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Vous êtes ici : Accueil ►Astro-documentsThéories généralesLes planètes et le R.E.T.Les familles planétaires du R.E.T.


Pouvoirs de Soleil-Lune : la Lune

Pour l’analyse, la recherche, l’interprétation, l’école conditionaliste se réfère aux modèles conceptuels du R.E.T. pour les planètes (Représentation-Existence-Transcendance), du S.O.R.I. (référentiels Sujet, Objet, Relation, Intégration) pour les Maisons, du zodiaque des déclinaisons pour les Signes. L’interprétation introduit en outre le modèle du « Héros et son Ombre » qui permet de classer les facteurs précédents et d’en étudier les relations.

L’application des six familles principales du R.E.T. aux quatre référentiels du S.O.R.I. (la psychologie, la physique, la sociologie, la religion) entraînerait 24 plans de présentation des Luminaires Soleil-Lune. Je ne traiterai pas, aujourd’hui, du référentiel « Objet » qui renvoie aux fondements astrométriques ; ils sont maintenant amplement exposés dans les Éléments de Cosmogonie Astrologique. Ceux qui s’y intéressent peuvent s’y reporter. À l’inverse de la formule habituelle il n’est en vente dans aucune librairie… seulement au COMAC.

Je développerai surtout le référentiel « Relation » parce que le pouvoir en relève, pour passer ensuite aux fonctions Soleil-Lune en référentiel Sujet ; je terminerai sur un aspect de l’Intégration : la symbolique de la famille « Pouvoir »… famille comprenant non seulement le Soleil et la Lune, mais aussi Mars et Pluton.

Définition du Pouvoir

Lorsqu’on parle de « pouvoir », c’est généralement de façon péjorative pour ceux qui le désirent ou le possèdent lorsqu’ils sont du camp adverse… car ceux qui sont dans notre camp, que nous jugeons en électeurs-supporters, ne sont pas des ambitieux ou des gens de pouvoir, mais de hauts responsables…

Au risque d’anticiper sur la démonstration et la conclusion, le modèle circulaire du R.E.T. permet de comprendre que l’ambition n’est pas le pouvoir, mais, en général, le désir de passer de celui que l’on possède à un pouvoir plus grand, qui peut être aussi un pouvoir différent. Un chef militaire satisfait de son rang a un pouvoir satisfaisant. Son rang ne lui impose pas d’avoir l’ambition d’en changer mais plutôt de s’y maintenir contre les ambitions subalternes et les pressions supérieures. Le vrai pouvoir est d’être à sa place, de pouvoir la garder sans ambition d’en changer. L’ambition est de vouloir en changer avec ou sans pouvoir d’y parvenir. Parce que pouvoir et ambition peuvent s’allier, on a confondu les deux.

Spontanément, le terme de pouvoir est entendu dans le sens étroit et particulier d’autorité, puissance, droit de commander de façon arbitraire abusive. Il fallait donc commencer cette communication sur le pouvoir extensif des planètes Soleil-Mars-Pluton, et sur l’intensif de la Lune, en avertissant que ce mot n’est pas à prendre dans une acception exclusivement politique. Qu’il n’est pas péjoratif… tant qu’on n’en abuse pas. Je l’ai suggéré plus haut, les gens de pouvoir aiment les responsabilités… et, pour les assumer, il faut une puissance que n’ignore pas la Lune.

L’attribution du « pouvoir intensif » à la fonction lunaire

Après la mise en garde sur les conditionnements culturels lorsqu’on parle de « pouvoir », je dois aussi justifier l’attribution d’un pouvoir intensif à la Lune qui passe, en astro-psychologie, pour soumise, enfantine, passive, par rapport au Soleil… à tel point que pour en faire un élément actif il faut l’intervention de Mars. La Lune ne se dégagerait de sa poussivité qu’à condition d’avoir un complexe de castration.

La pratique astrologique qui se réclame de l’observation contre la théorie, apprécie les statistiques quantitatives… mais seulement pour les résultats qui conviennent à ses carences théoriques. Or j’ai lu, dans les statistiques sur les professions, que la Lune venait immédiatement après Jupiter chez les politiques… alors que cette carrière n’intéresse (corrélation répulsive) ni Saturne, ni Mars, plus enclins aux sports et aux sciences qu’aux responsabilités publiques. Pour corriger cet inattendu lunaire dans la famille des pouvoirs, on a pensé — j’y ai cru, c’était confortable — que la Lune penchait vers la politique par son goût grand public, sa tendance populiste, son esprit de masse, etc. Les députés sont, en effet, près du peuple.

