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Lettre ouverte à Jean-Claude Pecker

L’anti-astrologie n’est pas une science, même au sens le plus simple de « savoir », car elle ne sait rien, et ne veut rien savoir de l’astrologie. Elle n’est qu’un discours d’un scientisme redondant qui, à l’image des idéologies totalitaires, vise l’oblitération d’une mémoire de 5000 ans. Si, en tant qu’astrophysicien vous n’appréciez pas les origines de l’astronomie, encore moins le fait que ses fondateurs aient été des astrologues, il existe heureusement des historiens pour témoigner d’un patrimoine universel insoutenable à l’esprit de secte.

Saint Denis sur Huisne, 21 novembre 1993.

Jean-Pierre Nicola, président fondateur du COMAC (Centre d’Organisation des Méthodes d’Astrologie Conditionaliste). Association 1901.

à Monsieur Jean-Claude Pecker, Astrophysicien. Membre de l’Académie des Sciences. Conseil de l’Union Rationaliste.

Objet : Lettre ouverte à l’occasion d’une réunion anti-astrologique sous votre présidence.

Monsieur,

Selon une annonce de l’Union Rationaliste, vous allez présider, le 27 novembre prochain, une séance de spiritisme anti-astrologique présentée comme un débat sur le thème « Astrologie-Astronomie ». En qualité de président d’une association dont les statuts prévoient la défense légale de l’astrologie, j’ai l’honneur de vous rappeler quelques observations qui n’apparaissent pas dans vos réflexions polémistes :

- 1. L’anti-astrologie n’est pas une science, même au sens le plus simple de « savoir », car elle ne sait rien, et ne veut rien savoir de l’astrologie. Elle n’est qu’un discours d’un scientisme redondant qui, à l’image des idéologies totalitaires, vise l’oblitération d’une mémoire de 5000 ans. Si, en tant qu’astrophysicien vous n’appréciez pas les origines de l’astronomie, encore moins le fait que ses fondateurs aient été des astrologues, il existe heureusement des historiens pour témoigner d’un patrimoine universel insoutenable à l’esprit de secte.

- 2. Les astrologues n’ont jamais confondu Signes et Constellations. Lorsqu’ils choisissent les uns, les autres ou les deux, en général, malgré l’identité des noms, ils différencient les significations. Argumenter sur cette identité, qui fait l’affaire de l’anti-astrologie, revient à dire que tous les homonymes doivent être aussi des synonymes… et les Mr Pecker des astrophysiciens. Les Signes ont hérité du nom des Constellations… mais est-il bien scientifique d’affirmer qu’à l’époque où la différence entre l’année solaire (tropique) et l’année sidérale n’était pas connue, les symboles zodiacaux désignaient des étoiles plutôt que les mois ? L’analyse de ces symboles, pour les constellations d’écliptique, démontre, à l’exception de groupements stellaires visiblement représentatifs (le Scorpion) que la symbolique du cycle solaire a prévalu, et que les étoiles sont les repères des mois. Reportez-vous au symbole du Capricorne. Dans l’un de vos articles (La Recherche, janvier 83), vous avez cru bon d’en chercher l’explicative par la disposition des étoiles. Vous ne l’avez pas trouvée, parce qu’elle est dans les Signes, et non dans les Constellations, fûssent-elles de même nom.

- 3. À l’aube sumérienne de l’astrologie, l’ignorance de la précession des équinoxes a une autre conséquence sur votre argumentation : lorsque vous parlez du « décalage » d’un Signe par rapport aux Constellations, vous supposez implicitement qu’il s’est produit un instant d’astrologie révélée où, d’après vous et les adeptes du zodiaque stellaire, Signes et constellations étaient en coïncidence mythique… Comment peut-on percevoir ou faire coïncider deux référentiels dont on ne sait pas qu’ils sont différents ?

