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Le retour de Ptolémée

L’histoire de la science officielle se souvient de Copernic, et Newton et de Kepler, fondateurs de l’astronomie moderne… en essayant de passer sous silence qu’ils étaient tous trois astrologues ou astrologisants. En revanche, elle avait laissé sombrer dans l’oubli l’immense œuvre de Ptolémée, qui fut l’un des plus grands savants de tous les temps. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il se disait ouvertement astrologue. Pascal Charvet a retraduit, à partir des textes grecs originaux, ses écrits astrologiques qui on fondé l’astrologie occidentale. On découvre ainsi un homme cultivé et rationnel, pour qui l’astrologie faisait somme toute partie des sciences naturelles que tout savant devrait connaître.

Richard Pellard : Pascal Charvet, vous êtes professeur de chaire supérieure de lettres classiques. Comment avez-vous été amené à vous intéresser à Ptolémée, savant qui a vécu au IIe siècle apr. J.-C. et qui était à la fois astrologue, astronome, géographe et musicien ?

Pascal Charvet : C’est parce que depuis très longtemps je me passionne pour les textes anciens qui soit n’ont pas été édités, pas traduits ou mal compris. Avant de me pencher sur le sort fait à Ptolémée, le dernier ouvrage sur lequel je m’étais penché était un texte d’Ératosthène qui décrivait les formes des constellations occidentales et les mythes qui leurs sont attachés. Cela m’a fait découvrir à quel point on pouvait faire dire tout et n’importe quoi aux auteurs de l’antiquité, et m’a amené à découvrir l’astronomie. Et à l’époque d’Ératosthène, astronomie et astrologie étaient intimement liées. De ce fait, j’ai collaboré avec un astronome pour mieux comprendre tout cela, et j’ai commencé à lire le Tetrabiblos de Ptolémée.

Que vous a inspiré cette première lecture ?

Au début, une attirance mâtinée d’une certaine méfiance. Étant moi-même passionné par la richesse touffue des mythologies, je l’ai trouvé sec, abstrait, trop rationaliste. Au zodiaque des constellations riche de symboles vivants, il me paraissait substituer une espèce de roue mécanique sans âme, dépourvue de vie. Puis je me suis aperçu que la traduction française dont je disposais était tirée du latin, et non du grec, langue du texte original. Pour savoir ce qu’avait réellement écrit et pensé Ptolémée, il fallait revenir aux sources grecques. C’est alors que j’ai décidé de retraduire Ptolémée pour mettre à la disposition de tout le monde le texte réel, et que j’ai découvert l’intérêt de son immense travail scientifique et de ses connaissances inouïes.

Vous n’hésitez donc pas à parler de « science » pour évoquer les travaux astrologiques de Ptolémée ?

Exactement, et l’ami astronome avec lequel j’ai travaillé sur cet ouvrage, un grand spécialiste de Ptolémée, partageait mon avis, bien que n’étant lui-même pas du tout astrologue. Nous étions atterrés de constater à quel point les études qui lui étaient consacrées mettaient en avant le Ptolémée astronome et géographe et tentaient de minimiser, voire de dévaloriser le Ptolémée astrologue, alors que dans son esprit, tous ces savoirs étaient intimement liés dans une profonde cohérence interne. Cela m’a révolté…

Johannes Kepler, l’un des fondateurs de l’astronomie et de l’astrologie modernes, a connu le même sort : la plupart des historiens des sciences actuels colportent la légende selon laquelle il ne croyait pas vraiment à l’astrologie et qu’il tirait des horoscopes pour nourrir sa famille…

Pour Kepler comme pour Ptolémée, il y a effectivement là une grande injustice. En ce qui concerne Ptolémée, certains historiens rationalistes ont été jusqu’à dire que la partie astrologique de son œuvre n’était pas de lui. Une étude approfondie montre que c’est faux : dans son œuvre tout se tient, tout est cohérent.

Pouvez-vous nous décrire Ptolémée ? Quel genre d’homme était-il ?

