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Astronomie des Maisons Vous êtes ici : Accueil Documents Théories générales Maisons et secteurs de la sphère locale
Publié le : 15 octobre 2004
Astronomie des Maisons

1. Définition astronomique

Observez la fig. ci-dessous. Elle représente la sphère locale. Son centre est l’œil de l’observateur, pour une latitude et une longitude terrestres données.

Ses principaux systèmes de coordonnées sont l’horizontale, plan que traverse l’axe ascendant-descendant (AS-DS) et la verticale, plan que traverse l’axe Zénith-Nadir. Le grand cercle passant par les points H/Z/H’/N représente le méridien du lieu d’observation. Le cercle passant par les points AS/MC/DS/MC représente l’écliptique.

Le demi-cercle AS/MC/DS représente l’arc diurne et le demi-cercle AS-FC/DS l’arc nocturne. En 24 h, le parcours apparent d’une planète dans la sphère locale est le suivant : tout d’abord, il se lève (passage au point AS), accomplit son premier semi-arc diurne (AS-MC), culmine au méridien supérieur (passage au point MC pour Milieu-du-Ciel), accomplit son second semi-arc diurne (MC-DS), se couche (passage au point DS pour Descendant). Il commence alors sa course au-dessous de l’horizon, parcourt successivement son premier (DS-FC) puis son second (FC-AS) semi-arc nocturne, en ayant dans l’intervalle culminé au méridien inférieur (passage au point FC pour Fond-du-Ciel).

L’opération qui consiste à déterminer quelles sont les positions planétaires dans la sphère locale s’appelle la domification. Il existe différents systèmes de domification.

Le plus répandu est celui de Placidus. Il est basé sur la tripartition des arcs semi-diurnes et semi-nocturnes, c’est-à-dire sur le Temps. Les Maisons diurnes sont en effet parcourues par les planètes en des temps égaux ; les Maisons nocturnes sont elles aussi parcourues par les planètes en des temps égaux, qui peuvent différer de celui des Maisons diurnes, étant donné que les durées de présence d’un astre au-dessus de l’horizon (Maisons diurnes) ou au-dessous (Maisons nocturnes) varient selon les époques de l’année et les latitudes terrestres. C’est donc le seul système de domification réaliste. C’est celui qu’utilise notre logiciel Astrosoft.

Il y a donc douze secteurs ou Maisons dans la sphère locale. Elles sont numérotées de I à XII dans le sens AS-FC-DS-MC, qui est celui du mouvement réel des planètes.

Système de placidus

Le système de Régiomontanus, préféré par une minorité d’astrologues, n’est pas basé sur le Temps, mais sur l’Espace. Il consiste à faire partager l’équateur en parties égales par des cercles de positions, quelle que soit la latitude géographique.

Système de Régiomontanus

Il existe quantité d’autres systèmes de domification plus ou moins compliqués et fantaisistes.

Les différents secteurs de la sphère locale sont donc les suivants :


- Hémisphère diurne (au-dessus de l’horizon)
- Hémisphère nocturne (au-dessous de l’horizon)


- Hémisphère oriental
- Hémisphère occidental


- 1er quadrant diurne (de l’AS au MC)
- 2e quadrant diurne (du MC au DS)
- 1er quadrant nocturne (du FC au FC)
- 2e quadrant nocturne (du FC à l’AS)

L’inclinaison du plan écliptique par rapport au plan horizontal varie en fonction des latitudes terrestres et des heures de la journée. Le lecteur qui souhaite plus d’informations sur ce sujet lira avec profit La cosmographie graphie appliquée à l’astrologie d’Y. Christiaen, Ed. Dervy, ou La domification et les transits de M. Duval, Ed. Traditionnelles.

D’un point de vue purement cosmographique, la division de la sphère locale en douze secteurs permet de déterminer quelle est la position des différentes planètes par rapport à l’horizon. Il faut savoir qu’étant donné que la plupart des planètes ayant des latitudes écliptiques (hauteur Nord ou Sud d’un astre par rapport au plan de l’écliptique), les Maisons n’indiquent précisément que la position du Soleil en Maisons. Pour connaître précisément les positions en Maisons de la Lune et des planètes, il est indispensable de calculer leur "domitude" - c’est ce que fait notre logiciel Astrosoft.

D’un point de vue astrologique, il reste à leur donner une signification précise...

2. Signification des Maisons

La nature des Maisons et les significations qui leur sont attribuées ne font pas, loin de là, l’unanimité chez les astrologues : "La réalité des Maisons ou secteurs de la sphère locale est indéfinie. S’agit-il de portions d’espace, de parties de temps (durées), de directions spatiales, de projections ? Cette indétermination explique la pluralité des systèmes proposés" (Jean-Pierre Nicola).

Sans apporter de réponse définitive à ces questions, l’astrologue J.P. Nicola a proposé un système original, basé sur les interactions entre le R.E.T. et le S.O.R.I. Ce système pose un certain nombre de problèmes.

Un autre astrologue, M. Lejbowicz, prenant pour hypothèse que les Maisons seraient des directions dans l’espace (voir fig. ci-dessous), a trouvé une analogie entre, d’une part l’axe Ascendant/Descendant et la dialectique du "Je" (introversion) et du "Tu" (extraversion), et d’autre part l’axe Milieu-du-Ciel/Fond-du-ciel et la dialectique du "Ils" (convergence des mondes du "Je" et du "Tu" dans le sens de l’expansion) et du "Nous" (convergence des mondes du "Je" et du "Tu" dans le sens de l’intensification), en précisant que "la qualification de ces directions ne peut-être pour l’instant qu’empirique et s’apparente à une symbolique ; mais elle est légitime dans la mesure où elle concorde avec la pratique astrologique et celle de disciplines diverses (graphologie, audio-phonologie, etc".

