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Espace personnel et aura lunaire

Lorsque nous évoquons la fonction lunaire, nous utilisons couramment des mots ou expressions tels que « bulle », « coquille », « monde intime », « univers familier », etc., qui tous font référence à un environnement extrêmement proche. Cet « espace personnel » a été étudié par la psychosociologie de l’espace…

La psychologie écologique

La psychologie écologique n’a rien à voir, du moins directement, avec les petits hommes verts de Dominique Voynet. « Écolo » vient du grec « okos » qui signifie « maison ». Au sens large, l’écologie est la science qui étudie nos relations avec nos divers habitats, et donc notre environnement spatial. Pour la psychologie écologique, l’espace est considéré comme le « contexte objectif, préperceptuel du comportement ».

Selon la psychologie écologique, « une étude psychologique doit porter sur… les assises réelles de la vie. Les conduites des gens à l’intérieur de ces contextes particuliers seront définies comme « behavior setting ». Il s’agit ici de modèles de conduite déterminés par une structure composée d’éléments physiques et sociaux qui interfèrent avec des données culturelles propres au contexte. On ne considère l’environnement qu’en tant qu’il produit, facilite ou empêche une conduite déterminée : c’est donc un environnement qui n’existe pas en soi, mais dont les composantes produisent des conduites déterminées. Ainsi un terrain de jeux, une salle de classe ou de cinéma, une église, un café sont des environnements qui induisent des comportements spécifiques ».

L’espace personnel

Nous vivons en effet tous dans un espace composé de différentes sphères concentriques qui vont du plus proche (notre espace intime, épidermique) au plus lointain (l’immensité cosmique). La description que fait la psychologie écologique de notre espace le plus proche évoque avec précision la fonction lunaire : « Les recherches sur l’utilisation de l’espace ont attiré l’attention sur la notion de « monde familier »… défini comme l’ensemble des personnes ou des objets familiers associés à un espace ; il peut varier d’un individu à l’autre. Cette zone dotée d’une charge émotionnelle a été décrite en termes de bulle…, de coquille…, de zone-tampon… ou simplement d’espace personnel. L’espace personnel est basé sur l’idée que le corps vivant ne se limite pas à la surface de la peau. Il est entouré d’un espace péri-corporel dessinant une zone autour de lui et dans laquelle s’inscrivent les mouvements. L’espace personnel englobe une portion d’espace au-tour de l’individu qui ne peut être pénétrée par autrui sans provoquer des réactions de défense. Cette zone n’est franchie que dans quelques situations exceptionnelles comme l’intimité ou l’agressivité. Ces éléments ont permis de préciser la notion de « privatisation »… comme fondamentale dans la préservation de la personnalité. Cette notion est constamment impliquée dans l’aménagement de l’espace, en particulier dans les processus d’appropriation ».

Edward T. Hall, dans son livre La dimension cachée, s’est plus particulièrement intéressé à nos espaces sociaux, qui peuvent être réduits au nombre de quatre : l’intime, le personnel, le social et le public. Il décrit l’espace intime comme une « bulle qui entoure chacun d’entre nous et à l’intérieur de laquelle nous vivons et nous déplaçons ». Un autre chercheur, Robert Sommer, le décrit comme une « zone chargée émotionnellement, une « aura » qui aide à régler le comportement spatial des individus ; c’est aussi l’ensemble des processus par lesquels les gens marquent et personnalisent l’espace qu’ils occupent ».

Être « dans la Lune », c’est donc bien être dans sa bulle, une bulle qu’un autre chercheur encore, Moles, qualifie d’espace péricorporel : « Il considère l’homme comme au centre d’une sorte d’oignon dont il établit les couches successives, celles que la perception construit autour de lui quand il agrandit sa sphère d’action ». D’un point de vue astrologique, ces couches successives sont probablement « gouvernées » par la succession des Planètes dans la Théorie des âges : le premier espace serait lunaire, le second mercurien, le troisième vénusien, etc. (voir fig. ci-dessous). L’espace mercurien serait celui de la « sortie de bulle », des premiers contacts, de l’ouverture au monde extérieur ; l’espace vénusien celui de nos premiers affects personnels ; l’espace solaire celui de notre première « prise de conscience sociale », etc. Grandir, vieillir revient alors à quitter son espace-bulle, son Moi primordial pour découvrir et conquérir son Moi total au fil de la succession des stades planétaires de la Théorie des âges, de la Lune à Pluton : « Chacun construit donc autour de lui un certain nombre de coquilles dont la couche la plus proche est la peau, limite du corps propre qui constitue la frontière de l’être ; elle détermine la différence entre le Moi et le Monde. En parlant du vêtement qui se présente comme une extension de la peau, Moles recense successivement ces coquilles : le geste immédiat, la pièce de l’appartement, le quartier, la ville et l’idée du centre-ville, la région, la nation et, enfin, le vaste monde, « la zone de voyage et d’exploration, inconnu plus ou moins connu, le réservoir du nouveau ».

Moles envisage notre espace péricorporel total comme « le résidu très primitif d’une dialectique de l’expansion et du repli sur soi-même ». Dans le mouvement qui va de la Lune à Pluton, il y a expansion ; dans celui qui va de Pluton à la Lune, il y a repli sur soi-même. Cette dialectique dynamique entre expansion et repli est indispensable à notre équilibre global. Chacun la vit à sa façon en fonction de sa hiérarchie planétaire et de son âge… et de tous ses autres conditionnements extra-astrologiques bien entendu.

Reste à savoir quelles sont les dimensions de cette aura, de cette enveloppe invisible à l’intérieur de laquelle nous nous trouvons. Des chercheurs ont cherché à les mesurer à partir d’une étude expérimentale : « un sujet s’approche soit d’un objet, soit d’un partenaire qui reste immobile, et l’expérimentateur note à quelle distance il s’arrête de cet objet ou de ce partenaire. Cette expérimentation leur a permis de définir l’espace personnel comme une zone tampon autour du corps, de l’ordre de 30 à 50 cm selon les situations ».