- 4. Les incohérences du zodiaque stellaire, l’absurdité d’une révélation sont évidentes aux profanes. Vous en faites des arguments pseudo-scientifiques contre l’astrologie telle que vous la concevez pour vos besoins de non-savoir, et non telle qu’elle est ou doit se formuler pour notre recherche sur un savoir que vous méprisez. Les constellations vous délestent également du zodiaque tropique, lorsque vous soutenez qu’il faudrait lui ajouter d’autres Signes pour égaler le nombre des constellations supérieur à douze. Ce n’est pas une argutie très savante, car, par définition, un Signe est une étendue de 30 degrés d’arc. Un zodiaque de 360° ne peut donc en compter que douze. Relisez, page 330 du tome premier, L’astronomie populaire de François Arago : « II faut avoir le soin, pour éviter toute confusion, de bien distinguer le mot constellation du mot Signe ». Et les Signes impliquent des cycles de variations (déclinaisons, distances polaires, etc.) qui mettent en cause le plan écliptique, l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre et non le rayonnement des galaxies ou les constellations en trois dimensions.

- 5. Loin de suivre la recommandation d’un grand savant, pour le bénéfice de l’ambiguïté anti-astrologique, vous en avez pris le contre-pied en transformant la définition d’un cercle en celle d’un baise-en-ville. Sur vos traces, dans une revue mensuelle où il « science et sévit », Mr Michel Rouzé, ardent rationaliste, va plus loin. À la rubrique « courrier des lecteurs », il taille à son gré dans le texte d’une lettre que je lui ai adressée pour laisser entendre que son correspondant « ne semble donc pas connaître le phénomène en question, l’avancée du point vernal qui marque l’équinoxe de printemps ». Lorsqu’un large public connaîtra, par nos publications ou d’autres, ces procédés, je doute de son extase et émerveillement sur les beautés de la raison dont Michel Rouzé fait partie. En attendant, je prends un soin attentif à archiver des documents de ce genre. Ceux qui prendront mon relais auront certainement l’occasion d’en faire usage. Notez le flou de « l’avancée » pour un phénomène dit de « précession ». Une précession qui avance… Autant pour éviter ce flou que pour démentir les accusations antiastrologiques quant à notre connaissance de la précession, j’ai conçu et fait réaliser, il y a de celà une vingtaine d’années, une sphère armillaire qui permet de visualiser, à des fins pédagogiques, ce phénomène qui devrait nous faire honte et confondre à jamais les prétentions astrologiques.

- 6. La honte est du côté de ceux qui soumettent la vérité et l’information à la botte de leur idéologie. Ainsi, il n’est pas rare de lire que la découverte de la précession a porté un coup fatal au zodiaque des Signes, mais il n’est pas précisé, en complément d’instruction éducative, que cette découverte a été faite par un astrologien, Hipparque, et qu’il a conservé le nom des Signes avec ses convictions. Reportez-vous à l’ouvrage de G.E.R. Lloyd La science grecque après Aristote (La Découverte), vous trouverez aux pages 88, 89 que : « personne (citation de Pline) n’avait fait plus que Hipparque pour démontrer la parenté de l’homme avec les astres »… et bien d’autres lignes sur le rôle de l’astrologie dont vous entendez épurer l’Histoire, sur la lancée des éIiminations acquises dans les dictionnaires, les traités de philosophie, les cours d’humanisme… et de tolérance ! Précisément, G.E.R. Lloyd est professeur d’histoire de la philosophie et des sciences à l’Université de Cambridge. À ce qu’il parait, les goulags sont fermé. L’Index, Papal ou Rationaliste, est toujours disponible.

