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| Publié le : 26 septembre 2003
Le zodiaque dans l’Homme
1. Planètes et Signes. Pour bien différencier l’influence planétaire de l’influence zodiacale, précisons que :
L’influence planétaire concerne les structures de l’être, qui se manifestent, par l’intermédiaire du zodiaque, sous la forme de réflexes, réflexes qui sont conditionnés par les déclinaisons et durées diurnes-nocturnes. Un réflexe conditionné est "la liaison qui s’établit entre un stimulus conditionnel et un comportement particulier, qui est une réponse de l’être vivant et s’acquiert au cours d’un apprentissage". Or, la neurophysiologie nous a appris que "des prises sont prévues (dans l’organisme) pour toutes les fiches possibles, pour toutes les structures susceptibles de venir de l’extérieur" (H. Laborit). Les rythmes zodiacaux sont bien une structure venant de l’extérieur... une "fiche", en gardant cette analogie peut-être un peu trop électro-mécaniste. Et la "prise" interne, propre à l’être humain, est le zodiaque réflexologique-noologique. Comme on le voit, Planètes et Signes modèlent les comportements humains par l’intermédiaire du système nerveux. Il est donc temps de décrire ce que sont les processus dominants de l’activité nerveuse et leurs relations avec les rythmes zodiacaux.
2. Forces et faiblesses En premier lieu, on observe deux réactions de base : l’excitation et l’inhibition.
- l’excitation (moteur) est un état d’ouverture et d’acceptation qui incite à répondre positivement aux sollicitations extérieures, du vague acquiescement à la flambée d’enthousiasme. Puissance du "oui" : on donne, on ajoute. Son négatif est le manque d’inhibition : impuissance du "non", difficulté à se fermer, freiner, à soustraire et retrancher. - l’inhibition (frein) est un état de fermeture et de refus qui incite à répondre négativement aux sollicitations extérieures, de l’attitude mollement défensive au refus de participation catégorique. Puissance du "non" : on soustrait, on retranche. Son négatif est le manque d’excitation : impuissance du "oui", difficulté à s’ouvrir, démarrer, à donner et ajouter. Pour l’espèce humaine le jour déclenche des réflexes d’activité, d’animation, d’excitation, et la nuit des réflexes de repos, de sommeil, d’inhibition. Quant aux planètes, elles agissent sur nous de manière plus "ouverte" (excitation) lorsqu’elles sont au-dessus de l’horizon (arc diurne), que lorsqu’elles se trouvent en dessous (arc nocturne) de l’horizon : la Terre, faisant écran à leur influence, a un effet "inhibiteur". D’où :
Lorsque la durée d’un arc diurne ou nocturne est supérieure à douze heures, les réponses sont dites fortes, adaptées (code "F"). Lorsque cette même durée est inférieure à douze heures, les réponses sont dites faibles, inadaptées (code "f"). Nous verrons plus loin quelle est la signification de ces notions d’adaptation et d’inadaptation. Lorsque la durée d’un arc dominant en durée est croissante, elle est la source de fortes réactions d’excitation (code "F+"). Lorsque la durée d’un arc dominant est décroissante, elle est la source de fortes réactions d’inhibition (code "F-"). Dialectiquement, la Force d’excitation ("F+") implique la faiblesse de l’inhibition (code "f-"), et la Force d’inhibition ("F-") implique la faiblesse de l’excitation (code "f+").
D’où les formules réflexologiques saisonnières : Printemps (Bélier, Taureau, Gémeaux)
Eté (Cancer, Lion, Cancer)
Automne (Balance, Scorpion, Sagittaire)
Hiver (Capricorne, Verseau, Poissons)
3. Vitesse et lenteur. Excitation et inhibition se caractérisent par leur mobilité : vitesse ou lenteur.
Nous avons noté plus haut que la croissance d’un arc (diffusion du processus) était facteur de mobilité (aptitude aux modifications d’attitude en fonction des nouvelles informations qui se diffusent), et que sa décroissance (concentration du processus) était facteur de persistance (démobilisation, retrait, persistance, persévérance). L’astrologie conditionaliste a donné à la mobilité des attitudes qu’implique la croissance le nom de Vitesse (code "V"), et de Lenteur (code "L") à la persistance des attitudes qu’implique la décroissance. La Vitesse ou la Lenteur sont dites adaptées lorsque l’arc croissant ou décroissant a une durée supérieure à 12 h (codes "V" et "L"), inadaptées ou manquantes (codes "v" et "l") dans le cas inverse.