Les anarchistes le sont-ils autant que les députés ? En tous cas, ils peuvent témoigner par leurs dominantes de la présence de la Lune dans le politique et le pouvoir, celui-là, très intensif. En effet, l’anarchiste Auguste Vaillant est né au Lever de la Lune… En Scorpion, Ascendant certes… et à 19° de Mars dans le même Signe, ce qui pourrait tout expliquer… y compris les orbes larges qu’utilisent les conditionalistes pour les conjonctions et oppositions. En orbe étroit, la Lune se trouve également en opposition à Pluton… ce qui fait que selon la méthode de hiérarchisation ordinale, enseignée en conditionalisme, sur les quatre planètes angulaires (Lune, Pluton, Mars, Vénus) trois appartiennent aux familles « Pouvoirs ».

Autre anarchiste, Ravachol, est également né sous un Asc. Scorpion… au coucher, cette fois, d’une conjonction Lune-Pluton angulaire sous un trigone de Mars et une quadrature de Saturne au MC. Sur trois planetes aux angles, nous avons le pouvoir intensif (Lune) conjoint à une planète du Pouvoir extensif (Pluton).

Chez Louis-Auguste Blanqui, révolutionnaire plutôt qu’anarchiste : Asc. Scorpion… Neptune conjoint Jupiter se lève et l’on trouve la Lune angulaire au Descendant, la conjonction Soleil-Pluton au FC, Mars opposé Soleil en zone d’effet Gauquelin c’est-à-dire au 2/3 de la IX suivant le mouvement diurne. Angularité de Neptune, Soleil, Saturne, Lune, Pluton… chez Daniel Cohn-Bendit.

Rien d’extraordinaire à tout cela… je ne fais qu’énoncer les configurations flagrantes du crime… ou réputées telles dans beaucoup de manuels. Si la rigueur existe, ces mêmes configurations ne devraient pas exister chez les non-criminels.

Peut-être… mais pour les cas représentatifs, sachez que Louis XIV est né, comme Auguste Blanqui, sous un Ascendant Scorpion, au lever de Neptune-Jupiter dans ce Signe, un Soleil au MC, Pluton au Descendant, Lune en pleine zone d’effet maximal Gauquelin. Et la Lune se lève, Pluton culmine dans le ciel de Valéry Giscard d’Estaing…

Autres cas où l’on voit les planètes de « Pouvoirs » se combiner sans que l’on sache distinguer le pouvoir criminel du pouvoir politique… à moins de faire appel à un bagage terrestre qui dérogerait au fatalisme symboliste où le « tout dans tout » n’est que dans l’horoscope.

- Raymond Barre : Soleil, Lune-Pluton (conjoints), Mars aux angles… auquel on ajoute Saturne au DS.
- François Léotard : Lune (Cancer) angulaire au DS conjoint à Pluton.
- Pierre Mendès-France : Asc. Scorpion. La conjonction Mars-Lune d’orbe étroit se lève (dans une zone peu valorisée par les statistiques).
- Comme chez R. Barre : conjonction Pluton-Lune au FC dans le ciel de Jean-Marie Le Pen… et en dissonance à Mars Bélier (conjoint Jupiter).
- Jacques Delors : triple conjonction Soleil-Lune-Pluton au MC.
- Poniatowski : Lune et Mars de part et d’autre du MC et face à Pluton FC.
- Chez Georges Marchais, seule la Lune culmine en Verseau… face à une conjonction Neptune-Jupiter au FC, en Lion.

Dans un ouvrage consacré au Soleil et à la Lune, j’ai relevé que : « Les décisions, les chefs, les autorités officielles impressionnent le lunaire, le désorientent, le submergent : il se protège en se repliant sur lui-même ou à l’abri de plus fort que lui, de façon à sauvegarder ce qui peut encore l’être, d’où la propension à l’élaboration de mythes tutélaires ».