- 7. Les succès de vos adjurations sont néanmoins relatives. Sur l’inanité de l’intolérance, nous archivons documents et anecdotes. Celles-ci sont personnelles : grâce à l’astrologie commerciale, la seule qui nous soit autorisée (voir le problème du ghetto juif), nous avons, mon épouse et moi, assuré les études de trois enfants. J’en suis le beau-père charlatanesque et, dès le lycée, je leur ai expressément conseillé de ne pas dire à leurs maîtres que leurs parents étaient astrologiens. En effet, mon épouse, ingénieur chimiste qui, en m’épousant, n’a manifestement pas compris vos exhortations à l’adresse des universitaires, est co-fondatrice de l’association COMAC. Je peux vous préciser qu’elle vous a ressenti comme des fanatiques. Probablement parce que native du Vietnam, d’avoir vécu et connu en son pays les raisons et actions des idéologies salvatrices, elle dispose de critères sensibles, alors que les miens, comme les vôtres, ne sont qu’intellectuels. Bref, pour en revenir à l’anecdote, mes beaux-enfants ont suivi mon conseil… en appliquant, en cas de devoirs de dissertations difficiles, les modèles conceptuels que j’ai dégagé de l’héritage astrologique. Ce qui leur a permis parfois d’étonner, le plus souvent de simplifier leur travail, d’avoir des notes plus que correctes pour des sujets difficiles à traiter, et pour lesquels ils ont eu la sagesse de ne pas dévoiler leurs clefs… Imaginez qu’un Lequèvre, le professeur de physique que vous promotionnez, soit leur maître ? J’aurais mieux fait, pour que mes beaux-enfants n’aient pas conscience de la marginalité culturelle que l’anti-astrologie leur a imposé, d’être maghrébin, tailleur-modéliste en tchadors pour les recréations scolaires. J’ai, dans mes dossiers, un mémoire sur Montaigne pour une maîtrise en philosophie. Son jeune auteur s’est inspiré de « l’inhibition extinctive » du Signe, et non de la Constellation natale de son sujet de maîtrise. Il me cite, ainsi que le titre de l’ouvrage (La condition solaire), par le subterfuge d’une lettre au début de chaque paragraphe. Le candidat a été reçu, avec mention Très Bien. Qu’en serait-il si les examinateurs avaient eu l’idée de lire les paragraphes de son texte comme un acrostiche en prose ? Madame Suzel Fuzeau-Braesch, Docteur es Sciences de l’Université de Paris, n’a pas attendu la retraite pour signer le nouveau Que sais-je sur l’astrologie. Son livre en est à la 3e édition (objectif : 50 000 exemplaires). Je ne dis pas ça pour vous faire de la peine… en science, les chiffres sont les chiffres. Telles sont quelques-unes de vos victoires à la Pyrrhus sur le front de vos campagnes. Sachez que je préfère les nôtres.