Dans cette hypothèse, les planètes à l’Ascendant fonctionneraient plutôt sur un mode "introverti", la nature de ces planètes révélant l’expression prioritaire et dominante du "moi-Je". Les planètes au Descendant hériteraient d’une fonction d’extraversion et nous renseigneraient sur la façon dont nous "tutoyons" l’Autre, le monde extérieur. Les planètes en culmination supérieure (MC) seraient en rapport avec notre domaine de plus grande expansion (le "Ils" de la vie socio-professionnelle, notre part la plus visible) et les planètes en culmination inférieure notre domaine de plus grande concentration (le "Nous" de la vie privée, intime où l’on se retrouve "en famille", par opposition à la pure extériorité du "Ils").

Les significations attribuées à chaque Maison sont induites par celles données à ces directions AS-MC et DS-FC. Ainsi, la Maison I nous renseignerait sur nos attitudes lorsque le "Je" est plus important que le "Nous" (l’auto-affirmation se fait au détriment des appartenances), la Maison II concernant l’égalité du "Je" et du "Nous" (auto-affirmation en interdépendance avec les appartenances), et la Maison III l’imprégnation par le "Je" des valeurs du "Nous" (tout en s’auto-affirmant, on se sent partie intégrante d’un ensemble clos), etc. Vous pouvez vous-même, en faisant appel à la logique interne de ce système, reconstituer les significations des autres Maisons (voir fig. 3).

Sans aller jusqu’à utiliser systématiquement ce système, vous pouvez ne retenir que les quatre angles (AS-MC-DS-FC) de la sphère locale pour vérifier par vous-même, expérimentalement, si ses grandes lignes du système "Je-Ils-Tu-Nous" sont pertinentes.

Dans une autre optique, on peut aussi considérer que les planètes situées dans les Maisons diurnes (de VII à XII) sont plus "extraverties" (diurne = excitation), et participent donc davantage de notre vie extérieure que les planètes en Maisons nocturnes (de I à VI), plus "introverties" (nocturne = inhibition), davantage axées sur la vie intérieure, intime ou privée.

3. L’importance des Maisons

Tout d’abord, vous pouvez vous apercevoir que nous ne savons pas grand-chose de certain sur la nature et les significations des Maisons. Deux raisons majeures expliquent peut-être cet état de fait. La première est que les secteurs de la sphère locale n’ont d’autres significations que symboliques ou imaginaires. La seconde est que l’influence des Maisons est si faible et si subtile qu’il est extrêmement difficile de la déterminer et d’en discourir sans la trahir. C’est probablement la seconde raison qui est la bonne... mais pour l’instant, le mystère reste épais.

Quelle que soit la raison, l’importance des Maisons ne doit donc pas être surestimée. Si elles n’ont aucune signification réelle, cela va de soi. Si elles en ont une, ce qui est probable, elle est à l’heure actuelle encore voilée et énigmatique. Dans l’interprétation d’un thème, il vaut mieux donc évoquer "en pointillés" la signification des Maisons, pour éviter de trahir le réel avec de fausses explications.

Exagérer l’importance des Maisons peut même aboutir à de parfaits contresens. Prenons l’exemple du système de significations des Maisons ici proposé : un Jupiter à l’Ascendant agira de toutes façons sur les quatre plans "Je-Tu-Ils-Nous". Si dans le même thème Saturne se trouve au Descendant, vous commettriez une grave erreur d’interprétation en pensant que le Sujet sera saturnien dans son "tutoiement" du monde extérieur (Maison VII) et jupitérien dans son auto-affirmation (Maison I). Une dominante jupitérienne implique que l’on fonctionnera en jupitérien en amour comme en affaires, en voyage comme chez soi, avec ses frères comme avec ses amis. Il en va de même pour toute planète qui domine dans le thème et dans le vécu, quelle que soit sa position en Maison.

Si vous tenez absolument à interpréter des thèmes en tenant compte d’un système de signification des Maisons ou des quatre "angles" de la sphère locale, quel qu’il soit, vous ne risquerez pas de vous tromper si vous étudiez à fond et prioritairement les configurations planétaires et zodiacales. Dans un deuxième temps, vous pourrez toujours prudemment, à titre expérimental, intégrer dans votre interprétation une petite dose de Maisons... en attendant qu’un jour, l’astrologie accouche enfin d’un système cohérent et réaliste pour rendre compte des significations des secteurs de la sphère locale. SUITE

Voir aussi :

- Le modèle S.O.R.I. et les Maisons
- Le problème des Maisons et du S.O.R.I.
- Géométrie des Maisons et méthodes prévisionnelles
- Astronomie des Maisons
- Zodiaque et sphère locale

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



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Messages de forum :
Divers systèmes de domification
samedi 30 juin 2007
par Karyn

Bonjour,

Je suis étonnée de voir que selon les méthodes Placidus et Koch, la position de mes maisons intermédiaires- telle que ma maison 9 située à 11 du Lion selon Koch, et à 25 du Lion selon Palcidus- diffère tant !

En effet étant très marquée par l’étranger et le théâtre, placer en grande partie ma maison 9 en vierge semble une invraisemblance -ma lune est en 9 à 21 degrés 31 du Lion-

POur mes maisons intermédiaires, la domification Placidus donnent des indications qui me correspondent très peu...

Comment se permettre de telles latitudes ? Ne trouvez vous pas que ce manque de précision induit en erreur ?

(Ou bien est-ce un cas particulier, dû seulement à mon heure et mon lieu de naissance ?)



    Divers systèmes de domification
    samedi 30 juin 2007
    par Richard

    Salut Karyn,

    Il existe de multiples systèmes de domification.

    La domification placidienne est basée sur l’équipartition des semi-arcs diurnes et semi-arcs nocturnes. Dans ce système, les cuspides des Maisons sont des courbes iso-horaires : les Maisons sont donc, non pas des divisions d’espace, mais des divisions de temps, puisque les astres parcourent chaque Maison diurne en un temps égal, ces durées égales variant avec la déclinaison de l’astre. C’est le système le plus cohérent avec l’astrologie, fondée elle aussi sur le temps.

    La domification de Koch est née dans les années 1960. Elle est basée sur l’équipartition en Ascension oblique des cuspides orientales et en Descension oblique des cuspides occidentales en fonction de cercles de position ; elle est donc basée sur des divisions de l’espace qui ne permettent pas de situer la position précise des astres dans leurs courses diurne et nocturne.

