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Le zodiaque réflexologique humain

Ivan Pavlov (1849–1936) était médecin et spécialiste en physiologie animale. Il s’est d’abord penché sur la régulation avant de se spécialiser dans la recherche sur la physiologie des glandes digestives, ce qui lui vaudra en 1904 de recevoir le prix Nobel de médecine pour ses travaux dans ce domaine. On ne saurait être plus éloignée de la psychologie et de ses typologies. En reprenant les types nerveux définis par Pavlov et en postulant que les fonctions planétaires sont équivalentes à des réflexes absolus innés et les variations annuelles diurnes-nocturnes du cycle zodiacal à une grille de présélection des réflexes conditionnels, elle aussi innée, on aboutit à une définition rationnelle de la relation Planète-Signe, et à la formulation d’un zodiaque réflexologique.

Ivan Pavlov (1849–1936) était médecin et spécialiste en physiologie animale. Il s’est d’abord penché sur la régulation avant de se spécialiser dans la recherche sur la physiologie des glandes digestives, ce qui lui vaudra en 1904 de recevoir le prix Nobel de médecine pour ses travaux dans ce domaine. On ne saurait être plus éloignée de la psychologie et de ses typologies.

Introduction : Pavlov à la découverte du fonctionnement du système nerveux

C’est pourtant en étudiant le rôle du système nerveux dans le fonctionnement de ces glandes en réalisant des expérimentations animales (Pavlov était un immense expérimentateur qui ne théorisait qu’après avoir personnellement validé ses hypothèses en laboratoire) qu’il a été conduit à découvrir l’existence des « réflexes conditionnels », qu’il définit ainsi : « Nous avons appelé les nouveaux réflexes des réflexes conditionnels, par opposition aux réflexes innés, qui sont absolus. Ces épithètes commencent à entrer dans l’usage courant. Du point de vue de l’investigation, ces désignations sont pleinement justifiées. En comparaison avec les réflexes innés, ce sont vraiment des réflexes très conditionnels : premièrement, ils exigent pour se former le concours de conditions déterminées ; deuxièmement, ils dépendent, dans leur travail, d’un grand nombre de circonstances. L’expérimentateur doit tenir compte d’une multitude de facteurs au cours de leur étude. Mais, naturellement, nos épithètes peuvent à bon droit être remplacées par d’autres. Les anciens réflexes peuvent s’appeler réflexes innés, les nouveaux, réflexes acquis ; les premiers peuvent être qualifiés de génériques, car ils appartiennent à l’espèce, les derniers sont individuels et varient chez des animaux différents et même chez un seul et même animal, selon le temps et les circonstances. Il est justifié de dénommer les premiers des réflexes par conduction, les seconds, des réflexes par circuitage ».

Cette découverte l’a incité à approfondir les connaissances — toujours sur le même mode systématiquement expérimental — sur l’« activité nerveuse supérieure », qu’il considérait comme l’instrument d’adaptation au monde extérieur le plus perfectionné de l’organisme et comme identique, dans sa nature, à l’activité psychologique, ce qui revient à réduire le psychologique au neurophysiologique. Contrairement à la plupart des philosophes et à de nombreux scientifiques de son époque, il refusait que les explications objectives découlant de la méthode expérimentale cessent d’être valides dès qu’on entrait dans le champ des phénomènes dits « psychologiques ». Sa longue habitude d’expérimentations animalières a sans doute été déterminante dans ce positionnement ; il lui arriva ainsi d’entrer en conflit avec certains de ses collaborateurs qui lui suggéraient de se mettre « dans la peau » de l’animal pour comprendre ses réactions. Ce à quoi il opposa un refus catégorique : pas question pour lui d’entrer « dans l’état intérieur de l’animal et de (se) représenter à (sa) façon ses sensations, sentiments et désirs ». À cette vision psychologisante et subjectivisante, il opposait la sienne, qu’il appelait « physiologique » et qui consistait dans la recherche des conditions extérieures, des « excitants » objectifs ou des relations entre « excitants » qui donnaient naissance à tel type de réaction physiologique à identifier et mesurer.

Cette position radicalement objectiviste et positiviste l’a conduit, à partir de ses rigoureuses expérimentations sur les chiens (qu’il n’étudiait qu’intacts, refusant la vivisection et la narcose), à découvrir les lois de fonctionnement du système nerveux supérieur des mammifères, qu’il a tout naturellement fini par appliquer à l’Homme, influençant ainsi profondément le développement de la neuropsychologie expérimentale moderne, ce qu’il résume dans cette phrase : « Je reconnais les efforts de pensée accomplis par les psychologues anciens et modernes, et je m’incline devant eux, mais en même temps je suis obligé de faire remarquer, et je doute qu’on puisse me contredire, que leurs efforts sont loin d’être économiques, et je suis persuadé que la physiologie cérébrale pure des animaux va non seulement faciliter extraordinairement, mais qu’elle va féconder le travail gigantesque et immense accompli par ceux qui ont voué et vouent leur vie à la science des états subjectifs de l’homme ».

Le caractère d’unité indivisible de l’activité de tout être vivant

Sa conception du fonctionnement neuropsychologique humain a souvent été mal comprise et caricaturée. Il est vrai que son matérialisme assumé et son refus de tout discours psychologiste « humaniste » ne pouvait que hérisser les littérateurs, idéalistes, subjectivistes et spiritualistes. Ses recherches et découvertes sur les processus à l’œuvre dans le système nerveux supérieur ayant en majeure partie été le fruit de ses expérimentations animales, il lui fut reproché d’« animaliser » les comportements humains, comme si les humains n’étaient pas d’abord et aussi des animaux, ce à quoi il répondait, pour ne pas arranger son cas, que « le jour où l’étude objective d’un animal supérieur, le chien par exemple, atteindra un degré tel que le physiologiste sera en état de prévoir exactement le comportement de cet animal dans toutes les circonstances possibles, ce qui aura certainement lieu, ce jour-là que restera-t-il en faveur d’une existence distincte et autonome de son état subjectif, état qui existe en lui tout aussi bien qu’en nous-mêmes, bien que sous une forme singulière ? Est-ce que l’activité de tout être vivant, l’homme compris, n’aura pas alors acquis à nos yeux un caractère d’unité indivisible ? », ajoutant même qu’il était « persuadé qu’une étape importante de la pensée humaine » s’approchait, qui verrait « se fondre réellement le physiologique et le psychologique, l’objectif et le subjectif, et où la contradiction douloureuse ou l’opposition entre mon corps et ma conscience trouveront leur solution concrète, à moins qu’elles ne tombent d’elles-mêmes ». De tels propos n’émanent évidemment pas d’un matérialiste positiviste (même si Pavlov était aussi cela) à courte vue, mais d’un être passionné par l’unité du vivant. Les plus imbéciles et ignares de ses contempteurs allèrent même jusqu’à le soupçonner d’être un sournois promoteur du matérialisme marxiste, arguant du fait que ce Russe avait refusé de quitter son pays natal après la révolution bolchevique et qu’il y était reconnu comme un grand savant, alors même que ses travaux avaient débuté bien avant l’arrivée des Soviets au pouvoir et qu’il n’avait pas hésité à condamner le bolchevisme en déclarant à l’intention des dirigeants communistes cette phrase frappée au coin du bon sens de l’expérimentation animalière : « Pour le genre d’expérience sociale que vous faites, je ne sacrifierais pas les pattes arrières d’une grenouille ».

Les « réflexes absolus » et les « réflexes conditionnels » sont à la base de la neuropsychologie pavlovienne : définissons-les précisément, puisque c’est par leur intermédiaire que vont s’opérer les correspondances entre la typologie pavlovienne et les fonctions planétaires et zodiacales.

Le réflexe absolu est un mécanisme neurophysiologique inscrit dans l’organisme dès la naissance que l’on peut assimiler à un instinct, c’est-à-dire à une réaction spontanée et inconsciente du corps vivant à assurer le maintien des conditions biologiques nécessaires à la vie des animaux et des hommes. Les plus basiques sont les processus visant à l’ingestion de nourriture (succion, morsure, mastication, mouvements stomacaux, etc.), à l’oxygénation et à la circulation sanguine (inspir, expir, mouvements pulmonaires et cardiaques) et à la reproduction de l’espèce (sexualité). Font également partie de ces réflexes absolus l’alternance de l’activité et du sommeil ainsi que les réactions d’attaque et de défense. Ce sont les réponses comportementales aux stimuli internes ou externes les plus simples. Elles se caractérisent par leur stabilité, leur immuabilité, leur instantanéité et leur indépendance absolue à l’égard du sujet qui les met en œuvre. Elles se situent ainsi aux antipodes de l’acte volontaire.

