|
|
|
||||||
| Publié le : 20 octobre 2004
Les astres transplutoniens
Le signal 1996TL66 ou Junon-Artémis : Nouveau signal et vieux mythes Au-delà de Pluton gravite une ceinture de “planétoïdes” dont on pense qu’ils sont majoritairement formés de poussière et de glace, matières résiduelles de la formation des planètes. C’est l’astronome Gérard Kuiper qui, au début des années 50, a eu l’intuition de leur existence, qui ne fut confirmée que pendant les années 90. 42 astres ont déjà été détectés dans cette zone extrême du système solaire, mais les astronomes estiment qu’ils pourraient être environ 35 000. Leurs diamètres sont évalués de 100 à 500 km, et leurs orbites se situent dans une zone comprise entre 4,5 et 7,5 milliards de kilomètres de la Terre. Jusqu’en 1997, on pensait que la plupart d’entre eux gravitaient sur des orbites situées à environ 50 unités astronomiques (7,5 milliards de de kilomètres), alors que la distance moyenne de Pluton au Soleil est de 39,43 Unités Astronomiques (U.A.). De récentes observations (Le Monde du 7/6/1997) ont permis de découvrir un nouvel objet céleste qui remet en cause ces estimations. Joliment baptisé 1996TL66 par des astronomes sans âme ni poésie, cet astre, à la différence des autres planétoïdes transplutoniens, a une orbite extrêmement excentrique et allongée. A son périhélie (point de son orbite le plus éloigné du Soleil), il atteint la distance de 130 U.A. (19,5 milliards de kilomètres) ; à son aphélie (proximité maximale au Soleil), il n’est plus qu’à 35 U.A. (5,2 milliards de kilomètres), soit une orbite moyenne de 12,35 U.A. Le plan de son orbite est incliné de 24° par rapport à celui de l’écliptique et son diamètre serait de 500 km (contre 2324 pour Pluton). Il aurait une durée de révolution sidérale d’environ 800 ans. 1996TL66 aurait environ 800 “petits frères” selon les estimations actuelles. Quelques jours plus tard (Libération du juin 1997), une astrophysicienne américaine, plus mythologico-poétique que ses mâles collègues, propose de rebaptiser 1996TL66. Persuadée que ses caractéristiques originales la distinguent de la cohorte des planétoïdes de la ceinture de Kuiper, elle estime en effet qu’elle mérite, comme les planètes principales du système solaire, un patronyme olympien. Elle hésite entre Junon et Artémis. D’autres astronomes protestent : d’après eux, 1966TL66 ne se différencierait guère des astricules transplutoniens, et ne mériterait donc pas un nom de déesse. Où va se loger la “science” quand elle s’égare dans le nominalisme ! ... et les symboles mythologiques Les astres qui gravitent au-delà de l’orbite plutonienne ne sont pas des planètes, mais des débris satellisés aux limites de cohésion gravitationnelle du système solaire (nombre d’entre eux deviennent d’ailleurs des comètes). Pour les conditionalistes, 1996TL66 ne va pas bouleverser l’ordonnancement du R.E.T. Aucun astronome ne songe à classer sérieusement ce planétoïde dans le cortège des planètes. Mais les astro-symbolistes, tout en regrettant que 1996TL66 n’ait pas été baptisé Proserpine (la mythique planète transplutonienne), se réjouiront sans doute de pouvoir l’ajouter quand même à leurs astéroïdes, Lune noire et points fictifs. Puisque l’astrophysicienne a choisi les noms de Junon (déesse romaine) et d’Artémis (déesse grecque), puisque les planètes principales portent ceux des dieux mythologiques, et puisque l’astrologie conditionaliste aime bien (même pour faire de l’humour) lier signaux et symboles, voici quelles pourraient être les attributions de 1996TL66, selon qu’on l’appelle Junon ou Artémis :
Comme vous pouvez le voir, après ce bref décryptage, les univers symbolico-psychologiques de Junon et Artémis sont étrangers l’un à l’autre. Du symbole au signal Les caractéristiques astro-psychologiques qu’on peut attribuer à 1996TL66 sur la foi des analogies mythologiques ne correspondent guère, on le voit, à la “trans-transcendance” (méta-métaphysique) qui devrait marquer les astres transplutoniens du système solaire. Rien de transcendant ni de métaphysique, rien qui témoigne d’un au-delà radical de toute apparence dans la défense du mariage de Junon et la chasse vengeresse d’Artémis. L’astrophysicienne américaine n’a pas eu le feeling mythologique, l’intuition symbolique. Mais elle a eu raison de vouloir rebaptiser le pauvre 1996TL66 : ce n’est vraiment pas un joli prénom. A tout prendre (et toujours d’un point de vue purement symboliste), elle aurait été mieux inspirée en choisissant Perséphone (ou Proserpine pour les Romains). Epouse de Pluton-Hadès et reine des “enfers”, Perséphone-Proserpine représentait les germinations, préludes à une nouvelle vie, qui se produisent après le passage dans le lieu des morts... donc après l’orbite de Pluton. Ironie de ces interactions entre signaux et symboles : les astrologues symbolistes anti-signaux ont raison d’appeler (de leurs vœux ?) Proserpine un astre qui n’existe pas et qui n’est donc pas une planète... et