    Ces deux systèmes étant fondés sur des paramètres cosmographiques différents, il est normal qu’ils ne donnent pas les mêmes cuspides.

    Reste à voir ton interprétation de ces différences. Tu te bases sur les significations traditionnellement attribuées aux Maisons, que tu interprètes de manière très littérale. Or celles-ci donnent des résultats faux. On peut être très marqué par l’étranger et n’avoir aucune planète en Maison IX, et avoir un amas planétaire dans cette Maison et n’être jamais sorti de son village… ce qui était le cas de la plupart des populations rurales françaises jusqu’au XIXe siècle.

    Le mieux pour t’en convaincre est de faire une collection d’un très grand nombre de thèmes de grands voyageurs, et tu te rendras compte qu’ils ne sont pas plus marqués par la Maison IX que des thèmes de sédentaires…

    A+

      Latitudes célestes et Maisons
      lundi 2 juillet 2007
      par Richard

      Un bouquin sur les Maisons vient de paraître aux éditions Véga : "La géométrie des Maisons astrologiques" de Gabriel. Il est très pédagogique et très bien foutu pour la partie astronomique. L’auteur rappelle que le système de domification de Placidus est en fait celui de Ptolémée (ce que Placidus reconnaissait volontiers du temps de son vivant).

      Après avoir passé en revue l’historique et le descriptif de tous les systèmes de domifications possibles, l’auteur se penche sur les mérites comparés de Placidus et de Regiomontanus. La domification placidienne a pour elle la cohérence, puisqu’elle se base sur le temps (tripartition des semi-arcs diurnes et nocturne), mais elle a pour l’auteur le défaut d’être inapplicable à certaines périodes dans les régions au-delà des cercles polaires. Ce n’est pourtant pas un défaut : c’est le réel. Aux équinoxes par exemple, le Soleil tourne autour de l’horizon en 24h00. Il n’y a donc pas de MC, donc pas de Maisons.

      La domification regiomontanienne permet de domifier les zones polaires, mais elle n’est pas cohérente.

      Malheureusement, l’auteur est à côté de la plaque pour la partie astrologique, vu que c’est un symboliste enragé qui se sert des directions symboliques et primaires pour légitimer ses choix de systèmes domificateurs. Il se plante par ailleurs complètement en refusant de prendre en compte les latitudes célestes des astres, arguant que "l’astrologie est une science des symboles cosmiques dont toute l’influence se concentre dans le cycle cosmique de l’écliptique, la latitude céleste n’y jouant par définition aucun rôle", et que "l’introduction de la latitude céleste dans les directions primaires biaise les résultats jusqu’à l’absurde pour les astres de latitude élevée. Enfin, que dire d’une planète dont l’appartenance à une Maison dépend de sa latitude céleste ?".

      Traduction : les trois dimensions du réel spatial, on s’en fout, ce qui compte c’est les projections sur l’écliptique et d’ailleurs, les directions symboliques le prouvent. C’est un raisonnement psychotique typique de l’astro-symbolisme, même chez un type aussi pointu en cosmographie que Gabriel.

      Ici, on ne mange pas de ce pain-là. Notre logiciel Astrosoft prend en compte les latitudes célestes et les positions réelles en Maisons...

        Latitudes célestes et Maisons
        lundi 2 juillet 2007
        par Gabriel

        Après avoir pris connaissance de la critique de M. Pellard adressée à notre livre, nous nous octroyons un droit de réponse bien nécessaire.

        1) Qu’est-ce qu’un symboliste enragé ? L’auteur est un scientifique universitaire qui s’honore également d’être un symboliste. Ou les symboles existent, on en tire toutes les conséquences et l’on applique les méthodes symboliques reconnues dans leur intégralité. Ou non et il n’y a plus d’astrologie. Mais il n’existe pas de moyen terme où l’on s’arrangerait à son goût avec ces techniques, car alors on ne fait plus de science mais de la cuisine. Notamment doit-on exlure les directions primaires et symboliques de tel ou tel champ applicatif (la domification par exemple) au gré de ses préjugés ? Il s’agit d’un raisonnement partisan mais certainement pas scientifique.

        2) D’une manière générale, M. Pellard semble m’avoir bien mal lu. Il est vrai que la matière est ardue, la démonstration mathématique lui paraît étrangère et la démarche scientifique enseignée en Université dans les sciences dures inconnue. En effet, je n’affirme rien que je n’ai soit expérimenté soit démontré durant vingt ans d’études du sujet en cause.

        3) Pour les latitudes, qui semblent avoir mis notre lecteur hors de lui, gardons notre sang froid. Je montre simplement à l’aide de méthodes statistiques bien connues, et qui ne sauraient être révoquées en doute, que dans une population l’introduction de la latitude céleste dans les directions primaires (Placidus ou Poles) fait diverger à proportion la moyenne et l’écart type. Plus il y a de latitude, plus les DP sont fausses. Dans notre livre, l’intoduction de la latitude céleste pour l’étoile Algol fait déraper les DP de 57 ans ! Ceci est vérifiable par chacun. Le conteste-t-on qu’il faille alors mettre en accusation la théorie des DP. Par ailleurs, il est incontestable que, selon qu’on tienne compte ou non de la latitude céleste, un astre peut changer de maison. Mais alors les milliers de livres du commerce qui publient chaque année des thèmes implicitement à latitude zéro sont-ils faux ? A chacun d’en juger.

        4) Quant à la question de la bonne domification, je dois avouer que M. Pellard n’a rien compris à mon propos. Me suis-je mal exprimé ? Le sujet le dépasse-t-il ? Il paraît en tout cas enfermé dans ses positions et donne l’impression d’être incapable de sortir de sa routine intellectuelle. En effet, voici ce que dit en résumé mon livre :

        — -

         un partition horaire quelqu’elle soit (trisection de Placidus par exemple) implique de travailler sur la sphère équatoriale ou horaire. Les courbes géométriques ainsi conçues (frontières de partition) convergent géométriquement aux poles équatoriaux. Une telle partition ne peut être une domification conçue par définition sur la sphère locale et dont les poles sont nécessairement différents des poles équatoriaux. Pire le cercle horizon fait ici appel aux poles locaux et non équatoriaux ! C’est donc un système quadripolaire si l’on veut y voir une domification. Impossible car contraire à toutes les règles de définition d’une domification sérieuse. Au reste, pour s’en sortir les Placidiens limitent arbitrairement le système en deça des circumpolaires car celui-ci est invalide au-delà (les esquimaux n’ont pas de domification placidienne comme on dit) ! Or, scientifiquement parlant, une règle (de partition ici) est universelle ou est fausse, on ne peut limiter son domaine d’application au premier obstacle venu, ou au gré de ses préjugés, sinon il s’agit d’une rustine et donc de cuisine.