D’où les formules réflexologiques saisonnières :
Chaque saison a donc sa formule dominante en durée, incitatrice de réponses fortes et de comportements adaptés, et sa formule non-dominante en durée, incitatrice de réponses faibles et de comportements inadaptés. Vous avez sans doute aussi remarqué que les saisons sont dialectiques : ce qui est fort en hiver est faible au printemps, et vice versa ; ce qui est fort en été est faible en automne, et vice-versa. 4. Les phases. Excitation et inhibition se caractérisent enfin par leur équilibre ou déséquilibre.
A l’intérieur de chaque saison, chaque Signe se caractérise par un rapport des durées diurnes-nocturnes qui lui est spécifique. Ce sont les phases du rythme zodiacal. Trois cas sont possibles :
5. Les inductions. Une concentration moyenne d’un processus d’excitation ou d’inhibition provoque l’apparition du processus inverse. Il existe ainsi deux types d’induction, l’induction positive et l’induction négative. Exemples :
Psychologiquement, l’induction positive se caractérise par le "triomphe de la maîtrise de soi, les beautés, les vérités et les prodiges dévoilés par un sursaut de volonté, un ressaisissement, une interdiction d’interdire".
Psychologiquement, l’induction négative se caractérise par les "aveuglements de la passion, sacrifices et interdictions imposés par les buts exclusifs, obstinations et obsessions". L’induction, positive ou négative, porte donc sur la force, et non sur la mobilité (vitesse ou lenteur) des processus d’excitation ou d’inhibition. Pour que le processus d’induction se produise, on sait par ailleurs que le processus d’excitation ou d’inhibition ne doit être ni à son début (il est alors trop fort), ni à son apogée (il est alors trop diffusif). Du point de vue zodiacal, ce temps fort qui permet le processus d’induction se situe en milieu de saison.
6. Les différents types d’excitation-inhibition. L’étude du système nerveux a permis de distinguer quatre types d’excitation et quatre types d’inhibition spécifiques :
D’un type à l’autre, il y a complexification relative de l’excitation ou de l’inhibition. L’excitation naturelle est la plus simple ; le déblocage l’est déjà moins : l’excitation naît d’une inhibition préalable. L’excitation associative, selon laquelle "qui se ressemble s’assemble", témoigne d’une graduation supplémentaire dans la complexité : on s’ouvre délibérément au monde extérieur pour y tisser des liens. Enfin, l’excitation recréatrice est certainement la plus complexe : elle demande, pour s’exprimer, d’être capable de conjurer et maîtriser en soi toute tentation de couper le contact. Il en va de même pour l’inhibition : naturelle, elle incite à une défense passive de son pré carré. Bloquante, elle demande, ce qui est déjà sensiblement plus complexe, de connaître à fond ses limites. Différentielle, d’être hyper-sélectif dans ses refus et extinctive, de rester rigoureusement insensible aux pressions du monde extérieur. On sait également que l’inhibition est sensiblement plus difficile à mettre en oeuvre, et donc relativement plus complexe, que l’excitation : il est plus aisé de céder à la tentation que d’y résister...
Le cycle saisonnier relève lui aussi d’une graduation reflétant la complexification progressive des processus d’excitation et d’inhibition. Au Printemps (code ++), il y a croissance (+) de l’excitation (+). En Eté (code -+), il y a décroissance (-) de l’excitation (+). En Automne (code +-), il y a croissance (+) de l’inhibition (-). En Hiver enfin (code —), décroissance (-) de l’inhibition (-).