Le réflexe conditionnel est une réponse comportementale sensiblement différente. Contrairement au réflexe absolu dont il est une extension plus sophistiquée en ce sens qu’il est susceptible de réponses plus variées, il peut résulter d’un apprentissage. Cet apprentissage s’opère en relation avec un stimulus extérieur que son association avec un excitant absolu (celui auquel réagit instinctivement le réflexe absolu) rend significatif pour l’organisme. Le réflexe conditionnel le plus célèbre est celui réalisé par Pavlov sur des chiens, immortalisé par l’expression « chien de Pavlov ». Lors de cette expérimentation qui a déterminé le cours ultérieur de toutes ses recherches, le savant a établi une liaison entre une sonnerie (le stimulus extérieur) et le phénomène de salivation (réflexe absolu), grâce à l’association régulière et prolongée de ce stimulus avec l’excitant qui habituellement produit ce phénomène (perception visuelle de la viande). Au terme de ce processus de conditionnement, il était parvenu à faire saliver (réflexe absolu) un chien à la seule perception auditive d’un son associé à la nourriture, et donc à convertir un réflexe absolu en réflexe conditionnel.

Le réflexe conditionnel peut être donc provoqué par un conditionnement approprié, et finir par disparaître si l’excitant conditionnel (la sonnerie) n’est pas régulièrement suivi de l’excitant absolu (la viande). Il n’existe donc qu’en tant que prolongation de du réflexe absolu, dont il n’est qu’une modalité qui s’exerce en fonction des circonstances. Pavlov aimait les chiens, et c’est grâce à eux qu’il a fait la découverte du réflexe conditionnel en laboratoire. Mais en général, les animaux ne sont pas enfermés dans des laboratoires où ils sont soumis à des expérimentations. Ils vivent dans leur biotope naturel où leurs réflexes absolus se prolongent également en réflexes conditionnels pour assurer leur survie, où leurs proies ou leurs prédateurs peuvent se signaler avant d’être réellement perçus par des excitants qui leurs sont associés : bruits de feuilles, trépidations du sol annonçant la possibilité d’une présence nutritive ou dangereuse. Dans ces conditions, où finit l’inné, où commence l’acquis ? Dans quelle mesure les réflexes conditionnels reposent-ils sur des processus structurels innés, « prêts à l’usage » associés aux réflexes absolus, capables d’une grande variabilité pour devenir fonctionnels à des fins d’adaptations aux circonstances ? C’est là une question que Pavlov a laissé en suspens.

Les processus fondamentaux de l’activité nerveuse

En variant et sophistiquant progressivement les expérimentations canines, Pavlov a découvert les processus fondamentaux de l’activité nerveuse que sont l’excitation (ouverture) et l’inhibition (fermeture), qui se caractérisent par leur force ou leur faiblesse, leur mobilité (rapidité ou lenteur), leur équilibre (égalité, inégalité relative, inégalité maximale) et leur pouvoir d’induction négative (une excitation concentrée à bonne dose sur un excitant positif précis fait naître une réaction forte d’inhibition à l’égard de tout ce qui ne concerne pas cet excitant) et d’induction positive (une inhibition concentrée à bonne dose sur un excitant négatif précis fait naître une réaction forte d’excitation à l’égard de tout ce qui ne concerne pas cet excitant), le processus d’induction signifiant qu’une excitation peut se transformer en inhibition, et vice-versa. Il a par ailleurs découvert qu’existaient différents types d’excitation et d’inhibition.

Ces découvertes ne se sont pas faites en un jour, et elles n’étaient guidées par aucune théorisation préalable : pour Pavlov, la théorie ne pouvait être qu’un résultat abstrait (et nécessaire) obtenu grâce à la systématisation des produits de l’expérimentation concrète.

Ce n’est donc que peu à peu que le fait que ces processus de l’activité nerveuse expérimentalement découverts pouvaient se formaliser théoriquement et déboucher ainsi sur une typologie lui est apparu. Les débuts furent laborieux, comme il convient à la méthode par « essais et erreurs » qui est la marque des grands expérimentateurs. Il a au départ par exemple considéré l’inhibition comme une faiblesse, une marque d’inadaptation. Il est vrai que les chiens rétifs à se soumettre à ses conditionnements devaient être plus mal considérés que ceux qui l’acceptaient de bon gré. Ce n’est que de nombreuses années plus tard et après de nombreuses autres expérimentations qu’il tirera les conclusions théoriques de ses travaux en imaginant 24 « types nerveux » dont on retiendra ici l’essentiel, c’est-à-dire l’amorce d’une systématisation les combinaisons entre les trois processus basiques. Le tableau suivant ne présente que les « forces » de ces processus, c’est-à-dire les réactions adaptées qu’ils suscitent.

Et c’est ainsi que nous en arrivons à l’astrologie. En effet, en reprenant les types nerveux définis par Pavlov et en postulant que les fonctions planétaires sont équivalentes à des réflexes absolus innés et les variations annuelles diurnes-nocturnes du cycle zodiacal à une grille de présélection des réflexes conditionnels, elle aussi innée, on aboutit à une définition rationnelle de la relation Planète-Signe, et à la formulation d’un zodiaque réflexologique.

Pavlov a en effet démontré que l’accroissement en durée d’un excitant déclenchait une forte excitation (code F+) alors que sa décroissance déclenchait une forte inhibition (code F−), tout en agissant sur la rapidité de ces processus, étant donné qu’un excitant croissant en durée est plus immédiatement disponible et donc source de vitesse réactive, alors qu’un excitant décroissant en durée l’est moins et donc source de lenteur réactive. Il a également démontré que la rapidité ou la lenteur des réactions affectaient aussi bien l’excitation que l’inhibition (codes V+ et V− pour la Vitesse d’excitation et la Vitesse d’inhibition, L+ et L− pour la Lenteur d’excitation et la Lenteur d’inhibition). Sachant que la réponse adaptée à un événement consiste généralement à réagir à ses caractéristiques dominantes et en transposant ce fait à l’adaptation de l’espèce aux variations des durées diurnes-nocturnes, chacun de ces processus peut être envisagé sous son angle de réflexe adapté (réaction neurologique à l’arc dominant en durée) ou inadapté (réaction neurologique à l’arc non-dominant en durée). Enfin, il a distingué différentes variantes d’excitation et d’inhibition dont vous trouverez vous trouverez les noms dans les tableaux consacrés au zodiaque réflexologique.

Les corrélations entre la « typologie » pavlovienne et la conception conditionaliste du zodiaque sont évidentes et totalement assumées. Il ne s’agit autant pas d’un emprunt à une typologie extérieure à l’astrologie. Tout d’abord parce que c’est à tort que la description qu’a fait Pavlov des mécanismes fondamentaux de l’activité nerveuse est qualifiée de « typologie ». Il ne s’agit pas d’un modèle inventé de toutes pièces, d’une grille de lecture artificielle plaquée sur le fonctionnement humain pour le décrypter, il s’agit de faits neurophysiologiques objectifs et mesurables par des instruments autres que des questionnaires de personnalité, et les chiens de Pavlov à l’origine de cette découverte, et non de cette invention, auraient du reste eu du mal à les remplir ! Si l’on a comme l’astrologie conditionaliste une conception neurophysiologique des influences zodiaco-planétaires sur le récepteur humain, on ne peut faire autrement que d’utiliser la terminologie pavlovienne.

Distinction entre Planètes et Signes

Pour bien différencier l’influence planétaire de l’influence zodiacale, précisons que :

- les fonctions planétaires peuvent être considérées comme des excitants absolus agissant sur les divers niveaux (haut, moyen, bas) d’excitabilité du système nerveux.
- les fonctions zodiacales peuvent être considérées comme des excitants conditionnels innés et concernent la nature, la mobilité et l’équilibre des différents niveaux d’excitabilité.