        Une partition horaire définit donc aux mieux un système de directions équatoriales (primaires). Enfin, aux latitudes élevées, la courbe gauche placidienne peut intercepter l’écliptique jusqu’à trois fois. Trois cuspides pour une maison, est-ce bien sérieux ?

         en revanche la domification est une partition de la phère local convergeant vers les deux poles domificateurs locaux. Géométriquement, l’intersection écliptique-courbe domificatrice doit être unique (une cuspide et une seule) : on démontre que sur la phère cela ne se peut que si cette courbe est un grand cercle. Donc la domification fait appel à des grands cercles (et certainement pas à des courbes gauches comme chez Placidus). Dès lors, il y a deux cercles directeurs possibles (cercles sur lequel s’appuie la règle de partition) : équateur ou orthovertical. Et donc deux domifications possibles : Campanus ou Regiomontanus. Une étude de la convergence mathématique du système quand la latitude géographique tend vers 90° (pole) montre que seul Regio est géométriquement possible, ce que les anciens astrologues savaient déjà.

         conclusion : Placidus=Ptolémée est le système de DP le plus exact. Regio est le seul système de domification en accord avec la géométrie de la sphère locale, la définition des principes fondateurs de la domification et l’expérimentation astrologique. Hé oui, n’en déplaise à M. Pellard, l’astrologie permet d’appliquer les directions symboliques même aux cuspides des maisons. Si cela est faux, qu’il publie une étude contradictoire comme cela se fait toujours en milieu scientifique. Le reste relève de l’incantation.

        J’ajoute enfin que l’astrolabe est un outil astronomique indispensable à ce genre d’études. Il permet en effet d’évaluer d’un coup d’oeil le résultat d’un problème de géométrie sphérique complexe. C’est la raison pour laquelle notre livre montre à tout lecteur de bonne volonté comment en construire un (en carton par exemple) et de vérifier ou d’infirmer nos conclusions.


        Quelques précisions supplémentaires pour finir.

        1) Regio est domifiable sur toute la sphère locale y compris au-delà des circumpolaires,

        2) Placidus est dirigeable sur toute la sphère équatoriale y compris au-delà des circumpolaires.

        En effet, si les isochrones convergent depuis l’équateur par tangence horizontale vers les circumpolaires, ils montrent alors une discontinuité de 90° et deviennent au-delà des arcs de grands cercles convergeant vers les poles équatoriaux (sauf l’horizon). Les DP correspondant à la rotation de la sphère équatoriale, les isochrones tournent d’un même ensemble autour de l’axe équatorial, de l’équateur jusqu’au pole équatorial. Par universalité de la règle de partition de la sphère équatoriale, on doit donc dessiner les ischrones de l’équateur juqu’aux poles équatoriaux (voir les figures du livre) : au-delà du circumpolaire nord (diurne) ne se distinguent que les six isochrones diurnes.

        3) Courbes Regio et Placidiennes s’interceptent sur l’équateur de 30 en 30° et sur les circumpolaires de 60 en 60°.

         de ce fait ces deux systèmes sont bien universels, chacun dans son domaine respectif, l’un en DP, l’autre en domification.

        Gabriel, auteur du livre

          Mi-points des cuspides & co
          lundi 2 juillet 2007
          par Richard

          1) Etre "scientifique universitaire" en même temps que "symboliste" n’est pas un label de qualité intellectuelle. C’est peut-être même l’indice du contraire. Ceci dit, je ne suis ni scientifique, ni universitaire, ni symboliste, alors... Enfin, quand on est symboliste, on assume, et on ne se réfugie pas derrière l’image d’un "scientifique universitaire" pour la parade. A moins que vous n’ayez un diplôme de symbolique cosmographique sorbonnarde ?

          2) Je vous ai très attentivement lu, m’intéressant depuis longtemps aux problèmes cosmographiques. D’ailleurs, je vous ai félicité pour votre clarté pédagogique, il me semble. Ceci dit, nous sommes en désaccord total dans notre vision du monde : les directions symboliques, c’est pour moi du pipeau. Et pourquoi ne pas "diriger" (sur le papier) les mi-points des cuspides ? Quand tout est symbole, tout est possible...

          3) Algol ne fait pas partie du système solaire : c’est hors-sujet. Et votre référence aux "milliers de livres du commerce" pour critiquer la réalité des latitudes écliptiques est tout simplement grotesque. C’est un contre-argument stupide. Je rappelle que c’est Elisabeth Teissier qui est en Europe la plus grosse vendeuse de bouquins d’astrologie. Faudrait-il, en suivant votre "raisonnement", en faire pour cela l’alpha et l’oméga du vrai et du faux ?

          4) Bon, on vous a quand même fait de la pub et permis de vous exprimer tout en n’étant pas d’accord sur le fond avec vous. C’est cool, non ?

          A+

            Mi-points des cuspides & co
            lundi 2 juillet 2007
            par Claire

            Bonjour,

            Tout d’abord merci à Gabriel qui me permet d’y voir plus clair dans nos vieilles maisons.

            Si j’ai bien compris, Placidus découpe le temps de la sphère horaire , Campanus et Régiomontanus partagent l’espace de la sphère locale. Mais si on applique le partage du temps on rate l’espace et vice versa. Etudier de manière distincte les différentes sphères permet de régler le problème et d’affiner l’interprétation.