La structure de l’ensemble (++, -+, +-, —) illustre bien ce passage graduel d’une excitation simple et maximale (++) à une inhibition complexe et maximale. Chacun de ces types d’excitation ou d’inhibition a donc été attribué aux saisons et Signes du zodiaque :
Nous avons vu que lorsque l’être humain répondait aux processus diurnes ou nocturnes, croissants ou décroissants dominants en durée, ses réponses étaient dites fortes, adaptées. Et qu’au contraire, lorsqu’il répondait aux rythmes zodiacaux d’une durée inférieure à 12 h, ses réponses étaient dites faibles, inadaptées. Avant d’aborder l’interprétation schématique de chaque Signe du zodiaque, il est indispensable de définir plus précisément ce que nous entendons par "adaptation" et "inadaptation". 7. Adaptation et inadaptation. Un loup des steppes est adapté aux plaines de l’Asie Centrale, il est inadapté aux savanes africaines. A l’inverse, un Lion aurait tôt fait de dépérir et de mourir dans les steppes sibériennes, alors qu’il sera le "roi" des jungles tropicales. Cet exemple simple montre à quel point inadaptation et inadaptation sont des processus dialectiques : le super-héros adapté d’une contrée devient un inadapté incapable dans une autre, et vice-versa... On n’est donc adapté ou inadapté à quelque chose. Le loup est adapté au froid, inadapté au chaud, et c’est l’inverse chez le Lion. Tout être fait donc une économie originale de ses facteurs d’adaptation et d’inadaptation, chronologiquement ou simultanément, tant en fonction de sa volonté que des pressions qu’exerce sur lui un environnement qu’il ne choisit que rarement. La famine peut contraindre le loup à quitter ses steppes glacées pour aller dans des régions plus chaudes et giboyeuses. Il devra alors faire de colossaux efforts pour s’adapter à un milieu étranger à sa constitution. Il n’aura pas le choix, et il n’est pas certain qu’il y parvienne... Il en va de même pour les êtres humains : ils s’adaptent plus ou moins bien à leur milieu. Adaptation signifie avant tout réponse opportune aux phénomènes dominants du milieu, et synchronisée avec les processus de l’actualité immédiate. Exemple : l’adaptation sociale. Un adapté social accepte, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, le consensus dominant la société dont il fait objectivement partie (règles, valeurs, principes, us et coutumes, modes de vie, de pensée et d’action). Il s’y acclimate, s’y conforme, s’y moule pour son plus grand bénéfice et échappera ainsi aux processus de rejet et d’exclusion qui sont la plupart du temps le destin des inadaptés. Inadaptation signifie avant tout réponse inopportune aux phénomènes dominants du milieu, désynchronisée avec les processus de l’actualité immédiate. Exemple : l’inadaptation sociale. Un inadapté social refuse, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, le consensus dominant la société dont il fait partie. Il se marginalise, s’exclut ou se fait exclure, soit par impuissance à se conformer à la socio-culture dominante, soit parce qu’il juge que les valeurs qu’elle véhicule sont impropres à son épanouissement personnel, soit encore par adhésion à des règles, principes, formes de pensée et d’action appartenant à des cultures ou contre-cultures minoritaires, non-dominantes. Son existence risque fort d’être beaucoup plus difficile que celle de l’adapté, qui revoit l’approbation et le soutien d’un large consensus. Il n’y a dans ces définitions nul jugement de valeur, nulle prise de position morale : on identifie et décrit un processus objectif. De surcroît, adaptation et inadaptation se différencient par leur richesse ou pauvreté relatives. - Richesse : une individualité de type riche se caractérise par sa fertilité, sa créativité, la pluralité de possibles qui l’animent. Ces richesses là n’ont rien à voir avec son compte en banque. - Pauvreté : une individualité pauvre a de faibles ressources psychiques, peu ou pas de créativité. Les voies qui lui sont ouvertes pour s’épanouir sont extrêmement réduites. Cette pauvreté n’a bien entendu rien à voir avec l’envergure financière du sujet. Il est difficile d’expliquer pourquoi tel individu semble doué d’une grande richesse de fonctionnement, et tel autres d’une grande pauvreté. Ce sont des faits d’expériences que l’on observe et constate, en sachant que de multiples facteurs interfèrent pour faire de lui ce qu’il est. Inutile se s’appesantir sur ces multiples déterminismes génétiques, astrologiques, sociaux, culturels, historiques, etc. : nous les avons déjà largement passés en revue. Toujours est-il qu’adaptation et inadaptation, richesse ou pauvreté des ressources psychiques se combinent : dans l’adaptation comme dans l’inadaptation, on est riche ou pauvre.