- 8. L’observation empirique vient avant la théorie. Si la Lune n’existait pas, il n’y aurait pas eu de théories successives sur son mouvement. Les astrologues qui pratiquent le zodiaque des Signes, se réfèrent, en général, aux Éléments de l’astrologie grecque, et à la symbolique du cycle solaire pour notre hémisphère. Pour ceux qui usent de cette référence, les cas particuliers des latitudes extrêmes n’empêchent ni l’existence, ni l’étude des cas généraux. J’ai substitué le photopériodisme aux Éléments, ce qui supprime la référence exclusive au Soleil et saisons, et j’ai privilégié les coordonnées équatoriales : les déclinaisons permettent alors de concevoir un zodiaque unique pour les deux hémisphères car un astre ne peut pas être à la fois Nord et Sud. Quant à la typologie zodiacale mais non animalière, elle s’est trouvée entièrement corroborée par celle de I.P. Pavlov, en suivant rigoureusement son axiomatique pour les combinaisons des processus d’excitation, d’inhibition, leur mobilité (inertie ou labilité), leurs gradations en intensité, leurs rapports d’équilibre. Reportez-vous aux pages 332–333 des Œuvres Choisies » de Pavlov (éditions de Moscou. 1954) l’énoncé de la proposition est aussi systématique que l’application que j’en ai faite avec la référence au photopériodisme (arcs diurnes-nocturnes) et aux déclinaisons. La corrélation entre une suite de portraits empiriques et les formules réflexologiques de Pavlov, rationnellement restitués aux Signes, aurait dû donner a réfléchir à un esprit scientifique tant soit peu curieux. Elle prouve que le zodiaque n’est pas le « tas de ferraille » de Mr Paul Couderc, qu’il ne relève pas des étoiles mais de cycles neurologiques ou neurobiologiques de sensibilité variable (selon les espèces et individus) aux cycles extrêmes, lorsqu’ils existent. Pour le zodiaque, des statistiques cohérentes doivent donc porter sur les paramètres neurologiques indiqués par Pavlov : intensité, force, mobilité, équilibre des deux processus fondamentaux. Et, au-delà de Mourmansk où il n’y a plus d’horoscope individualisé, ces statistiques auront encore plus d’intérêt. L’astrologie n’est pas l’étude d’effets mécaniques sur l’Homme mais celle de sa relation avec le ciel. Lisez Kepler pour qui l’astrologie est un conditionnement à situer dans le contexte terrestre, biologique, socioculturel. Vous pouvez recommander les œuvres choisies de I.P. Pavlov, ou L’héritage de Pavlov (Corneliu E. Giurgea, ed. Mardaga) à M. Rouzé. Dans un article de Sciences & Vie, parce que je l’utilise, il qualifie ce langage de « baragouin pseudo-scientifique ». L’anti-astrologie n’abaisse pas le sens critique. Elle l’avilit.

- 9. Ce travail de redéfinition du zodiaque devrait vous combler de bonheur. Il démontre que l’astrologie évolue par problèmes résolus posant de nouveaux problèmes, alors que de mauvais esprits l’accusent d’être statique. Je n’ai pas besoin de consulter votre horoscope pour prédire vos sentences, et vous auriez pu naître au-delà de Mourmansk. Vous n’avez besoin d’aucun ciel astrologique pour faire partie des scientistes ultraprévisibles dès lors qu’on agite une clochette pseudo-irrationnelle. Les déterminismes que vous refusez du ciel, sont en vous… pourquoi ne les refusez-vous pas ? L’astrologie n’a fait que découvrir L’Homme.

- 10. Sachant que les astrologues attachent une grande importance aux périodes de rétrogradations des planètes, Paul Couderc, pour les mêmes fins anti-astrologiques que les vôtres, a souligné qu’il ne s’agit que de simples effets de perspective, ce que, fidèle à ses traces, vous faites pour des Constellations qui, en réalité, de face, de haut, de bas, de biais, à l’envers et à l’endroit, n’ont rien à voir avec les Signes. Enfin, puisque vous vous amusez bien, c’est l’essentiel, et l’essentiel est rarement scientifique. Donc, dans ses épitres anti-astrologiques, Monsieur Couderc disait que les rétrogradations ne sont qu’apparences, ce qui suggère « illusoires ». Mais lorsque l’anti-astrologue se change en astronome, les mêmes phénomènes apparents ne s’expliquent plus par des effets de perspective mais par des « mouvements relatifs ». Un joli tour de linguistique. De votre côté, dans la série de vos objections systématiques, vous affirmez que les astrologues ne tiennent pas compte de la variation des distances à la Terre (donc, géocentriques) qui peut passer de I à 6 (Vénus). Or, que ce soit pour les orbites extérieures ou intérieures, les périodes de rétrogradations sont celles où les distances relatives à la Terre sont les plus proches, les deux phénomènes étant liés. À l’inverse de vos assertions cavalières, les astrologues qui prennent à cœur les rétrogradations et pour certains, abusivement, font nécessairement intervenir le critère de distance à la Terre, même s’ils l’ignorent. Consultez un ouvrage élémentaire de cosmographie sur ce chapitre. Vous y apprendrez aussi que contrairement à ce que vous avez écrit dans « L’astrologie et la science » (La Recherche, janvier 83) Mars n’a pas de conjonction « inférieure ou supérieure » au Soleil, il est en conjonction ou opposition, et c’est sous ce dernier aspect qu’il est à la fois rétrograde et relativement le plus proche de la Terre. Si un astrologue avait écrit pareille bourde, je ne donnerais pas cher de votre clémence pour lui. Avec les rétrogradations, l’ordre de grandeur croissant des vitesses angulaires fait partie des fondements naturels de l’astrologie, et, selon la tradition, la rapidité d’un astre est un élément de dignité, sa lenteur un élément de malignité. Dans les méthodes astrologiques de prévision, la lenteur d’un astre décide de l’importance de son effet, positif ou négatif. Ignorez-vous les relations entre vitesses (linéaires et angulaires) et distances au centre attractif, et pour la Terre, les formules de compositions de vitesses ? Certainement pas, mais pour frapper l’imagination des lecteurs, de même que M. Rouzé emberlificote son texte pour ne pas parler d’années différentes (sidérale et tropique), vous parlez distances et non vitesses. Ceci dit, les relations constatées par l’astrologie ne sont pas quantitatives mais qualitatives (ordinales) parce que l’Homme n’est pas un pantin, une boule de billard, un engin balistique qui répond parfaitement à des équations mécaniques. C’est dommage pour votre idéal de proportionnalité inverse au carré de la distance, mais l’homme a d’autres lois de réponses biologiques aux stimulations newtoniennes.

