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Victor Hugo, un Poissons de combats

Que se passe-t-il dans le ciel de l’hémisphère nord entre le 19 février et le 21 mars ? Les nuits sont toujours plus longues que les jours, mais ces derniers croissent en durée ; le monde nocturne résiste et le diurne progresse et, jour après jour, leurs durées tendent vers l’égalité, une égalité qui sera effective le 21 mars, lors de l’équinoxe de printemps.



Sous le Signe des Poissons, dominant dans le Thème de Victor Hugo, ce couple de contraires que sont l’univers diurne et l’univers nocturne se confrontent en se rapprochant. On se trouve à la fin d’un cycle et l’on pressent l’arrivée d’un nouveau. Un monde s’éteint, un autre se profile. Ils sont antagonistes et pourtant solidaires, l’un n’existant que par opposition à l’autre. Pour décrire de phénomène, qui se produit aussi pour le Signe de la Vierge, l’astrologie moderne parle d’union et de choc des contraires, une formule qui à elle seule pourrait suffire, si c’était possible, à résumer la vie et l’œuvre de Victor Hugo.

Le « coup de théâtre cosmique »

« La religion de Hugo a pour trait essentiel un coup de théâtre cosmique, écrivait André Maurois qui ignorait certainement qu’il évoquait ainsi le prélude à l’équinoxe de printemps. Soudain, ce qui était damné sera sauvé, ce qui était humilié sera exalté, d’où son optimisme. Il sait que l’usurpateur sera vaincu, que le bien triomphera, que Dieu vaincra ».

Avant d’aller plus avant, tordons le cou à un à préjugé très répandu chez les astrologues, préjugé selon lequel le Poissons serait un Signe « mystique ». Il n’en est rien : on peut très bien être très Poissons et matérialiste ou athée. C’est d’ailleurs le type de Poissons le plus courant dans l’occident matérialiste et athée. Ne mélangeons pas tout et rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu : le mysticisme et la religion ne sont pas dans le ciel, mais dans le cœur de l’homme, ou plus exactement dans les replis profonds de son âme.

Poissons ou non, toutes les âmes n’aspirent pas ouvertement à l’infini. Celle d’Hugo, si. Son esprit n’était pas religieux parce qu’il était Poissons, mais il vivait sa religiosité sur un mode très Poissons. Comprendre cela, c’est comprendre les fondements même de l’astrologie sérieuse.

L’affirmation engendre la négation

Revenons maintenant au sens et au « choc des contraires » qui caractérisent les êtres fortement marqués par les Poissons. Ce choc, Victor Hugo le vivait donc sur un mode mystique dont le texte suivant est une magnifique illustration :

« L’affirmation engendre la négation ; le oui produit le non. La première des affirmations, c’est Dieu ; la première des négations, c’est Satan. La destinée de toute affirmation, c’est de lutter sans cesse avec la négation qui lui est propre. Le jour est une affirmation dont la nuit est la négation. Le génie est une affirmation dont l’envie est la négation. La hiérarchie est une affirmation dont l’égalité est la négation. La religion, le pouvoir, l’art, la poésie sont des affirmations dont l’ironie, sous les noms divers de raison, de critique et d’opposition, est la négation. Le sultan est l’affirmation, l’eunuque est la négation. Dans l’ordre des faits historiques comme dans l’ordre des faits philosophiques il y a des hommes qui affirment tout entiers comme il y a des hommes qui nient. L’affirmation est en haut, la négation est en bas. La destinée de toute négation c’est d’être elle-même toujours et opiniâtrement niée par une autre négation qui est plus bas qu’elle et moindre qu’elle. Le tigre mange l’homme, le pou mange le tigre. Acceptons ces lois ; ne les jugeons pas. Après tout, l’antagonisme fait saillir l’être. Tout ce qui est fait est ainsi fait. Dieu et Satan, c’est la base même des religions ; le jour et la nuit, c’est la loi même de la création ; le oui et le non c’est le dialogue même de l’humanité ».