- Je ne crois pas que le portrait convienne à Jules César qui serait né au coucher de la Lune, en conjonction à Pluton, au Soleil, pendant que Mars culmine. Un ciel qui lui vaut tous les pouvoirs… dans les angles.
- Chez Charles Quint — Type Hivernal, selon son thème, avec un amas en Poissons — la conjonction Lune-Neptune se lève en Capricorne, tandis que Pluton culmine face à Saturne-Mars au FC. Bilan : Lune, Pluton, Mars, Saturne, Neptune.
- Le Général Francesco Franco est né sous une Pleine Lune culminante au MC… en conjonction à Neptune et Pluton. Mars est au DS, le Soleil au FC. Soit, dans les angles, un autre rassemblement des familles « pouvoirs ».
- Mars et Pluton disparaissent des angularités du ciel de Margaret Thatcher qui est née, comme Franco, sous la culmination de Lune-Neptune alors que Saturne se lève en Scorpion. Selon l’ouvrage de M. Gauquelin sur les « personnalités planétaires », on aurait ici un tempérament Saturne-Lune. Je cite : « Tentons de situer le climat psychologique de celui qui est né avec Saturne et la Lune dans les zones de forte intensité. Assemblage contradictoire : la fantaisie, l’imagination, l’humeur vagabonde et la superficialité de la composante Lune, associés avec la gravité, la profondeur, la tristesse et la stabilité de la composante saturnienne. Ici peu d’énergie, nulle agressivité, mais une alternance, parfois douloureuse, entre deux pôles caractériels bien différents ». Voilà pour la Dame dite de fer…

D’un auteur différent, dans le même livre que je ne vous ai pas cité tout à l’heure — ne pas citer fait partie de la déontologie corporative — figure un tableau en deux colonnes qui résument le « symbolisme que l’on peut attribuer aux luminaires, leur antinomie révélant bien deux plans fondamentaux de la vie » (voir tableau ci-contre).

Dans cette chaîne d’analogies présentées comme fondamentales, la femme, la mère, l’enfant… sont associés au primitif, à l’archaïque, l’informe, l’irrationnel, la subordination… tandis que l’homme, père et adulte, est supérieur, de feu, social, civilisé, plein d’idéal et de tension virile pour l’État.

En termes plus discrets, ces deux colonnes circulent toujours. Elles n’opposent pas le Héros et son Ombre… mais Monsieur Héros et Madame Zéro.

Pour les conditionalistes, la Lune n’est pas la groupie d’un Soleil pianiste en solo. Elle a son pouvoir… et l’astro-psychologie ne fait guère preuve de cohérence en approuvant à la fois la Lune-paillasse de sa typologie et la Lune-politique de la statistique. Or, le premier pouvoir de la Lune est la cohérence. Un système incohérent ne peut certes pas percevoir cette modalité du pouvoir.

De la Reine-Mère à l’Enfant-Roi

Il faut ne connaître ni la femme, ni la mère, ni l’enfant… ni la Lune pour poser des correspondances qui font de l’œil gauche l’absence de l’œil droit. La symbolique traditionnelle est beaucoup plus conforme aux pouvoirs intensif et extensif du Soleil et de la Lune dans ses représentations par le Roi et la Reine, l’Empereur et l’Impératrice, le Pape et la Papesse du jeu de Tarots… pour ne citer que les couples classiques de pouvoirs égaux et différents.

La Lune-Mère est « L’inépuisable créatrice des formes vivantes » (Éliade, page 159. Payot). Si vous doutez de ses pouvoirs créateurs-destructeurs, consultez les attributions des grandes déesses Diane, Artémis, Hécate, Kali, Isis… plus ou moins associées à la Lune blanche et noire (je lie les deux parce que les avatars de la symbolique lunaire relèvent des différentes phases de la Lune, donc de la variation du rapport lumière-obscurité dans le cycle Soleil-Lune).

La grande Déesse ou Grande Mère parait une association indivisible de Terre-Lune… La Lune, écrit André Coutin, à été le dénominateur commun des mythologies les plus anciennes de l’Inde, de la Chine et de l’Égypte. La Grande Mère est la principale divinité des bassins méditerranéens… et comme pour en témoigner, l’historien Fernand Braudel, auteur connu pour sa « Méditerranée et le monde méditerranéen à L’époque de Philippe II » est né au coucher de la Lune (en Taureau).

La symbolique marsienne, voire de Pluton, ou des deux, interfère avec celle de la Grande Déesse :

« II est évidemment dans la nature des choses », écrit Jean Przyluski (La Grande Déesse, page 29) « que la déesse de la Fécondité soit en même temps celle des Eaux. Une autre association d’idées, qui nous paraît plus étrange, a fait de la Grande Mère une divinité belliqueuse. Presque partout, dans le monde sémitique comme dans l’Iran, elle est la déesse des combats… Dans l’Inde médiévale elle est renommée pour sa cruauté… Présidant à la production des êtres, elle pourvoit également à leur destruction ».

Pour ceux qui ne le sauraient pas : en conditionalisme, la Lune est liée à Mars, comme une une globalité variable (une masse) l’est à son centre. Du point de vue astrométrique, il existe, d’ailleurs, une hypothèse d’origine commune à Mars et la Lune.