7-1. Richesse de l’adaptation. L’adapté riche se caractérise par l’ampleur de son champ de conscience : le sujet dialogue librement avec l’actuel, le contemporain. Il sait d’une manière ou d’une autre, que ce soit dans l’art, dans l’action ou la pensée, distiller sa créativité, la faire reconnaître et accepter sans pour autant y perdre de son authenticité, de son originalité. Non seulement il intègre les valeurs du consensus socio-culturel du milieu où il vit, mais de plus il cherche à les développer, à les faire fructifier, voire à les réformer, en y amenant sa quote-part personnelle. Il est apte à réussir socialement et humainement, à trouver un juste compromis entre sa réalisation individuelle et les valeurs collectives de sa génération. 7-2. Pauvreté de l’adaptation. L’adapté pauvre se caractérise par la superficialité de son champ de conscience : le sujet s’épanouit en se posant le moins de questions possible sur ce qui fonde son adhésion passive aux valeurs dominantes de son milieu et de son époque. Etre du côté du plus fort, du bon côté du manche lui suffit. C’est "monsieur tout-le-monde", partie molle, docile et intégrante du consensus majoritaire, plus préoccupé de réussite sociale qu’humaine. Il pense et fait ce que pense et fait le plus grand nombre. Son conformisme plat le rend éventuellement hyper-allergique à toutes les manifestations de déviance : son adaptation sans racines profondes se construit sur le rejet inquiet de ceux qui ne respectent pas les règles, voire sur la terreur plus ou moins avouée de se retrouvé déclassé, renvoyé dans l’indaptation pauvre... 7-3. Pauvreté de l’inadaptation. L’inadapté pauvre se caractérise par l’étroitesse de son champ de conscience. Sa vie sociale et économique peut être extrêmement précaire et difficile, et ses rapports avec ses contemporains se limiter à un dialogue de sourds. Il se sent exclu, incompris, rejeté du consensus dominant, sans chercher à comprendre le monde qui l’entoure, sans vouloir ou pouvoir discerner le pourquoi de son exclusion. Qu’il réagisse avec violence ou apathie, le risque est pour lui de se replier complètement dans sa subjectivité. Il peut éventuellement justifier son impuissance à intégrer les normes de son milieu et de son époque en se faisant le représentant plus ou moins volontaire de valeurs impraticables ou ineptes, le condamnant à diverses formes de ghetto. Il peut également envier ceux qui sont immédiatement de l’autre côté de la frontière séparant l’inadaptation de l’adaptation : les adaptés pauvres au confort repu. 7-4. Richesse de l’inadaptation. L’inadapté riche se caractérise par la profondeur de son champ de conscience. L’être se refuse à intégrer les normes dominantes de son milieu et de son époque parce qu’il est habité par des valeurs, une sensibilité ou une vision du monde qui sont inassimilables ou incompréhensibles à ses contemporains. C’est le cas de bien des artistes, poètes, chercheurs, prophètes, mystiques... ou astrologues ! L’inadapté riche est actif : il sait, consciemment ou inconsciemment, pourquoi il rejette et critique les savoirs et modèles socio-culturels en usage. Il sait aussi que c’est au prix de la marginalité qu’il parviendra à préserver son authenticité individuelle et la vision qu’il a des valeurs collectives. Pour lui, comme le dit H. Laborit, "être bien dans sa peau, c’est nécessairement entrer en conflit avec le milieu social". Aussi est-il davantage préoccupé de réussite humaine que de réussite sociale. L’adaptation est un processus relativement simple. Il demande l’acceptation implicite ou explicite des valeurs intellectuelles,culturelles ou spirituelles en un lieu et un moment donné. L’être à individualité riche y déploie librement sa créativité tout en maintenant sa dominance. Une individualité pauvre s’y épanouit en s’y évanouissant, en renonçant à ce qui fait son originalité individuelle. Au fond, l’adapté épouse ce qui est actuel, contemporain. L’inadaptation est un processus autrement plus complexe, en ce sens qu’elle oblige le sujet à se référer à l’inactuel, qui peut prendre le visage du passé, du futur, ou de l’absolu... Il existe des inadaptés qui rêvent d’un avenir meilleur