            En sphère locale (laquelle où que l’on soit se compose d’un plan « horizon » et de deux pôles nommés zénith et nadir), je regarde la partition de l’espace en 3x4 secteurs, définis dans le plan de l’horizon par les points cardinaux, l’Est étant la direction dans laquelle la Terre nous entraîne sans relâche. J’interprête ces secteurs selon la structure SORI-RET de JPN (1-représentation du sujet, 2 – existence de l’objet…). A ce niveau là, elle parle.

            N’est-ce pas d’ailleurs dans la recherche d’une cohérence, d’une logique dans la partition de la sphère locale (les maisons) que Jean Pierre a eu besoin de créer le SORI ?

            Bien sûr, nous sommes toujours dans l’espace. Maintenant, il faut replacer tout cela dans le mouvement, le déroulement du temps : contact ! Et l’on peut constater alors que l’on peut avoir par exemple des astres en secteur 12, même 11, voire 10 aux hautes latitudes (terrestres) qui sont nocturnes. Ainsi un Soleil en 12 (transcendance de l’intégration c’est-à-dire est-sud-est dans la sphère locale) et qui n’est pas encore levé donc pré-contact (mobilisation du sujet, ses besoins). Ca donne un sujet mobilisé par un besoin de représentation de ce qui transcende son intégration, sujet qui incarne les personnages de sa trans-histoire, en attente d’une trans-figuration.

            Bien sûr, j’ai pas fais exprès de me brancher sur la 12 et de vous mettre en transes… Je vous prie de m’excuser.

            Amitiés Claire

              Lucy in the Sky with Diamonds ?
              lundi 2 juillet 2007
              par Richard

              Ton sujet Inuit "mobilisé par un besoin de représentation de ce qui transcende son intégration, sujet qui incarne les personnages de sa trans-histoire, en attente d’une trans-figuration" me fout le vertige. Lucy in the Sky with Diamonds ?

              Je vais sonc en rester à la cosmographie. Au-delà des cercles polaires, c’est un fait qu’à certaines périodes on ne peut plus domifier en Placidus, surtout comme si, comme Gabriel, on refuse de prendre en compte les latitudes écliptiques. Mais soyons logiques : quand il n’y a plus d’intersection entre le méridien du lieu et l’écliptique (définition du MC), quand les planètes font leur ronde autour de l’horizon projetées sur le plan écliptique, peut-on encore domifier ? Oui, si on bricole ou si on confond Zénith et MC. Non, autrement.

              Gabriel n’est pas assez vicieux. S’il l’était, il tiendrait compte des latitudes écliptiques et il pourrait domifier en Placidus dans ces zones brrrr, ça gèle... grâce aux planètes en forte latitude écliptique. Mais ça lui demanderait d’en finir avec le mythe des projections écliptiques, ce qui pourtant lui permettrait d’être cohérent - selon lui - avec les "directions symboliques" qui marchent - toujours selon lui - mieux en Placidus.

              Vivre est un vibrant paradoxe, n’est-il pas ?

              A+

                Lever, coucher et culmination d’un astre
                lundi 2 juillet 2007
                par Nicnac

                Comment sait-on lorsqu’une planète culmine, se couche ou se lève ??

                Je voudrais le comprendre pour mon Jupiter en Sagittaire en maison III [DN 30.01.60 -Bruxelles 22H50] et pour celui de mon conjoint Jupiter en Sagittaire maison V [DN 29.01.48 Bruxelles 16h15]

                je viens de trouver ce site génial qui me réconcilie avec l’astro abandonnée depuis des années.. (pas accès en Espagne aux ouvrages d’intérêt)

                merci d’avance...

                  Culminations ???
                  lundi 2 juillet 2007
                  par Richard

                  Je ne sais pas comment répondre à ta question tant cette réponse me semble évidente.

                  - Une planète qui va se lever et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison 1.
                  - Une planète qui vient de se lever et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison XII.
                  - Une planète qui est sur le point d’être en culmination supérieure et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison X.
                  - Une planète qui vient de passer par sa culmination supérieure et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison IX.
                  - Une planète qui va se coucher et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison VII.
                  - Une planète qui vient de se coucher et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison VI.
                  - Une planète qui est sur le point d’être en culmination inférieure et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison IV.
                  - Une planète qui vient de passer par sa culmination inférieure et qui n’a pas de latitude écliptique est en Maison III.

                  Dans votre thème, Jupiter vient de se coucher et figure parmi les dominantes.

                  Merci pour les compliments et à bientôt.

                    Lever d’une planète ?
                    lundi 2 juillet 2007
                    par Alex
                    Bonjour, j’ai lu dans les entretiens de Michèle Reboul et d’André Barbault qu’une planète se levant signait un thème astrologique ; mais je voudrai savoir : à partir d’où une planète se lève ?
                      Lever d’une planète ?
                      lundi 2 juillet 2007
                      par Richard

                      Salut Alex,

                      1) Aucune planète ne "signe" un Thème astrologique : tout Thème est une globalité hiérarchisée. La doctrine des "signatures" d’André Barbault et complètement dépassée. Les astrologues conditionalistes préfèrent parler de dominantes, sous-dominantes et non-dominantes. Les planètes dominantes sont celles qui se lèvent (autour de l’AS), se couchent (autour du DS), sont en culmination supérieure (autour du MC) ou inférieure (autour du FC), selon des orbes qui te sont données sur ce site (voir le moteur de recherche).

                      2) Une planète est dite "angulaire à l’AS" ou "levante" lorsqu’elle se trouve dans le premier tiers de la Maison I ou dans les deux derniers tiers de la Maison XII, sa position étant calculée en domitude (les latitudes écliptiques des planètes étant donc prises en compte, et non la projection de leurs positions sur le plan écliptique). Voir notre logiciel en ligne et gratuit Astrosoft.

                      Lever d’une planète ?
                      lundi 2 juillet 2007
                      par Alex

                      1.Merci beaucoup Richard pour ces explications. En fait, j’étais parti de la carte du ciel de André BARBAULT décrite (mais pas entièrement commentée) par lui-même dans un livre d’entretiens accordée à Michèle Reboul (éditions Pierre Horay). André Barbault est né à Champignelles, dans l’Yonne (89), le 1er octobre 1921 à 17 heures. Je n’y connais pas grand-chose en astrologie et je trouvais intéressant de commencer par étudier le ciel de naissance d’un astrologue à partir de ses observations. Or, il se trouve que André Barbault note dans son thème une "signature" (ou dominante) uranienne ; pour lui, cet astre est sur le point de se lever sur son ascendant. Comme il est dans le dernier tiers de la maison, il est donc "angulaire à l’ascendant"- Uranus est t-elle dominante dans cet aspect ?