Après la Grande Mère, le petit enfant

« Pour conserver sa vitalité », dit Lao Tseu, « il faut ressembler au nouveau-né : ses os sont tendres, ses muscles sont souples — et cependant il serre avec force ! II ne sait rien encore de l’union sexuelle — et cependant sa verge se redresse ! Tout au long du jour il crie — et cependant son gosier ne s’enroue pas !… Tout au long du jour il regarde, et cependant ses yeux ne clignent pas ! ». L’enfant n’est que vie : « Nulle bébête à venin ne le pique ! Nul animal féroce ne le saisit ! Nul oiseau rapace ne l’enlève ».

« Également soumis » (car la naissance est une initiation et l’initiation une naissance) « à l’épreuve de l’exposition en pleine brousse, le héros et le nouveau-né sont invulnérables au mime titre ».

Ce texte n’est pas d’un conditionaliste qui chercherait à convaincre à tout prix, mais de Marcel Granet, qui cite le philosophe Lao Tseu (−570/490) fondateur du taoïsme.

Vous trouverez dans son livre « La pensée chinoise » des recettes de sainteté qui recommandent de « s’entraîner à la vie paradisiaque en imitant les ébats des animaux… » qui sont, dans l’échelle des correspondances astrologiques occidentales, les équivalents de la femme, l’enfant, l’irrationnel et le primitif. Le héros lunaire, héros chinois n’a rien du modèle solaire de nos manuels. Son pouvoir n’est pas pour autant celui d’un subordonné-passif-dépendant :

« Pour se sanctifier, il faut d’abord s’abêtir — entendez : apprendre des enfants, des bêtes, des plantes, l’art simple et joyeux de ne vivre qu’en vue de la vie… Les Saints qui ont pénétré les plus hauts secrets et méritent de se voir décerner le titre de « Ciel » ne cessent pas, même pour enseigner, de « sautiller à la manière des moineaux, tout en se tapant sur les fesses ». (page 419).

Après Lao Tseu, je cite maintenant René Zazzo : « L’idée de naguère la voici : « Le nouveau-né … perdu dans son sommeil fœtal est plus pauvre, plus humble que le plus archaïque des animaux. Ses seuls liens avec le monde extérieur c’est l’air qu’il respire, le lait qu’il boit. Quand il émerge de son sommeil, c’est seulement pour crier et téter. Il est essentiellement une bouche vagissante et goulue ». Cette description dont nous savons aujourd’hui qu’elle est totalement fausse date de 1955. Elle correspondait alors à l’opinion courante ».

Nous pouvons tous, comme René Zazzo l’a fait en son temps, réviser nos jugements sur l’enfance et la Lune. Ni aveugle, ni sourd, le nouveau-né, à trois ou quatre jours, reconnaît le visage de sa mère « qu’il regarde plus longtemps que celui d’une inconnue ». Le nouveau-né est peut-être myope, écrivent les auteurs de « Naître Humain », mais son ouïe, en revanche, est excellente. C’est un as de la perception, de la reconnaissance et de la mémorisation auditives. De plus : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le bébé imite volontairement… ses grimaces sont intelligentes si l’on peut dire. Enfin, il établit des relations entre voir, écouter, toucher. Nous sommes loin de la larve primitive-archaïque.

Du pouvoir dans la relation Mère-Enfant

Je vous ai signalé, en introduction, que le pouvoir en tant que substantif, et non que verbe « pouvoir-faire », nous situait dans un référentiel « Relation » (alors que le savoir-faire serait plutôt du référentiel « Sujet »). Puisqu’à propos de la Lune, la Mère et L’enfant sont inévitablement ensemble, comprendre leur relation devrait nous mettre sur la voie d’une compréhension de la Lune-pouvoir. Mais, comme il s’agit d’un domaine ou les passions et présomptions sont toujours vives, je n’en ferai pas une analyse exhaustive. Je préfère commencer par cet extrait d’un poème de Lao Tseu :

« Tout le monde à sa richesse, moi seul parais démuni. Mon esprit est celui d’un ignorant parce qu’il est très lent. Tout le monde est clairvoyant, moi seul suis dans l’obscurité. Tout le monde à l’esprit perspicace, moi seul ai l’esprit confus qui flotte comme la mer, souffle comme le vent. Tout le monde à son but précis, moi seul ai l’esprit obtus comme un paysan. Moi seul, je diffère des autres hommes parce que je tiens à téter ma Mère ». La relation, dès la conception, est biologique, consubstantielle… c’est celle d’une âme dans une âme, d’un corps dans un corps, par la voie du sang, et par l’unité de la vie, celle de la nourriture. Elle est, elle doit être… le mot est lâché… homogène, sinon elle devient indigeste.

