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A propos des directions primaires…

« Astropronostic des périodes critiques de la vie par les directions primaires » de Hervé Delboy, est un ouvrage sur les prédictions astrologiques paru aux Éd. Traditionnelles. La préfacière de ce livre est Suzel Fuzeau-Bræsch, Docteur d’État ès Sciences, ex-chercheuse en biologie au CNRS. L’auteur est médecin hospitalier. Ils ont donc en principe tous deux une solide formation scientifique, cela d’autant plus que cet ouvrage est présenté comme un « travail du RAMS (Recherches en Astrologie par des Méthodes Scientifiques) ». Cela devrait donc être sérieux… et ça ne l’est malheureusement pas.

L’auteur cherche à pronostiquer les périodes critiques de la vie (maladies, accident, décès) au moyen des directions primaires, une technique prévisionnelle qui postule arbitrairement que 1° zodiacal est égal à un an de vie, ce qui est une totale aberration astronomique et biologique. L’auteur a ensuite passé à la moulinette statistique ce fantasme symboliste, et est miraculeusement tombé sur des résultats qui paraissent significatifs pour quelques planètes, ce qui l’amène à penser qu’il « serait possible d’utiliser les directions primaires dans le domaine de la médecine préventive »… Brrr…

Définition des Directions

Je reprends les définitions que Delboy donne lui-même :

- Direction : « toute conversion d’un arc de cercle entre deux points marquants d’un Thème en années de vie ».

- Direction symbolique : « Arc de cercle pris sur le zodiaque, en longitude, sans tenir compte de la différence d’ascension des Signes du zodiaque. C’est la plus simple des directions possible. Correspondance 1° = 1 an sur le cercle gradué du zodiaque ».

- Direction zodiacale : « Arc de cercle pris sur le zodiaque en tenant compte de la différence d’ascension des Signes sur le zodiaque. Ce système de directions nécessite l’emploi de formules trigonométriques… un postulat est posé entre l’équivalence 1° équatorial et 1° de vie ».

- Direction mondiale : « Arc de cercle pris en domitude (les degrés comptés dans les Maisons) et non plus en longitude. Chaque Maison vaut ici 30° quelle que soit l’importance spatiale qu’elle a dans le zodiaque. L’écliptique disparaît avec cette méthode ».

Dans l’abstrait, pourquoi pas ? Mais concrètement, un an (année tropique) égale 365,242 190 517 jours, soit 365 jours 5 heures 48 minutes 45,26 secondes environ, et aucun être sensé (et surtout pas un médecin comme Delboy) ne saurait confondre un bébé de 70 jours avec un vieillard de 70 ans. Ou alors, qu’on traite les maladies de la sénescence dans des pouponnières et que les gérontologues veillent sur les petits enfants…

Delboy est conscient de cette incontournable réalité. Il cherche donc à se justifier :

« La mesure des arcs directionnels est une opération rationnelle ; elle est exacte sur le plan mathématique et elle porte sur des points réels (les planètes) ou des repères géométriques définis (les points-aspects)… ». Ce qui est rigoureusement exact. Mais, reconnaît-il, « le point d’achoppement réside évidemment d’abord dans la relation que l’on admet en faisant correspondre un petit arc de cercle avec une année de vie, ensuite dans les conclusions que l’on tire de l’arrivée du « prometteur » « au terme » de cet arc, en entrant en contact « virtuel » avec son autre extrémité, le « significateur »… À partir de là, nous entrons pleinement dans les arcanes astrologiques en faisant intervenir une formulation qui est de l’ordre du symbole et c’est vraiment ici qu’a lieu le point de disjonction avec la science »… et avec les astrologues sérieux qui critiquent l’irrationalité parfaite du concept de « direction ». (c’est moi qui souligne).

Je le répète : le principe des « directions » consiste au bout du compte à poser l’équivalence un bébé de 70 jours = un vieillard de 70 ans, ce qui n’est pas du tout de l’« ordre du symbole » mais de celui du délire (du symbole sans signal). Il ne s’agit pas de « disjonction avec la science », mais de déconnexion d’avec le Réel… Et effectivement, les astrologues sérieux (ce sont évidemment aux conditionalistes que le bon docteur Delboy fait allusion) ont depuis belle lurette rangé les « directions » sur le rayon des antiquités superstitieuses du musée de l’astrologie.

Mais il est vrai que Delboy a une conception magico-symboliste de l’astrologie. Je le cite : « L’ensemble du formalisme astrologique est une projection plus ou moins consciente de la psyché vers un ailleurs. Celui ci prend forme dans des représentations qui sont presque à l’identique des signes, devises et ornements d’écu armorial… nous voyons là apparaître la notion d’inscription symbolique marquées aux sceaux des planètes, des aspects et du zodiaque… C’est ainsi qu’il faut mesurer la portée des directions primaires : chaque aspect correspond à un indicateur, mais en soi il n’est ni signe, ni cause. Il s’apparente à un code qui peut être déchiffré mais ce déchiffrement se dérobe, selon moi, à une explication d’ordre physique… leur lecture ne renvoie sans doute qu’à une perception purement psychique et détruit l’illusion d’un déterminisme strict auquel beaucoup d’astrologues croient encore […] Les directions primaires font partie des vecteurs par lesquels tente de s’exprimer une représentation intuitive de notre inconscient par un imaginaire symbolique ».

À la lecture de ce charabia, on en a plein l’écu armorial de ces fadaises. Mais ce n’est pas tout. L’auteur ne croit pas à l’influence des Maisons, dont il dit qu’elles sont pour lui des « lames de tarot virtuelles ayant un caractère purement divinatoire », mais ça ne l’empêche pas de signaler systématiquement toutes les positions planétaires réelles ou imaginaires en Maison VIII (Maison de la mort selon la Tradition) ou « sur la pointe de VIII » (p. 50) ; il doute de l’influence d’Uranus mais trouve que le compositeur Chostakovitch est « uranien jusqu’au bout des doigts ».

Il évoque aussi « Vénus, Maîtresse du MC » de Depardieu, écrit texto qu’Uranus dans le thème de Depardieu est au « trigone lâche du MC », et croit que l’administration judiciaire, le calendrier des institutions républicaines et celui des producteurs de films est téléguidé par des transits « de plus ou moins 3° d’orbe ».

Chi deux ou pas chi deux (puisque Delboy se pique de statistique), la croyance dans les Maîtrises planétaires appartient aux vieilles lunes de l’astrologie ; Uranus n’est pas au trigone du MC (pour juger des éventuels Aspects aux angles, il faut se référer au thème de domitude et dans ce cas, Uranus au DS est bien entendu au carré du MC) ; le rythme officiel des élections et nominations ministérielles obéit à d’autres impératifs que celui des transits ou « directions », etc. Bref, il fait preuve d’une belle ignorance des récentes découvertes physiques, des lois astronomiques et des calendriers extra-horoscopiques.

Cela s’appelle du n’importe quoi et du bricolage pseudo-scientifique. Espérons pour ses patients qu’Hervé Delboy est meilleur médecin qu’astrologue… Ce qui est sûr, c’est que les anti-astrologues doivent se régaler en lisant de telles sornettes, surtout venant de quelqu’un se targuant d’utiliser des « méthodes scientifiques »

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.


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