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| Publié le : 25 novembre 2004
L’anti-astrologisme chrétien
Aujourd’hui, l’essentiel des bataillons de l’anti-astrologisme se recrute chez les scientistes et les rationalistes de tout poil. Mais les gens d’églises diverses ont aussi leur opinion, bien tranchée, sur la question. C’est entre autre le cas des chrétiens, et plus particulièrement des catholiques : on assiste dans ce domaine à l’alliance sacrée de l’éprouvette et du goupillon. Mais étant donné que nombre de frontons et de piliers de cathédrales sont littéralement recouverts de symboles astrologiques, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît au premier abord...
Représentations du Sagittaire et du Capricorne sur le fronton de la basilique de Vézelay :
Le Catéchisme anti-astrologique Commençons par le document le plus récent produit par le Vatican : il s’agit du Catéchisme de l’Eglise Catholique (éd. Mame/Plon). Le paragraphe 2116 est tout à fait explicite : "Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées "dévoiler" l’avenir. La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’Histoire et finalement sur les Hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul". Voilà qui est clair et net. De fait, l’astrologie et l’Eglise officielle n’ont jamais fait bon ménage. Les ecclésiastiques ont condamné l’astrologies lors des Conciles d’Ancyre (314), de Vannes (461), d’Agde (506), d’Orléans (511), d’Auxerre (578), de Reims (630), de Tolède (633), de Rome et (721) de Londres (1125).
Ces condamnations à répétition avaient une bonne raison : le ver astrologique était dans le fruit chrétien, puisque la plupart des gens qui étudiaient et pratiquaient l’astrologie en Occident étaient des lettrés et que la plupart de ces derniers étaient ecclésiastiques. Ce qui a valu aux moins discrets d’entre eux d’être excommuniés, déclarés "infâmes, inhabiles à témoigner en justice, privés de toute dignité ecclésiastique, et enfermés en monastère", ce qui n’était pas très malin, puisque c’était dans les bibliothèques des monastères que l’on pouvait trouver les ouvrages d’astrologie disponibles à ces époques. Dans les cas les plus graves, on joignait à ces condamnations des "épreuves par eau bouillante ou fers rouges". Quelques siècles plus tard, lors de ses vœux de nouvel an, le premier janvier 2002, le pape Jean-Paul II s’est attaqué aux astrologues et aux voyants. Pourquoi cette condamnation ? "Ne pas chercher à connaître ce qui est réservé à Dieu" "Chez l’homme, a dit Jean-Paul II, le désir est bien vif de connaître le sens et la dynamique des événements personnels et communautaires dans lesquels il est impliqué. Il aimerait savoir avant ce qui arrivera après, de façon à ne pas être pris par surprise. Jésus, cependant, n’a jamais satisfait cette curiosité... Jésus nous exhorte à ne pas chercher inutilement à connaître tout ce qui est réservé à Dieu". Cette déclaration a fait pas mal de bruit. En France, les quotidiens France-Soir et Le Monde ont consacré de longs articles aux propos papaux et aux réactions passionnées qu’ils ont provoqués chez les croyants et/ou les astrologisants. D’une manière à la fois cynique et ironique, le premier journal en a d’ailleurs profité pour annoncer : "Que vous croyiez en Dieu, dans les astres ou dans les deux, France-Soir vous propose votre horoscope de l’année". France-Soir ne s’est pas contenté de proposer à ses lecteurs les prévisions horoscopiques pour 2002. Il a également donné la parole au théologien dominicain Jacques Arnould, qui a relayé la condamnation papale dans les termes suivants : "Jean-Paul II a voulu rappeler que notre histoire, nos histoires, ne sont pas écrites dans le ciel comme elles le seraient dans la pierre ou sur un programme informatique. Certes, la Bible nous dit que nos existences sont dans la main de Dieu, mais n’y sont pas enfermées". “Nous inscrivons notre destin dans les étoiles" Comme de nombreuses religions, le christianisme a toujours entretenu une relation très ambiguë avec l’astrologie. D’un côté, l’Eglise l’a très tôt condamnée en tant que pratique païenne et croyance superstitieuse faisant de l’ombre à la toute-puissance divine et niant le libre-arbitre que Dieu aurait accordé à l’Homme (ce qui est un sacré paradoxe) ; de l’autre côté, innombrables sont les églises dont les frontons, les colonnes et les clochers s’ornent de symboles planétaires et zodiacaux et, de plus, il est de notoriété publique que de nombreux papes et leurs cours ont recouru jusqu’au milieu du XVIe siècle à l’astrologie. Il y a même eu des papes astrologues ! Le prêtre Jacques Arnould le reconnaît volontiers : "les prélats, dit-il, croyaient comme leurs contemporains que les astres étaient mus par des forces venant directement de Dieu, éventuellement des anges, et que les destins de l’humanité s’inscrivaient dans leurs trajectoires. Nous savons désormais que ce sont les lois de la physique qui règlent ces mouvements. Pour suivre de près l’aventure spatiale, j’aime à dire que désormais, ce n’est plus notre destin qui est écrit dans les étoiles par le doigt de Dieu, mais nous qui inscrivons nous-même notre destin dans les étoiles". De la part d’un théologien catholique, utiliser cet argument purement physicien et matérialiste est plutôt surprenant. On se serait plutôt attendu à ce qu’il vienne d’un scientifique rationaliste. Il est quand même étrange d’appeler l’astronautique au secours de la métaphysique. Mais l’astrologie possède apparemment ce mystérieux pouvoir qui pousse régulièrement les contraires (en l’occurrence le croire et le savoir) à s’amalgamer pour s’unir contre elle. Pourquoi ? Parce qu’elle dérange à la fois le croire chrétien, pour lequel l’astrologie serait incompatible avec la volonté divine et le savoir scientifique actuel, qui affirme, par ignorance et manque de curiosité, que les astres du système solaire n’exercent aucune influence sur nous. Pourquoi ces paradoxes et ces malentendus ? "Recourir à l’astrologie, c’est s’inscrire contre la foi" "Recourir à l’astrologie et aux autres formes de voyance, poursuit notre théologien, c’est non seulement donner à ces pratiques un pouvoir qu’elles ne possèdent pas, mais c’est aussi s’inscrire contre la foi en Dieu Créateur de l’Univers et de l’humanité". Là, il montre clairement qu’il ne sait pas de quoi il parle : d’une part, l’astrologie n’est pas une "forme de voyance", mais l’étude des relations et interactions entre les espèces vivantes (dont l’Homme) et les astres du système solaire, et d’autre part, la voyance n’est nullement incompatible avec la foi. Nous savons aujourd’hui que le rire n’est pas le propre de l’homme : quantité de mammifères supérieurs s’amusent et ont le sens de l’humour. Par contre, l’envie de connaître l’avenir semble bien être une propriété fondamentale de l’espèce humaine. Le père Arnould le reconnaît bien volontiers : "C’est dans la nature de l’Homme de s’interroger sur son avenir. Sans doute est-ce l’un des caractères qui nous distinguent des animaux. Le croyant n’a aucune raison de l’ignorer, mais il doit agir en cohérence avec sa foi. D’une certaine manière, astrologie et sciences occultes comblent un manque pour ceux qui n’ont pas la foi". Peut-être, mais alors comment expliquer que de nombreux voyants et astrologues sont profondément croyants ? Le dominicain postule que nous n’avons pas la possibilité de prédire l’avenir mais affirme étrangement que "les boules de cristal ou les prévisions informatisées se trompent bien souvent". Bizarre raisonnement au silicium (le cristal et les puces informatiques ont en commun le quartz) : si l’avenir est imprévisible, comment se fait-il que voyants et astrologues ne se trompent que "bien souvent" ? Les prophéties de Fatima Les multiples prophètes de la Bible se seraient-ils eux aussi "bien souvent" trompés ? Les prophéties de la très catholique Vierge de Fatima, apparue à trois enfants au Portugal en 1917, ne seraient-elles que des élucubrations siliceuses ? Pour répondre à ces gênantes questions, notre dominicain se transforme en jésuite : "Il ne faut pas écarter toutefois la possibilité pour certains humains, dit-il, d’avoir une certaine vision de l’avenir... Ces prophéties sont reconnues par la tradition chrétienne. Je dirai simplement qu’elles ne sont pas nécessaires à la foi. Bien plus, elles doivent se plier à la foi, aux exigences du message évangélique". Cela revient à dire que "certains humains", de préférence bibliques, ont la possibilité et le droit de prédire l’avenir, et pas les autres. Une phrase peut ainsi résumer les propos du père Arnould : "l’avenir est imprévisible, mais néanmoins prévisible". Il