l’astronome anti-symboles ( ?) A eu tort de ne pas appeler Proserpine un astre qui existe mais qui n’est pourtant pas une planète... Reste qu’on se demande pourquoi l’astrophysicienne a hésité entre Junon et Artémis pour baptiser le planétoïde déjà baptisé 1996TL66. L’idéal, du point de vue d’une astrologie fataliste et simpliste, serait qu’elle ait une opposition de Soleil-Mars Uranus à Lune-Vénus-Jupiter. C’est trop en demander : en dehors des périodes de transit, Vénus ne peut jamais être opposée au Soleil... Une nouvelle dixième planète ? Après les découverte de Quaoar (2002), Sedna (2004), des astronomes étasuniens viennent d’annoncer celle d’un nouvel objet céleste qui s’appelle provisoirement "2003 UB313" ou Xena selon le vœu de certains de ses découvreurs en attendant que l’Union Astronomique Internationale, seule autorité ayant le pouvoir officiel de nommer les corps célestes, lui donne un autre nom.
2003 UB313 a été découverte dans la direction de la constellation de la Baleine. Cette constellation, l’une des quatre plus grandes, se trouve en dehors de l’écliptique, à peu près entre celles du Taureau et des Poissons. Pendant la première moitié d’août 2005, l’ascension droite du nouvel astre est d’environ 01h39 et sa déclinaison de - 05°21, ce qui correspond à celle du Soleil à 16°45 des Poissons. Projetée sur le plan écliptique, sa position actuelle est approximativement 25° Bélier ; en longitude écliptique, il est donc conjoint à Mars mais se trouve environ 15° "en-dessous" de lui. Sa durée de révolution sidérale est estimée à 557 ans. Son orbite est fortement inclinée (44°) et très fortement elliptique, puisque son excentricité est le double de cette de Pluton. Du fait de cette excentricité, la distance de Pluton au Soleil oscille entre 30 à 50 U.A. (une Unité Astronomique = une fois la distance Terre-Soleil) alors que 2003 UB313 oscille entre 38 à 97 U.A.. Il se trouve actuellement proche de son aphélie (point de son orbite le plus éloigné du Soleil). Il est accompagné d’un satellite.
Ce corps céleste est plus gros que Pluton : il mesurerait 2 900 km de diamètre, contre 2390 pour Pluton. L’Union Astronomique Internationale doit déterminer si oui ou non l’objet découvert doit être considéré comme une planète. Dans la négative, il pourrait être envisagé de retirer Pluton de la liste des planètes et d’en faire un objet transneptunien parmi d’autres. Cette nouvelle découverte nous donne l’occasion de faire le point sur les corps célestes transplutoniens et sur leurs influences ou non-influences astrologiques. La ceinture de Kuiper Extraits de l’Encyclopédie Wikipédia : "La ceinture de Kuiper est une zone du système solaire, s’étendant au-delà de l’orbite de Neptune, entre 30 et 50 unités astronomiques. Cette zone, en forme d’anneau, est sans doute composée de plus de 35 000 objets de plus de 100 km de diamètre, essentiellement situés dans le plan de l’écliptique. Sa masse totale est donc plusieurs centaines de fois supérieure à celle de la ceinture principale d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Il s’agit certainement des ultimes vestiges du disque d’accrétion à l’origine du système solaire. Les parties denses, à l’intérieur du disque, se sont condensées sous forme de planètes, alors que le bord externe, plus diffus, a produit un grand nombre de petits objets". Les objets de la ceinture de Kuiper sont notés KBO (de l’anglais Kuiper belt objects) ou parfois TNO (trans-neptunian objects, objets transneptuniens). En 2004, on en connaissait déjà près de 800, classés en plusieurs types :
La découverte de ces objets a été la source d’une controverse sur le statut de planète de Pluton : "Il est aujourd’hui admis que Pluton, s’il est maintenant établi qu’il n’est pas le plus imposant, reste l’un des plus gros représentants de la ceinture de Kuiper. En effet, plusieurs autres corps de cette ceinture ont une orbite qui croise celle de Neptune avec une configuration stable semblable à celle de Pluton. Par ailleurs la composition chimique de Triton, le plus gros satellite de Neptune est très proche de celle de Pluton, ce qui semble indiquer une origine commune. Il est donc possible que ces deux corps aient vu leur orbite modifiée par la géante gazeuse. En 2002 a été découvert dans la ceinture de Kuiper un nouvel objet, (50000) Quaoar, qui vola à l’astéroïde Cérès son titre de plus gros corps du système solaire après Pluton (hormis les satellites naturels des planètes). La taille de la planète devint alors moins exceptionnelle par rapport aux composants de la ceinture. En 2005, la découverte de 2003 UB313, un corps lointain de la ceinture de Kuiper plus grand que Pluton, relança le débat sur la question et certains estiment que Pluton ne devrait pas être considéré comme une planète. Son diamètre étant désormais évalué à plus de 3300 km (un peu plus petit que la Lune), il dépasse de très loin Pluton et ses 2100 km, et tous les astéroïdes jamais découverts.
