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1. Cosmographie simplifiée Vous êtes ici : Accueil Documents Astro-physique Cosmographie
Publié le : 13 février 2004
1. Cosmographie simplifiée



La cosmographie est la description des systèmes astronomiques de l’univers. En astrologie, on se limite à la description cosmographique du système solaire. L’astrométrie est la partie de l’astronomie dont l’objet est la mesure de la position des astres et la détermination de leurs mouvements (astronomie de position). Il entre ainsi une part d’astrométrie dans la cosmographie du système solaire.

Le Soleil est l’étoile qui occupe le centre du système solaire. Les planètes décrivent autour de lui des orbites elliptiques presque circulaires, dont le centre du Soleil occupe l’un des foyers (voir figure ci-dessus).

Ci-dessus, cas particulier de la course apparente du Soleil autour de la Terre.

Les ellipses décrites par les orbites planétaires ont pour la plupart une faible excentricité. Pour Pluton, l’excentricité est plus importante. Pour toutes ces orbites, l’aphélie est l’extrémité du grand axe de l’ellipse la plus éloignée du Soleil et le périhélie la plus rapprochée. En coordonnées géocentriques, l’apogée désigne la position orbitale la plus éloignée de la Terre et le périgée la plus rapprochée.

Toutes les orbites planétaires se meuvent dans le plan de l’écliptique (trajectoire apparente des astres du système solaire autour de la Terre, ainsi nommée parce que c’est en ce lieu que se produisent les éclipses).

Eclipse lunaire :

Eclipse solaire :

Toutes les planètes ne suivant pas exactement le modèle apparent de la trajectoire solaire, on a déterminé une bande écliptique (le zodiaque) occupant une largeur de 8°30 de part et d’autre du plan écliptique. Noter que Pluton, dont le plan orbital est fortement incliné par rapport au plan écliptique (17°), passe de longues périodes totalement en-dehors de la bande écliptique.

Toutes les planètes parcourent leurs orbites dans le sens direct (sens inverse des aiguilles d’une montre), qui est aussi le sens de leur auto-rotation.

- La révolution sidérale est l’intervalle de temps mis par une planète pour accomplir un tour complet autour de son centre d’attraction (la Terre pour la Lune, le Soleil pour les planètes).

- La révolution synodique est l’intervalle de temps qui sépare deux positions relatives identiques d’une planète par rapport à la Terre et au Soleil (par exemple, conjonction d’une planète avec le Soleil observée depuis la Terre). On obtient les révolutions synodiques (cycles géocentriques) par addition ou soustraction entre la fréquence terrestre et celle d’une planète, selon l’équation :

- 1/S = 1/T - 1/A (S = révolution synodique,
- A = révolution sidérale de la Terre et
- T= révolution sidérale d’une planète).

Ainsi les apparences du terrien ne sont-elles pas des illusions : ce sont bien les durées de révolution sidérales (héliocentriques pour le Soleil, géocentrique pour la Lune) qui déterminent les cycles synodiques. Le tableau suivant donne les durées respectives des révolutions sidérales et synodiques pour chaque astre du système solaire :

Les phases de la Lune

La Lune n’est pas une planète, mais le satellite de la Terre.

Les Nœuds lunaires sont les points d’interception entre le plan de l’orbite de la Lune et celui de l’écliptique :

Vues des phases de la Lune en géocentrique puis héliocentrique :

Mouvements apparents et phases des planètes

Les planètes sont classées en fonction de leurs situations particulières par rapport à la Terre et au Soleil. On distingue ainsi :

- Les planètes "inférieures" : Mercure et Vénus, ainsi nommées parce qu’elles se trouvent entre le Soleil et l’orbite terrestre (aussi appelées "intérieures") ;
- Les planètes "supérieures" : de Mars à Pluton inclus. Leurs orbites sont situées au-delà de l’orbite terrestre (aussi appelées "extérieures").

Les phases caractéristiques des mouvements apparents des planètes sont la conjonction, l’opposition, la quadrature, le sextile, le trigone et la digression.

Cas des planètes intérieures

Mercure et Vénus, proches du Soleil, ne paraissent jamais s’en éloigner beaucoup, vues depuis l’observatoire terrestre. Leurs phases caractéristiques sont la conjonction et la digression.