ou différent, de "lendemains qui chantent", d’un monde futur où ils imaginent qu’ils auraient enfin leur place. Il en est d’autres qui évoquent avec regrets ou nostalgie un passé révolu, des époques ou civilisations défuntes en se disant que, sans doute, ils y auraient trouvé de meilleures raisons d’être ou une vie plus épanouissante. Enfin, il y a ceux qui, hantés par l’absolu, par l’intemporel, vivent dans un autre présent du monde, dans un univers de pensée ou de sensibilité parallèle, selon d’autres systèmes de références : ce sont les mystiques par exemple, mais aussi tous ceux qui sont les vecteurs d’une conception du monde que leur époque, leur milieu, leur génération ne savent, ne veulent ou ne peuvent pas assimiler ou accepter. Ces inadaptés-là peuvent éventuellement avoir raison contre tout un consensus majoritaire, toute une socio-culture dominante, parce que c’est l’esprit intemporel qui les habite, et non l’air éphémère de l’actualité. Ceux-là sont les découvreurs, les précurseurs d’adaptations à venir... ou les désenfouisseurs de réalités profondes qui n’intéresseront jamais le grand nombre. Dans un monde de fous, le sage est inadapté... cela ne l’empêche pas d’être sage, c’est-à-dire tout-à-fait adapté à son inadaptation ! 8. Considérations générales. L’horoscope n’étant pas le Sujet, un thème natal ne vous dira jamais si vous avez affaire à une individualité riche ou pauvre, adaptée ou inadaptée : pensez qu’il suffit d’une longue période de chômage pour faire d’un adapté un inadapté, ou d’une révolution pour que les idées jusque là minoritaires d’un inadapté deviennent brusquent dominantes, le propulsant derechef dans le camp des adaptés ! Concernant les fonctions planétaires, on peut toutefois supputer qu’un thème où les aspects dissonants sont dominants et majoritaires risque d’induire des probabilités plus fortes de conduites inadaptées. De même, un individu chez qui domine le niveau "r intensif" (Soleil, Jupiter, Uranus) risque de se montrer inadapté lorsqu’il s’agit pour lui d’exprimer son niveau "t intensif" (Mercure, Saturne, Pluton), et cela d’autant plus si ce niveau est très faible chez lui. Concernant les Signes du zodiaque, on assimile donc les pôles diurne ou nocturne de plus longue durée (supérieures à 12 h) aux tendances adaptatives (Forces) et les pôles de moindre durée (inférieures à 12 h) aux tendances inadaptées (manques, faiblesses). Les Signes ne tirent leur réalité, nous l’avons vu, que des planètes qui s’y trouvent à un moment donné. D’où cette loi relative :
... en n’oubliant pas qu’il n’est pas d’être qui soit adapté ou inadapté en soi, mais qu’on est toujours adapté ou inadapté à un milieu, et que ce milieu n’est absolument pas inscrit dans le thème de naissance. 9. Avertissement. Chaque Signe est interprété selon ses "tendances adaptées" et "tendances inadaptées". La richesse ou la pauvreté de ces processus n’ont pas été prises en compte : cela aurait demandé de très longs développements. L’interprétation du pôle inadapté de chaque Signe insiste fortement sur ses carences, manques et faiblesses. N’oubliez donc pas de les relativiser. Dans la pratique, vous pouvez vous référer, sans trop vous tromper, aux interprétations qui suivent :
10. Les familles du zodiaque. Les formules réflexologiques de chaque Signe permettent de les regrouper selon leurs affinités. Ces familles sont des clés essentielles pour une interprétation globale du thème. En effet, dans une optique synthétique, chaque thème se caractérise par la prédominance relative ou absolue d’une ou plusieurs de ces familles. Plutôt que d’interpréter "Signe par Signe", il est infiniment préférable de dégager une formule d’ensemble. 10-1. Les sextuors. Ils sont au nombre de quatre :
10-2. Les quatuors. Ils sont au nombre de trois :
10-3. Les trios. Ils sont au nombre de quatre :
10-4. Les couples. Ils sont de trois types :
C’est l’axe des équinoxes qui détermine six couples zodiacaux : Bélier-Poissons, Taureau-Verseau, Gémeaux-Capricorne, Lion-Scorpion, Vierge-Balance. Ils se caractérisent par leur symétrie en miroir : les rapports diurne-nocturne sont exactement inverses à l’intérieur de chacun de ces couples.