y a là comme un petit problème de logique fondamentale. Comment le résoudre ? N’étant pas logicien, je vous propose simplement de méditer sur une expérience vécue. L’astrologie et le curé de campagne Je pratiquais l’astrologie depuis une dizaine d’années lorsque, par l’intermédiaire d’une relation commune, je fis la rencontre d’un curé de campagne qui s’intéressait à la science des astres. Il me confia alors que lorsqu’il était au séminaire, dans les années 1930, de très nombreux candidats à la prêtrise étaient comme lui. Je fis alors avec lui l’étude de son Thème natal et, croyez-moi, ce n’était pas un mystique illuminé : plutôt le genre de curé qui trimballait sa caisse à outils dans sa vieille 2CV Citroën pour rendre service à ses paroissiens là où il savait que les prières étaient inefficaces. Quelques années plus tard, il demanda à me revoir. Il traversait une terrible période de doute, de "nuit de la foi" comme disent les chrétiens, et voulait savoir si cette difficile épreuve pouvait être explicable par des échéances astrologiques. C’était effectivement le cas : il traversait une période où ses modèles, principes et valeurs directrices (pour lui, la foi en Dieu) étaient profondément déstabilisés, remis en question. Nous en parlâmes longuement ensemble. A la suite de cet entretien, il comprit qu’il lui était nécessaire de transformer son rapport personnel au divin pour ne pas perdre définitivement la foi, ce qu’il fit avec de grandes difficultés. Finalement, sa foi en ressortit confirmée et approfondie. Cette anecdote illustre à merveille les rapports que peuvent entretenir astrologie et religion. Affirmer que "Recourir à l’astrologie, c’est s’inscrire contre la foi", comme le fait Jacques Arnould, est une insulte à la mémoire et à la foi de mon ami le bon curé de campagne, aujourd’hui décédé. L’astrologie n’est pas affaire de croyance, mais d’expérimentation empirique. On ne croit pas aux astres comme on croit en Dieu, à moins d’être astrolâtre, et je sais par expérience que les astrolâtres font de mauvais astrologues. L’astrologie sérieuse n’a rien à voir avec l’horoscopolâtrie et n’est en rien l’ennemie de la raison ni de la foi, n’en déplaise aux anti-astrologues scientistes et cléricaux. “Catholique romain, astrologue... et fier de l’être” Personnellement, je suis agnostique, mais tous les astrologues ne le sont pas. L’un d’entre eux, Louis Saint-Martin, doctorant en philosophie, "catholique romain, astrologue et fier de l’être" selon ses propres propos, soutient que le ciel "est porteur d’un sens parce qu’il est avant tout projet d’un Créateur (...). Ainsi, l’astrologie constitue une grâce spécifique, une carte marine que Dieu accroche au faîte de chacun de nos berceaux pour l’aider à comprendre un peu". Dans ce cas de figure, l’astrologue catholique a moins de problèmes de logique que le théologien. Comprenne qui pourra et qui voudra. Représentations du Verseau et du Bélier sur le fronton de la cathédrale de Strasbourg :
Une lettre historique sur le dernier catéchisme, par un éminent historien de la chrétienté, prêtre catholique et orientalisteMaurice Maupilier à Jean-Pierre Nicola Cher ami, Intéressés ou non par la Foi chrétienne, les astrologues ne peuvent se désintéresser de son opinion sur l’astrologie. Je vous envoie donc photocopie de ce qui a été publié dans le tout récent Catéchisme. Avec un large contexte, qui situe mieux le passage qui vous intéresse directement, le paragraphe 2116 : "Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées "dévoiler" l’avenir. La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’Histoire et finalement sur les Hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul". Vous observerez que toute la présentation tourne autour de la condamnation de la divination et de la recherche de l’avenir par le recours à des puissances considérées comme des divinités qu’on pourrait se concilier par divers moyens toujours regardés comme bourrés de superstition et d’idolâtrie, aux sens que vous trouvez dans les pages de contexte. Le texte ne me paraît pas informé correctement de certaines vues modernes sur l’astrologie, et semble la confondre avec des formes de charlatanisme ; on a voulu rassembler en un fourre-tout facile un peu n’importe quoi, sur quoi on ne s’est pas préoccupé d’information juste et complète. Les paragraphes 2111 et 2113 me semblent plus sensés. Le paragraphe 2114 atteint davantage au fond d’origine et immuable de la Foi chrétienne. Le 2117 ne me parait pas non plus hors de sens. D’autant plus que la préoccupation est d’atteindre les catholiques de toute langue, race, civilisation, hérédité. Je dirais donc que toute la documentation précédente que vous avez en main reste valable, en particulier l’appréciation portée dans le dictionnaire Catholicisme. Si le texte peut avoir une utilité c’est d’affiner votre esprit critique et de marquer vos différences avec les lamentables excès qu’on confond avec vous. Profitez-en, le cas échéant, pour préciser vos différences entre vos écoles. Enfin, les non-catholiques et non-chrétiens n’ont pas à se sentir concernés par ce texte. Sur le paragraphe 2115, je dirai qu’il n’y a pas a accorder autorité sans nuance a la formule : "... s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et a abandonner toute curiosité malsaine a ce propos". En Foi chrétienne, l’homme est libre et autonome et ne cesse de recevoir de l’origine Créante cet Univers comme sien, où il peut prospecter, découvrir, chercher à mieux connaître tout, y compris ce qui concerne son futur terrestre, sans céder à ce qu’on appelle superstition, idolâtrie, volonté de nuire ou d’asservir, et sans céder au fatalisme. Et la prospection psychologique sous ces dernières conditions est toujours entre ses mains. Il faut quand même dire plus à propos de cet épais volume de 676 pages grand format. Il lui arrive d’être saupoudré de pages d’esprit ouvert et l’ouverture ne se confond ni avec je ne sais quel mouvement progressiste ou libéral ou je ne sais quoi d’autre ; mais il reste que ce volume a été voulu comme une tentative de blocage contre les ouvertures du dernier Concile et comme une arme pour un nouveau combat de conversion contre tous ceux qui n’auraient pas sur la Foi chrétienne les mêmes opinions que le Pape et son haut fonctionnaire intellectuel de confiance, le cardinal Ratzinger, les autres ouvriers de l’œuvre étant d’autorité secondaire. Les pressions pour une rédaction conforme à ces vues a été multiple et constante sur les sujets chauds. Il ne faut pas se laisser prendre à un jeu traditionaliste déjà commencé. Ce Catéchisme n’est pas plus une œuvre de "l’infaillibilité papale" que les autres catéchismes précédents, y compris celui de l’ancien Concile de Trente. Une pub. le présente comme "le message chrétien dans son intégralité et sa totalité". Cela est dit pour s’en faire une arme future, mais ce catéchisme, compilation de documents divers, n’intègre pas des vues tout aussi chrétiennes que celles qui sont ici inscrites et il y a longtemps que la totalité du message chrétien a été délivrée en moins de mots et en beaucoup de langues, et cela des les premiers siècles (dont l’ampleur des vues n’est d’ailleurs ici que fort peu présente). La pub. ajoute : "Le Texte qui fait Foi". Non, c’est un texte qui traite de la foi conformément à l’essentiel révélé de la foi chrétienne mais qui a été restreint dans son envergure possible par les vues en plus d’un lieu dominatrices d’autorités chrétiennes dont les personnes sont parfaitement honorables mais dont les préférences sur les catéchismes et l’évangélisation-combat n’ont pas à s’imposer a tous. Si bien que sur tous les grands points en discussion dans les sociétés humaines aujourd’hui ce volume n’a pas à passer comme l’enseignement, "infaillible" et désormais imposé à tous, de l’Eglise. Souvenons-nous de Galilée et de bien d’autres, de bien d’autres. Il n’y a pas non plus a s’accrocher au style : on reconnaîtra souvent la langue... de bois du vieil ecclésiasticisme. Si on vous objecte quelque jour cette œuvre, ne vous laissez pas trop impressionner. Demandez d’autres preuves. Nous avions fait une allusion a Hypatie. Il n’est pas mauvais que je vous livre ce supplément d’information. Dans les années 400 elle enseignait tout ce qu’on appelle maintenant philosophie, sciences mathematiques, theologie non-chrétienne (elle était païenne), astronomie et astrologie, à la célèbre Université d’Alexandrie d’Egypte. On est sûr qu’elle était fille de Théon et qu’elle enseignait les œuvres de Théon et celles de Ptolémée. Brillamment. Les auteurs du temps sont unanimes à célébrer la noblesse de son enseignement