A contrario, certains estiment que (20000) Varuna, (28978) Ixion et (50000) Quaoar, ou tout du moins 2003 UB313 devraient être classés comme planètes. Cela pose cependant un certain nombre de problèmes. Par exemple si l’on considère la taille de ces quatre objets :
Cette controverse devrait permettre à terme de préciser la définition de ce qu’on appelle une planète. Néanmoins, il est possible que le titre de planète de Pluton soit conservé par convention, même si d’autres objets plus grands sont encore découvert". Ces objets célestes ont-ils une influence astrologique ? Première réponse : nous n’en savons rien. Ceci dit, on peut quand même émettre quelques hypothèses. Prenons le cas de la durée de révolution sidérale de Sedna, qui est estimée à 10 500 ans et dont l’orbite est très elliptique. Elle serait au plus proche du Soleil dans 72 ans. Elle resterait en moyenne environ 875 ans dans chaque Signe. Avec un orbe de 18° maximum de part et d’autre, une conjonction de Sedna à une autre planète durerait environ 1050 ans. Pour qu’elle forme le premier carré à sa position natale, il faudrait attendre 2625 ans. Par rapport à Pluton et au temps de l’échelle humaine, on change radicalement de registre... on n’est plus dans la même "famille planétaire". Par ailleurs, comme a pu l’écrire Jean-Pierre Nicola, "il n’est pas suffisant de tourner autour du Soleil pour faire partie du système solaire". Exemple : les comètes, corps célestes venus d’ailleurs et qui se trouvent satellisées autour de Soleil pendant des durées variables, puis finissent par se consumer ou en être éjectées. Ensuite, mêmes remarques que pour les astéroïdes entre Mars et Jupiter : "Si la distance héliocentrique de 2,8 U.A. participe a la cohérence du système solaire, en l’absence de critères de sélection comme pourraient 1’être le diamètre de la planète ou son excentricité, elle n’a pas de représentant exclusif. Avec une incertitude de 2 % les candidats se multiplient : Pallas (2,77), Laetitia (2,77), Eleonore (2,79), Kepler (2,68), Dembowska (2,92), Eunomia (2,64). L’utilisation des cycles correspondants ne permet pas des analyses contrôlables. A quel astricule revient le mérite de conduire la maturation a l’âge jupitérien. A Cérès, Cybèle, Pallas, ou au matricule 1668 (2,8 UA) ? L’hypothèse d’un effet global, guère mesurable, va à I’encontre du principe de fonctions différenciées qui, pour des raisons encore indemontrées impose un seul astre par fonction... Notre Soleil serait-il en représentation de Représentation s’il n’était seul ? Peut-être, mais un peu moins. Ainsi, en astrologie, les éléments célestes multiples, astéroïdes, parts, aspects mineurs, foyers vides, rejoignent une fonction contraire au Soleil dans leurs significations. Pluton, probablement parce qu’il contribue à l’harmonie du système solaire, reste le représentant décisif, non pas exclusif, de la pluralité". L’influence astrologique de Pluton semble avérée. Impossible, par exemple, de comprendre le fonctionnement psychologique d’un homme comme François Mitterrand sans se référer à la dominante plutonienne dans son Thème natal. Il se trouve enfin que les recherches en astrométrie de Jean-Pierre Nicola ont formellement démontré que les astres du système solaire sont organisés en couples, et que Pluton, de par ses caractéristiques astronomiques, fait partie de ces couples. Reste à déterminer si les objets transplutoniens participent de la même famille harmonique et s’ils sont eux aussi "couplables". Les recherches sont en cours. Enfin, ces objets transplutoniens se caractérisent par des orbites très elliptiques et très fortement inclinées sur le plan de l’écliptique, ce qui les différencie très nettement des neuf planètes "classiques". Affaire à suivre donc... SUITE A voir aussi :
Cet
article vous a été proposé par :
Richard Pellard
Répondre à cet article Messages de forum :
A propos de Sedna...
jeudi 28 juin 2007
par Cat Et Sedna dans tout ca ? Comment les astrologues vont ils integrer cette 10 eme planete de notre systeme solaire decouverte recemment ? Manquait elle au RET ? A suivre CAT Répondre à ce message
A propos de Sedna...