Des bulles et des cultures

Mais la dimension de la bulle lunaire varie fortement en fonction des cultures. Chez les européens de culture chrétienne par exemple, elle est plus étendue que chez les arabes de culture musulmane, ce qui explique en partie les difficultés de cohabitations entre ces cultures, d’autant plus que les premiers ont une conception de la bulle lunaire qui est devenue très individualisée (mon espace intime est celui de mon moi individuel) alors que, pour les seconds, la bulle lunaire s’étend à la famille (mon espace intime est celui de mon moi parmi ses proches). De ce fait, les premiers ont tendance à trouver que les seconds sont très envahissants et ont peu de respect pour leur intimité, leur vie privée… Inversement, les seconds trouvent les premiers trop repliés sur eux-mêmes… Tout cela renvoie à un axiome conditionaliste : les fonctions planétaires s’intrègrent et se vivent différemment selon les socio-cultures. Même s’il existe une fonction lunaire universelle qui gouverne l’osmose avec le milieu ambiant, un « lunaire » arabo-musulman a une intégration et un vécu de cette fonction différente d’un « lunaire » européen-chrétien : le premier aura plus de difficultés à s’extirper de ses liens grégaires que le second, mais ce dernier aura plus de mal à maintenir des solidarités basiques autour de lui…

Des bulles et des Thèmes

Tout le monde vit donc dans sa bulle… mais certains plus que d’autres. D’un point de vue astrologique, cela dépend de la puissance de la fonction lunaire à la naissance, de sa situation en Signes, des Aspects reçus par la Lune. Avec une Lune dominante, la bulle tient une place prépondérante : on est bien dans sa coquille et on fait tout ce qui faut pour le rester. Si la Lune est dans un Signe en Force d’excitation (Bélier, Gémeaux, Lion, Balance, Sagittaire, Verseau), la coquille est ouverte ; si la Lune est dans un Signe en Force d’inhibition (Taureau, Cancer, Vierge, Scorpion, Capricorne, Poissons), la coquille est fermée. Ouverte ou fermée, elle joue toujours son rôle d’espace intime. Avec une Lune très peu valorisée on a pas conscience d’être dans cette coquille, ou on la refuse, ou on cherche à s’en extraire le plus vite et le plus souvent possible : on fuit l’intimité, on déserte son moi primordial au risque d’en perdre toute bonne santé psychique… Mais avec une fonction lunaire trop dominante et trop bien intégrée, on risque l’inverse : la stagnation béate dans le petit bonheur douillet, le refus de l’aventure.

Enfin, les Aspects que reçoit la Lune dans le thème natal indiquent les voies d’entrée et de sortie de la bulle intime. Avec une fonction lunaire très dominante et très dissonante, a priori on a guère envie de sortir de sa coquille, alors qu’on le fait sans crainte si elle est consonante.

La bulle dans le S.O.R.I.

En outre, comme toutes les fonctions planétaires, la fonction lunaire peut se vivre sur les quatre plans du S.O.R.I. (Sujet-Objet-Relation-Intégration). L’humanité étant ce qu’elle est, le niveau Sujet domine très nettement. La bulle intime se limite alors à l’espace étriqué, confortable (Lune consonante, bien intégrée) ou inconfortable (Lune dissonante, mal intégrée), de la subjectivité du petit moi primordial. Vécue au niveau Objet, la bulle prend une autre ampleur : l’individu s’ouvre à ce qui n’est pas lui et cherche à découvrir ou bâtir une bulle extra-personnelle (on se fait par exemple architecte). Au niveau Relation, les dimensions de la bulle lunaire s’élargissent encore : il s’agit par exemple de trouver ou construire une harmonie sociale, un espace intime collectif ; enfin, au niveau Intégration, la bulle intime englobe le cosmos entier dans une osmose mystique : le moi primordial a pris les dimensions de l’univers tout entier (1)…

L’une des meilleures descriptions de la bulle lunaire est sans doute celle du pédiatre américain Donald Winnicott : « Il existe une partie de la vie d’un être humain que nous ne pouvons négliger, qui constitue une zone intermédiaire où la réalité intérieure et la vie extérieure contribuent l’une et l’autre au vécu. Cette zone qui n’est pas disputée, car on en exige rien : il suffit qu’elle existe comme lieu de repos pour l’individu engagé dans cette tâche humaine qui consiste à maintenir la réalité intérieure et la réalité extérieure distinctes, et néanmoins en étroite relation… Nous supposons ici que l’acceptation de la réalité est une tâche toujours inachevée, qu’aucun être humain n’est affranchi de l’effort que suscite la mise en rapport de la réalité intérieure et de la réalité extérieure ; enfin, que cette tension peut être relâchée grâce à l’existence d’une zone intermédiaire d’expérience qui n’est pas mise en question ».

Notes :

(1) Rappelons au passage que le Thème natal ne dit pas à quel niveau du S.O.R.I. un individu vit son Thème.

Références bibliographiques :

- La psychosociologie de l’espace, Gustave-Nicolas Fischer, P.U.F.
- La dimension cachée, Edward T. Hall, Éd. Points-Seuil

Texte paru dans Astrologos n° 8, décembre 2001.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- Profil psychologique du Lunaire
- Signification de la Lune dans le R.E.T.
- Pouvoirs de Soleil-Lune : la Lune
- Famille ‘p’ (pouvoir intensif)
- La Lune dans la Théorie des âges
- Espace personnel et aura lunaire
- Fonction lunaire et libéralisme économique


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

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