et l’extraordinaire influence qu’elle exerçait sur ses élèves, parmi lesquels des chrétiens qui la vénéraient, telle grand Synésius qui sera évêque de Cyrène. Mais c’était aussi le temps ou montait en puissance un christianisme intolérant contre un paganisme lui aussi intolérant. On se battait jusqu’au sang. Jusqu’aux tortures et à la mort. On a tente de cacher la vérité. Pourquoi ? Cette professeur de mathématiques et d’astrologie élaborée et de haute philosophie importunait certains membres du clergé chrétien, parmi lesquels le prêtre Théophile qui déjà avait trempé dans l’incendie de l’immense bibliothèque du Serapeum (d’ou une irréparable perte pour l’humanité), le prêtre Pierre, qui, en 415, faisait partie de la maison du patriarche chrétien Cyrille, et le patriarche Cyrille lui-même. Ce dernier s’est montre plus d’une fois, non seulement buté et d’un esprit étroit mais au nom de sa foi, fanatique. Il avait payé de sa personne pour expulser les Juifs et brûler leurs synagogues. Paya-t-il de sa personne lors du massacre d’Hypatie ? Directement, ce n’est pas prouvé. Indirectement c’est sûr. Car ce jour de 415 où la populace chrétienne, poussant jusqu’au bout la logique qu’on lui avait ardemment enseignée, se précipita chez Hypatie et la massacra, à la tête des massacreurs comme meneur, se trouvait le clerc de Cyrille, Pierre. Cyrille depuis, a été, - dirons-nous amnistié ? - En tout cas, il a été déclaré saint. Réhabilitation d’Hypatie ? Je reviendrai pour conclure au Catéchisme ; on y a inséré une illustration intéressante dont je vous envoie aussi la photocopie. J’en ai déjà entendu un commentaire très militant d’une évangélisation dite nouvelle, mais c’est à tort. La gravure reproduit le sarcophage d’un Romain d’une illustre famille, Junius Bassus. L’œuvre date de 359, on l’a trouvée sous la Basilique St Pierre, au point central des fouilles. Elle représente certes le Christ mais non pas écrasant l’erreur sous ses pieds, militantisme qui lui est ici bien étranger. La réalité peut intéresser les astrologues. Lisons l’œuvre en commençant par le registre inférieur.
En ce registre est représenté, sous la forme d’un géant plein de puissance et soulevant a deux mains, comme signe de divinité, une écharpe d’étoffe gonflée en voûte, Ouranos-Kronos, dieu des cieux et du kosmos. Au registre supérieur est assis un tout jeune homme qui représente Christ en Gloire ; comme le Réel enfin réussi de l’homme uni à la Divinité. Ses pieds reposent sur la voûte de voile et le front puissant d’Ouranos, non pas en puissance écrasante, vengeresse, dominatrice, mais en continuité. Le registre inférieur est calculé pour signifier cela par la pose des bras d’Ouranos dont la pointe finale de sommet triangulaire se trouve au centre du front de Christ ; les pieds sont posés en calme, le pied gauche étant en continuité avec le front d’Ouranos, le pied droit étant appuyé, lui aussi en continuité, sur la voûte dont nous avons parlé. Dans I’antiquité vivante cet ensemble calculé représentait une manifestation de continuité. Sens très cohérent, et compris et senti. Les deux piliers sont ornés d’angelots et de représentations des fruits naturels de la terre. Nous sommes à Rome : les personnages qui entourent Christ sont les deux apôtres morts à Rome, martyrs, Pierre, à droite, Paul, à gauche. Le sculpteur était un bon sculpteur. Lui-même ou ceux au moins qui l’inspiraient savaient fort bien ce qu’ils voulaient signifier, quelle conviction ils voulaient exprimer. II n’y a pas là archéologie morte ou seulement ornementale : il est d’ailleurs possible que les autres surfaces sculptées du sarcophage, non représentées ici, aient prolongé la symbolique enseignante. Mais ne suffit-il pas que le panneau du sarcophage de ce Junius Bassus dont la famille, très cultivée, a compté parmi les premiers chrétiens, soit représenté tel quel ? Que ceux qui aient choisi de le faire reproduire ne lui aient pas donné de signification particulière, cela, finalement, importe peu par rapport au fait. A vous, cher ami, de voir ce que vous pouvez faire de cette longue lettre. Amicalement. Maurice Maupilier, le ler décembre 1992. Mais tous les catholiques ne sont pas aussi subtils, cultivés et tolérants...Voici ce qu’on peut lire sur le site Internet Catholique.org : L’astrologie est-elle un passe-temps inoffensif ? L’astrologie est une absurdité potentiellement dangereuse parce qu’elle diffuse, en les rendant attrayantes, les idées ésotériques du New Age. Il n’y a cependant pas la moindre évidence scientifique que les étoiles et les planètes influencent nos vies quotidiennes. Et même si elles avaient une influence - si, par exemple, leurs champs gravitationnels provoquaient des maux de tête ou des modifications hormonales - notre date de naissance n’aurait en fait aucune importance, contrairement à ce que les charlatans de l’astrologie prétendent. Les journaux rendent un bien mauvais service à leurs lecteurs quand ils impriment des horoscopes. Vous ne croyez peut-être pas en ces prédictions, mais des millions de lecteurs, trop crédules, leur accordent crédit. Et plus ils croient à ces inepties, plus ils s’éloignent des vérités du Christianisme. À grande échelle, la confiance aujourd’hui accordée si facilement et par un grand nombre de personnes à l’astrologie est une conséquence directe de la perte de la croyance en Dieu. Comme G.K. Chesterton le disait, "quand les gens cessent de croire en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient en rien, mais qu’ils croient en n’importe quoi" L’astrologie conduit généralement à d’autres formes de superstitions et finalement à la perte de la foi. Pour connaître la condamnation de l’astrologie dans les Saintes Écritures, vous pouvez consulter par exemple : Isaïe 2:6, 47:13-15 ; Deutéronome 18:9-14 ; Lévitique 19:31 ; Actes 13:4-12. Ces textes sont assez explicites... Le Catéchisme de l’Église Catholique explique que toutes les formes de superstitions et de divination du futur (horoscopes, astrologie, chiromancie, interprétation des présages et des sorts, phénomènes de voyance, etc.) sont contraires au Premier Commandement : "Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi". Elles naissent d’une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes, en même temps que d’un désir de se concilier les puissances cachées (CEC 2116). Elles sont contraires à l’esprit de confiance et d’abandon que nous devons avoir dans la Providence (CEC 2115). Il y a des catholiques, pourtant, qui prétendent que les rois mages étaient des astrologues. Ils affirment, par conséquent, que le Nouveau Testament reconnaît la légitimité de l’astrologie. Pas vraiment : en fait, les hommes qui ont suivi l’étoile jusqu’à l’enfant Jésus (Mt 2, 1-12) ont été appelés magi en latin, d’où dérive le mot "magicien". Le mot latin vient du grec magoi. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que ces hommes - dont le nombre ne nous est pas connu, mais que la tradition a établi à trois - étaient des connaisseurs dans ce qui était appelé "astrologie" à cette époque. Mais traduire le mot magi aujourd’hui par "astrologue" est un abus de langage. Il s’agissait plutôt d’astronomes avant l’heure, et non pas de personnes faisant des prévisions d’horoscopes pour les riches et les crédules. Une croyance ancienne affirme que chaque personne est représentée par une étoile qui apparaît à sa naissance quelque part dans le firmament. À part cette prémisse, le récit biblique ne traite pas d’astrologie comme dans les journaux d’aujourd’hui, mais d’une forme primitive d’astronomie. Il y a des catholiques qui ne connaissent rien à l’histoireNon seulement le pitoyable rédacteur de cet articulet ne trouve rien de mieux que de reprendre des arguments anti-astrologiques scientisto-rationalistes (donc anti-religieux, ce qui est assez comique) de seconde main, mais en plus il montre qu’il ne connaît rien à l’Histoire en général, et à celle des religions en particulier. Rappelons donc que les textes qui composent la Bible sont un "copier-coller" (adapté à la mode juive) de textes religieux mésopotamiens, en particulier L’épopée de Gilgamesh. A propos des rois mages, rappelons également que le texte biblique emploie le terme de "mage", ce qui à l’époque désignait couramment les prêtres perses ou mèdes (donc descendants des Chaldéens), qui étaient réputés pour leur connaissance en astronomie et astrologie, et qu’à cette époque le prêtre, l’astronome et l’astrologue étaient presque systématiquement un seul et même homme. Le Tintouin et "l’étoile mystérieuse"L’"étoile" de Béthléem a-t-elle existé, ou n’est-ce qu’un des nombreux mythes qui entourent la naissance et