jeudi 28 juin 2007
par Richard Salut Cat, J’ai déjà abordé le cas de Sedna sur le forum : la durée de révolution sidérale de Sedna est estimée à 10 500 ans et son orbite est très elliptique. Elle serait au plus proche du Soleil dans 72 ans. Elle resterait en moyenne environ 875 ans dans chaque Signe. Avec un orbe de 18° maximum de part et d’autre, une conjonction de Sedna à une autre planète durerait environ 1050 ans. Pour qu’elle forme le premier carré à sa position natale, il faudrait attendre 2625 ans. Par rapport à Pluton et au temps de l’échelle humaine, on change radicalement de registre… on n’est plus dans la même "famille planétaire". J’en profite pour rappeler qu’il y a quantité de planétoïdes qui ont été découverts au-delà de l’orbite de Pluton. A+ Répondre à ce message
A propos de Sedna...
jeudi 28 juin 2007
par Christophe salut Chez futura sciences un site scientiflic, de nouvelles idées émergent timidement concernant la très lointaine Sedna, la soi-disant planète x. D’après une "idée originale" d’ astronomes ( comme si eux seuls avait des idées originales ) ... Sedna pourrait venir du croisement, dans un lointain passé, entre notre système solaire et un autre systeme solaire. Ils lui auraient attribuée le nom de Sedna en hommage à la déesse des Inuits parce que la bas on se les gèle, pfuiiii quelle imagination ! Les Inuits vont plus loin : Cette fameuse Sedna vit à l’origine tranquille chez son père mais refuse de prendre mari, jusqu’au jour ou excédé il decide de la marier avec le premier venu. Bien malgré elle la voila embarquée dans une belle galère. Le niveau de vie et le pays du mari sont loin de combler ses attentes.Elle crie, pleure. Son père l’entends et décide de la récuperer mais il échoue. Aprés un combat épique sur une barque entre les trois sur l’océan, son père decide de sauver d’abord sa peau, lache cette pauvre Sedna et elle finit noyée et gelée. Mais bon, quand même, déesse des eaux, ça console... Pourquoi ne pas y voir sa capture par notre système solaire (le mariage forcé), et trop loin des deux soleils (trahie aussi par son père ), elle à due lentement agoniser et finir vraiment gelée (-240 °). Match Inuits - Savants= 1 partout la balle au centre. a+ Répondre à ce message
Sedna - Astrologie à revoir ???
jeudi 28 juin 2007
par Visiteur Je me posais une question, est-ce que le découverte récente d’une nouvelle planète du système solaire va obliger les astrologues à revoir leurs théories ??? WASHINGTON - Une dixième planète a été localisée dans notre système solaire, constituant le corps céleste le plus éloigné du Soleil, selon la Nasa qui doit détailler cette découverte lundi lors d’une conférence de presse en Californie. La planète appelée Sedna, d’une taille comparable à Pluton, a été localisée par une équipe dirigée par l’astronome Michael Brown, du California Institute of Technology (Caltech). Il présentera sa trouvaille à 13H00 (18H00 GMT) au Jet Propulsion Laboratory à Pasadena (Californie), campus commun avec le Caltech, a précisé la Nasa. La nouvelle planète est si distante du Soleil qu’elle est la plus froide du système solaire. Il s’agit du plus important corps céleste en orbite autour du Soleil identifié depuis la découverte de Pluton en 1930. La confirmation de l’existence de Sedna a été rendue possible par le nouveau télescope spatial Spitzer. Ce télescope infrarouge, lancé en août 2003 par la Nasa, permet d’étudier des objets célestes indétectables par les autres télescopes. Cet observatoire spatial est doté d’un miroir de 85 centimètres et de trois instruments à refroidissement cryogénique : une caméra pour l’étude de l’infrarouge proche et moyen, un spectrographe permettant d’analyser l’ensemble des rayonnements Répondre à ce message
Une révélation inuit...
