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| Publié le : 31 janvier 2002
Fonction saturnienne
Formule : "tE" (transcendance de l’Existence)
Généralement : passage du duo-duel au multiple.
Psychologiquement :
Les caractéristiques positives de la fonction saturnienne sont le sens du concret (famille Existence intensive avec Mars et Jupiter) et l’esprit critique (famille transcendance intensive avec Mercure et Pluton). “Existence extensive” : le sens du concret Le saturnien est un réaliste du long terme. Patient, prudent, sceptique, réfléchi, il n’agit qu’après avoir exploré tous les possibles, étudié sérieusement toutes les hypothèses et soigneusement évalué les conséquences lointaines de ses actes. Les situations complexes, ingrates, difficiles, les obstacles que le réel place en face de lui ne lui font pas peur. A jamais insatisfait par les certitudes acquises et les explications admises, il aime par-dessus tout approfondir ses expériences, chercher les mécanismes secrets qui déterminent êtres, choses et situations. Son scepticisme expérimental l’incite à vérifier et revérifier, tester encore et encore le monde extérieur avant d’émettre quelque opinion que ce soit. Pour lui l’existence est un inépuisable réservoir d’interrogations fructueuses, une matière à triturer pour en extirper des vérités enfouies. Econome, méticuleux et méthodique, son bon sens est dubitatif : son observation attentive et approfondie des choses de la vie l’incite à penser que jamais rien n’est acquis, garanti, définitif. “transcendance intensive” : l’esprit critique Le saturnien n’est jamais satisfait de rien ni de personne. Méfiant, grave, introverti, méditatif, il tient par-dessus tout à prendre de la distance par rapport aux événements, à maintenir le recul nécessaire à la réflexion. Fondamentalement, il reste rétif aux opinions communes, aux lois admises et aux certitudes simples. La solitude ne lui fait pas peur, qui lui permet de prendre le temps de s’interroger, de se remettre en cause, de se poser des questions essentielles. Retiré, sagace, philosophe, taciturne, il est en quête d’un ailleurs et s’abstrait facilement des situations. Réservé, pudique, scrupuleux, il est difficile de lui arracher un acquiescement immédiat. Profond, sérieux, un brin pessimiste, il a soif de comprendre pour cesser de se faire des illusions. Il cultive avec soin les vertus de la lucidité, de la profondeur, du détachement, de l’indifférence. Modeste, impénétrable, sans emphase, il cultive en lui un fond d’insatisfaction chronique qui l’incite à se montrer perfectionniste et exigeant, à ne jamais négliger l’avenir et l’inconnu. “Non-Représentation extensive” ou manque de sociabilité spontanée En négatif, le saturnien souffre d’un déficit de communication décontractée. Rien ni personne ne semble pouvoir emporter d’emblée son adhésion ou son intérêt, le séduire ou le toucher, susciter sa curiosité. Introverti, gauche, maladroit ou effacé dans ses relations humaines, il n’attend rien des autres, ne s’intéresse guère à leurs attentes et ne fait rien pour se montrer agréable, disponible, intéressé. Trop enfermé dans ses ruminations ou réflexions, il a toujours l’impression d’être celui qui est de trop, qu’on n’attend pas, ce qui l’incite à développer des complexes de persécution en réaction à son impuissance expressive. Il manque de charme, de fantaisie et d’aisance. En positif, sérieux, solitaire le saturnien est tout l’envers d’un mondain, d’un bavard qui n’a rien à dire, d’un esthète désinvolte. Lent, profond, secret, le jeu des apparences le laisse de marbre et paraître intéressant lui indiffère. Il sait que de toutes façons l’essentiel est ailleurs, loin des bavardages, des séductions et des repères habituels. “Non-Transcendance extensive” ou manque d’imaginaire prospectif En négatif, le saturnien, prisonnier de son réalisme inquiet, de ses ratiocinations angoissées, des questions qu’il se pose par rapport à l’existence, tend à bloquer en lui-même toute inspiration, toute échappée de l’imaginaire, toute intuition libératrice. Il peut ainsi verser dans un rationalisme étroit et pointilleux, si soucieux d’ancrer ses raisonnements dans une analyse approfondie des faits qu’il en oublie que la vérité est souvent prête à surgir ailleurs que là où il imagine trop raisonnablement qu’elle se trouve. A force de scepticisme désabusé, de stériles interrogations existentielles, il ne parvient pas à vivre selon la dynamique de ses exigences profondes qu’il minimise ou nie. En positif, le scepticisme insatisfait et décortiqueur du saturnien le met en principe à l’abri des chimères, des utopies grandiloquentes, des extrapolations fumeuses et des révélations extraordinaires. Aux intuitions fulgurantes censées rendre compte de la nature profonde des choses, il préfère la patience obscure d’une recherche opiniâtre. “Non-représentation intensive” ou manque de pouvoir de décision En négatif, le saturnien, trop conscient de la complexité des êtres, des choses et des situations, se montre extrêmement hésitant, dubitatif, ergoteur, pinailleur, incertain au moment où il faut trancher dans le vif, prendre des décisions sans appel, formuler un programme, décider de la voie à suivre. Les doutes le rongent et minent son aptitude aux choix clairs. Dubitatif, réservé, ayant peur de se tromper, de faire fausse route, pessimiste au fond, il lui est difficile de s’affirmer, de jouer son rôle social, de s’identifier sans réserve à quoi que ce soit. Il se complique inutilement l’existence avec des questions oiseuses ou se fait une gloire souffreteuse d’être rejeté et incompris. En positif, le saturnien cultive un grand scepticisme expérimental à l’égard de tous ceux qui savent, décident, tranchent sans avoir préalablement approfondi toutes les données d’un problème. Modeste et silencieux, intègre et discrètement laborieux, il ignore ou méprise ceux qui ne vivent qu’en fonction de leur impact social, de leur utilité publique. “Non-existence intensive” ou manque de sensorialité intense En négatif, le saturnien prend tant de distance réfléchie, de recul interrogatif vis-à-vis de ses émois, affects et sentiments qu’il ne sait plus les vivre simplement, crûment, à bout portant. Il doute de ses perceptions, de ce qu’il ressent, de ce qu’il éprouve. Empêtré dans ses pensées moroses, mélancoliques, dans son imagination insatisfaite, en quête d’un ailleurs, il ne sait pas vivre ses sensations et émotions à fleur de peau, en direct, sans se poser de questions. A force de chercher le pourquoi du comment des êtres et des choses, il en oublie de les vivre au jour le jour. Il cherche tant à fuir ses humeurs du moment que quand elles se manifestent elles lui semblent venir d’un étranger. En positif, le saturnien sait prendre de sages et profondes distances et fait preuve de sang-froid dans les situations de perturbation émotionnelle et d’effusion sentimentale. Sceptique, bourru et prévoyant, il se méfie avec raison des coups de coeur irréfléchis, des impulsions subites et des emballements irrationnels de l’affectivité. SUITE Article paru dans le n° 12 du Fil d’ARIANA (octobre 1999). Voir aussi : Profil psychologique du Saturnien
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Richard Pellard
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