la vie du rabbi Yeschouah de Nazareth ? Nous n’en saurons probablement jamais rien. Un fait est néamoins avéré : la religion de la Bible est une adaptation de la religion chaldéenne, qui était entre autre basée sur l’astrologie. Dans ce contexte culturel, il était d’usage de croire que la venue de "grands hommes" coïncidait avec l’apparition de phénomènes célestes rares et particuliers. Etant donné que les religions astrales imprégnaient encore les mentalités collectives à l’époque où Yeschouah a vu le jour (entre -8 et -4 avant J.C., étant donné que les archives romaines mentionnent la mort d’Hérode en -4, n’en déplaise aux ânes et aux bœufs catholiques qui croient encore à la naissance du Père Noël dans une crèche), on peut penser qu’il est très probable qu’un de ces phénomènes ait eu lieu. La plus récente hypothèse (1999) a été émise par Michael Molnar, de l’Université Rutgers, aux États-Unis. Selon Philippe Gauthier, les prémisces de son hypothèse remontent à 1991, "lorsqu’il achète une pièce de monnaie romaine à l’effigie d’un bélier regardant une étoile. Cette pièce commémore l’annexion de la Jérusalem par Rome : le bélier, en effet, est le signe astrologique associé à la Judée à l’époque. Un peu plus tard, l’astronome tombe sur une version grecque de l’Évangile selon Mathieu. À ses yeux, le passage traitant de l’étoile des Mages peut s’y interpréter comme l’histoire d’une planète devenue stationnaire (parce qu’elle amorçait un mouvement rétrograde) au moment où elle se levait, peu avant le lever du Soleil. Pourquoi un tel mouvement aurait-il attiré l’attention des Mages ? Les croyances astrologiques en vogue à l’époque stipulent qu’un enfant né quand la Lune passe devant Jupiter est de nature divine et quasi-immortelle. À l’époque, astronomie et astrologie entretiennent des liens incestueux et les Mages ne font pas exception. Convaincus qu’un roi va naître, ils se mettent en route. Et comme la conjonction aura lieu dans la constellation du Bélier, ils se dirigent vers la Judée. Quand ce passage de la Lune devant Jupiter rétrograde en Bélier a-t-elle eu lieu ? Fidèle aux Évangiles, Michael Molnar cible les quelques années qui suivent la conquête de Jérusalem par les Romains et qui précèdent la mort du roi Hérode (décédé, ironiquement, quatre ans avant l’ère chrétienne). Puis, il démarre une simulation informatique. Résultat : cette conjonction astronomique a eu lieu le 17 avril de l’an 6 avant Jésus-Christ. L’étoile des Mages était donc une planète, selon l’astronome. Ou plus précisément, le passage de la Lune devant cette planète, Jupiter. Bien d’autres théories ont été proposées au fil des ans, mais celle-ci possède un attrait particulier. Cette occultation de Jupiter fut un événement fort peu spectaculaire. Seuls des gens instruits et calés en astronomie, comme les Mages, ont pu y porter attention. Ce qui explique sans doute pourquoi l’évangéliste a voulu souligner la chose". Et après tout, une naissance sous le Signe du Bélier, en "Sens des contraires" selon l’astrologie conditionaliste, illustre très bien la célèbre phrase de Jésus : "Celui qui n’est pas avec moi est contre moi"... Qui est le plus crédule ? Celui qui "croit" en l’astrologie, ou celui qui croit en la virginité de Marie et à la Sainte-Trinité ?Voir aussi :
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Richard Pellard
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Bigots anti-astro
lundi 2 juillet 2007
par Richard Le pape sermonne les astrologues France-Soir jeudi 3 janvier 2002 Pour le nouvel an, le souverain pontife s’est attaqué aux faiseurs d’horoscopes. "Il ne sait pas de quoi il parle", rétorquent les astrologues. Que vous croyiez en Dieu, dans les astres ou dans les deux, France-Soir vous propose votre horoscope de l’année. "Recourir à l’astrologie, c’est s’inscrire contre la foi" Jacques Arnould est dominicain, théologien, auteur de Dieu, le singe et le big bang (Editions Cerf). Il décrypte le message papal. Comment interpréter cette allocution du pape Jean-Paul II ? Jean-Paul II a voulu rappeler que notre histoire, nos histoires, ne sont pas écrites dans le ciel comme elles le seraient dans la pierre ou sur un programme informatique. Certes, la Bible nous dit que nos existences sont dans la main de Dieu, mais n’y sont pas enfermées. La cour du pape a recouru jusqu’au milieu du XVIe siècle à l’astrologie : les prélats croyaient comme leurs contemporains que les astres étaient mus par des forces venant directement de Dieu, éventuellement des anges, et que les destins de l’humanité s’inscrivaient dans leurs trajectoires. Nous savons désormais que ce sont les lois de la physique qui règlent ces mouvements. Pour suivre de près l’aventure spatiale, j’aime à dire que désormais, ce n’est plus notre destin qui est écrit dans les étoiles par le doigt de Dieu, mais nous qui inscrivons nous-même notre destin dans les étoiles. Astrologie et sciences occultes sont-elles antinomiques avec la religion ? Recourir à l’astrologie et aux autres formes de voyance, c’est non seulement donner à ces pratiques un pouvoir qu’elles ne possèdent pas, mais c’est aussi s’inscrire contre la foi en Dieu Créateur de l’Univers et de l’humanité. C’est dans la nature de l’Homme de s’interroger sur son avenir. Sans doute est-ce l’un des caractères qui nous distinguent des animaux. Le croyant n’a aucune raison de l’ignorer, mais il doit agir en cohérence avec sa foi. D’une certaine manière, astrologie et sciences occultent comblent un manque pour ceux qui n’ont pas la foi. Avons-nous la possibilité de lire l’avenir ? Nous n’en avons pas la possibilité. Les boules de cristal ou les prévisions informatisées se trompent bien souvent. Il ne faut pas écarter toutefois la possibilité, pour certains humains, d’avoir une certaine vision de l’avenir. Comme les prophéties de la Bible ou de Fatima ? Ces prophéties sont reconnues par la tradition chrétienne. Je dirai simplement qu’elles ne sont pas nécessaires à la foi. Bien plus, elles doivent se plier à la foi, aux exigences du message évangélique. L’homme aime s’interroger sur son avenir, surtout dans les moments dramatiques de l’Histoire. C’est ce qu’a rappelé, au jour de l’An, le pape Jean-Paul II lors du traditionnel Te Deum de remerciements. "Chez l’homme, a-t-il dit, le désir est bien vif de connaître le sens et la dynamique des événements personnels et communautaires dans lesquels il est impliqué. Il aimerait savoir avant ce qui arrivera après, de façon à ne pas être pris par surprise. Jésus, cependant, n’a jamais satisfait cette curiosité". Jean-Paul II a voulu mettre en garde les dévoreurs quotidiens d’horoscopes : "Jésus nous exhorte à ne pas chercher inutilement à connaître tout ce qui est réservé à Dieu". Cette condamnation s’ajoute à toutes les autres qui furent prononcées dans ce domaine précis durant des siècles par l’Eglise. Pourtant, les sorciers, astrologues et spécialistes de l’occulte avaient tenté, il y a quelques années, de faire la paix avec Papa Wojtyla. Ils se présentèrent en masse à Saint-Pierre, à l’audience générale, pour tenter d’établir le dialogue avec les prêtres, "qui sont des astrologues depuis que le monde existe", aux dires de Mario Davanzo, à l’époque secrétaire général de L’Album professionnel européen des consultants opérateurs de l’astrologie, de l’herboristerie, du traitement des maladies par le magnétisme, de la bioplasmalogie, du paranormal et de l’occulte. Mais les choses ont mal tourné. Jean-Paul II ne leur prêta aucune attention. Océan d’incompréhension On ne compte plus les interventions du théologien moraliste de l’Osservatore Romano, le père Gino Concetti, qui s’est surtout fâché contre les sortilèges et les mauvais sorts. Il est soutenu dans cette bataille par Mgr Ennio Antonelli depuis qu’il est archevêque à Pérouse, qui avait dénoncé, non seulement les porte-bonheur, les astrologues, les cartomanciens, les diseurs de bonne aventure, le spiritisme, le satanisme, la magie et la sorcellerie mais également les attouchements sur le corps, contraires au respect de la personne. En réalité, l’Eglise n’a pas toujours condamné l’astrologie et les arts divinatoires. Son détachement remonte à la bulle Cœli et Terræ Creator, signée par Sisto V en 1566. Quelques années auparavant, en effet, la cour pontificale les avait même employés comme instruments de gouvernement. Comme tout le monde à l’époque ! Nostradamus est bien contemporain des papes de la Renaissance. Dans cet océan d’incompréhensions mutuelles, l’unique théologien qui a continué à prêter attention aux phénomènes paranormaux a été l’Australien Andréa Rœsch, professeur de parapsychologie à l’université de