jeudi 28 juin 2007
par Richard Tu te demandes si le découverte récente d’une nouvelle planète du système solaire va obliger les astrologues à revoir leurs théories. Peut-être et peut-être pas : 1) En ce qui concerne Sedna, rien n’est encore sûr ; 2) Depuis la découverte des trans-saturniennes, les astrologues ont su s’adapter ; ils peuvent encore le faire. Concernant Sedna, voici quelques informations supplémentaires : La dixième planète (16/03/2004) - Un corps céleste baptisé Sedna, du nom d’une déesse des océans PASADENA Ce n’est pas la première annonce du genre, encore que celle-ci semble reposer sur des bases extrêmement solides. Des astronomes attachés à l’Institut de technologie de Californie ont indiqué, hier, avoir localisé une dixième planète dans notre système solaire. La découverte, rendue publique avec la bénédiction de la Nasa (l’agence spatiale américaine), va très certainement relancer la polémique, comme ce fut le cas à plusieurs reprises par le passé. Mais l’équipe dirigée par Michael Brown n’en démord pas : il s’agit bel et bien de la planète X - comme inconnue et comme... dix -, celle derrière laquelle courent les astrophysiciens depuis plus d’un demi-siècle. Toujours est-il que ce corps céleste, baptisé Sedna (du nom de la déesse inuit des océans), a été identifié par le nouveau télescope spatial Spitzer, lancé en août 2003 et dont les relevés ont, notamment, été examinés depuis le célèbre observatoire du Mont Palomar, toujours en Californie. Grâce au recours à des appareils extrêmement sophistiqués, qui analysent le rayonnement infrarouge, la planète - en tout cas présentée comme telle - a été observée au-delà de l’orbite de Pluton, dans une région située à environ... dix milliards de kilomètres de la Terre (Pluton est à environ 6 milliards de km). Il s’agit du plus lointain objet céleste, identifié à ce jour, tournant autour du Soleil, la définition même d’une planète. Selon des estimations préliminaires, le diamètre de Sedna avoisinerait les deux mille kilomètres (soit l’équivalent de Pluton). Son origine n’est pas encore connue - le sera-t-elle jamais ? -, encore que les astronomes considèrent qu’elle pourrait être née dans la ceinture de Kuiper, un gigantesque réservoir de corps célestes, de taille et de nature très variables. L’un des intérêts majeurs de Sedna réside dans le fait qu’elle serait toujours placée sur son orbite initiale, contrairement à d’autres objets du même type, dont les orbites ont été fortement perturbées. Nous l’avons dit : ce n’est pas la première fois que des astronomes soutiennent mordicus avoir localisé la planète n°10 de notre système solaire. Jusqu’à présent, aucune de ces prétendues découvertes n’a été avalisée par l’Union astronomique internationale, la seule à pouvoir trancher. C’est elle, d’ailleurs, qui aura à se prononcer sur le sort de Sedna et, le cas échéant, lui donner un nouveau nom, plus en phase avec ceux des autres planètes. Mais nous n’en sommes pas encore là, loin s’en faut. A suivre... Dernière nouvelle : la durée de révolution sidérale de Sedna est estimée à 10 500 ans et son orbite est très elliptique. Elle serait au plus proche du Soleil dans 72 ans. Elle resterait en moyenne environ 875 ans dans chaque Signe. Avec un orbe de 18° maximum de part et d’autre, une conjonction de Sedna à une autre planète durerait environ 1050 ans. Pour qu’elle forme le premier carré à sa position natale, il faudrait attendre 2625 ans. Par rapport à Pluton et au temps de l’échelle humaine, on change radicalement de registre… on n’est plus dans la même "famille planétaire". Sedna la Rouge, mystérieux nouveau Monde. 16-03-2004, traduction de Didier Jamet On vient de découvrir le plus lointain corps céleste en orbite autour de notre Soleil. C’est un étrange planétoïde trois fois plus éloigné de la Terre que ne l’est Pluton. "À une telle distance, le diamètre apparent du Soleil est si petit que vous pouvez le masquer derrière une tête d’épingle tenue à bout de bras" nous explique Mike Brown du Caltech, à la tête de l’équipe de chercheurs qui a réalisé la découverte. L’objet, nommé Sedna en hommage à la déesse Inuit de l’Océan, est actuellement distant de 13 milliards de kilomètres, soit aux marches du système solaire. Il s’agit très vraisemblablement de la première détection d’un objet de ce qui resta longtemps l’hypothétique "nuage de Oort", un lointain réservoir de petits corps célestes glacés d’où sont issues les comètes. Mais Sedna est également intéressant par deux autres aspects : sa taille, et sa couleur rougeâtre. Songez qu’il s’agit du deuxième objet le plus rouge du système solaire après Mars, et que sa taille représente les trois-quarts de celle de