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| Publié le : 16 octobre 2004
Thème de domitude et hiérarchisation planétaire
Ce n’est pas la première fois que des astrologues contemporains posent le problème des domitudes, c’est-à-dire des positions planétaires réelles dans les secteurs de la sphère locale. Yves Lenoble lui a consacré un article dans le n° 4 des Cahiers Conditionalistes (1981) ; plus récemment, Jean-Christophe Vitu a fait de même dans le n° 129 de la revue L’Astrologue (2000). Mais les calculs des domitudes sont lents et fastidieux pour qui ne possède par un programme informatique. Exposé et conseils pratiques.
La hiérarchisation planétaire repose sur deux critères majeurs : l’angularité (présence d’un astre à proximité des angles AS-MC-DS-FC de la sphère locale) et les Aspects interplanétaires. Le critère d’angularité est le plus important. Il est donc indispensable de connaître avec précision les positions des planètes dans les Maisons. Or la représentation du Thème que nous utilisons habituellement, basée sur la projection des positions planétaires sur le plan écliptique, ne nous donne qu’une image partielle et faussée de la réalité. En effet et par définition, seul le Soleil se trouve toujours exactement sur le plan écliptique. La Lune et les planètes, elles, s’en éloignent très fréquemment, puisque leurs orbites sont toutes plus ou moins inclinées par rapport à ce plan. La hauteur Nord ou Sud d’un astre par rapport au plan écliptique s’appelle la latitude écliptique (voir tableau ci-dessous).
La figure ci-dessous représente une latitude écliptique Nord de l’astre A :
Le cas particulier de Pluton L’orbite de Pluton étant inclinée de 17° sur le plan de l’écliptique, lorsque cette planète se trouve à ses latitudes écliptiques Nord ou Sud maximales, c’est-à-dire dans la direction du 20° Scorpion ou Taureau, elle ne se trouve pas à la même hauteur sur l’horizon qu’un astre sur l’écliptique.
Lorsque Pluton est en Taureau (latitude écliptique Nord maximale), il se lève avant un astre situé sur la même longitude écliptique, et il est par conséquent plus bas sur l’horizon. La figure ci-dessous illustre sa trajectoire et sa position réelles :
Lorsque Pluton est en Scorpion (latitude écliptique Sud maximale), il se lève après un astre situé sur la même longitude écliptique, et il est par conséquent plus haut sur l’horizon. La figure ci-dessous illustre sa trajectoire et sa position réelles :
Thèmes d’exemples Les quatre thèmes d’exemple suivants permettent de visualiser le problème. Le premier représente le ciel du 27/08/1999 à 17h45 TU à Paris. Dans cette représentation basée sur la projection des positions planétaires sur le plan écliptique, on remarque une étroite conjonction Mercure-Vénus en Lion sur le point de se coucher en Maison VII :
En réalité, Vénus a une latitude écliptique importante et se trouve à 24°51 de la Maison VI : elle est donc déjà couchée et se trouve par conséquent non pas au-dessus, mais en-dessous de l’horizon :
Le deuxième thème est celui de l’écrivain Paul Valéry, né le 30/10/1871 à 18h45 TU à Sète. Selon sa position en longitude écliptique, Pluton semble se trouver dans le premier tiers de la Maison XII, au-dessus de la Lune :
En réalité, il a une forte latitude écliptique et est tout juste en train de se lever, en-dessous de la Lune dans le troisième tiers de la Maison XII. Il est donc nettement angulaire et dominant.
Le troisième thème est celui de l’assassin Henri-Désiré Landru, né le 12/04/1869 à 5h51 TU à Paris. Pluton semble se trouver dans le premier tiers de la Maison I, sur le point de se lever.
En réalité, il a une forte latitude et se trouve en réalité beaucoup plus bas, proche de la cuspide de la Maison II. Il n’est donc pas dominant (c’est même la planète "aveugle" - la n° 10), alors qu’on pourrait croire qu’il est le n° 1 de la hiérarchie planétaire...