Laterano, en Italie : il est le seul prêtre au monde, aujourd’hui, à faire tourner les tables et à parler aux séminaristes d’ectoplasmes. de feux follets, de télépathie et de cuillers pliées à distance. Droit de réponse envoyé à France-Soir : L’astrologie et le curé de campagne Je pratiquais l’astrologie depuis une dizaine d’années lorsque, par l’intermédiaire d’une relation commune, je fis la rencontre d’un curé de campagne qui s’intéressait à la science des astres. Il me confia alors que lorsqu’il était au séminaire, dans les années 1930, de très nombreux candidats à la prêtrise étaient comme lui. Je fis alors avec lui l’étude de son Thème natal et, croyez-moi, ce n’était pas un mystique illuminé : plutôt le genre de curé qui trimballait sa caisse à outils dans sa vieille 2CV pour rendre service à ses paroissiens là où il savait que les prières étaient inefficaces. Quelques années plus tard, il demanda à me revoir. Il traversait une terrible période de doute, de "nuit de la foi" comme disent les chrétiens, et voulait savoir si cette difficile épreuve pouvait être explicable par des échéances astrologiques. C’était effectivement le cas : il traversait une période où ses modèles, principes et valeurs directrices (pour lui, la foi en Dieu) étaient profondément déstabilisés, remis en question. Nous en parlâmes longuement ensemble. A la suite de cet entretien, il comprit qu’il lui était nécessaire de transformer son rapport personnel au divin pour ne pas perdre définitivement la foi, ce qu’il fit avec de grandes difficultés. Finalement, sa foi en ressortit confirmée et approfondie. Cette anecdote illustre à merveille les rapports que peuvent entretenir astrologie et religion. C’est dire ma consternation lorsque j’ai lu les propos de Jean-Paul II et de ses gorilles théologiens contre l’astrologie, par ailleurs amalgamée à la voyance et à toutes sortes de pratiques magiques, alors qu’elle n’a rien à voir avec tout ça. Comme les scientistes rationalistes, le pape et ses théologiens ignorent tout de ce qu’ils dénoncent. Affirmer que "Recourir à l’astrologie, c’est s’inscrire contre la foi", comme le fait le dominicain Jacques Arnould est une insulte à la mémoire et à la foi de mon ami le bon curé de campagne, aujourd’hui décédé. L’astrologie n’est pas affaire de croyance, mais d’expérimentation empirique. On ne croit pas aux astres comme on croit en Dieu, à moins d’être astrolâtre, et je sais par expérience que les astrolâtres font de mauvais astrologues. Je trouve par ailleurs que le pape et ses prélats ne manquent pas de culot. L’ancien comme le nouveau Testament sont pleins de prophètes. Jésus lui-même était un prophète, c’est-à-dire un prédicateur d’avenir, et un guérisseur aux incroyables pouvoirs magiques, si incroyables qu’ils laissent sceptique l’astrologue mécréant et agnostique que je suis. Je signale par ailleurs que chaque archevêché a son exorciste officiel dont la mission est de désenvoûter pes paroissiens assaillis par Satan ou d’autres diablotins, ce qui n’est pas pire que de croire au spiritisme. L’astrologie n’a pas de leçons de morale ou de réalisme à recevoir de clercs persuadés de la réalité d’une histoire irrationnelle et abracadabrante selon laquelle un être mi-homme mi-dieu serait descendu sur Terre pour être enfanté par une femme vierge, sauver l’humanité et ensuite remonter siéger, son corps glorieusement ressuscité, dans les nuages à la droite d’un Dieu barbu. On a certes le droit de croire à cette histoire, comme on a le droit de croire à toutes les histoires qui nous font peur ou plaisir. Mais nul n’a le droit, en s’appuyant sur ce conte de fées, de faire le procès de l’astrologie sérieuse, qui n’a rien à voir avec l’horoscopolâtrie et qui n’est en rien l’ennemie de la raison ni de la foi, n’en déplaise aux anti-astrologues scientistes et cléricaux. Richard Pellard, directeur de la rédaction d’AstroLogos
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lundi 2 juillet 2007
par Virgo Salut, Pas d’accord sur plusieurs points : 1- Tu dis : Nous savons désormais que ce sont les lois de la physique qui règlent ces mouvements. Dans une perspective chrétienne, le monde a été créé par Dieu, Dieu comme origine, et son développement n’est pas séparé de la création divine. Séparer le monde de Dieu est une division artificielle. L’actualité du monde est coexistante à son origine. Je crois que le Pape se méfie des séparations artificielles que les hommes veulent imposer à la création. 2-Tu dis que les prophètes prédisent l’avenir. C’est méconnaitre le sens des prophéties bibliques. Le prophète est littéralement celui qui proclame la parole de Dieu. Le prohète ne prédit pas l’avenir, mais atteste la parole de Dieu dont il est le porte-parole. enfin, il y a une différence entre se perdre en conjectures, ce que la Bible n’encourage pas, et demeurer dans l’attente, de la fin, ce qu’elle encourage bel et bien (Tite 3:9). 3-Tu dis que l’astrologie n’est pas une affaire de croyance. Ah bon, où sont les preuves ? Si l’astrologie n’est pas démontrable, c’est qu’elle repose sur des a priori, hypothèses, ou lois qui demandent forcément une adhésion par foi ou croyance. Ceci est vrai également dans une moindre mesure pour certaines lois physiques. Sans croyances, l’homme ne pourrait adhérer à rien. Ou alors il passerait sa vie à tout vérifier. Je ne pense pas que Richard Pellard aie tout vérifié. Non ? Encore une foi, le Pape en chef des chrétiens met simplement en garde contre les déviations du croire. C’est légitime. Ceci dit je pense que l’astro n’est pas forcément incompatinble avec la foi, et là je rejoins Richard Pellard. L’essentiel étant de ne pas voire dans l’astrologie une logique autonome, coupée des desseins de la Providence. Virgo
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lundi 2 juillet 2007
par Franck Article trouvé sur Le Monde du 31/01/02. Eglise et astrologie se disputent le ciel. Le ciel, dont l’Eglise et l’astrologie se revendiquent, a-t-il eu vent des propos peu affables prononcés par le pape ? Dans son homélie du 31 décembre, Jean Paul II a constaté que l’homme "voudrait savoir avant ce qui se passera ensuite", et indiqué que "Jésus nous exhorte à ne pas enquêter inutilement sur ce qui est réservé à Dieu". Ces quelques phrases lui ont attiré les foudres des plus éminents astrologues français. Le 3 janvier, Richard Pellard publiait une longue tribune dans France-Soir. L’auteur de Sous le ciel de Jarnac, un Scorpion nommé François Mitterrand raconte comment l’étude des échéances astrologiques raffermit la foi d’un curé de campagne, qui n’avait rien d’un "mystique illuminé." "Le pape et ses ’gorilles théologiens’ ne manquent pas de culot, tempête le directeur de la rédaction d’Astrologos. Jésus lui-même était un prophète, c’est-à-dire un prédicateur d’avenir, et un guérisseur aux incroyables pouvoirs magiques, si incroyables qu’ils laissent sceptique l’astrologue mécréant et agnostique que je suis." Quelques jours plus tard, Louis Saint-Martin livrait sur le site de la Fédération des astrologues francophones (FDAF) ses "Réflexions d’un catholique romain, astrologue… et fier de l’être". Ce doctorant en philosophie se félicite que, par ses paroles, le pape "reconnaî(sse) implicitement que ce savoir ou cette connaissance (de l’avenir) sont possibles, puisqu’on ne condamne pas ce qui n’existe pas". Il explique que le ciel "est porteur d’un sens parce qu’il est avant tout projet d’un Créateur (…. Ainsi, l’astrologie constitue une grâce spécifique, une carte marine que Dieu accroche au faîte de chacun de nos berceaux pour l’aider à comprendre un peu". Le communiqué de la FDAF, diffusé le 25 janvier, reprend un texte de Ferdinand David, émaillé de citations bibliques ou papales peu tendres envers la profession. Il rappelle notamment que "papes, prélats romains et évêques" n’ont pas hésité à recourir jadis aux astrologues. D’ailleurs, "l’Eglise ne possède pas le monopole de la bonne définition de Dieu. (… A l’image de toutes les entreprises humaines, elle cherche à déprécier et à tuer toute concurrence". Car il y aurait des parentèles que l’Eglise se refuse à assumer. Ainsi, le président de la FDAF, Alain de Chivré, rappelle qu’elle a "bricolé des rythmes inspirés du ciel : Noël – nouveau soleil –, coïncide avec le solstice d’hiver, Pâques correspond à la première lunaison après l’équinoxe de printemps". Les Rois mages et l’étoile du berger figurent en bonne place dans la Bible. Laquelle est "bien moins ancienne que l’étude des astres..." Claire Ané
Photocopie
lundi 2 juillet 2007
par Richard
Qui pourrait m’envoyer une photocopie de mon article paru dans France-Soir ? Merci d’avance.