L’influence planétaire concerne les structures de l’être, qui se manifestent, par l’intermédiaire du zodiaque, sous la forme de réflexes, réflexes qui sont conditionnés par les déclinaisons et durées diurnes-nocturnes. Un réflexe conditionné est « la liaison qui s’établit entre un stimulus conditionnel et un comportement particulier, qui est une réponse de l’être vivant et s’acquiert au cours d’un apprentissage ». Or, la neurophysiologie nous a appris que « des prises sont prévues (dans l’organisme) pour toutes les fiches possibles, pour toutes les structures susceptibles de venir de l’extérieur » (Henri. Laborit). Les rythmes zodiacaux sont bien une structure venant de l’extérieur… une « fiche », en gardant cette analogie peut-être un peu trop électro-mécaniste. Et la « prise » interne, propre à l’être humain, est le zodiaque réflexologique-noologique.

Planètes et Signes modèlent donc les comportements humains par l’intermédiaire du système nerveux supérieur, l’influence des seconds étant subordonnée à celle des premières. En nous basant sur les découvertes de Pavlov, décrivons ce que sont les processus dominants de l’activité nerveuse et leurs relations avec les rythmes zodiacaux (vous trouverez les fondements astronomiques du zodiaque dans cet article).

Forces et faiblesses

On distingue donc deux zodiaques : l’un est externe (celui des déclinaisons et de ses variantes photopériodiques locales) et l’autre interne : le zodiaque réflexologique, propre au récepteur humain. Et en premier lieu, on observe deux réactions de base : l’excitation et l’inhibition.

L’excitation (moteur) est un état d’ouverture et d’acceptation qui incite à répondre positivement aux sollicitations extérieures, du vague acquiescement à la flambée d’enthousiasme. Puissance du « oui » : on donne, on ajoute. Son négatif est le manque d’inhibition : impuissance du « non », difficulté à se fermer, freiner, à soustraire et retrancher.

L’inhibition (frein) est un état de fermeture et de refus qui incite à répondre négativement aux sollicitations extérieures, de l’attitude mollement défensive au refus de participation catégorique. Puissance du « non » : on soustrait, on retranche. Son négatif est le manque d’excitation : impuissance du « oui », difficulté à s’ouvrir, démarrer, à donner et ajouter.

Pour l’espèce humaine le jour déclenche des réflexes d’activité, d’animation, d’excitation, et la nuit des réflexes de repos, de sommeil, d’inhibition. Quant aux planètes, elles agissent sur nous de manière plus « ouverte » (excitation) lorsqu’elles sont au-dessus de l’horizon (arc diurne), que lorsqu’elles se trouvent en dessous (arc nocturne) de l’horizon : la Terre, faisant écran à leur influence, a un effet « inhibiteur ». D’où :

- l’arc diurne est assimilé à un stimulus positif (code +), source de réflexes d’excitation (dire oui, ouvrir, accepter, ajouter).
- l’arc nocturne est assimilé à un stimulus négatif (code -), source de réflexes d’inhibition (dire non, fermer, refuser, soustraire).

- la croissance de l’arc (code +), en rapport avec la diffusion, l’expansion du processus diurne ou nocturne, active et stimule les réactions et incite à des réflexes marqués par une grande mobilité.

- la décroissance de l’arc (code -), en rapport avec la concentration, la régression du processus diurne ou nocturne, ralentit et mesure les réactions et incite à des réflexes marqués par une grande persistance.

Lorsque la durée d’un arc diurne ou nocturne est supérieure à douze heures, les réponses sont dites fortes, adaptées (code ‘F’). Lorsque cette même durée est inférieure à douze heures, les réponses sont dites faibles, inadaptées (code ‘f’). Nous verrons plus loin quelle est la signification de ces notions d’adaptation et d’inadaptation.

Lorsque la durée d’un arc dominant en durée est croissante, elle est la source de fortes réactions d’excitation (code ‘F+’). Lorsque la durée d’un arc dominant est décroissante, elle est la source de fortes réactions d’inhibition (code ‘F−’). Dialectiquement, la Force d’excitation (‘F+’) implique la faiblesse de l’inhibition (code ‘f-’), et la Force d’inhibition (‘F−’) implique la faiblesse de l’excitation (code ‘f+’).

- Du 0° Capricorne au 0° Cancer, l’arc diurne croît et l’arc nocturne décroît.
- Du 0° Capricorne au 0° Bélier (Hiver), l’arc nocturne décroissant a une durée supérieure à 12 h.
- Du 0° Bélier au 0° Cancer (Printemps), l’arc diurne croissant domine en durée.
- Du 0° Cancer au 0° Capricorne, l’arc nocturne croît et l’arc diurne décroît.
- Du 0° Cancer au 0° Balance (Été), l’arc diurne décroissant a une durée supérieure à 12 h.
- Du 0° Balance au 0° Capricorne (Automne), l’arc nocturne croissant domine en durée.

D’où les formules réflexologiques saisonnières :

Printemps (Bélier, Taureau, Gémeaux)
- Force d’excitation (code F+), faiblesse d’inhibition (code f-)

Été (Cancer, Lion, Vierge)
- Force d’inhibition (code F−), faiblesse d’excitation] (code f+)

Automne (Balance, Scorpion, Sagittaire)
- Force d’excitation (code F+), faiblesse d’inhibition (code f-)

Hiver (Capricorne, Verseau, Poissons)
- Force d’inhibition (code F−), faiblesse d’excitation (code f+)

Vitesse et lenteur

Excitation et inhibition se caractérisent par leur mobilité : vitesse ou lenteur.

Vitesse d’excitation (excitation mobile) : le moteur démarre à chaud, au quart de tour. Le « oui », l’ouverture, le don sont immédiats : réagir spontanément, improviser. En négatif, lenteur d’inhibition inadaptée : difficulté à rester inerte, indifférent ou tendance à l’être d’une manière discordante ou inopportune.

Lenteur d’excitation (excitation persistante) : le moteur démarre progressivement. Le « oui », l’ouverture, le don sont contrôlés, maîtrisés : avance prudente, organisation. En négatif, vitesse d’inhibition inadaptée : difficulté à se rétracter promptement, à esquiver, ou tendance à l’être de manière discordante ou inopportune.

Vitesse d’inhibition (inhibition mobile) : le coup de frein est sec. Le « non », la fermeture, la soustraction sont immédiats : l’art de l’esquive, les souples refus tactiques. En négatif, lenteur d’excitation inadaptée : difficulté à être persévérant, systématique, ou tendance à l’être de manière discordante ou inopportune.

Lenteur d’inhibition (inhibition persistante) : le coup de frein est progressif, prolongé. Le « non », la fermeture, la soustraction sont contrôlés, maîtrisés : rester de marbre, persister dans les refus opiniâtres. En négatif, vitesse d’excitation inadaptée : difficulté à être spontané, à improviser, ou tendance à l’être de manière discordante ou inopportune.

Nous avons noté plus haut que la croissance d’un arc (diffusion du processus) était facteur de mobilité (aptitude aux modifications d’attitude en fonction des nouvelles informations qui se diffusent), et que sa décroissance (concentration du processus) était facteur de persistance (démobilisation, retrait, persistance, persévérance).

L’astrologie conditionaliste a donné à la mobilité des attitudes qu’implique la croissance le nom de Vitesse (code ‘V’), et de Lenteur (code ‘L’) à la persistance des attitudes qu’implique la décroissance. La Vitesse ou la Lenteur sont dites adaptées lorsque l’arc croissant ou décroissant a une durée supérieure à 12 h (codes ‘V’ et ‘L’), inadaptées ou manquantes (codes ‘v’ et ‘l’) dans le cas inverse.

- Du 0° Bélier au 0° Balance (Printemps-Été), la durée de l’arc diurne, successivement croissant et décroissant, est supérieure à 12 h.
- Du 0° Balance au 0° Bélier (Automne-Hiver), la durée de l’arc nocturne, successivement croissant et décroissant, est supérieure à 12 h.