Il en va de même lorsqu’on compare deux ou plusieurs thèmes (synastries) : la relation entre deux êtres dont l’un est fortement marqué par le Taureau, et l’autre par le Verseau a toutes les chances d’être extrêmement complexe et difficile : à deux, il forment un tout (complémentarité), chacun compensant les manques et faiblesses de l’autre, mais leurs formules zodiacales inverses les inciteront la plupart du temps à s’opposer sur tout.
Prenons l’exemple du couple Bélier-Balance : dans les deux cas, l’arc dominant est croissant et les durées diurne-nocturne sensiblement égales. Ce qui les différencie est leur appartenance au sextuor diurne (Bélier) et nocturne (Balance). Ainsi la Balance, loin d’être la parfaite antithèse du Bélier (c’est le Poissons qui a cette fonction), est-elle bien plutôt un "Bélier de la nuit". Telle un Bélier, elle s’élance dans la nuit des valeurs collectives (la Balance est le premier Signe du sextuor nocturne), impulse une dynamique qui la conduit à abandonner tout isolat individuel (le Signe précédent, la Vierge, qui est son opposé radical, est le dernier du sextuor nocturne).
11. Planètes en Signes Un Signe qu’aucune planète n’occupe, nous l’avons vu, n’est qu’une abstraction astronomique. Un Bélier "r" est tout à fait différent d’un Bélier "t". Un être fortement marqué par le Taureau chez qui domine une opposition Vénus-Pluton n’aura pas grand-chose à voir avec un autre, tout aussi marqué par le Taureau, mais dont la configuration planétaire dominante est une conjonction Jupiter-Uranus. C’est une des raisons, spécifiquement astrologique, qui explique pourquoi tous les gens né sous un même Signe ne se ressemblent que rarement. L’idéal serait de n’interpréter les Signes qu’en fonction des planètes qui s’y trouvent. Pour débroussailler un peu la complexité de l’interprétation des planètes en Signes, dans laquelle il est très facile de se perdre et d’opérer des contresens, je vous propose quelques lois, pistes et recommandations : 11-1. Distinction Signe-planète. La fonction planétaire est première, la phase du cycle zodiacal qu’elle traverse est secondaire. Exemple : deux individus chez qui la planète Mars domine dans le thème et dans le vécu, quelles que soient leurs dominantes zodiacales, ont dans leur fonctionnement infiniment plus de ressemblances et de points communs que deux autres individus chez qui le Signe du Cancer domine, mais dont les planètes les plus fortes sont différentes.