Y a encore du boulot pour combler leur ignorance
lundi 2 juillet 2007
par Franck texte trouvé sur ce site L’astrologie est-elle compatible avec la foi chrétienne ? Les astrologues, dans leur immense majorité, se disent « chrétiens », au sens large du terme. De même que nous avons examiné le caractère prétendu scientifique de l’astrologie, nous allons voir a présent s’il est permis de la qualifier de chrétienne. On appelle « chrétien » quelqu’un qui croît a l’enseignement de Jésus-Christ et de ses apôtres. Cet enseignement est, dans son essence même, historique et biblique. Si quelqu’un s’écarte de la doctrine ou de la théologie du christianisme historique et biblique, il ne devrait plus utiliser le terme « chrétien » pour lui-même ou son enseignement. Il ferait mieux de créer une nouvelle terminologie, plus conforme a sa nouvelle religion. Le christianisme biblique ne peut être limité a une église ou dénomination particulière. II comprend tous ceux qui adhèrent a la théologie des credo et confessions de foi historiques, tels les symboles des apôtres et de Nicée. La théologie des credo historiques est soigneusement formulée. Elle ne laisse planer aucun doute sur ce que le christianisme enseigne. Ses doctrines fondamentales comprennent la Trinité, la divinité du Christ, sa naissance virginale, sa mort sur la croix pour expier le péché, sa résurrection et son retour corporels. La précision de ses articles de foi a permis au christianisme de discerner les conceptions radicalement antichrétiennes qui ont surgi tout au long de son histoire. Sa pierre de touche a toujours été la Bible. De ce fait, pour savoir si l’astrologie est effectivement compatible avec la foi chrétienne, il nous faut l’éprouver a la lumière de l’enseignement de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’astrologie a la lumière de l’Ancien Testament La partie des Écritures qu’on appelle l’Ancien Testament contient de nombreuses allusions au culte des astres qui est a l’origine de l’astrologie. Le veau d’or érigé par Aaron représentait le dieu égyptien Apis, parfois assimilé a Ré, le dieu du Soleil, ayant sur certaines représentations anciennes l’aspect d’un taureau portant le disque solaire entre ses cornes. La condamnation du culte qu’Israël lui a offert fut des plus sévères (Exode 32,1-35 ; Deutéronome 9,16-21 ; Néhémie 9,18 ; Psaume 106,19-21 ; Actes 7,39-43). A l’époque des rois, la pratique de l’astrologie mondiale et du culte des astres connut un véritable renouveau. Jéroboam, le fondateur du royaume d’Israël, fit deux veaux d’or et les plaça a Béthel et a Dan, s’exclamant : « Israël, voici ton dieu .. . » I Rois 12,26-33 Et qu’en dit l’écriture ? « Ce fut la une occasion de péché. Le peuple alla devant l’un des veaux jusqu’a Dan. »I Rois 12,30 Le culte des astres concurrença le culte de Iahvé dans le cœur des Israélites. Les « péchés de Jéroboam » furent souvent cités en exemple : l’ascension ou la chute des rois d’Israël et de Juda était en partie due a leur attitude face au culte des astres (2 Rois 10,28-31). Il y avait d’ailleurs aussi une relation de cause à effet entre la participation d’Israël au culte des astres et son sort final : "Ils abandonnèrent tous les commandements de l’Éternel, leur Dieu, ils se firent deux veaux en métal fondu, ils fabriquèrent des idoles d’Astarté, ils se prosternèrent devant toute l’armée des cieux (les astres), et ils servirent Baal. Ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles, ils se livrèrent a la divination et aux enchantements, et ils se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter. L’Éternel a rejeté toute la race d’Israël ; il les a humiliés, il les a livrés entre les mains des pillards, et il a fini par les chasser loin de sa face." II Rois 17, 16.17.20 Jéroboam n’a pas seulement fabriqué des veaux, représentant le dieu Apis, mais aussi des chèvres, représentant le dieu Amon, lui aussi identifié a Ré (tête de bélier ou tête coiffée du disque solaire) dans la religion de l’Égypte ancienne (II Chroniques 11,15 ; Lévitique 17,7). Le dieu Moloch, auquel on offrait des sacrifices humains, était un autre dieu astral (Lévitique 18,21 ; 20,1-5). Il représentait le Soleil, et on le servait en jetant des enfants vivants dans le feu qui brûlait dans le giron de l’idole. Keil & Delitzsch, Biblical Commentary on the Old Testament, Eerdmans Publishing Company, Grand Rapids, vol. 2, p.298, 300 Les cultes de Moloch et de Remphan (ou Saturne) sont condamnés dans Actes 7,43 : "Vous avez porté la tente de Moloch et l’étoile du dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer. Aussi vous transporterai-je au-delà de Babylone." Lorsque des rois pieux, comme Josias, montaient sur le trône de Juda, ils purifiaient le peuple en faisant disparaître tout ce qui avait un lien avec l’astrologie. L’Ancien Testament fait une centaine de fois allusion au fait qu’Israël adoptait fréquemment le culte de Baal. Or, Baal était le dieu du Soleil des Phéniciens. Le peuple apostat allait jusqu’a construire des édifices dédies au culte du Soleil (Baal) et a lui consacrer des chevaux et des chars (II Rois 23,11). Astarté était la déesse de la Lune (ou de Venus) des Phéniciens. Elle représentait l’amour, la fécondité, la chance. C. F. Keil écrit a ce sujet : "Dans le culte des astres syrophénicien, le Soleil et la Lune étaient vénérés sous les noms de Baal et d’Astarté, qui représentaient les forces de la nature dans leur aspect male et femelle. C’était un culte purement astral . . . Les astres étaient vénérés en tant que responsables et régulateurs de tout ce qui se passait sous le ciel. On brûlait de l’encens non seulement au Soleil et a la Lune, mais aussi aux signes du zodiaque et a toute I’armée des cieux, c’est-à-dire a tous les astres (11 Rois 23,5), ce qui nous permet de penser que le Soleil, la Lune, les planètes et les étoiles étaient vénérés en corrélation avec le zodiaque, et qu’a ce culte venaient se mêler l’astrologie, la divination et le tirage de l’horoscope." Keil, C.F., The Book ok Kings, Eerdmans Publishing Company, Grand Rapids, 1950, p.469s L’expression hébraïque, traduite par « au zodiaque » dans II Rois 23,5, veut dire littéralement « aux douze signes ». Les prophètes de l’Ancien Testament étaient unanimes a condamner le culte des astres. Jérémie a proscrit le culte offert à , c’est-à-dire la Lune (Jérémie 7,18 ; 44,17-25). Il a prédit un jugement divin qui frapperait Israël à cause de sa participation au culte des astres (Jérémie 19,13). Le prophète Ézéchiel a repris les hommes d’Israël, parce qu’ils vendraient le Soleil (8, 16), et les femmes d’Israël, parce qu’elles pleuraient Thammuz (8,14). Or, Thammuz, la divinité des Phéniciens correspondant a l’Adonis des Grecs, "avait introduit le culte des sept planètes et des douze signes du zodiaque. Il a été divinisé après sa mort et honoré par une cérémonie funèbre".Keil, C.F., Biblical Commentary on the Prophecies of Ezechiel, p.122ss A cette occasion, les figures du zodiaque ont été peintes sur le mur du Temple et vénérées par les anciens du peuple (8,10-11). Jérémie donne l’avertissement suivant : "En ce temps-là, dit l’Éternel, on tirera de leurs sépulcres les os des rois de Juda, les os de ses chefs, les os des sacrificateurs, les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem. On