D’où les formules réflexologiques saisonnières :

Signes de Printemps (Bélier, Taureau, Gémeaux) : Vitesse d’excitation adaptée (V+), lenteur d’inhibition inadaptée (l−, inertie de l’inhibition)

Signes d’Été (Cancer, Lion, Vierge) : Lenteur d’excitation adaptée (L+), vitesse d’inhibition inadaptée (v−, labilité de l’inhibition)

Signes d’Automne (Balance, Scorpion, Sagittaire) : Vitesse d’inhibition adaptée (V−), lenteur d’excitation inadaptée (l+, inertie d’excitation)

Signes d’Hiver (Capricorne, Verseau, Poissons) : Lenteur d’inhibition adaptée (L−), vitesse d’excitation inadaptée (v+, labilité de l’excitation)

Chaque saison a donc sa formule dominante en durée, incitatrice de réponses fortes et de comportements adaptés, et sa formule non-dominante en durée, incitatrice de réponses faibles et de comportements inadaptés. Vous avez sans doute aussi remarqué que les saisons sont dialectiques : ce qui est fort en hiver est faible au printemps, et vice versa ; ce qui est fort en été est faible en automne, et vice-versa.

Les phases

Excitation et inhibition se caractérisent enfin par leur équilibre ou déséquilibre.
- équilibre total entre excitation et inhibition : on s’ouvre ou se ferme en temps opportun ;
- déséquilibre relatif entre excitation et inhibition : l’un des deux processus domine sensiblement l’autre. Il faut savoir doser ouvertures et fermetures ;
- déséquilibre maximum entre excitation et inhibition : l’un des deux processus domine absolument l’autre : conduites systématiques d’ouverture ou de fermeture.

À l’intérieur de chaque saison, chaque Signe se caractérise par un rapport des durées diurnes-nocturnes qui lui est spécifique. Ce sont les trois phases (équinoxiale, intermédiaire et solsticiale) du rythme zodiacal.

Signes équinoxiaux

Bélier, Vierge, Balance, Poissons : les durées diurnes sont sensiblement égales aux durées nocturnes : les réflexes d’excitation et d’inhibition, d’ouverture et de fermeture se partagent équitablement l’univers réflexologique, ce qui induit le Sens des contraires et la Phase égalitaire.

Le tableau ci-dessous vous donne les longitudes, les déclinaisons et les durées des arcs diurnes et nocturnes exprimées en pourcentages (calculés pour le 15° de chaque Signe et pour une latitude de 45° Nord) pour les quatre Signes équinoxiaux.

Sens des contraires : si l’individu réagit d’une manière adaptée, il a le Sens des contraires (code SC) ; il perçoit les caractéristiques concrètes de cette polarité diurne-nocturne. Le jour n’est pas la nuit, le blanc n’est pas le noir, la présence n’est pas l’absence, le vrai n’est pas le faux, le bien n’est pas le mal, le pour n’est pas le contre, l’ami n’est pas l’ennemi, le tien n’est pas le mien, le beau n’est pas le laid, le permis n’est pas l’interdit, en bref une chose n’est pas son opposé : le Sujet sait faire des choix opportuns, judicieux, profitables, en phase avec les alternatives réelles que proposent l’événement, l’être ou la situation présente auxquels il est confronté.

Phase égalitaire : si l’individu réagit d’une manière inadaptée, il est en Phase égalitaire (code PE) ; il perçoit les caractéristiques abstraites de la polarité diurne-nocturne. Le jour vaut la nuit, le blanc vaut le noir, la présence vaut l’absence, le vrai vaut le faux, le bien vaut le mal, le pour vaut le contre, l’ami vaut l’ennemi, le tien vaut le mien, le beau vaut le laid, le permis vaut l’interdit, en bref une chose a la même valeur que son opposé : l’individu est ainsi sujet à des refus de choisir inopportuns, déphasés par rapport à l’événement, l’être ou la situation présente auxquels il est confronté. Prisonnier de ses dilemmes, il finit par faire des choix hasardeux, unilatéraux, inutilement contrariants, aux conséquences généralement négatives.

Chacun des quatre Signes équinoxiaux exprime le Sens des contraires et la Phase égalitaire en fonction de ses modalités spécifiques. Ce quatuor peut être divisé en deux duos, caractérisés par la dynamique de confrontation ou de séparation des contraires. La dynamique de confrontation, créatrice de Choc des contraires, concerne le duo-duel Bélier-Balance, où les durées diurnes et nocturnes tendent de plus en plus à s’égaliser jusqu’au 0° équinoxial qui marque leur parfaite égalité. La dynamique de séparation, créatrice de Dénouement des contraires, concerne le duo-duel Vierge-Poissons où l’écart entre les durées diurnes et nocturnes, tout en restant minimal, tend à s’accroître.

Choc des contraires : les contrastes entre le jour et la nuit, le blanc et le noir, la présence et l’absence, le vrai et le faux, le bien et le mal, le pour et le contre, l’ami et l’ennemi, le tien et le mien, le beau et le laid, le permis et l’interdit, en bref entre une chose et son opposé, sont perçus comme toujours plus aigus, traumatisants, violents, définitifs. En mode adapté comme inadapté, le Choc des contraires se traduit par des réactions de sur-protection (Vierge) et de sur-indifférence (Poissons).

Dénouement des contraires : les contrastes entre le jour et la nuit, le blanc et le noir, la présence et l’absence, le vrai et le faux, le bien et le mal, le pour et le contre, l’ami et l’ennemi, le tien et le mien, le beau et le laid, le permis et l’interdit, en bref entre une chose et son opposé, sont perçus comme des différences assumées impliquant de nécessaires séparations. En mode adapté comme inadapté, le Dénouement des contraires se traduit par des réactions de sur-opposition (Bélier) et de sur-complémentarité (Balance).

Signes intermédiaires

Taureau, Lion, Scorpion, Verseau : les durées diurnes et nocturnes ont un écart moyen : l’un des réflexes d’excitation (ouverture) ou d’inhibition (fermeture) prédomine sensiblement sur l’autre dans l’univers réflexologique, ce qui induit le Sens des dosages et la Phase paradoxale.

Le tableau ci-dessous vous donne les longitudes, les déclinaisons et les durées des arcs diurnes et nocturnes exprimées en pourcentages (calculés pour le 15° de chaque Signe et pour une latitude de 45° Nord) pour les quatre Signes intermédiaires.

Sens des dosages : Si l’individu réagit d’une manière adaptée, il a le Sens des dosages (code SD) : il perçoit les caractéristiques concrètes de cette proportion. Il y a plus de jour que de nuit, beaucoup de blanc et un peu de noir, plus de présence que d’absence, beaucoup de vrai et un peu de faux, plus de bien que de mal, beaucoup de pour et un peu de contre, plus d’amitié que d’inimitié, beaucoup de tien et un peu de mien, plus de beau que de laid, beaucoup de permis et un peu d’interdit (et vice-versa pour toutes ces dualités), en bref un pôle majoritaire en domine un autre minoritaire et l’élément dominé est suffisamment fort pour ne pouvoir être exclu. L’individu sait donc doser les contraires, combiner les dualités, composer avec les antagonismes, ménager la chèvre et le chou, faire de petites ou grandes concessions et compromis afin de maintenir sa maîtrise sur l’événement, l’être ou la situation présente auxquels il est confronté.

Phase paradoxale : Si l’individu réagit de manière inadaptée, il est alors en Phase paradoxale (code PP) : il perçoit les caractéristiques abstraites de ce qu’il estime être une disproportion, un déséquilibre. Il y a trop de jour et pas assez de nuit, trop de blanc et pas assez de noir, trop de présence et pas assez d’absence, trop de vrai et pas assez de faux, trop de bien et pas assez de mal, trop de pour et pas assez de contre, trop d’amitié et pas assez d’inimitié, trop de tien et pas assez de mien, trop de beau et pas assez de laid, trop de permis et pas assez d’interdit (et vice-versa), en bref il perçoit qu’un pôle dominant exerce une domination abusive au détriment d’un pôle minoritaire. Cela conduit le Sujet à réagir fortement à des signaux faibles et/ou faiblement à des signaux forts, minimiser ou survaloriser, à faire d’un rien une montagne et inversement, à répondre de manière disproportionnée, excessive ou insuffisante, à l’événement, l’être ou la situation présente auxquels il est confronté.