                      2. Je n’ai pas trop de mal à comprendre la notion de "dominante" mais par contre celle de "sous-dominante" m’échappe, pourrais-tu m’expliquer un peu ?

                      3. Y a t-il un rapport entre le fait qu’une planète soit en exil ou en chute et sa position de dominante dans un thème. Je prends un exemple concret : le soleil de Jules Verne (8/02/1828 à 12 h à Nantes-44) est dans le signe du verseau (en exil) et en culmination supérieure autour du MC. Ce soleil en exil est-il toujours une planète dominante ?

                        Lever d’une planète ?
                        lundi 2 juillet 2007
                        par Richard

                        Salut Alex,

                        1) En ce qui concerne les méthodes de hiérarchisation planétaire, tape "hiérarchisation planétaire" ou "fréquences et intensités" dans le moteur de recherche de notre site et tu auras de nombreuses réponses à tes questions. D’une manière générale, notre site étant très riche en information, sers-toi systématiquement de son moteur de recherche en tapant dans sa fenêtre les mots en rapport avec les questions que tu te poses.

                        2) Dans le Thème natal d’André Barbault, Uranus, sur le point de se lever, est angulaire à l’AS et donc dominant. Pour connaître la hiérarchisation complète, entre les données dans notre logiciel Astrosoft et clique sur l’onglet "Bilan R.E.T." quand la carte du ciel apparaîtra.

                        3) A propos des maîtrises, chutes, exils, etc : tapes "maîtrises" dans le moteur de recherche de notre site et tu sauras ce qu’on pense ici de ces concepts traditionnels. En passant, tape aussi "quatre éléments". Pour simplifier : tu es ici sur un site d’astrologie conditionaliste (tape ce mot dans le moteur de recherche de notre site et tu sauras ce que ça signifie), qui a remisé maîtrises et Eléments au rayon des antiquités.

                        A+

                          Longitude écliptique et ascension droite
                          lundi 2 juillet 2007
                          par Christophe
                          Quelle difference entre un thème monté en longitude et en ascenscion droite, c’est plus mieux, parait-il en ascension droite, surtout pour les transits qui semblent plus precis ’ a verifier’.
                            Longitude écliptique et ascension droite
                            lundi 2 juillet 2007
                            par Richard

                            Salut Christophe,

                            Qu’on utilise les coordonnées équatoriales (ascension droite, déclinaison) ou écliptiques (longitude et latitude écliptiques), ce n’est qu’une affaire de changement de coordonnées cosmographiques, l’essentiel étant de pouvoir calculer précisément les positions des astres dans la sphère céleste et la sphère locale au moyen de l’un ou de l’autre systèmes qui ne s’opposent pas, mais co-existent pour calculer la même chose. Or monter un thème, c’est insérer la sphère céleste dans la sphère locale.

                            Donc l’ascension droite sans la déclinaison, ce n’est pas "mieux" que la longitude écliptique sans la latitude écliptique, puisque dans les deux cas cela revient à projeter la position d’un astre sur un plan unique sans tenir compte de son altitude positive ou négative par rapport à ce plan. Dans les deux cas de figure donc, il manque une coordonnée essentielle : la hauteur de l’astre par rapport à l’équateur ou sa hauteur par rapport à l’écliptique. Avec le thème de domitude qu’on propose dans Astrosoft, on tient compte de ça.

                            Je ne vois pas en quoi les transits seraient "plus précis" calculés en ascension droite. Par compte, en prenant en compte les déclinaisons en référentiel équatorial, ou les latitudes célestes en référentiel écliptique, on peut par exemple se poser la question de savoir si un transit par conjonction entre deux astres à déclinaison identique ou à latitude écliptique identique a les mêmes effets qu’une conjonction entre deux astres ayant des déclinaisons ou des latitudes écliptiques différentes. Autre formulation : on calcule généralement les aspects natals ou de transit projetés sur l’écliptique, c’est-à-dire sans prendreen compte leurs déclinaisons ou latitudes écliptiques respectives. Apprendrait-on quelque chose de nouveau en les prenant en compte ? On intègrera bientôt ces paramètres dans Astrosoft et on verra.

                            Autre chose : en prenant en compte les déclinaisons ou les latitudes écliptiques dans les calculs, on peut donner les positions réelles des astres en Signes (au moins pour les Signes équinoxiaux et solsticiaux, le problème des limites entre Signes à l’intérieur des quartes saisonnières restant posé). On va prochainement aussi indiquer systématiquement les positions réelles en Signes.

                            A+

                              Contradiction longitude/déclinaison
                              lundi 2 juillet 2007
                              par Christophe

                              Exemple d’un thème à interpreter : le 15.01.1997 à 7 h 30 à bordeaux.

                              Voila une opposition entre Saturne et Mars qui vaut le coup d’oeil.

                              Mais est-elle entre Balance et Belier ou entre Vierge et Poissons ? La position en longitude et la position en déclinaison sont contradictoires. De qui tient on compte finalement !

                                Contradiction longitude/déclinaison
                                lundi 2 juillet 2007
                                par Richard
                                De la déclinaison, bien entendu.
                              Longitude écliptique et ascension droite
                              lundi 1er décembre 2008
                              par Marcos

                              Bonjour, Richard !

                              Je serais très intéressé de connaître la méthode pour calculer ce que tu appelles "la position réelle en signes". Ayant été élève de B. Blanchet, je me souviens que celui-ci nous avait signalé ce phénomène de décalage entre le zodiaque en longitude et le zodiaque en photopériode. Personnellement j’aurais donc une Lune en Poissons et non en Bélier, ce qui, tu l’avoueras, n’est pas tout à fait la même chose ! (je suis né à Neuilly-sur-Seine, le 22-09-1964, à 3h20 du matin).