- 11. Précisément, vous argumentez beaucoup contre l’astrologie en vous réclamant de conceptions dépassées sur les forces gravifiques. Vous usez d’Einstein pour les initiés… de Newton pour les naïfs. En physique newtonienne, avec sa masse de bâtiments à une dizaine de kilomètres, la Défense, écrivez-vous, « a beaucoup plus d’influence que Mars (la planète) sur un parisien de l’île Saint-Louis » (La Recherche, janvier 83). Si votre raisonnement est scientifiquement correct, et si les êtres humains répondaient mécaniquement aux forces gravifiques, telles que vous les exposez, il ne devrait y avoir de fortes concentrations de population qu’autour des grands bâtiments des grandes cités, lesquelles seraient autour des montagnes les plus massives, etc. À notre connaissance immédiate, il n’en est pas ainsi. Vous avez donc confirmé que les organismes vivants, humains de préférence, ne suivent pas des causalités simplistes et que s’il y a un effet Mars, son explication n’est pas dans la gravité simple. Jean E. Charon pourrait vous proposer une gravité complexe. Je préfère un système d’équilibre ou la faible gravité de Mars participe à la cohésion de l’ensemble. Le système solaire peut se passer des bâtiments de la Défense. Que deviendraient les bâtiments de la Défense, et nous-mêmes si, en disparaissant, Mars chambardait l’équilibre dynamique du système solaire… ne serait-ce qu’en nous privant de vos conjonctions inférieures ? Cette idée d’équilibre n’est pas une invention d’astrologue. J’en ai seulement fait la démonstration formelle dans mon livre « Éléments de cosmogonie astrologique » édité par notre association grâce au soutien de nos adhérents. Si, pour vos recherches d’anti-savoir astrologique, de nouvelles voies vous orientaient, il ne vous en coûtera que 150 F. Prix d’ami.