De cet immense savant, on ne sait quasiment rien, sinon qu’il a vécu vers 100–170 après J.-C. Il semble qu’il ait voulu se retirer, disparaître derrière son œuvre, ne laisser aucune trace de sa subjectivité individuelle, de sa personnalité. Il a été un défricheur talentueux et rigoureux dans tous les domaines : l’astronomie et l’astrologie bien sûr, mais aussi l’optique, l’acoustique, la musique, la géographie, la chronologie historique, etc. Et pourtant, on ignore qui il était et de sa vie, il ne reste rien d’anecdotique. Selon un témoignage archéologique (une stèle où il énonçait les principes de sa science et de sa vision du monde), il semble presque sûr qu’il ait vécu en basse en Basse-Égypte à Canope, une ville sur le Nil près d’Alexandrie.

En quoi l’œuvre de Ptolémée reste-t-elle moderne et contemporaine, en dépit des dix-huit siècles qui se sont écoulés depuis qu’il l’a rédigée ?

Comme je vous l’ai dit, j’avais au début un préjugé défavorable envers Ptolémée : je le trouvais desséchant, simplificateur. Une étude plus attentive de son œuvre m’a fait comprendre que c’était exactement l’inverse : sa pensée est d’une très grande subtilité et complexité, toujours proche du réel et du vivant, et ses raisonnements se caractérisent par une très grande rigueur qui contrastait avec le fatras magico-symboliste de l’astrologie en vogue à son époque. Nul avant lui n’avait mis tant de soin pratique et théorique pour fonder une astrologie naturelle basée sur l’observation. Sa démarche était la même dans tous les autres domaines qu’il a abordés. En ce sens, c’est un précurseur de la science moderne, même si cette dernière ne veut plus, et c’est dommage, entendre parler d’astrologie.

Les astrologues contemporains qui, se situant dans la lignée de Ptolémée, défendent une approche rigoureuse, naturelle et rationnelle de l’astrologie sont confrontés au même fatras magico-symbolique : horoscopie débile, irrationalisme des conceptions, méconnaissance des lois astronomiques… Décidément, rien de nouveau sous le Soleil en 18 siècles !

Effectivement, les astrologues d’aujourd’hui feraient bien de relire Ptolémée en adoptant la rigueur de sa démarche et l’adaptant aux découvertes faites depuis le IIe siècle. L’introduction à son œuvre est d’une totale limpidité : il refuse de s’enfermer dans un déterminisme absolu et affirme que l’influence astrale est relative, conditionnelle, qu’elle s’exerce à l’intérieur des conditionnements culturels, ethniques, géographiques, etc, ce que la plupart des astrologues fatalistes contemporains semblent avoir oublié.

Existe-t-il aujourd’hui des savants de sa trempe et de son niveau ?

On a du mal à les imaginer aujourd’hui, étant donné le morcellement et la spécialisation des savoirs. Au temps de Ptolémée ou même de Kepler, un seul homme nanti d’une forte personnalité et d’une grande intelligence pouvait brasser l’ensemble les connaissances de son époque. De ce fait, c’étaient des savants qui pouvaient comprendre l’unité de l’homme et du monde. Cela ne semble plus possible actuellement, alors que cette unité est toujours présente. En ce sens, l’astrologie est au moins culturellement très précieuse, puisqu’elle permet de continuer à penser l’unité entre le microcosme et le macrocosme contre les nains rationalistes de la science officielle.

Ci-contre, le système solaire géocentrique de Ptolémée et ses épicycles).

Vous n’ignorez sans doute pas qu’il existe deux voies d’approche de l’astrologie. La première, rationnelle, physicienne et naturelle, est dite « chaldéenne », en référence aux savants mésopotamiens auxquels se référait Ptolémée ; la seconde, mystique, symboliste et irrationnelle, est dite « égyptienne », parce que ce sont les égyptiens de la haute antiquité qui l’ont initialisée. Quelle est votre propre position par rapport à l’astrologie ? La pratiquez-vous ? Êtes-vous plutôt « chaldéen » ou plutôt « égyptien » ?

Je ne pratique pas l’astrologie et je ne suis pas astrologue, mais je dois avouer que ce savoir m’interpelle de plus en plus. Mon côté poétique est sensible à la dimension mythique, « égyptienne », mais je me situe franchement dans la perspective réaliste, naturelle des « chaldéens » et de Ptolémée.

Le livre unique de l’astrologie (le Tetrabible), Claude Ptolémée, traduction Pascal Charvet, Éd. Nil.

Texte paru dans Astrologos n° 4, avril 2001.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard


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