les étendra devant le Soleil, devant la Lune, et devant toute l’armée des cieux, qu’ils ont aimés, qu’ils ont servis, qu’ils ont suivis, qu’ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés." Jérémie 8,1-2a Le prophète Ésaïe a pris les astrologues pour cible particulière de ses quolibets : "Le malheur viendra sur toi, sans que tu en voies l’aurore ; la calamité tombera sur toi, sans que tu puisses la conjurer ; et la ruine fondra sur toi tout a coup, a l’improviste. Reste donc au milieu de tes enchantements et de la multitude de tes sortilèges, auxquels tu as consacré ton travail des ta jeunesse ; peut-être pourras-tu en tirer profit, peut-être deviendras-tu redoutable. Tu t’es fatiguée a force de consulter : qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d’après les nouvelles Lunes, ce qui doit arriver ! Voici, ils sont comme de la paille, le feu les consume, Ils ne sauveront pas leur vie des flammes : ce ne sera pas du charbon dont on se chauffe, ni un feu auprès duquel on s’assied" Esaïe 47,11-14 Les prophètes de l’Ancien Testament fondaient leur hostilité à l’égard de l’astrologie sur deux raisons :
L’astrologie à la lumière du Nouveau Testament La même attitude de rejet à l’égard de toute pratique astrologique se retrouve dans le Nouveau Testament. « Une foule de croyants venaient faire a haute voix l’aveu de leurs pratiques. Un bon nombre de ceux qui s’étaient adonnés a ces futilités firent un tas de leurs livres et les brûlèrent en public."Actes 19,18-19 Les astrologues proclament un « autre évangile » et tombent ainsi sous la condamnation de Galates 1, 8 et 9 : « Mais si nous-mêmes, si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète a cette heure : si quelqu’un vous annonce un évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » Astrologie et foi chrétienne Daniel Logan, surnommé "le prophète malgré lui", affirme clairement que Jésus n’est pas le Christ. Il nie aussi le déluge et rejette le récit biblique d’Adam et Ève. Il parle favorablement de l’Antéchrist qui doit venir. Et au sujet de la Science chrétienne, il affirme qu’elle a raison. Logan, op, cit., p.200, 202, 209 Les livres de Linda Goodman sont devenus des best-sellers. Elle ne prétend pas être chrétienne et fait tout son possible pour réfuter le christianisme. Niant également que Jésus était le Christ, elle affirme qu’il n’était qu’un homme. Elle préconise un retour au polythéisme male-femelle et va jusqu’a prétendre que le péché original d’Adam et Ève était bon, et non mauvais. S’il est vrai que Mme Goodman est libre de croire ce qu’elle veut, ses propos sont inacceptables du point de vue chrétien. Voici ce qu’en dit l’apôtre Jean : "Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Voilà l’Antéchrist, celui qui nie le Père et le Fils." 1Jean 2:22 Astrologie et réincarnation L’incompatibilité de l’astrologie avec le christianisme apparaît aussi clairement dans son attitude plus que favorable à l’égard de la théorie de la réincarnation. Selon les Écritures, nous n’avons que cette vie pour nous préparer a l’éternité. L’âme de l’homme n’existe pas avant sa conception dans l’utérus de sa mère. L’être humain n’est pas pris dans un cycle interminable de vies, destiné a renaître continuellement. Le karma est un mythe. En mourant sur la croix du Calvaire, Jésus-Christ a payé le dû que la loi de Dieu nous réclamait à cause de nos péchés. La mort de Christ à la place de l’homme rend la réincarnation karmique aussi inutile qu’elle est fausse. (Hébreux 9:27) L’astrologie est condamnée par la Bible Nous avons examiné toute une série de passages bibliques qui condamnent l’astrologie et la présentent comme une abomination aux yeux de Dieu. Edgar J. Goodspeed, de I’Université de Chicago, était un des plus grands spécialistes du Nouveau Testament que l’Amérique ait connus. Dans son ouvrage, Modern Apocrypha, qui a paru en 1956 (Beacon Press, Boston), il examine de près La vie cachée du Christ, L’Évangile du Verseau, ainsi que tous les autres livres « perdus » de la Bible, et démontre que ce sont tous des faux. Dans certains de ces livres, datant de la fin du moyen âge, les vêtements de Jésus et des apôtres sont exactement ceux qu’on portait a I’époque médiévale. De plus, ces livres contiennent des erreurs historiques et des allégations frauduleuses. La déclaration de Notovitch, selon laquelle il aurait reçu La vie cachée du Christ du lama qui dirigeait le monastère de Himis, a été vérifiée par une équipe qui s’est rendue sur place. Devant elle, le lama en question déclara sous la foi du serment qu’il n’avait jamais eu la visite de Notovitch. Et pendant qu’on lui lisait son livre, il s’écriait a tout bout de champ : « Ce sont des mensonges, des mensonges, des mensonges - rien que des mensonges ! » L’astrologie est liée au polythéisme Le christianisme est résolument monothéiste. C’est pourquoi les chrétiens refusent de se laisser tromper par les tenants d’une religion polythéiste séculaire qui essaie de faire peau neuve en adoptant une terminologie scientifique plus conforme au vingtième siècle. L’astrologie est une science occulte Le mot « occulte » désigne les croyances et pratiques qui font intervenir des forces d’origine satanique, proscrites par la Bible. Après que l’Église chrétienne ait interdit toutes les pratiques occultes, parce que Dieu les condamne dans la Bible, ceux qui voulaient s’y livrer ont du le faire en secret pour ne pas s’exposer a des poursuites. De ce fait, on se mit a utiliser le mot latin occultus qui signifie « caché », « inconnu », pour les designer. Il y a différentes raisons qui poussent les gens a se livrer a des pratiques occultes comme celles de l’astrologie :
Si l’astrologie n’était pas une science occulte, verrait-on des astrologues comme Daniel Logan pratiquer la psychométrie et se mêler de spiritisme ?(Logan, D., The Reluctant Prophet, p.63ss, 169s) Ou des auteurs comme West, Tooner et Russell établir un lien entre le renouveau actuel de l’astrologie et la poussée du spiritisme à la fin du 19e siècle ?(West & Tooner, op, cit., p.101) Ou un écrivain comme Newall associer l’astrologie a des pratiques comme la sorcellerie, les séances occultes et le spiritisme en général ?(Newall, op, cit., p.65) John Dee n’avait-il pas aussi sa boule de cristal ?(Rusell, op, cit., p.81)Si l’astrologie n’était pas une science occulte, aurait-elle tant de talismans : bagues, pendentifs, bracelets, médailles, insignes, etc. munis d’un signe du zodiaque ?(Cavendish, op, cit., p.219) Pourquoi certains astrologues affirment-ils que « l’intuition psychique » est nécessaire, si l’on veut tirer un horoscope ?