11-2. Rapport Signe-planète. Une fonction planétaire s’exprime en tant que telle dans le Signe (rythme géocentrique) où elle se trouve à un moment donné de son cycle. Il ne saurait donc y avoir aucune contradiction dans la relation astre-Signe. Aucune planète n’est "bien" ou "mal" dans un Signe : elle témoigne d’une fonction psychologique qui est ce qu’elle est... d’une certaine manière, qui dépend du Signe. Exemple : un Mars en Bélier (Signe d’excitation) incite à vivre son penchant pour l’activité concrète, les luttes et confrontations (Mars) d’une manière particulièrement vive, impulsive, réactive, immédiate, tranchée (Bélier). Un Mars en Cancer (Signe d’inhibition) incite à vivre son penchant pour l’activité concrète, les luttes et confrontations (Mars) d’une manière particulièrement persévérante, cumulative, organisée, en se protégeant de tout ce qui serait susceptible d’entraver l’expression de la fonction marsienne (Cancer). L’inhibition bloquante du Cancer n’inhibe pas Mars, c’est Mars qui se sert de l’inhibition cancérienne pour refuser avec ténacité toutes les incitations extérieures au laisser-aller, à l’abandon, à la passivité, etc. Le contresens, très répandu en astrologie, consiste à croire que le Signe (Cancer) va étouffer ou entraver (blocage, lenteur), l’expression de la planète (Mars). De même, une Vénus-Capricorne n’est pas "éteinte" par l’inhibition extinctive caractéristique de ce Signe. C’est même exactement l’inverse : la vocation de l’inhibition extinctive étant d’éliminer, proscrire, définitivement rejeter tout ce qui n’est pas l’absolu auquel on se consacre, l’absolu est dans ce cas vénusien : dictature absolue des affects et émotions qui, déconnectés de l’ambiance et indifférents aux sollicitations extérieures, demandent impérieusement à être vécus en soi. Et puisque nous évoquons Vénus, fonction planétaire appartenant à la famille "e" du R.E.T., parlons, toujours à propos de la relation astre-Signe, des "petit "e" aux émois stéréotypés et rituels (L+), d’autres qui, bien que touchés, n’ont pas la larme facile (L-), d’autres qui l’ont fugace et imprévisible (V+) ou opportunément et circonstanciée (V-)". 11-3. Affinité Signe-planète ? Les portraits astro-psychologiques qui sont faits des différents Signes et planètes peuvent parfois laisser penser qu’il existe des ressemblances ou affinités entre certains Signes et certaines planètes. C’est en fait, au fond, un pur effet de vocabulaire. Nous avons si peu de mots et ils sont si réducteurs (niveau "Représentation"), pour décrire les réalités sensibles (niveau "Existence") ou invisibles (niveau "Transcendance"), que nous sommes souvent obligés d’utiliser les mêmes pour décrire, dans les catégories du langage commun, des phénomènes dissemblables, voire même contradictoires. Prenons par exemple le mot "orgueilleux". Il servira à décrire et classifier une multitude d’attitudes différentes. On dira, et avec quelque raison, d’un individu hautain, imbu de sa personne et de ses mérites, qu’il est "orgueilleux". Certes. Mais un autre, exprimant sa timidité où sa réserve par une attitude de froide distance se verra lui aussi affublé du même nom d’oiseau, comme un autre encore, dont le tempérament réfractaire et la hauteur de vue lui interdisent de jouer le jeu des convenances propres à un milieu social donné. Les mots servent à décrire les choses, mais ils ne sont pas les choses, et souvent même les trahissent en les nommant. Le présent site n’échappe pas à cette malédiction du langage. Cette malédiction n’étant pas absolue, on peut en corriger les effets pervers : ne vous laissez pas abuser par le vocabulaire et les figures de style, parfois identiques, utilisés pour décrire deux réalités différentes : celle du zodiaque, et celle des planètes. Il n’y a pas en soi, et en dépit de ces apparences langagières, d’affinité astre-Signe. Il ne saurait donc pas y avoir non plus de non-affinité ou contradiction entre les deux. Même si vous trouvez que la description de telle fonction planétaire ressemble parfois fortement à celui de tel processus zodiacal, les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes. C’est la raison pour laquelle l’astrologie conditionaliste, à la suite du grand astronome-astrologue Kepler, a abandonné la théorie des "maîtrises planétaires" selon laquelle chaque planète "gouvernerait" un ou plusieurs Signes du zodiaque et serait en "débilité" dans les Signes diamétralement opposés. Cette théorie des "maîtrises planétaires" est par ailleurs formellement contredite par la pratique et l’observation. Une planète exprime dans n’importe quel Signe les richesses et carences propres à sa nature et à sa fonction. En soi, sa présence dans un Signe plutôt que dans un autre ne saurait en aucun cas faire préjuger de ses forces ou faiblesses, de ses tendances adaptées ou inadaptées. 