Pluton. Sedna est donc le plus grand corps céleste découvert dans le système solaire depuis Pluton en 1930. Mike Brown, Chad Trujillo (Observatoire Gemini) et David Rabinowitz (Université de Yale) ont découvert Sedna le 14 novembre 2003 au moyen du télescope de 1,2 mètre Samuel Oschin de l’Observatoire du Mont Palomar, près de San Diego. En l’espace de quelques jours, la découverte fut confirmée par des observations réalisées en Espagne, au Chili, en Arizona et à Hawaii. Spitzer, le nouveau télescope spatial de la Nasa, a également été braqué en direction de Sedna. Sedna est extrêmement loin du soleil, dans la région la plus froide de notre système solaire, où la température ne s’élève jamais au-dessus de – 240° celsius. En moyenne, Sedna est encore plus froid car il ne s’approche que brièvement du soleil au cours de son interminable orbite de 10 500 ans autour de lui. À l’aphélie, le point de son orbite le plus éloigné du Soleil, Sedna se trouve à 130 milliards de kilomètres du Soleil, soit 900 fois la distance qui nous sépare de l’astre du jour. Prenant argument du fait que même le télescope Spitzer n’est pas parvenu à détecter la chaleur de Sedna à de telles distances, les scientifiques en ont déduit qu’il devait être d’un diamètre inférieur à 1700 km, ce qui est plus petit que Pluton. En combinant les données disponibles sur ces différents corps célestes, Mike Brown estime que la taille de Sedna est environ à mi-chemin entre celle de Pluton et de Quaoar, un planétoïde plus petit découvert par la même équipe en 2002. L’orbite très elliptique de Sedna ne ressemble à aucune de celles des autres objets du système solaire déjà connus. Elle s’apparente à celle qui était prédite par la théorie pour les objets de l’hypothétique nuage de Oort, lointain réservoir de comètes. Seul problème, Sedna est 10 fois moins éloignée de nous que la distance à laquelle on pensait trouver le nuage de Oort. Pour expliquer ce fait, Brown avance l’hypothèse d’un "nuage de Oort Interne" qui se serait formé il y a des milliards d’années de cela, à l’occasion du passage d’une étoile itinérante près de notre système solaire. Cette étoile aurait alors provoqué le déplacement de certains de ces noyaux cométaires vers l’intérieur du Système Solaire. "Cette étoile aurait été si proche de nous qu’elle aurait eu un éclat supérieur à celui de la pleine Lune, et on aurait pu la voir de jour pendant près de 20 000 ans". explique Brown. Mais cette visiteuse aurait également pu perturber les noyaux cométaires les plus lointains du nuage de Oort, provoquant un déluge de comètes vers l’intérieur du système solaire dont l’impact sur notre planète aurait pu faire disparaître l’essentiel des formes de vie existant à l’époque. Rabinowitz mentionne pour sa part le fait que certains éléments laissent à penser que Sedna pourrait avoir un compagnon. Les scientifiques espérèrent pouvoir approfondir cette hypothèse grâce au télescope spatial Hubble. Trujillo a d’ores et déjà commencé à examiner la surface de Sedna à l’aide du télescope Gemini Frederick C. Gillett de 8 mètres installé sur le Maunea Kea, à Hawaii. "Nous ne comprenons pas encore ce qui recouvre la surface de ce corps céleste. Ça ne correspond pas à ce à quoi nous nous attendions, et nous ne savons pas comment l’expliquer". Sedna s’approchera un peu de la Terre dans les années qui viennent. Mais même lorsqu’il sera au plus proche, dans 72 ans, il sera en fait encore très loin, bien au-delà de Pluton. Alors il entamera le voyage de retour vers les confins du Système solaire. "La dernière fois que Sedna s’est trouvée aussi proche du Soleil, la Terre sortait tout juste du dernier age glaciaire. La prochaine fois qu’elle repassera, que sera devenue la Terre ?" se demande Mike Brown en guise de conclusion. Coordonnées géocentriques de Sedna Coordonnées géocentriques de Sednapour le 6 mars 2004 :
Sedna se déplace chaque jour d’environ 2 secondes en Ascension Droite et 6 secondes en déclinaison à travers la constellation de la Baleine. date long. lat. dist./Sol A.R. décl. 01.01.1900 07°39 Bélier -08°31’ 132.90 0h42’ -4°47’ 07.01.1920 13°07 Bélier -09°14’ 123.89 1h 3’ -3°20’ 04.01.1930 16°08 Bélier -09°37’ 119.36 1h14’ -2°32’ 02.01.1940 19°24 Bélier -10°00’ 114.87 1h27’ -1°40’ 09.01.1950 22°55 Bélier -10°21’ 110.59 1h40’ -0°43’ 07.01.1960 26°43 Bélier -10°44’ 106.24 1h55’ 0°17’ 09.07.1965 00°01 Taureau -10°52’ 104.37 2h 7’ 1°17’ 04.01.1970 00°50 Taureau -11°04’ 102.00 2h10’ 1°22’ 02.01.1980 05°18 Taureau -11°24’ 97.91 2h27’ 2°32’ 09.01.1990 10°06 Taureau -11°39’ 94.14 2h45’ 3°46’ 07.01.2000 15°20 Taureau -11°52’ 90.44 3h 5’ 5° 4’ 04.01.2010 21°00 Taureau -12° 00’ 87.00 3h27’ 6°25’ 02.01.2020 27°04 Taureau -12° 01’ 83.88 3h50’ 7°48’ 30.04.2024 00°03 Gémeaux -11°44’ 84.32 4h 1’ 8°40’ Dixit j.p Nicola : Il est peut-être plus sage de penser, avec nos astromètres, que Pluton est le principal représentant d’une deuxième ceinture d’astéroides située au dela de Pluton. "Son aspect physique", précise Pierre Koeler "comme ses caractérisques orbitales s’accordent parfaitement avec cette autre hypothèse, plus plausible par certains côtés. Il faudrait alors s’attendre à trouver d’autres astres du même type dans cette région du système solaire" a+ tiré du Livre "Pluton" de J.P.Nicola édition Sand Répondre à ce message