                              Ce qui rend ce décalage important à connaître, c’est qu’une conjonction semble harmonique si elle se fait dans le même signe, et dissonante si elle se fait dans deux signes voisins. L’interprétation devient donc très différente ! Alors, comment calculer ? Je possède le logiciel Astrolabe, mais j’avoue que j’ai du mal à relier la notion d’arcs diurnes et nocturnes avec les différents paramètres de latitudes, ascensions droites, déclinaisons, azimuts, etc. etc. Merci de nous éclairer !

                                Longitude écliptique et ascension droite
                                lundi 1er décembre 2008
                                par Richard Pellard

                                @ Marcos

                                Méthode simple :

                                1) Tu calcules la position de la Lune en projection écliptique ;

                                2) Tu prends tes éphémérides et tu vérifies, dans le tableau "déclinaisons", si la Lune à ce moment-là a une latitude écliptique positive ou négative importante. Si c’est le cas et si elle se trouve à la limite de deux Signes, il est possible qu’elle ne soit pas dans celui que laisse croire sa position en projection écliptique ;

                                3) Tu restes dans la colonne "Lune" du tableau "déclinaisons" et tu calcules l’écart en déclinaison entre 0h du jour de naissance et 0h du jour suivant ; dans ton cas elle a progressé de 0,08 (en gros) ; or elle se trouvait à 3°37 de déclinaison sud le 22 à 0h. Tu fais la soustraction : 3°37-0°08 = 3°25 S. Elle a donc une déclinaison Sud décroissante et a par conséquent un rythme Poissons.

                                  Longitude écliptique et ascension droite
                                  mardi 2 décembre 2008
                                  par Marcos

                                  Richard,

                                  Oui, pour moi, c’est facile : Elle est entre Bélier et Poissons, donc sur la limite de l’équinoxe. Mais j’ai quand même largement dépassé, si tu me le permets, le stade de l’astrologie où l’on ne s’intéresse qu’à son propre thème... Comment être plus précis, notamment lorsque la Lune (ou Vénus, ou pourquoi pas Pluton, ou toute planète à forte latitude) est entre Capricorne et Verseau, par exemple, ou Bélier et Taureau... Pourrait-on calculer plus précisément, comme tu semblais le suggérer en parlant de "position réelle en signes", le dégré corrigé en signe de telle ou telle planète (excuse-moi de ma virginienne habitude de couper les cheveux en quatre) ?

                                    Longitude écliptique et ascension droite
                                    mardi 2 décembre 2008
                                    par Richard Pellard

                                    @ Marcos

                                    Bonne question. Je m’apprêtais justement aujourd’hui à compléter ma première réponse (hier j’étais un peu à la bourre, c’est la raison pour laquelle je me suis contenté de n’aborder que le cas de la Lune dans ton thème natal).

                                    La question des limites entre Signes équinoxiaux (Bélier, Vierge, Balance & Poissons) et entre Signes solsticiaux (Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne) ne se pose pas, puisque les axes des solstices et des équinoxes définissent sans ambiguïté ce qui sépare un astre en arc diurne ou nocturne croissant ou décroissant.

                                    Par contre, cette question des limites entre Signes se pose à l’intérieur de chaque quarte "saisonnière". Les Signes ont-ils tous une étendue de 30° ? Peut-être... et peut-être pas, je n’en sais rien. Si cette étendue uniforme est effective, que se passe-t-il, par exemple pour une planète à latitude écliptique nulle à 0° du Taureau, c’est-à-dire entre le Bélier et le Taureau ? Là, pas d’équinoxe ou de solstice pour trancher. Du Bélier au Taureau, la V+ adaptée et la l- inadaptée continuent. Y a-t-il un basculement radical de la F+ du Bélier vers la F- du Taureau à 30° Bélier / 0° Taureau ? Ou bien se produit-il un glissement progressif de l’une vers vers l’autre ? D’après ce que j’ai pu observer, je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse.

                                    De ce point de vue, le découpage de l’écliptique en douze Signes égaux (ou inégaux), s’il a démontré sa légitimité structurelle et son efficacité descriptive, ne doit pas faire oublier qu’au fond, chaque degré d’écliptique (ou de déclinaison) a ses propres caractéristiques diurnes-nocturnes, à tel point qu’on pourrait dire qu’il n’y a pas douze Signes, mais 360… si l’on s’en tient à ce type de division.

                                    Bien entendu, il n’y a pas beaucoup de différence entre le 1° et le 2° Bélier, par exemple, si bien qu’il serait absurde d’adopter ce zodiaque à 360 Signes. Par contre, et toujours en gardant cet exemple du Bélier, il n’est pas interdit d’avoir recours à ces bons vieux… décans ( !) pour affiner l’analyse de chaque Signe. Ainsi un Bélier du 1er décan est-il en hyper-Sens des Contraires du fait de la quasi égalité des arcs diurnes et nocturnes qui le caractérise ; il est en réaction directe au Poissons. Un Bélier du 2e décan sera bien évidemment aussi en Sens des Contraires (pour la formule adaptée), mais d’une manière un peu moins réactive ; enfin un Bélier du 3e décan verra son Sens des Contraires s’orienter vers le Sens des Dosages du Taureau. C’est valable pour tous les autres Signes.

                                    Bon pour répondre plus directement et techniquement à ta question, supposons que les Signes aient une étendue uniforme de 30° : comment déterminer les limites entre Signes intermédiaires en tenant compte des latitudes écliptiques ?

                                    La solution est simple : tu fais exactement comme pour ta Lune début Bélier, mais cette fois tu vas voir la déclinaison du Soleil (qui par définition n’a pas de latitude écliptique) correspondant à celle de la planète en question. Exemple : si la Lune à 1° Taureau a une forte latitude écliptique (ou déclinaison), tu calcules cette latitude, puis tu vas voir dans la colonne "Soleil" des déclinaisons à quelle déclinaison du Soleil elle correspond. Si elle correspond à une déclinaison "Bélier" du Soleil, elle a un rythme Bélier ; si elle correspond à une déclinaison solaire "Taureau", elle a un rythme Taureau.