Signes solsticiaux

Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne : les durées diurnes et nocturnes ont un écart maximal : l’un des réflexes d’excitation (ouverture) ou d’inhibition (fermeture) est nettement prépondérant dans l’univers réflexologique, l’autre étant réduit à la portion congrue, ce qui induit le Sens des ensembles et la Phase ultraparadoxale.

Le tableau ci-dessous vous donne les longitudes, les déclinaisons et les durées des arcs diurnes et nocturnes exprimées en pourcentages (calculés pour le 15° de chaque Signe et pour une latitude de 45° Nord) pour les quatre Signes solsticiaux.

Sens des ensembles : si l’individu réagit d’une manière adaptée, il a le Sens des ensembles (code SE) : il perçoit les caractéristiques concrètes de cette prépondérance dont le pôle majoritaire constitue pour lui la règle générale, incontournable et le pôle minoritaire l’exception particulière si minime qu’elle en est négligeable. Dans cette perspective, sans être niées, les distinctions entre les éléments antagonistes que sont le jour et la nuit, le blanc et le noir, la présence et l’absence, le vrai et le faux, le bien et le mal, le pour et le contre, l’amitié et l’inimitié, le tien et le mien, le beau que le laid, le permis l’interdit sont abolies, dépassées, résorbées, fusionnées dans une synthèse totalisante pilotée par le pôle prépondérant. Confronté à un événement, un être ou une situation qui lui demandent de faire des choix clairs, il préfère d’emblée chercher les solutions susceptibles de fédérer les antagonismes apparents en les intégrant dans sa dynamique de synthèse propre.

Phase ultraparadoxale : si l’individu réagit de manière inadaptée à ce phénomène, il est alors en Phase ultraparadoxale (code PUP) : il perçoit les caractéristiques abstraites de cette prépondérance dont le pôle majoritaire tend à nier la réalité et l’existence du pôle minoritaire, ce qui aboutit à une négation des antagonismes concrets et à une indifférenciation des éléments normalement opposés. Pour lui tout le jour est nuit, tout le blanc est noir, toute la présence est absence, tout le vrai est faux, tout le bien est mal, tout le pour est contre, toute l’amitié est une inimitié, tout le tien est le mien, tout le beau est laid, tout le permis est interdit, et vice-versa : tout l’interdit est permis, tout le laid est beau, tout le mien est tien, etc. Le sujet est ainsi porté aux synthèses confuses qui mélangent tout et son contraire, aux généralisations abusives, aux comportements ambivalents, aux illogismes et aux phénomènes d’emprise par non-différenciation entre le moi et le non-moi (l’autre).

Chacun des quatre Signes solsticiaux exprime le Sens des ensembles et la Phase ultraparadoxale en fonction de ses modalités spécifiques. Ce quatuor peut être divisé en deux duos, caractérisés par la dynamique de diffusion ou de fusion des ensembles. La dynamique de Diffusion des ensembles concerne le duo-duel Gémeaux-Sagittaire, où l’écart entre l’arc dominant et l’arc non-dominant en durée tend à s’accroître jusqu’au 0° solsticial qui marque leur inégalité maximale. La dynamique de Fusion des ensembles concerne le duo-duel Cancer-Capricorne où l’écart entre l’arc dominant et l’arc non-dominant en durée tend à décroître depuis le 0° solsticial qui marque leur inégalité maximale.

Diffusion des ensembles : l’arc diurne ou nocturne dominant en durée paraît destiné à croître indéfiniment, jusqu’à la possible disparition totale de l’arc non-dominant… qui ne se produira pas, puisqu’au moment précis du solstice, l’arc non-dominant deviendra croissant et le dominant décroissant. Mais, effet de structure, le Sujet Gémeaux ou Sagittaire n’est pas sensé le savoir. Il tend donc à échafauder des synthèses de plus en plus totalisantes, dans une sorte d’hubris de la fusion tous azimuts qui ne recule devant aucune contradiction. En mode adapté comme inadapté, la Diffusion des ensembles se traduit par des réactions de sur-hétéroclisme (Gémeaux) et de sur-universalisme (Sagittaire). C’est le règne de « tout et le reste ».

Fusion des ensembles : l’arc diurne ou nocturne dont la durée est nettement prépondérante est décroissant depuis le moment du solstice, tandis que l’arc non-dominant a, lui, une durée croissante qui ne peut être ignorée. Effet de structure, le Sujet Cancer ou Capricorne ne peut pas ne pas le savoir : les ensembles qu’il perçoit et les synthèses qu’il conçoit sont des totalités fermées dont il faut consolider et préserver la problématique cohérence interne tout en en éliminant systématiquement les éléments perçus comme étrangers. En mode adapté comme inadapté, la Fusion des ensembles se traduit par des réactions de sur-engrangement compilateur (Cancer) et de sur-structuration figée (Capricorne). C’est le règne de « tout ce qui reste ».

Les inductions

Une concentration moyenne d’un processus d’excitation ou d’inhibition provoque l’apparition du processus inverse. Il existe ainsi deux types d’induction, l’induction positive et l’induction négative. Exemples :

Induction positive : imaginez que vous êtes dans une salle de cinéma, en train de regarder un film qui vous passionne. Votre voisin de gauche ne cesse de remuer, de se gratter ou de se racler la gorge. Si vous ne voulez pas que cela gâche totalement votre plaisir (c’est-à-dire l’excitation qui vous envahit à la vue du spectacle qui défile sous vos yeux), il va falloir que vous « inhibiez » cet encombrant voisin et ses nuisances. Vous aurez alors réalisé une induction positive : votre force d’inhibition, en se concentrant sur un champ restreint (l’élément indésirable), a permis à votre force d’excitation de se rendre disponible pour les sollicitations extérieures dominantes (le film). Psychologiquement, l’induction positive se caractérise par le « triomphe de la maîtrise de soi, les beautés, les vérités et les prodiges dévoilés par un sursaut de volonté, un ressaisissement, une interdiction d’interdire » (J.-P. Nicola).

Induction négative : la situation est identique : vous regardez un film passionnant. Mais votre voisin de droite, qui vous accompagne et est cher à votre cœur, se met lui aussi à remuer, se gratter, se racler la gorge. Vos réactions sont alors diamétralement opposées : vous vous inquiétez à son sujet, en vous demandant s’il n’est pas malade, indisposé ou angoissé. Votre réaction naturelle est d’oublier, d’inhiber complètement le film et de concentrer intensément votre excitation sur votre partenaire. Vous réalisez alors une induction négative : votre force d’excitation, en se concentrant sur un champ restreint (l’élément désirable), vous a permis de donner libre cours à une force d’inhibition qui vous a rendu indifférent aux sollicitations extérieures dominantes (le spectacle). Psychologiquement, l’induction négative se caractérise par les « aveuglements de la passion, sacrifices et interdictions imposés par les buts exclusifs, obstinations et obsessions » (J.-P. Nicola).

L’induction, positive ou négative, porte donc sur la force, et non sur la mobilité (vitesse ou lenteur) des processus d’excitation ou d’inhibition. Pour que le processus d’induction se produise, on sait grâce aux travaux de Pavlov que le processus d’excitation ou d’inhibition ne doit être ni à son minimum (il est alors trop diffusif), ni à son maximum (il est alors trop généralisé). Du point de vue zodiacal, le minimum correspond aux Signes équinoxiaux (écart minimal entre excitation et inhibition) et le maximum aux Signes solsticiaux (écart maximal entre excitation et inhibition) ; ce temps fort qui permet le processus d’induction se situe par conséquent chez les Signes intermédiaires entre les équinoxiaux et les solsticiaux.

Le printemps et l’automne sont les deux quadrants du zodiaque où domine la Force d’excitation. Le Taureau et le Scorpion, Signes intermédiaires, sont donc en induction négative : en polarisant leur Force d’excitation sur un champ restreint, ils sont en Force d’inhibition pour tout le reste. C’est ainsi que la Force d’excitation, caractéristique de l’arc dominant et croissant en durée, se transforme pour ces deux Signes en Force d’inhibition.

L’été et l’hiver sont les deux quadrants du zodiaque où domine la Force d’inhibition. Le Lion et le Verseau, Signes intermédiaires, sont donc en induction positive : en polarisant leur Force d’inhibition sur un champ restreint, ils sont en Force d’excitation pour tout le reste. C’est ainsi que la Force d’inhibition, caractéristique de l’arc dominant et décroissant en durée, se transforme pour ces deux Signes en Force d’excitation.

