon d’arriver aux choses, et une fois que j’y suis : l’ouverture totale… Tout est lent et rapide à la fois… J’ai mis beaucoup de temps à me connaître et en même temps, quand je fais un bilan, je réalise que les choses sont allées très vite. Dans mes rapports avec les autres c’est rapide, réactif, intuitif, ça va vite aussi…

Sans la valorisation du Soleil, de Jupiter, de Mercure qui incitent à s’extérioriser, à communiquer, vous seriez sans doute très fermée sur vous-même…

Je ne suis pas actrice par hasard non plus… Par ailleurs, je n’aime pas les bandes ni les groupes, j’apprécie d’être seule chez moi, alors que je suis prête à faire la fête dans le cadre du cercle intime où je me sens bien. Mais si je n’étais pas allée vers quelqu’un d’extraverti, d’enthousiaste qui aime sortir, je serais restée beaucoup plus réservée… En même temps, je ne suis pas allée vers lui par hasard, il a sans doute ouvert une partie de moi-même dont j’étais moins consciente… Avec Vincent* on a un groupe d’amis : j’ai eu beaucoup de mal au début pour y entrer et finalement, j’en suis plus ou moins devenue le leader, le clown…

Les Poissons ne se lient pas facilement en profondeur et le Scorpion est aussi sélectif qu’exclusif…

J’ai des relations très fortes depuis très longtemps avec quelques personnes. Il y en a souvent d’autres avec qui j’aurais plaisir à me lier mais je m’abstiens car je sens trop qu’elles sont de passage…

Une autre formulation consisterait à dire que par vos Signes vous êtes déconnectée du jeu social ou réfractaire à ses règles, alors que par le Soleil et Jupiter vous êtes à même de jouer le jeu quand il le faut…

C’est exactement ça !

Jouez-vous le jeu social sans en être dupe ni tributaire pour autant ?

Si seulement je pouvais ne pas le vivre ! On ne peut pas ne pas le vivre de toute façon… Il me semble pourtant que je le vis moins que d’autres… Je refuse le plus souvent les réceptions mondaines où je me sens très mal, j’accepte par contre toutes les obligations promotionnelles concernant les films que j’ai envie de défendre.

Un Soleil fort donne un certain besoin de répondre à l’attente de ceux qui importent, dans un premier temps à celle des parent. Répondre à l’attente des autres est-ce que cela aura été une de vos préoccupations constantes ?

Complètement, au point parfois de perdre la notion de ce que l’on est, parce que l’on veut tellement ressembler à ce que l’autre attend de soi que l’on ne sait plus à quoi on ressemble vraiment. J’ai très longtemps fonctionné comme ça sur le plan amoureux et avec mes parents c’est indéniable. J’ai su très tard qui j’étais, parce que je ne vivais que pour eux, à travers eux… J’ai vraiment voulu être ce qu’ils voulaient que je sois… Par exemple, je me suis efforcée de prendre goût à l’école parce que c’était important pour eux alors que ce qui est de nature scolaire n’est pas du tout mon truc. Ou bien je tenais compte de leur crainte que ma sœur aînée se sente lésée par rapport à sa cadette, en dosant, surveillant mes attitudes en conséquence. Le regard que mon père avait sur moi était primordial aussi, je devais le faire rire… Je me demande d’ailleurs jusqu’à quel point mon choix de devenir actrice n’est pas dû au fait que mes parents ont beaucoup parlé de leur frustration de n’avoir pu être acteurs. J’ai donc su très tard qui j’étais, grâce à des rencontres que j’ai faites ou même à des personnages que j’ai interprétés qui m’ont permis de mieux me connaître.

Le côté « lutin » de Mercure aurait pu vous éviter de trop vous plier à l’attente d’autrui…

Il est peut-être apparu plus tard…

Il vous permettait quand même de faire rire votre père…

Voilà : il servait à dédramatiser la situation…

Mercure a précisément une fonction de dédramatisation, de détente…

C’est fou comme j’aime dédramatiser les choses, y compris dans les pires moments ! À tel point que ma dédramatisation me donne parfois l’impression de ne pas vivre la situation au moment où elle se présente. Ses aspects douloureux m’affectent profondément mais avec un temps de retard…

La dimension émotionnelle manque à Mercure…

Alors que l’émotionnel est très fort chez moi…

C’est la perméabilité neptunienne évoquée au début…

La volonté de ressembler à ce qu’attendent les autres et la culpabilité qui en découle, c’est émotionnel aussi…

Une dominante solaire et jupitérienne se manifeste généralement par l’implication qui découle de l’ambition de bien faire, d’être aussi performant que possible…

Je suis très exigeante avec moi-même, avec les autres aussi d’ailleurs. Je m’implique énormément pour mes proches. Si l’un d’eux a un problème, je le prends en main pour lui dire ce qu’il doit faire, ça devient mon principal souci. En ce qui me concerne, je me laisse très peu de marge, je voudrais tout savoir faire, être parfaite en tout !