                                    Reste que ce procédé découle de la division arbitraire de l’écliptique en douze secteurs égaux. La précision ainsi obtenue pourrait donc bien n’être qu’illusoire ; et par ailleurs, en admettant cette égalité d’étendue des Signes, se posera toujours le cas d’un astre exactement situé à la limite de deux Signes. S’il n’est pas conjoint à un ou plusieurs astres appartenant nettement à l’un ou l’autre Signe, il faudra bien l’interpréter comme étant en transition de la F+ à la F- (ou l’inverse). Une interprétation qui demandera plus de Sens des Dosages (transition) que de Sens des Contraires (choix).

                                    Pour revenir aux décans, je prends maintenant l’exemple du Taureau : celui du premier décan est encore très sensibilisé par les Contraires de la fin Bélier ; celui du 2e décan est à fond dans les Dosages (et dans l’induction négative) ; et celui du 3e décan voit ses Dosages s’orienter vers le Sens des Ensembles des Gémeaux : ils seront nettement plus nuancés que ceux du 1er décan, etc.

                                    Ton intervention bienvenue me donne l’idée d’écrire un article là-dessus dans le prochain Fil d’Ariana.



                                    d
                                      Longitude écliptique et ascension droite
                                      mercredi 3 décembre 2008
                                      par Marcos

                                      Richard,

                                      Pardon d’insister sur ce qui te semble peut-être anecdotique, mais me pose des problèmes d’interprétation, tant pour définir le signe où se trouve un astre, mais également, comme je l’ai évoqué, pour déterminer si une conjonction est harmonique ou dissonante.

                                      Je me suis penché un peu sur la question, à la lumière de ta réponse, et avec l’aide du logiciel Astrolabe. Voyons un peu si je comprends bien : tu me dis de me référer à la latitude de l’astre en question, et de regarder à quelle déclinaison du Soleil elle correspond. C’est là que j’ai du mal à suivre : le Soleil, par définition a toujours une latitude nulle. Je pense que tu veux dire que je dois me référer à la déclinaison du Soleil correspondant à la position en signe. Mais alors, vois-tu, ce qui me chiffonne, c’est que la déclinaison Sud maximale de la Lune, par exemple, peut aller jusqu’à plus de 27°, alors que le Soleil arrive à son maximum à 23°45’. Celle de Vénus atteint plus de 25°33’ en déclinaison Sud, le 14 novembre 2008, mais ne dépasse pas les 22°30’ Sud le 28 janvier 2008. Quant aux déclinaisons Nord, elles semblent moins grandes…C’est-à-dire que le maximum de déclinaison semble dépendre… (mais dépendre de quoi ?). Peut-être effectivement faut-il inclure la latitude dans le calcul, mais de quelle façon ?

                                      De plus, cette irrégularité, avec les périodes de rétrogradation, rend la courbe difficile à suivre, notamment pour des planètes comme Mercure.

                                      Mais reprenons la référence à la déclinaison du Soleil : si la courbe représentant la déclinaison du Soleil correspondait à une sinusoïde parfaite, elle devrait correspondre, au début du Taureau, à :

                                      sin(30°)x23°26’

                                      où 23°26’ représente la déclinaison maximale du Soleil. Elle serait donc égale à 11°43’ Nord, alors qu’elle n’est que de 11°28’. La formule demande alors sans doute à être complétée. En entrant en Gémeaux, elle devrait être de :

                                      sin(60°)x23°26’

                                      soit un peu plus de 20°17’ alors qu’elle est de 20°09’. Même si ces écarts semblent minimes, ils me laissent songeur… Mais si ces écarts peuvent être négligés, alors les formules citées plus haut :

                                      sin(30°)x(Déclinaison Maximale) et sin(60°)x(Déclinaison Maximale)

                                      semblent bonnes. Qu’en penses-tu ?

                                      Autre surprise : malgré la grande excentricité, la grande latitude de Pluton, son maximum de déclinaison semble très proche de celui du Soleil. Comment cela se fait-il ?

                                        Longitude écliptique et ascension droite
                                        mercredi 3 décembre 2008
                                        par Richard Pellard

                                        @ Marcos

                                        Non, tu as raison d’insister, c’est important. Je suis d’accord avec ce que tu proposes, qui est plus précis que la méthode simple et très grossière que je t’avais proposée, puisqu’elle prend mieux en compte les croissances ou décroissances des déclinaisons qui varient selon les Signes. Ce qui ne change rien quant à leurs limites.

                                        Il faudrait vraiment un programme informatisé très pointu pour faire ce genre de calcul intégrant les rétrogradations.

                                        "Autre surprise : malgré la grande excentricité, la grande latitude de Pluton, son maximum de déclinaison semble très proche de celui du Soleil. Comment cela se fait-il ?"

                                        Je me suis posé la question il y a longtemps et j’ai été trop nul pour trouver la réponse. Je ne suis pas matheux, je suis plutôt visuel mais j’ai pas réussi à créer une image qui représenterait ce phénomène, malgré tous mes efforts. Je ne l’ai trouvée nulle part d’ailleurs. S’il y a un moins nul que toi et moi, qu’il se manifeste, ça serait cool...

                                          Longitude écliptique et ascension droite
                                          jeudi 4 décembre 2008
                                          par Marcos

                                          Petite précision, puisque ma formule semble bonne : il est plus pratique de faire le calcul dans l’autre sens ; voici donc l’équation résolue pour ceux qui ne sont pas très matheux (armez-vous quand-même d’une bonne calculatrice) : Il s’agit de calculer la position réelle corrigée en signe, donc :

                                          PC = arcsin(d/D)

                                          PC est la position corrigée en signe, d est la déclinaison de l’astre D est la déclinaison maximale de l’astre

                                          quant à l’arc sinus, il faut taper "Inv."+"sin" sur votre calculette, puisqu’il est la fonction inverse du sinus. Il se peut pourtant, comme je le signale dans un précédent post, que le résultat ne soit pas d’une exactitude criante, puisque la déclinaison pour le Soleil est légèrement différente du résultat de cette formule. Pourquoi donc ? Si quelqu’un a la réponse, et sait comment rendre le résultat exact, qu’il nous fasse signe !

                                          Marcos


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