2003UB313
lundi 2 juillet 2007
par Yves Sedna et surtout 2003UB313 sont-elles des planètes ? Et si non, qu’advient-il alors de Pluton ? Voilà deux questions que je me suis souvent posées dans mes rêveries solitaires astrologiques ? C’est donc avec un grand intérêt que j’ai parcouru les différents articles mis en ligne traitant de ce sujet. Je reste cependant sur ma faim. Le double artice de JP Nicola est trop technique pour moi. Même avec une certaine bonne volonté, je dois avouer ne pas y comprendre grand chose. Toute la partie astronomique et technique – même si des plus intéressante – et dieu sait si j’aimerais pouvoir la comprendre – dépasse complètement mon entendement intellectuel, mettant en lumière mes incompétences personnelles en matière de physique et de mathématique. En effet, malgré toute la démonstration, je ne parviens pas à saisir pourquoi « L’axe Jupiter-Mercure mis en valeur par les couples appariés, nécessite, (…), une orbite avant Mercure si l’on en prend une après Pluton ; une orbite après Pluton si l’on en prend une avant Mercure (Nicola, 2003) ». D’où cette question qui me vient spontanément à l’esprit (et ce n’est pas là une attaque contre M. Nicola, mais véritablement une question naïve fondée sur un manque). Derrière ce raisonnement mathématique et scientifique, sommes-nous en face d’un mysonésime, une peur de ce qui est nouveau, une position opiniâtre défendant un système bien en place qu’il serait évidemment désagréable de remettre en cause ? Pourquoi n’y a-t-il pas de place pour une dixième planète ? Et pourquoi Pluton ne pourrait-il pas être rétrogradé du statut de planète à celui de planétoïde ? A mon sens, sans ressources scientifiques et astronomiques réelles, simplement en me basant sur ma bonne raison et mon intuition, 2003UB313 mérite autant que Pluton le statut de planète, ou alors, comme de nombreux astronomes semblent le préconiser, Pluton ne mérite plus ce même statut. Et au-delà de ce débat sur le statut, qu’en est-il des influences astrologiques de ces deux astres ? Pluton mérite-t-il vraiment d’être pris en compte dans l’élaboration d’un thème ? (L’exemple ayant trait à la personnalité de F. Mittérand ne me parle guère). Et si oui, qu’en est-il des trans-plutoniens comme 2003UB313 et des autres à venir ? Y a-t-il encore une place dans ce sytème RET que je suis en train de découvrir ? Un attachement trop rigide à ce système ne ferme-t-il pas la porte à de nouvelles découvertes ? Bref autant de questions simples à des problèmes que j’imagine complexes. Répondre à ce message
2003UB313
lundi 2 juillet 2007
par Alcyli Richard, c’est un marrant, ton nouveau pote... ! Il se foutrait pas un peu de ta gueule ... ? A+ Répondre à ce message
2003UB313
lundi 2 juillet 2007
par Richard Salut Yves, A propos des recherches astrométriques et cosmogoniques de J.P. Nicola, je suis d’accord avec toi lorsque tu écris que "Toute la partie astronomique et technique – même si des plus intéressante – et dieu sait si j’aimerais pouvoir la comprendre – dépasse complètement mon entendement intellectuel, mettant en lumière mes incompétences personnelles en matière de physique et de mathématique" : je suis à peu près comme toi. Damned ! Dur, dur d’être un littéraire nul en maths… Ceci dit, j’essaie quand même de t’apporter quelques éléments de réflexion, sinon de réponse : 1) Tu remarqueras que nous sommes bien les seuls astrologues à poser le problème physique des astres transplutoniens (je mets de côté les délires astrosymbolistes basés sur les noms mythologiques). Il n’y a donc pas de "peur de ce qui est nouveau". 2) Les recherches astrométriques de Nicola mettent en évidence des couples planétaires qui structureraient le système solaire et qui justifieraient la réalité de l’astrologie. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la phrase que tu cites : "L’axe Jupiter-Mercure mis en valeur par les couples appariés, nécessite, (…), une orbite avant Mercure si l’on en prend une après Pluton ; une orbite après Pluton si l’on en prend une avant Mercure". Nous savons maintenant avec une quasi-certitude qu’il n’y a pas de planète entre le Soleil et Mercure, donc pas d’astre pour faire couple avec une transplutonienne. Cela signifie-t-il que nous niions l’existence d’astres et même de "planètes" transplutoniennes ? Tu as pu t’apercevoir que non. Sur ce sujet, Nicola a écrit : "Notre Soleil serait-il en représentation de Représentation s’il n’était seul ? Peut-être, mais un peu moins. Ainsi, en astrologie, les éléments célestes multiples, astéroïdes, parts, aspects mineurs, foyers vides, rejoignent une fonction contraire au Soleil dans leurs significations. Pluton, probablement parce qu’il contribue à l’harmonie du système solaire, reste le représentant décisif, non pas exclusif, de la pluralité". Tu as bien lu : "DECISIF, non pas EXCLUSIF". Et ce texte ne date pas de 2003 (qui est l’année de sa mise en ligne sur notre site) mais d’il y a une trentaine d’années. Pourquoi "décisif" ? Parce qu’il ferait partie d’un couple astrométrique selon les recherches de Nicola. Pourquoi "pas exclusif" ? Parce que d’autres astres du système solaire, traités selon les mêmes paramètres astrométriques qui sous-tendraient le R.E.T., peuvent aussi relever astrologiquement d’une formule qui renvoie aussi à la "transcendance de la Transcendance"… tout en n’étant pas couplés. D’où la phrase de Nicola : "Pluton, probablement parce qu’il contribue à l’harmonie du système solaire, etc.". Suite à la découverte d’astres transplutoniens, tu te demandes s’il y a "encore une place dans ce sytème R.E.T. que je suis en train de découvrir ? Un attachement trop rigide à ce système ne ferme-t-il pas la porte à de nouvelles découvertes ?". Réponse, cette fois catégorique : il y a de la place pour les transplutoniennes dans la fonction universelle "transcendance de Transcendance" ou homéostasie du multiple, puisque justement cette fonction est la gestionnaire du multiple (et une multitude d’astres, ce n’est pas ce qui manque au-delà de l’orbite de Pluton). Derrière le R.E.T. qui justifie les attributions astrologiques traditionnellement attribuées aux planètes, il y a le Logoscope, modèle mathématique extra-astrologique, structure universelle organisant les relations et interactions entre l’unique, le duel et le multiple à l’intérieur de N’IMPORTE QUEL SYSTEME ORGANISÉ ET COHÉRENT (et entre autre le système solaire). Et pour comprendre le Logoscope, pas besoin d’être chevronné en maths ou en astrophysique. Tu dois avoir encore 700 articles à lire sur ce site et de longues heures de perplexité et de réflexions pour commencer à te rendre compte que la philosophie conditionaliste, tout en étant née d’une interrogation sur le pourquoi et le comment de l’astrologie, déborde désormais celle-ci de toute part, l’englobe dans une plus vaste vision du monde comme Structure. A ce niveau-là, "l’horoscope du psy-du-Sujet" est à des années-lumières... 3) A propos de Pluton dans le Thème de François Mitterrand : tu n’es bien entendu pas obligé d’être convaincu sur la foi d’un seul cas… mais si Pluton n’exerce aucune influence, il te restera à expliquer le fonctionnement du "prince de l’équivoque" froid et lointain avec Vénus et Mercure comme seules angularités. Mais le mieux est bien entendu que tu te fasses des collections de Thèmes comportant de nettes angularités de Pluton et que tu juges par toi-même, expérimentalement. Je te conseille au passage de lire "Astrologie et connerie" : tous les plutoniens ne se valent pas. En passant, ton message m’a donné l’occasion de créer de nouveaux liens hypertexte que j’avais oublié de faire entre les articles traitant des astéroïdes et des transplutoniennes, ce dont je te remercie. Bonne continuation. Répondre à ce message
2003UB313
lundi 2 juillet 2007
par Yves Merci bcp Richard pour ta réponse que je dois encore méditer un peu. Pour Mittérand, je disais que l’exemple ne me parlais guère car en tant que Suisse, et étant un peu jeune, je ne connais à peu près rien de son long règne à la tête de l’Etat français. Il me reste effectivement bcp à lire et à apprendre, mais depuis le temps que je cherchais de la littérature intéressante sur l’astrologie, je ne vais pas me pleindre du "trop d’un seul coup"... IoI Mes questions sont peut-être un peu naïves, mais reflètent simplement mon impatience face à des interrogations que je me pose depuis longtemps... En aucun cas j’oserai me foutre de la gueule de qui que ce soit... en tout cas pas comme cela, de manière anonyme et lâche... A bientôt. Répondre à ce message
2003UB313, Xéna et Eris
vendredi 6 juillet 2007
par Richard
Eris est plus massif que Pluton. Cliquez ici pour connaître ses caractéristiques astonomiques et ici pour les dernières nouvelles d’Eris.
Répondre à ce message
|
|