Par le Soleil vous prenez ce que vous faites au sérieux, mais par Mercure vous ne vous prenez pas vous-même trop au sérieux…

Vincent dit que ce qui me caractérise c’est que je prends tout au tragique mais rien au sérieux. Ce paradoxe est très juste. J’éprouve le besoin de résoudre les problèmes à la seconde et en même temps j’ai un recul du style : la vie c’est la vie, les problèmes en font partie etc.

Le besoin solaire de se conformer à une sorte d’idéal du moi peut crisper…

Ça empêche en effet de se lâcher… Le besoin d’être sûre de ressembler à ce que l’on veut ainsi que le souci d’être bien comprise dans ce que l’on est : me pensant comme ci, je ne veux pas être pensée autrement Ce besoin, très fort chez moi pendant longtemps, a quand même tendance à s’atténuer.

Vous êtes susceptible ?

Alors que je suis la première à faire des reproches dans l’intimité, je les accepte mal. Les reproches que vous adresse un « bon regard » sont le plus souvent terriblement blessants à cause de leur justesse même. Il faut d’autant plus apprendre à les accepter pourtant, qu’ils sont une précieuse source d’enseignement sur soi.

Tenez-vous à donner le change quand ça ne va pas ?

Je peux aussi me lâcher dans le pire avec quelqu’un, mais très peu de gens connaissent cet aspect-là de moi.

Si le Soleil et Jupiter dominent votre ciel, ils s’opposent l’un à l’autre : vous arrive-t-il de vous écarter de votre ligne directrice pour saisir une opportunité intéressante ? Votre idéalisme se heurte-t-il régulièrement à votre pragmatisme ?

 ? ? ? … (Elle cherche et ne trouve pas) Quand des imprévus sans rapport avec mon idéal de parcours surviennent, je m’y laisse facilement aller si je les « sens ». Ce que vous suggérez est peut-être plus applicable à ma vie personnelle : j’ai longtemps eu un problème avec la réalité de l’amour qui ne correspondait pas à l’idée que je m’en faisais. J’idéalisais beaucoup les hommes que je rencontrais au lieu de vivre vraiment avec eux.

Vos intuitions sont-elles généralement justes quant au succès d’un film dans lequel vous jouez ?

Généralement oui. Ça paraît prétentieux mais quand je suis séduite par un projet, j’imagine que le public a de fortes chances de l’être aussi, j’ai une sorte de certitude par rapport à ce métier, et je ne me trompe pas trop souvent.

L’ensemble Soleil-Jupiter dirige généralement vers ce qui est à sa portée. Finalement êtes-vous douée pour frapper aux bonnes portes ?

C’est exactement ça : je vais vers ce qui est à ma portée. Quand je commence la lecture d’un scénario et que j’ai le sentiment que ce n’est pas pour moi, je le referme aussitôt, sans aucune considération de succès ou non-succès potentiel. On a beau alors chercher à me convaincre de tous les côtés que c’est à faire, je reste inébranlable. Qu’il s’agisse d’un rôle, d’un univers proches ou très éloignés de moi, je sens tellement quand un scénario est pour moi, que j’éprouve presque un sentiment de déjà vécu en le lisant. J’arrive à visualiser le personnage, sa façon de s’habiller, de s’asseoir, je l’intègre instinctivement à l’histoire, aux autres personnages etc. Je « vois » même des scènes…

Votre besoin que les choses soient claires, nettes, rationnelles est-il régulièrement perturbé par l’irruption de données irrationnelles (Neptune dissonant à Soleil-Jupiter) ?