- 12. Les éminents responsables de L’Union Rationaliste se plaignent souvent et amèrement des publications et émissions télévisées qui, par un laxisme scandaleusement profitable à l’astrologie, contribueraient à la perdition des esprits et de l’astronomie réunis. Je trouve vos amis bien ingrats envers les médias. En dehors de la réponse de Marina Murat (Le Monde, janvier 1987) à M. Evry Schatzman qui a tenté d’obtenir des journalistes un silence inconditionnel (quoique déontologique) sur l’astrologie, en dehors de quelques rares articles de doute sur votre propre déontologie, les médias vous ménagent, beaucoup trop, il me semble. L’astrologie diffusée est celle des divertissements divinatoires pour requinquer l’audimat. Dès que l’affaire devient « sérieuse », on range les jouets. En cas de débat, on choisit les têtes… pas trop pensantes ou, s’il y en a, on les mêle à d’autres. Dans de grands quotidiens, l’été voit fréquemment refleurir vos marronniers sur la précession des équinoxes. Les lecteurs qui connaissent la question peuvent toujours écrire, ils auront droit à une réponse, dans un coin, au piquet. Les colonnes des hebdos qui, de temps à autre, font une enquête sociologique aux conclusions aussi prévisibles que vos réponses à l’astrologie, sont sélectives. En avril dernier, sur sa demande « expresse », j’ai expédié à Mme M.-L. de L…, rédactrice en chef d’une publication à fort tirage, tout un dossier sur l’astrologie non pas occulte, mais occultée par ses soins. À la parution, aucune ligne, ni mention, ni allusion, à ce dossier que je tiens à votre disposition. En revanche, vos arguments sont en vedette. Mme M.-L. de L… ne s’est ni excusée, ni justifiée. Ce doit être sa conception de la liberté de la presse. Incorrecte.

Si vous avez bonne conscience de dominer un débat dont le contradicteur a été éliminé d’office dons les coulisses, c’est que vos raisons ne sont pas solides et que vos supporters le savent. Pour ma part, je ne crains pas de vous rencontrer en privé, sans publicité, ni intermédiaires manipulateurs et quand vous voudrez. Sans arbitres acquis d’avance au scientisme et ses progrès, nous étudierions ensemble l’organisation d’un vrai débat entre vous, vos collègues, et les nôtres.

Le système qui redoute d’égratigner le discours scientiste favorise vos discriminations… tout en dénonçant le racisme, la dictature des lobbies, le sectarisme et l’oubli des mémoires. Je pourrais en dire, comme l’Histoire le prouve, que les formes intellectuelles ou militaires d’intolérance sont vouées à l’échec pour des raisons prosaïques : il y a les autres. Si vous réussissez à nous interdire, vous n’aurez ni le temps, ni les moyens de détruire les bibliothèques qui permettront aux hommes libres et curieux de l’être, de juger des flaccidités de vos fondements anti-astrologiques.

Mais, je suis pessimiste : y aura-t-il, demain, des hommes libres ? Et, pour ce qui est du sort des astrologues, quand on pense aux autorités scientifiques, politiques, médiatiques, qui ont pris le relais du charlatanisme, je me demande s’il y a encore de la place pour l’avenir des chaldéens. Ils sont dépassés.

Jean-Pierre NlCOLA

Note :

J.-C. Pecker est un spécialiste de la bourde en astrométrie élémentaire. Après les conjonctions inférieure et supérieure de Mars, dans un entretien avec Mme de Léotard (L’Express du 27/05/1993) il confond satellites et planètes et fait état de satellites « de même taille que Mercure ou Vénus ». Le plus gros satellite connu, Ganymède, est en effet d’une taille au-dessus de Mercure mais c’est un satellite, non une planète, et, unique en son genre dans le système solaire, il est d’un diamètre deux fois moindre que celui de Vénus. L’anti-astrologie fait dire n’importe quoi.

Bien entendu, Jean-Claude Pecker n’a pas répondu…

Article paru dans le n° 24 des Cahiers conditionalistes (3e trimestre 1994).

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Qu’est-ce que la science ? Un golem ou un robot ?
- L’anti-astrologisme chrétien
- Pour en finir avec l’anti-astrologie
- Quelques recherches sur l’influence astrologique
- Quelques réponses à un astronome anti-astrologue…
- Yves Ouatou et les Zantis
- Yves Ouatou et l’anti-astrologisme médiatique
- Yves Ouatou et les tours de la Défense
- Cosmogonie astrologique


Les significations planétaires par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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