Autre exemple : le thème du physicien Louis de Broglie, né le 15/08/1892 à 0h50 TU à Dieppe. Vénus semble angulaire à l’Ascendant en Cancer et Pluton au début de la Maison XII :
En réalité, en raisons de leurs fortes latitudes écliptiques respectives, Pluton et Vénus sont beaucoup plus bas qu’elles ne paraissent dans la représentation classique. Pluton devient devient angulaire et n°1 de la hiérarchie, tandis que Vénus n’est plus angulaire et perd ainsi sa première place :
Comment éviter de commettre de grossières erreurs de hiérarchisation ? Le mieux est bien entendu de disposer d’un logiciel calculant les domitudes, c’est-à-dire les positions planétaires réelles en Maisons. ARIANA vous propose Astrosoft, son programme en ligne permettant gratuitement le calcul des domitudes. Autrement, voici une astuce pour évaluer les risques d’importantes latitudes écliptiques qui risquent de fausser la hiérarchisation. Le tableau ci-dessous vous donne les positions des Nœuds nord et sud des planètes (intersection entre leurs orbites et l’écliptique). Lorsqu’une planète se trouve à proximité d’un de ses Nœuds, sa latitude écliptique est nécessairement nulle ou faible ; lorsqu’elle se trouve à 90° d’un de ses Nœuds, il est possible qu’elle aie une latitude écliptique importante et il faut alors se méfier, surtout s’il s’agit de Mercure, Vénus, Mars et Pluton. Cas particulier de la Lune : consultez vos éphémérides et vérifiez si elle se trouve à proximité de l’un de ses Nœuds.
Notons enfin que les erreurs possibles sont plus grandes à proximité de l’horizon (AS-DS) que du méridien (MC-FC). Une planète apparemment angulaire au MC ou au FC est ainsi presque toujours réellement angulaire (sauf cas particulier de Pluton quand il se trouve en angularité éloignée), donc dominante. Pour Pluton la latitude peut être négligée autour des années 1930, date du passage de cette planète à son Nœud nord s’effectuant en 1930. A partir des années 50, attention : Pluton est toujours plus haut dans le ciel qu’il n’y paraît. Dans les années 90 par ex., un Pluton apparemment exactement angulaire à l’AS se trouve en fait dans le premier tiers de la Maison XII, et un Pluton en fin de Maison I se trouve en fait très proche de l’Ascendant... Article paru dans le n° 18 du Fil d’ARIANA (octobre 2002). Voir aussi : Astronomie des Maisons
Cet
article vous a été proposé par :
Richard Pellard
Répondre à cet article Messages de forum :
Thème de Domitude
lundi 2 juillet 2007
par Joël Bonjour Hé oui, j’ai une question "bateau" ! Compte-tenu que la hiérarchisation repose sur les zones angulaires, donc les planètes en Maisons, ne faut-il pas préférer observer les thèmes en dominute plutôt qu’en latitude ? Je n’en "entends" pas beaucoup parler dans les écrits conditionalistes. Joël Répondre à ce message
Thème de Domitude
lundi 2 juillet 2007
par Richard Salut Joël. Bonne question. Il est évident qu’il faut tenir compte des latitudes écliptiques (latitudes écliptiques maximales : Lune : 5°18’ S, 5°18’ N ; Mercure : 4°58’ S, 3°45’ N ; Vénus : 8°44’ S, 8°49’ N ; Mars : 6°52’ S, 4°34’ N ; Jupiter : 1°40’ S, 1°37’ N ; Saturne : 2°49’ S, 2°48’ N ; Uranus : 0°49’ S, 0°49’ N ; Neptune : 1°52’ S, 1°52’ N ; Pluton : 17°32’ S ; 17°43’ N) et donc des domitudes pour les hiérarchisations planétaires. Contrairement à ce que tu penses, le problème des domitudes a souvent été évoqué dans la littérature conditionaliste. Le logiciel conditionaliste Azimuth33 permet de hiérarchiser en tenant compte des domitudes. Et en ce moment même, Franck Le Bozec et moi-même sommes en train de créer un logiciel d’astro dont les hiérarchisations seront basées sur les domitudes, programme qui sera bientôt en ligne sur le site d’AstroAriana. En attendant ceux que les domitudes intéressent peuvent s’informer en se rendant à l’adresse suivante : Répondre à ce message
Thème de Domitude
lundi 2 juillet 2007
par Joël Merci Richard ! Haaaaaa, vivement que ce logiciel débarque sur les étals ! JOEL Répondre à ce message
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