Vers l’âge de vingt-sept ans, quand une rencontre m’a incité à me connaître davantage, il y a eu toute une période où ne sachant plus qui j’étais, j’avais peur des gens, de la foule, peur d’aller dans la rue, de me retrouver dans un restaurant entourée de gens avec qui il fallait faire des efforts, je redoutais même d’aller déjeuner avec des amis. Cette impasse de malaise, de claustrophobie, de perdition, où l’irrationnel perturbait le rationnel, a duré à peu près six mois pour aboutir à une sorte de deuxième naissance qui était en même temps une perte de l’innocence, après laquelle j’étais plus consciente de moi-même et de mes aspirations… Bien que j’en sois sortie, il me semble pourtant qu’il y aura toujours chez moi des moments de prostration où je ne parviens pas à résoudre la dualité rester seule/aller vers le monde extérieur, et où quelqu’un doit décider à ma place et me pousser dans une direction ou une autre. La chance de ma vie est d’avoir rencontré des gens capables de me tirer de ce néant. Ce serait un enfer de vivre avec des êtres qui aient la même propension que moi à la forme de blocage consistant à se laisser aller à la solitude, à une sorte d’attentisme, de léthargie…

Les Poissons marqués par Neptune et Mercure sont réfractaires à toute pression directe…

Toute la difficulté est là : la personne capable de m’emporter doit également savoir ne pas insister quand je suis réellement incapable de bouger. Quand je sais ce que je veux ou ne veux pas et que quelqu’un essaie de m’entraîner vers autre chose, je me sens si oppressée que je deviens encore plus radicale dans mon refus.

Vous apparaissez donc comme aussi influençable qu’imperméable…

Saisissable à certains moments, insaisissable à d’autres.

L’ensemble dissonant Mercure-Soleil-Neptune qui vous prédisposait à mal vous connaître, devrait vous permettre d’être en représentation, de jouer, en vous dissociant de votre ressenti si nécessaire …

Je peux faire ce qu’il faut sur le plan de la représentation, sans y mettre de ma personne, sans que ça me « plombe ». Les gens croient que certaines scènes que je qualifierai de bluffantes sont difficiles à faire. Je pense à une certaine scène osée : je ne me suis évidemment pas mise dans la peau de la fille qui se fait prendre sur la table. J’avais une telle distance en la tournant que non seulement ça ne me posait aucun problème mais que ça me faisait rire ! Par contre, embrasser un autre acteur me perturbe à fond : c’est tellement violent que je peux en pleurer. Le contact existe vraiment et je n’ai pas la possibilité de le fuir ou d’en rire.

Par Mars faible et dissonant, ce qui est directement physique est en effet susceptible de vous poser problème… Aimez-vous d’ailleurs les activités physiques, avez-vous une discipline physique ?

Pas du tout. Je ne maîtrise rien à ce niveau-là. Je n’ai jamais fait de sport et j’ai pris conscience très tard d’avoir un corps.

Les difficultés que vous avez évoquées à sortir de certaines dualités qui vous bloquent, et qui relèvent tant de la difficulté des Poissons à dépasser les contraires que de Mercure et Neptune qui font fuir les positions, les choix trop explicites, les engagements trop exclusifs, ne pouvaient qu’être aggravées par la faiblesse de Mars, fonction planétaire qui permet de trancher. C’est sans doute pourquoi, au début de l’année 1998, Vincent Lindon a dû vous emmener les yeux bandés à la mairie sans vous prévenir que vous alliez vous marier !

Ça a été terrible. Et pourtant je le sentais venir depuis quelque temps. Au fond de moi-même, je savais ce qui se préparait.

Astrologiquement, vous aviez Uranus céleste en transit direct sur votre Vénus de naissance, échéance-type d’engagement sentimental surprise. Mais globalement, vous et votre mari aviez des échéances considérées comme « difficiles » : carré de Saturne à la Lune natale, carré de Pluton au Soleil pour vous. Et pour lui : carré de Pluton à Vénus natale, carré de Saturne au Soleil, Pluton sur Ascendant !

On n’était pas bien du tout à ce moment-là ! L’année qui a suivi a été un enfer, car la façon dont le mariage avait eu lieu, les circonstances qui l’entouraient — nous ne savions plus ni l’un ni l’autre où nous en étions —, m’ont inconsciemment amenée à tout détruire de façon plus ou moins inconsciente, afin d’acquérir la certitude que c’était bien lui que j’aurais choisi, bien moi qu’il voulait. Le véritable choix s’est fait après coup : on a fait les choses à l’envers finalement.

Texte paru dans Astrologos n° 3, février 2001.

Cet article vous a été proposé par : Françoise Hardy


Le petit livre des Poissons

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

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