Le phénomène d’induction est l’une des illustrations flagrantes de l’autonomie relative du zodiaque interne, propre au système nerveux humain par rapport au zodiaque externe, photopériodique, propre aux cycles et rythmes géocentriques. En effet, du fait de l’induction négative, le Taureau et le Scorpion réflexologiques se comportent comme si l’arc dominant dans ces Signes était décroissant, alors qu’il croît dans le zodiaque astronomique ; inversement, du fait de l’induction positive, le Lion et le Verseau réflexologiques se comportent comme si l’arc dominant dans ces Signes était croissant, alors qu’il décroît dans le zodiaque astronomique.

Les différents types d’excitation-inhibition

L’étude du système nerveux a permis de distinguer quatre types d’excitation et quatre types d’inhibition spécifiques :

Force d’excitation dépense : dépenser son énergie, agir pour agir, s’ouvrir spontanément, s’exprimer sans retenue, s’investir immédiatement. En négatif, faiblesse d’inhibition extinctive.

Force d’inhibition récupération : se reposer, récupérer, recharger ses batteries, contrôler et maîtriser ses dépenses énergétiques, limiter ses investissements. En négatif, faiblesse d’excitation recréatrice.

Force d’excitation débloquante : briser ses limites, franchir ses frontières, renverser les obstacles, refuser les barrières, avoir un sursaut libérateur. En négatif, faiblesse d’inhibition différentielle.

Force d’inhibition bloquante : se défendre, se protéger, se donner des limites, refuser la surcharge, ne pas aller au-delà de ses possibilités. En négatif, faiblesse d’excitation associative.

Force d’excitation associative : élargir ses cadres de référence, opérer des rapprochements, jeter des ponts, assembler, unir, nouer des relations. En négatif, faiblesse d’inhibition bloquante.

Force d’inhibition différentielle : sélectionner, trier, filtrer, choisir, opérer des discriminations, des différenciations, intensifier les singularités. En négatif, faiblesse d’excitation débloquante.

Force d’excitation recréatrice : voir sous un nouvel angle, renouveler la gamme des possibles, s’extraire de la fatalité et du désintérêt, maintenir l’espoir. En négatif, faiblesse d’inhibition récupération.

Force d’inhibition extinctive : couper le contact, s’abstraire du milieu, rester de marbre, éliminer, renoncer, tirer le rideau, refuser de répondre. En négatif, faiblesse d’excitation dépense.

D’un type à l’autre, il y a complexification relative de l’excitation ou de l’inhibition. L’excitation dépense est la plus simple ; le déblocage l’est déjà moins : l’excitation naît d’une inhibition préalable. L’excitation associative, selon laquelle « qui se ressemble s’assemble », témoigne d’une graduation supplémentaire dans la complexité : on s’ouvre délibérément au monde extérieur pour y tisser des liens. Enfin, l’excitation recréatrice est certainement la plus complexe : elle demande, pour s’exprimer, d’être capable de conjurer et maîtriser en soi toute tentation de couper le contact.

Il en va de même pour l’inhibition : récupération, elle incite à une défense passive de son pré carré. Bloquante, elle demande, ce qui est déjà sensiblement plus complexe, de connaître à fond ses limites. Différentielle, d’être hyper-sélectif dans ses refus et extinctive, de rester rigoureusement insensible aux pressions du monde extérieur.

On sait également que l’inhibition est sensiblement plus difficile à mettre en œuvre, et donc relativement plus complexe, que l’excitation : il est plus aisé de céder à la tentation que d’y résister…

Le cycle saisonnier relève lui aussi d’une graduation reflétant la complexification progressive des processus d’excitation et d’inhibition. Au Printemps (code + +), il y a croissance (+) de l’excitation (+). En Été (code − +), il y a décroissance (−) de l’excitation (+). En Automne (code + −), il y a croissance (+) de l’inhibition (−). En Hiver enfin (code − −), décroissance (−) de l’inhibition (−).

La structure de l’ensemble (+ +, − +, + −, − −) illustre bien ce passage graduel d’une excitation simple et maximale (+ +) à une inhibition complexe et maximale. Chacun de ces types d’excitation ou d’inhibition a donc été attribué aux saisons et Signes du zodiaque :

La force d’excitation dépense va comme un gant aux Signes de Printemps, où les durées diurnes sont en dynamique d’expansion (code + +). Elle concernera donc le Bélier et les Gémeaux.

Le Taureau, Signe intermédiaire, développe par induction négative (concentration de l’excitation dépense) la force d’inhibition récupération (polariser son énergie effervescente sur un objectif unique).

La force d’inhibition bloquante revient aux Signes d’Été, où les durées diurnes sont en dynamique de récession (code − +). Elle concerne donc le Cancer et la Vierge.

Le Lion, Signe intermédiaire, développe par induction positive (concentration de l’inhibition) la force d’excitation débloquante (refuser les limitations qui empêchent l’exercice d’une volonté libératrice).

La force d’excitation associative est attribuée aux Signes d’Automne, où les durées nocturnes sont en dynamique d’expansion (code + −). Elle concerne la Balance et le Sagittaire.

Le Scorpion, Signe intermédiaire, développe par induction négative la force d’inhibition différentielle (se polariser sur des liens étroits et exigeants et ainsi refuser les autres, trop vagues ou trop souples).

La force d’inhibition extinctive est propre aux Signes d’Hiver, où les durées nocturnes sont en dynamique de récession (code − −). Elle concerne le Capricorne et les Poissons.

Le Verseau, Signe intermédiaire, développe par induction positive la force d’excitation recréatrice (refuser le désabusement ou le désintérêt qui entravent la perception de nouveaux possibles).

Nous avons vu que lorsque l’être humain répondait aux processus diurnes ou nocturnes, croissants ou décroissants dominants en durée, ses réponses étaient dites fortes, adaptées. Et qu’au contraire, lorsqu’il répondait aux rythmes zodiacaux d’une durée inférieure à 12 h, ses réponses étaient dites faibles, inadaptées. Pour définir plus précisément ce que nous entendons par « adaptation » et « inadaptation », reportez-vous à cette section qui aborde ce sujet en détail.

Les familles du zodiaque

Les formules réflexologiques de chaque Signe permettent de les regrouper selon leurs affinités. Ces familles sont des clés essentielles pour une interprétation globale du thème. En effet, dans une optique synthétique, chaque thème se caractérise par la prédominance relative ou absolue d’une ou plusieurs de ces familles. Plutôt que d’interpréter « Signe par Signe », il est infiniment préférable de dégager une formule d’ensemble.

Les sextuors

Sextuor des diurnes : Signes de Printemps-Été. Le jour ou l’arc diurne dominent. Prédominance de l’excitation.

Sextuor des nocturnes : Signes d’Automne-Hiver. La nuit ou l’arc nocturne dominent. Prédominance de l’inhibition.

Sextuor de l’ouverture (F+) : Bélier, Gémeaux, Lion, Balance, Sagittaire, Verseau. Mobilisation, ouverture aux sollicitations extérieures. On ajoute ou on s’ajoute.

Sextuor de la fermeture (F−) : Taureau, Cancer, Vierge, Scorpion, Capricorne, Poissons. Démobilisation, fermeture aux sollicitations extérieures. On retranche ou se retranche.

Les quatuors

Quatuor des contraires : Signes avoisinant l’axe des équinoxes (Bélier, Vierge, Balance, Poissons). Sensible égalité du rapport diurne-nocturne impliquant la problématique du choix, de la décision, de la victoire, de la lutte des antagonismes.

Quatuor des dosages : Signes de Signe intermédiaires (Taureau, Lion, Scorpion, Verseau). Inégalité relative du rapport diurne-nocturne impliquant la problématique de la proportion, de la combinaison, de l’alliage, des rapports de force, de la domination.

Quatuor des ensembles : Signes avoisinant l’axe des solstices (Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne). Inégalité absolue des rapports diurne-nocturne, impliquant la problématique de la synthèse, de la généralisation, de la totalisation ou de l’invasion.

Les trios

Trio des excités rapides : Signes de printemps Bélier, Taureau, Gémeaux. Très grande mobilité des réactions d’ouverture. Réactions de fermeture lentes et inopportunes.