- Conjonction inférieure : se produit lorsque la planète est située entre la Terre et le Soleil sur l’axe Soleil/Terre. Equivalent de la conjonction des planètes extérieures.

- Conjonction supérieure : se produit lorsque la planète se trouve au-delà (derrière) le Soleil sur le même axe Soleil/Terre. Equivalent de l’opposition des planètes extérieures.

- Digression : l’élongation d’une planète étant l’angle des directions du Soleil et de la planète (360° pour les planètes extérieures), la digression est l’élongation maximale des planètes intérieures (28° pour Mercure et 46° pour Vénus, soit pour cette dernière la valeur d’un demi-carré).

Cas des planètes extérieures

Lorsque deux planètes du système solaire sont situées dans la même direction par rapport à la Terre, elles sont en conjonction ; lorsque la Terre est située entre deux astres sur le même axe, elles sont en opposition. Enfin, lorsque l’angle Soleil-Terre-Planète est droit (90° d’écart angulaire), la planète est dite en quadrature. Les mêmes écarts angulaires ou aspects existent entre planètes, indépendamment de la position du Soleil.

Les Aspects

Un aspect est l’écart angulaire séparant deux astres depuis l’observatoire terrestre (le centre de la Terre étant au sommet de cet angle). Il en existe donc un nombre indéfini. L’astrologie en a retenu certains, représentant des phases caractéristiques des cycles ou intercycles planétaires. On les classe ordinairement en deux groupes :

- Aspects majeurs : conjonction (0°), opposition (180°), carré (90°) et trigone (120°).
- Aspects mineurs : sextile (60°), semi-carré (45°), sesqui-carré (135°), et une profusion d’aspects ultra-mineurs dont l’efficace est contestable : quintiles, biquintiles, quinconces, etc.

Pratiquement, les aspects majeurs et le sextile sont les plus utilisés. Les aspects induisent des interactions planétaires (et astro-psychologiques donc) en concordance de phase (sextile et trigone) ou en discordance de phase (opposition et carré). La conjonction est considérée comme activement neutre (consonante ou dissonante selon les aspects qu’elle-même reçoit, entre autres).

La rétrogradation

Le mouvement apparent (et non illusoire) d’une planète résulte de la composition de son mouvement réel et de celui de la Terre. La figure ci-dessous illustre le phénomène de rétrogradation d’une planète extérieure, Mars. Les planètes intérieures, Mercure et Vénus, rétrogradent également, selon des modalités spécifiques dues à leur situation astronomique particulière. La rétrogradation se caractérise par trois phases et cinq stations, dans le sens direct, représentés dans le graphique par cinq points sur chaque orbite et sur la sinusoïde figurant les mouvements apparents :

- Phase 1 : sens direct, l’apparence perçue reflète fidèlement la réalité du mouvement de Mars.
- Station 2 : Mars semble "s’arrêter". Symbole "R" (pour rétrogradation) dans les éphémérides, à la suite de la position planétaire en degrés et minutes.
- Phase 3 : Mars rétrograde et semble donc aller en sens inverse de son mouvement réel.
- Station 4 : Mars semble à nouveau "s’arrêter". Symbole "D" (pour direct) dans les éphémérides.
- Phase 5 : Mars repart en sens direct.

Le cycle des rétrogradations épouse celui des révolutions synodiques. Le tableau suivant en illustre les caractéristiques principales, calculées en valeurs moyennes. L’arc de rétrogradation indique l’orbe maximale de la rétrogradation (ex. : Mercure ne s’éloigne en moyenne jamais de plus de 13° du Soleil pendant sa rétrogradation).

La distance angulaire indique le nombre de degrés séparant la planète du Soleil au moment ou commence la rétrogradation (exemple : Mars entre en rétrogradation lorsque le Soleil se trouve à 136° "devant" cette planète, en suivant le sens des signes ; la rétrogradation se termine lorsque le Soleil se trouve à -224° de la position de Mars au début de la rétrogradation).

Au cœur d’une rétrogradation, la planète est en opposition avec le Soleil s’il s’agit d’une planète extérieure, en conjonction supérieure s’il s’agit d’une planète intérieure. L’effet caractéristique de la rétrogradation est essentiellement de maintenir la planète rétrograde pendant une assez longue durée dans une certaine zone de l’écliptique. Ici encore, le facteur durée intervient : plus un stimulus dure et persiste, plus il est efficace. SUITE

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola, Richard Pellard



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