12. Annexe : "Le royaume de la monotonie". Francis Hallé vient de relancer les débats au sujet de l’influence du photopériodisme - et donc du zodiaque - sur les comportements humains collectifs : "Prenez une carte mondiale et regardez la région intertropicale. Superposez-la à une carte mondiale des PNB. Vous pourrez constater que les zones développées se situent à l’extérieur de cette bande-là, au niveau des latitudes moyennes". Bien sûr, il y a le cas des pays développés ou relativement développés se situant à cheval sur la frontière tropicale. Hallé n’hésite pas à l’aborder, en remarquant que : "soit leurs capitales sont construites à l’extérieur de la bande tropicale, soit lorsque celles-ci se situent à l’intérieur - souvent d’ailleurs en bordure des tropiques -, les centres économiques moteurs du pays restent eux extra-tropicaux". Certes, il existe des zones économiques florissantes à l’intérieur ou aux abords de l’espace équatorio-tropical : Singapour par exemple, mais : "comme Hong-Kong, ce centre économique mondial a été édifié par des chinois venus des latitudes moyennes, particulièrement motivés (...) ce qui vaudrait pour le sous-développement économique se retrouverait aussi dans l’inexistence d’une recherche propre, l’absence de révolutions (Cuba et Managua restent alors des énigmes), la faiblesse de la notion d’Etat, etc". Rien de bien nouveau sous... le soleil, apparemment. Francis Hallé avance pourtant une hypothèse d’explication qui paraît confirmer les effets du zodiaque photopériodique. Sans négliger les aspects historiques, géographiques et économiques du sous-développement tropical, Hallé avance qu’une de ses causes majeures pourrait résider dans la situation astronomique de cette zone : "Alors que sous nos latitudes les variations de durée du jour et de la nuit sont fortes, avec lors des solstices une alternance de huit heures de jour et seize heures de nuit, puis inversement, sous l’équateur, cette durée est invariable toute l’année, égale à douze heures. Quant aux tropiques mêmes, l’amplitude ne dépasse guère plus de 200 minutes". Il en conclut que : "l’être humain, partout biologiquement le même, avec les mêmes pulsions et les mêmes facultés essentielles", ne pourrait synchroniser correctement sous les tropiques ses facultés du fait de cette stabilité de la photopériode... En ce royaume de la monotonie ce serait le "règne du libre cours" individuel, un no man’s land où les énergies auraient du mal à se fédérer, où le consensus, la masse critique seraient trop rarement atteints pour oeuvrer au développement". Texte extrait du Manuel d’astrologie universelle, éd. Dervy, 1993. Comment ne pas reconnaître dans ce "royaume de la monotonie" les effets de la permanente ou quasi-permanente "phase égalitaire" (égalité jour-nuit concernant, rappelons-le, les Signes équinoxiaux) que vivent les habitants des zones équatoriales et inter-tropicales, et dans cette difficulté à réaliser "le consensus, la masse critique", le manque ou la faiblesse du "sens des dosages" pondérateur (Signes de milieu de saison) et du "sens des ensembles" fédérateur (Signes solsticiaux)... Voir aussi :
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Richard Pellard
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Aspects et Signes
mercredi 27 juin 2007
par Christophe Que dire d’un aspect harmonique - ex : un soleil début lion et une lune fin scorpion ... ou un carré entre une vénus début bélier et un saturne fin gémeaux. Bref des signes traditionnellement harmoniques hébergeant des conflits planétaires ; Et a l’inverse des fonctions planétaires en conflit hébergés par des signes vraiment pas copains. Des cas plus que fréquents. Quid ? Répondre à ce message
Union des contraires
mercredi 27 juin 2007
par Richard
Très bonne question, camarade. Rappelons que les fonctions planétaires priment sur les Aspects qui eux-mêmes priment sur les Signes. Dans cette optique, un Soleil début Lion au trigone d’une Lune fin Scorpion permet en principe d’unir harmonieusement des contraires. Par contre, dans la même veine, des conjonctions de planètes sur deux Signes solsticiaux ou équinoxiaux (ex : Soleil-Sagittaire conjoint Lune-Capricorne) peuvent théoriquement être considérées comme dissonantes (les dynamiques de ces Signes sont antagonistes)
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