Trio des excités lents : Signes d’été Cancer, Lion, Vierge. Très grande persévérance des réactions d’ouverture. Réactions de fermeture rapides et inopportunes.

Trio des inhibés rapides : Signes d’automne Balance, Scorpion, Sagittaire. Très grande mobilité des réactions de fermeture. Réactions d’ouverture lentes et inopportunes.

Trio des inhibés lents : Signes d’hiver Capricorne, Verseau, Poissons. Très grande persévérance des réactions de fermeture.Réactions d’ouverture rapides et inopportunes.

Les couples

Ils sont de trois types :

- les couples symétriques : ce qui est fort en Bélier (arc diurne croissant dominant en durée) est faible en Poissons (arc nocturne décroissant dominant en durée), et vice-versa. Chaque Signe a donc son opposé-complémentaire. C’est l’axe des équinoxes qui détermine six couples zodiacaux : Bélier-Poissons, Taureau-Verseau, Gémeaux-Capricorne, Lion-Scorpion, Vierge-Balance. Ils se caractérisent par leur symétrie en miroir : les rapports diurne-nocturne sont exactement inverses à l’intérieur de chacun de ces couples.

Ces couples zodiacaux sont d’une extrême importance. Ainsi, dans un thème où domine, par exemple, le Sagittaire, on a tout intérêt de consulter la force du Cancer. Si le Cancer est faible ou n’est occupé par aucune planète, il existe de fortes probabilités pour que le Sagittaire exagère dans son « manque d’inhibition bloquante », son refus des limites protectrices.

Il en va de même lorsqu’on compare deux ou plusieurs thèmes (synastries) : la relation entre deux êtres dont l’un est fortement marqué par le Taureau, et l’autre par le Verseau a toutes les chances d’être extrêmement complexe et difficile : à deux, il forment un tout (complémentarité), chacun compensant les manques et faiblesses de l’autre, mais leurs formules zodiacales inverses les inciteront la plupart du temps à s’opposer sur tout. Le tableau ci-contre récapitule les opposés symétriques et les opposés diamétraux pour chaque Signe.

- couples des oppositions diamétrales : Bélier-Balance, Taureau-Scorpion, Gémeaux-Sagittaire, Cancer-Capricorne, Lion-Verseau, Vierge-Poissons. Apparemment opposés, les deux Signes qui composent chacun d’eux ont en fait de nombreux points communs.

Prenons l’exemple du couple Bélier-Balance : dans les deux cas, l’arc dominant est croissant et les durées diurne-nocturne sensiblement égales. Ce qui les différencie est leur appartenance au sextuor diurne (Bélier) et nocturne (Balance). Ainsi la Balance, loin d’être la parfaite antithèse du Bélier (c’est le Poissons qui a cette fonction), est-elle bien plutôt un « Bélier de la nuit ». Telle un Bélier, elle s’élance dans la nuit des valeurs collectives (la Balance est le premier Signe du sextuor nocturne), impulse une dynamique qui la conduit à abandonner tout isolat individuel (le Signe précédent, la Vierge, qui est son opposé radical, est le dernier du sextuor nocturne).

- couples d’induction : axe Taureau-Scorpion (induction négative, polarisation, passion, obsession, spécialisation) et axe Lion-Verseau (induction positive, audace, optimisme, libération, déploiement à partir d’un centre).

Planètes en Signes

Un Signe qu’aucune planète n’occupe, nous l’avons vu, n’est qu’une abstraction astronomique. Un Bélier ‘r’ est tout à fait différent d’un Bélier ‘t’. Un être fortement marqué par le Taureau chez qui domine une opposition Vénus-Pluton n’aura pas grand-chose à voir avec un autre, tout aussi marqué par le Taureau, mais dont la configuration planétaire dominante est une conjonction Jupiter-Uranus. C’est une des raisons, spécifiquement astrologique, qui explique pourquoi tous les gens nés sous un même Signe ne se ressemblent que rarement. L’idéal serait de n’interpréter les Signes qu’en fonction des planètes qui s’y trouvent. Vous trouverez dans cette section des interprétations des trios planétaires en Signes.

Pour débroussailler un peu la complexité de l’interprétation des planètes en Signes, dans laquelle il est très facile de se perdre et d’opérer des contresens, je vous propose quelques lois, pistes et recommandations.

Rapport Signe-planète

L’interprétation d’un Thème est basée sur la hiérarchie des éléments suivants : 1) Planètes ; 2) Signes ; 3) Maisons (voir schéma ci-contre).

Une fonction planétaire s’exprime en tant que telle dans le Signe (rythme géocentrique) où elle se trouve à un moment donné de son cycle. Il ne saurait donc y avoir aucune contradiction dans la relation astre-Signe. Aucune planète n’est « bien » ou « mal » dans un Signe : elle témoigne d’une fonction psychologique qui est ce qu’elle est… d’une certaine manière, qui dépend du Signe.

Exemple : un Mars en Bélier (Signe d’excitation) incite à vivre son penchant pour l’activité concrète, les luttes et confrontations (Mars) d’une manière particulièrement vive, impulsive, réactive, immédiate, tranchée (Bélier). Un Mars en Cancer (Signe d’inhibition) incite à vivre son penchant pour l’activité concrète, les luttes et confrontations (Mars) d’une manière particulièrement persévérante, cumulative, organisée, en se protégeant de tout ce qui serait susceptible d’entraver l’expression de la fonction marsienne (Cancer). L’inhibition bloquante du Cancer n’inhibe pas Mars, c’est Mars qui se sert de l’inhibition cancérienne pour refuser avec ténacité toutes les incitations extérieures au laisser-aller, à l’abandon, à la passivité, etc. Le contresens, très répandu en astrologie, consiste à croire que le Signe (Cancer) va étouffer ou entraver (blocage, lenteur), l’expression de la planète (Mars).

De même, une Vénus-Capricorne n’est pas « éteinte » par l’inhibition extinctive caractéristique de ce Signe. C’est même exactement l’inverse : la vocation de l’inhibition extinctive étant d’éliminer, proscrire, définitivement rejeter tout ce qui n’est pas l’absolu auquel on se consacre, l’absolu est dans ce cas vénusien : dictature absolue des affects et émotions qui, déconnectés de l’ambiance et indifférents aux sollicitations extérieures, demandent impérieusement à être vécus en soi.

Et puisque nous évoquons Vénus, fonction planétaire appartenant à la famille ‘e’ du R.E.T., parlons, toujours à propos de la relation astre-Signe, des « « petit e » aux émois stéréotypés et rituels (L+), d’autres qui, bien que touchés, n’ont pas la larme facile (L−), d’autres qui l’ont fugace et imprévisible (V+) ou opportunément et circonstanciée (V−) » (J.P. Nicola).

Formules planétaires & formules zodiacales

Chaque planète ou famille planétaire ayant sa propre formule R.E.T. et chaque Signe sa formule réflexologique, il devient possible de passer à un très haut niveau d’abstraction en associant ces formules pour interpréter les interactions zodiaco-planétaires.

Ces formules abstraites peuvent paraître désincarnées, et pourtant, elles sont le squelette invisible et structurel qui anime la chair des mots et images associés aux planètes et aux Signes par l’intermédiaire des mythologies (dieux & déesses des panthéons gréco-romains pour les planètes) et bestiaires réalistes ou fabuleux (pour la plupart des Signes du zodiaque) qui leur ont donné corps sous la forme de symboles millénaires... qui pourraient très bien être remplacés par d’autres. Pour mémoire, le tableau ci-contre récapitule les formules R.E.T. des planètes.

Mars en Bélier

Pour comprendre comment fonctionne un Mars en Bélier par exemple, on peut décoloniser son imaginaire des références au dieu de la guerre et à l’animal à cornes appartenant à la sous-famille des capridés, et interpréter directement sa formule zodiaco-planétaire adaptée ou inadaptée :

Formule adaptée : « existence de l’Existence » en « Force d’excitation dépense, Vitesse d’excitation et Sens des contraires » pour les forces de Mars en Bélier.

Formule inadaptée : « non-Représentation extensive » en « faiblesse d’inhibition extinctive, lenteur d’inhibition et Phase égalitaire » pour la faiblesse du « Grand R » de Mars en Bélier.