(Davison, op, cit., p.138) La seule réponse logique a ces questions est que l’astrologie fait effectivement partie des sciences occultes. L’astrologie est un succédané fallacieux de la révélation biblique Après des années de recherches scientifiques et de découvertes archéologiques, on n’a pas pu prouver que la Bible ait fait erreur sur un seul point. A chaque fois que la Bible a prédit un évènement, celui-ci n’a pas manque de se produire. L’astrologie, avec ses échecs, ses contradictions internes et externes, ne soutient pas la comparaison avec la Bible et sa fiabilité. Moise a établi une règle au sujet des prédictions qui n’a pas perdu sa validité : « Peut-être diras-tu dans ton cœur : Comment connaîtrons-nous la parole que l’Éternel n’aura point dite ? Quand ce que dira le prophète n’aura pas lieu et n’arrivera pas, ce sera une parole que I’Éternel n’aura point dite. C’est par audace que le prophète l’aura dite n’aie pas peur de lui. » Deutéronome 18,21.22 Il ressort de ces paroles de Moise que le prophète envoyé par Dieu ne se trompe jamais lorsqu’il prédit l’avenir. Une seule prédiction qui ne se réalise pas fait de lui un faux prophète. L’astrologie donne une fausse idée de I’homme L’astrologie dépeint I’homme comme le jouet des astres, lesquels déterminent sa vie jusque dans ses moindres détails. Le chrétien sait que les astres ont pour mission de "raconter la gloire de Dieu" et de « manifester l’œuvre de ses mains » (Psaume 19,1), et non d’influer sur le destin de l’homme. Attribuer aux astres ce qui appartient a Dieu seul, c’est de l’idolâtrie, ni plus ni moins. Et consulter les astres plutôt que la Bible, c’est de la pure folie. Les paroles qu’Esaïe a adressées a Babylone au sujet des astrologues de son époque n’ont rien perdu de leur actualité : « Tu t’es fatiguée a force de consulter : qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d’après les nouvelles lunes, ce qui doit arriver ! Voici, ils sont comme de la paille, le feu les consume, ils ne sauveront pas leur vie des flammes : ce ne sera pas du charbon dont on se chauffe, ni un feu auprès duquel on s’assied. Tel sera le sort de ceux que tu te fatiguais a consulter. Et ceux avec qui tu as trafiqué dès ta jeunesse se disperseront chacun de son côté : il n’y aura personne qui vienne a ton secours. » Esaïe 47,13-15
Tout plein de boulot en effet
lundi 2 juillet 2007
par Giloux Bonjour les astropotes, Tentons de répondre, même imparfaitement, à cette question : L’Astrologie est-elle compatible avec la Foi Chrétienne ? Théo-risquement, l’Astrologie AU CONDITIONNEL est "Universellement compatible" avec toute Foi(s) => théoriquement : càd en évitant l’Incroyance Ordurière de certains conditionalistes opposés à cela, et sans aucun doute avec la Foi Chrétienne : dénonçant le "TOUT est dans le thème" - ce qui revient à renvoyer au néant les prétentions absolutistes des astrologues inconditionnels, c’est biblique ! (voir courriel de Franck) - le COMAC insiste sur l’ensemble des facteurs de notre condition humaine (Génétique, Hérédité, Education, Environnement Social, Historique et Astral, Pouvoir de notre libre-arbitre et, pourquoi pas, Volonté Divine par la même occasion ?). La grosse connerie que le Pape dénonce en Astro en condamnant l’astrologie (mais connaît-il l’Astrologie Conditionnelle ?), Jean-Pierre Nicola lui-même la dénonce depuis longtemps (deux taureaux !) : le R n’est pas le E, encore moins le T ! Le mot n’est pas la chose, la carte n’est pas le terrain. Les symboles à outrance et tous les délires zozotérico-symbolico-totemisto-pipo-astro ne sont ni la réalité astrologique/astronomique, ni une invitation en une Intégration au-delà des’astres - ce monde physique - pour celles et ceux que l’Aventure tente dès cette vie ... En nettoyant l’Astrologie de tout son fratras empoussiéré, nous nous retrouvons devant un vrai réel - certes encore plus fantastique que tous nos fantasmes - mais un peu raide à avaler, ardu à comprendre et long à explorer : le contraire des "mondain(e)s" pour qui la réalité se réduit souvent à leurs confortables pouvoirs et/ou leurs portefeuilles ... Il y a vraiment une ascèse typiquement conditionaliste et elle peut très bien s’articuler avec les exigences de la Foi : elles sont aussi rigoureuses l’une que l’autre ! L’une étudiant le Créé, l’autre révélant l’Incréé. Communiquent-ils plus qu’on ne le croit ? Est-ce si étanche à ce point ? Où sont les ponts entre eux ? C’est là ma recherche et je vous renvoie à mon sit’ouaibe : Soriastre N’y a-t-il pas un dialogue de sourds entre Conditionalistes et Croyants, les seconds, hélas, ne connaissant pas les premiers, mais ceux-ci, quels efforts font-ils envers les autres ??? Et surtout : le danger de devenir un inconditionnel du conditionalisme persiste - comme l’intégrisme chez les croyants ou le nihilisme chez les athées (voir courriel d’Erpé) ! Pour la Foi et pour le réel en Astrologie, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain : la Création est captivante, son Auteur également () : - ) Un passionné d’astro dans le Bon Dieu, Gilou
Sainte Thérèse
lundi 2 juillet 2007
par Richard
Prions pour Sainte Thérèse, qui rit quand Dieu l’appaise...
Saint Hugues - Il l’a dit !
lundi 2 juillet 2007
par Giloux " Prions Ste Thérèse, celle qui rit quand Dieu l’appaise." Supergénialissîme - Bravo ! Quel humour Et quoi d’autre ? A + Gilou
Astrologie et Genèse
lundi 2 juillet 2007
par Patrick Pour ma part je trouve intéressant que le texte inaugural du 1er livre de l’AT précise que : "Dieu Dit : qu’il y est des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes tant pour les fêtes que pour les jours et les années..." (c’est moi qui souligne) Je note que les luminaires font partie du plan divin (4e jour de la création). Cette référence (dont la signification serait à creuser) autorise donc une juste invocation des astres, tant que celle-ci reste ordonnée à la volonté du Créateur. Tant que l’idolâtrie ne conduit pas à mettre plus haut que le Très-Haut le monde créé. Je pense qu’il n’y a pas à trop se tourmenter des propos du Pape. L’Eglise Catholique n’a pas le monopole de la Vérité. Seul le Christ peut se prévaloir de ce titre. Ceux qui est important c’est de bien positionner l’astrologie dans ce débat théologique. Se rappeler qu’il existe aussi des formes d’astrologie très tendencieuses, non seulement du point de vue des Ecritures et du Dogme chrétien, mais plus prosaïquement de la simple déontologie ou plus sérieusement du point de vue de l’éthique moderne. Patrick
Roulez Genèse !
lundi 2 juillet 2007
par Richard J’ai cru, j’ai même étudié la théologie chrétienne, puis zappé dans les orientalismes et puis je n’ai plus cru, et pourtant je suis bonne pâte, lustucru ? Je n’ai rien à retirer de ce que je disais dans la tribune d’AstroLogos n°8 : "Lénine, le père de la révolution bolchévique, disait que "le gauchisme est la maladie infantile du communisme". En le paraphrasant d’une manière décoiffante, on pourrait dire que "le spiritualisme et la religiosité sont les maladies infantiles de la spiritualité". Infernal paradoxe : en voulant sincèrement unir les Hommes derrière des mythes et croyances fédératrices, rassurantes et consolatrices, les diverses religions ont divisé l’humanité. On s’entretue au nom des dieux. Comparés aux massacres commis au nom de Jésus-Christ, de Yahvé, d’Allah ou de Vishnou, le diable lui-même semble bien inoffensif : on a commis très peu de boucheries en son nom. Comment sortir de ce vertueux cercle vicieux ? Personnellement, je n’en sais rien. Le savoir ennemi du croire a causé la ruine spirituelle de l’Occident matérialiste. Le croire ennemi du savoir engendre les pires délires intégristes. En matière de spiritualité, l’Humanité est encore en couches-culottes dans son berceau. Il faut le savoir… et croire, espérer que nous saurons quitter l’enfance pour enfin ne plus avoir peur de la nuit de l’inconnu".
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