Les théologiens et les incrédules discutent sur le mystère de l’Immaculée Conception. Peut-on être vierge et fécondée ? En fait, si l’on souhaite une incarnation divine, il vaut mieux que la relation Mère-Enfant soit absolue, pure d’interférence masculine. C’est un argument auquel les théologiens n’ont pas pensé. Il rendrait le mystère symbolique (à noter le conflit des référentiels : ici, l’lntégration Mère-Enfant refuse l’Objet).

Pour faire entendre des idées contrariantes ou peu courantes, il faut souvent exagérer. Ainsi, les psychiatres font appel au pathologique pour comprendre le normal. Dans ce genre de pédagogie, j’utilise plus volontiers le comique ou la caricature que le pathologique. Le pouvoir intensif de la Lune pourrait donc s’illustrer par les minauderies qu’inspirent les animaux familiers à leurs maîtres domestiques… car l’animal dresse son maître, tout comme il existe plus d’un enfant qui tyrannise ses parents.

La femme ou l’homme-enfant (je devrais dire la femme-chat et l’homme-chien pour éviter les réactions sentimentales) usent d’un aspect comico-pathologique du pouvoir intensif dans leurs relations humaines. Ils savent par la candeur, un « ouah-ouah » ou un « miaou » bien placé, transformer l’autre en consubstantialité. Souvent, il suffit de dire « Je vous aime » ou, alors : « Vous avez besoin d’être aimé ». Et çà marche… Le pouvoir lunaire, sous l’aspect enfant, ne cherche pas une « Mère protectrice »… il la crée, il la fabrique. Il peut en faire une Immaculée Conception… un être illuminé du bonheur d’avoir procréé un enfant exceptionnel… et c’est ça, le pouvoir très régénérateur de l’Enfant-Dieu révélateur d’une Déesse-Mère dans la Femme… Mais, à un niveau trivial, il peut, au prix de quelques grimaces, pleurs, rires et palinodies apitoyantes… soutirer toutes sortes de gratuités, complaisances et chèques en blanc. Dans la possession, il y a des possédés… contents de l’être… parce qu’ils se sentent rénovés par leurs charges de mères-poules… et qu’il y a un pouvoir conjugué dans l’interdépendance de possédant-possédé. L’erreur du « pouvoir intensif », lorsqu’il s’exprime par les caprices de l’homme-enfant peut être de s’adresser à un ou une Solaire qui n’entend rien au chantage du « P’tit bonheur » (F. Leclerc)… mais, comment ne pas craquer, à moins d’être un adulte responsable ?

Les mères au pouvoir intensif-abusif sont connues sous les diverses appellations de : mères sorcières, mères araignées, mères phalliques… dans leurs relations, elles créent l’enfant castrat, dépendant et demeuré qui rejoint le tableau des correspondances de tout à l’heure, parce que la Mère qui doit normalement préparer le passage à la vie sociale (tout comme la Lune pourrait être un relais pour les voyages interplanétaires) interdit cette évolution. Certaines thèses associent l’autisme à une pathologie de la relation Mère-enfant.

« La stimulation maternelle, quand elle ne se révèle ni trop intense, ni rigide, ni incohérente et imprévisible, ni insuffisante dans sa modalité, son intensité et sa durée, facilite chez l’enfant l’intégration progressive des unités d’expérience affectivo-sensorimotrice, qui est la base du processus d’individuation de la personnalisation. Elle contribue ainsi à la constitution de la relation objectale ». (La première année de la vie, page 47, Recueil de travaux présentés par René Zazzo. PUF. 1983).

Le pouvoir lunaire apparaît ici comme un état d’équilibre propre à assurer la continuité et la finalité d’une évolution. C’est une grande, très grande responsabilité… qui demande à l’enfant d’accéder graduellement à la perte de « l’illusion » de l’unité entre le moi et la mère » (cf. La première année de la vie). Ni l’homme-enfant, ni la mère-araignée, ne tiennent à perdre cette illusion… c’est pourquoi la relation lunaire, lorsqu’on ne veut pas en sortir, est inter-parasitaire. Son pouvoir d’homogénéisation, négatif, change la relation en mélasse, colle, bouillie pour les chats. SUITE.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Profil psychologique du Lunaire
- Signification de la Lune dans le R.E.T.
- Pouvoirs de Soleil-Lune : le Soleil
- Famille ‘p’ (pouvoir intensif)
- Stade lunaire (de 0 à 1 mois) : l’âge de la communion
- Espace personnel et aura lunaire
- La dialectique des pouvoirs dans le système R.E.T.


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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