Vénus en Capricorne

Pour Vénus en Capricorne, on peut également se passer des références à la déesse de l’amour et à un animal fabuleux dont corps est celui d’un poisson et la tête celle d’un Bélier et interpréter les formules zodiaco-planétaires suivantes :

Formule adaptée : « existence de la Représentation » en « Force d’inhibition extinctive, Lenteur d’inhibition et Sens des Ensembles » pour les forces de Vénus en Capricorne.

Formule inadaptée : « non-transcendance intensive » en « faiblesse d’excitation dépense, inertie d’inhibition et Phase ultraparadoxale » pour la faiblesse du « Petit t » de Vénus en Capricorne.

Il y a là de quoi imaginer mille portraits. Au début, ce genre d’exercice n’est pas facile à faire. Mais on s’habitue, et on finit par se rendre compte que le réel qu’on peut observer et imaginer est bien plus riche que tous les panthéons et bestiaires mythologiques... En tout cas, cette approche permet de rationaliser la relation Planète-Signe, ce qui est impossible pour l’astrologie purement symboliste.

Elle permet également de comprendre que la « Vitesse d’excitation », par exemple, se décline différemment pour les planètes rapides que pour les lentes. Un « plutonien » (248 ans de révolution sidérale pour Pluton) a une autre perception et conception de la vitesse et de l’excitation qu’un « lunaire » (28 jours de révolution sidérale pour Vénus). C’est ainsi que les Signes doivent obligatoirement s’interpréter en fonction des planètes, et non l’inverse, qui est un contresens absolu.

Affinité Signe-planète ?

Les portraits astro-psychologiques qui sont faits des différents Signes et planètes peuvent parfois laisser penser qu’il existe des ressemblances ou affinités entre certains Signes et certaines planètes. C’est en fait, au fond, un pur effet de vocabulaire. Nous avons si peu de mots et ils sont si réducteurs (niveau « Représentation »), pour décrire les réalités sensibles (niveau « Existence ») ou invisibles (niveau « Transcendance »), que nous sommes souvent obligés d’utiliser les mêmes pour décrire, dans les catégories du langage commun, des phénomènes dissemblables, voire même contradictoires.

Prenons par exemple le mot « orgueilleux ». Il servira à décrire et classifier une multitude d’attitudes différentes. On dira, et avec quelque raison, d’un individu hautain, imbu de sa personne et de ses mérites, qu’il est « orgueilleux ». Certes. Mais un autre, exprimant sa timidité où sa réserve par une attitude de froide distance se verra lui aussi affublé du même nom d’oiseau, comme un autre encore, dont le tempérament réfractaire et la hauteur de vue lui interdisent de jouer le jeu des convenances propres à un milieu social donné.

Les mots servent à décrire les choses, mais ils ne sont pas les choses, et souvent même les trahissent en les nommant. Le présent site n’échappe pas à cette malédiction du langage. Cette malédiction n’étant pas absolue, on peut en corriger les effets pervers : ne vous laissez pas abuser par le vocabulaire et les figures de style, parfois identiques, utilisés pour décrire deux réalités différentes : celle du zodiaque, et celle des planètes.

Il n’y a pas en soi, et en dépit de ces apparences langagières, d’affinité astre-Signe. Il ne saurait donc pas y avoir non plus de non-affinité ou contradiction entre les deux. Même si vous trouvez que la description de telle fonction planétaire ressemble parfois fortement à celui de tel processus zodiacal, les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes.

C’est la raison pour laquelle l’astrologie conditionaliste, à la suite du grand astronome-astrologue Kepler, a abandonné la théorie des « maîtrises planétaires » selon laquelle chaque planète « gouvernerait » un ou plusieurs Signes du zodiaque et serait en « débilité » dans les Signes diamétralement opposés. Cette théorie des « maîtrises planétaires » est par ailleurs formellement contredite par la pratique et l’observation.

Une planète exprime dans n’importe quel Signe les richesses et carences propres à sa nature et à sa fonction. En soi, sa présence dans un Signe plutôt que dans un autre ne saurait en aucun cas faire préjuger de ses forces ou faiblesses, de ses tendances adaptées ou inadaptées.

Considérations générales

L’horoscope n’étant pas le Sujet, un thème natal ne vous dira jamais si vous avez affaire à une individualité riche ou pauvre, adaptée ou inadaptée : pensez qu’il suffit d’une longue période de chômage pour faire d’un adapté un inadapté, ou d’une révolution pour que les idées jusque là minoritaires d’un inadapté deviennent brusquent dominantes, le propulsant derechef dans le camp des adaptés !

Concernant les fonctions planétaires, on peut toutefois supputer qu’un thème où les aspects dissonants sont dominants et majoritaires risque d’induire des probabilités plus fortes de conduites inadaptées. De même, un individu chez qui domine le niveau « r intensif » (Soleil, Jupiter, Uranus) risque de se montrer inadapté lorsqu’il s’agit pour lui d’exprimer son niveau « t intensif » (Mercure, Saturne, Pluton), et cela d’autant plus si ce niveau est très faible chez lui. Concernant les Signes du zodiaque, on assimile donc les pôles diurne ou nocturne de plus longue durée (supérieures à 12 h) aux tendances adaptatives (Forces) et les pôles de moindre durée (inférieures à 12 h) aux tendances inadaptées (manques, faiblesses).

Les Signes ne tirent leur réalité, nous l’avons vu, que des planètes qui s’y trouvent à un moment donné. D’où cette loi relative : dans un thème, les Signes qui sont occupés par des planètes recevant un maximum d’aspects dissonants peuvent a priori être interprétés en fonction de leurs faiblesses (inadaptation).

De même, les Signes qui sont occupés par des planètes recevant un maximum d’aspects consonants peuvent être interprétés dans l’optique de leurs forces (adaptation). Si consonances et dissonances sont sensiblement égales, il faut imaginer un « mixage » de forces et de faiblesses, d’adaptation ou d’inadaptation en fonction des planètes en présence dans les Signes.

… en n’oubliant pas qu’il n’est pas d’être qui soit adapté ou inadapté en soi, mais qu’on est toujours adapté ou inadapté à un milieu, et que ce milieu n’est absolument pas inscrit dans le thème de naissance.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- Les douze Signes du zodiaque
- Mythologie du zodiaque
- Les Signes du zodiaque de « La Condition solaire »
- Le zodiaque et vous
- Signes et saisons
- Trios planétaires en Signes
- Le zodiaque et la précession des équinoxes
- La réalité astronomique du zodiaque
- Le zodiaque dans l’Homme
- Autour du zodiaque
- Zodiaque et sphère locale
- Mythologie du zodiaque
- Formes de l’inhibition
- Change-t-on de caractère en changeant de Signe ?
- Énergie-Espace-Temps-Structure et zodiaque
- Genèse du zodiaque conditionaliste
- L’horloge photopériodique du genou… et de la tête
- Signe solaire et Signe Ascendant
- Astrologie, adaptation & inadaptation
- Les Rythmes du zodiaque
- Cosmographie simplifiée
- Thème de domitude et hiérarchisation planétaire
- Effets et contre-effets des images et représentations…
- Le Taï-Ghi-Tu dans le système solaire
- Zodiaque, planètes et typologie jungienne


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par Richard Pellard. 180 pages. Illustrations en couleurs

Ce livre présente et explique les trois zodiaques : celui du décor des constellations, celui de l’astrologie traditionnelle basé sur les Quatre Éléments symboliques (Feu, Terre, Air & Eau) et celui de l’astrologie naturelle basé sur les phénomènes astronomiques objectifs.

Au sommaire : le zodiaque des constellations (zodiaques suméro-chaldéens, origines du zodiaque, constellations et Signes, bestiaire de l’abbé Pluche, précession des équinoxes) ; le zodiaque traditionnel (interprétation de la symbolique des 12 Signes) ; du zodiaque traditionnel au naturel (ressemblances & dissemblances) ; le zodiaque naturel (écliptique et bande zodiacale, zodiaque des déclinaisons & photopériodique) ; interprétation des 12 Signes et de leurs réflexes (force, vitesse, équilibre) ; interprétation des 12 Signes en fonction des planètes dominantes ; le Signe solaire & le Signe Ascendant. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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