Crucifié entre les contraires

Ainsi Victor Hugo a-t-il vécu toute sa vie crucifié entre des contraires solidaires, ce qui explique nombre de ses contradictions très bien décrites par l’un de ses biographes, Henri Guillemin : « Passionné et calculateur, frénétique et pondéré, téméraire avec prudence, c’est un dévorant compliqué d’un sobre. Le bon sens sagace n’est pas sa moindre qualité. Et ce qu’il nomme, à certaines heures, préjugés, sottises, niaiseries, ces choses qui l’incommodent, qu’il voudrait piétiner, reçoivent d’une part de lui-même un assentiment profond ».

Mais le Signe des Poissons à lui seul ne suffit pas à expliquer cette extrême sensibilisation aux contraires de Hugo. Les dominantes planétaires sont bien entendu également de la partie. « Je suis une force qui va » : c’est ainsi qu’il se décrivait dans sa célèbre pièce Hernani. C’est la définition même du réel concret : l’existence est mouvement. C’est aussi la définition de Mars en astrologie moderne, dont la fonction est de faire exister l’existence dans un permanent duo-duel avec le monde extérieur : duo parce qu’il faut faire avec lui pour en tirer les forces nécessaires à l’action, duel parce qu’il faut se battre contre lui pour survivre.

« Je veux être Chateaubriand ou rien »

Adolescent, Victor Hugo voulait être « Chateaubriand ou rien », ce qui donne la mesure de ses ambitions jupitériennes, de sa soif de gloire et de reconnaissance. Comme par hasard, François-René de Chateaubriand était lui aussi saturno-jupitérien (Saturne à l’Ascendant au carré de Jupiter) et fortement marqué par la Vierge, l’autre Signe en « choc des contraires ». Et comme Victor Hugo, c’était un être pétri de contradictions, aussi assoiffé de gloire que méditatif et introspectif.

Les itinéraires politiques des deux hommes se ressemblent d’une manière frappante : Chateaubriand se rallia à Napoléon puis devint son ennemi acharné, contribua activement à la Restauration de Louis XVIII puis l’attaqua violemment, favorisa la chute de Charles X pour ensuite manifester sa fidélité à la famille royale en exil après 1830. De son côté, après avoir été catholique et ultraroyaliste, Hugo est devenu bonapartiste et libéral, pour finir républicain et socialiste.

Opportunisme, incohérence ? Pas forcément. Chocs de contraires plutôt : si ces revirements ont permis aux deux hommes de continuer de brillantes carrières sous tous les régimes, ils ont aussi été des opposants résolus à toute stagnation conservatrice, qu’elle soit « de droite » ou « de gauche ». Tous deux étaient en phase avec un progrès qu’ils estimaient inéluctable : « Force est d’avancer avec l’intelligence humaine. Respectons la majesté du temps. Je me suis retrouvé entre deux siècles comme au confluent de deux fleuves ; j’ai plongé dans leurs eaux troublées, m’éloignant à regret du vieux rivage où je suis né, nageant avec espérance vers une rive inconnue », écrivait Chateaubriand.

En écho, Hugo lui répondait que « L’avenir avance, le passé résiste : la lutte est violente, les efforts parfois excessifs ; modérons-les. La certitude du triomphe se mesure à la dignité du combat ; la victoire est d’autant plus certaine qu’elle est plus tranquille ».

« Je m’en vais, et vous restez », disait Chateaubriand peu avant sa mort, alors que le génie de Victor Hugo émergeait d’une manière fulgurante.

« Aimer, c’est agir »

Et justement, Mars est dominant, en Verseau et au Fond-du-Ciel dans le Thème du poète, chez qui les duo-duels marsiens attisaient le choc des contraires, lui donnait une dimension charnelle, palpable, matérielle. « Il ne s’est point contenté d’être un penseur : il a été un lutteur », écrivait un journaliste du Petit Parisien le lendemain de la mort de Victor Hugo. « Il n’a point voulu être seulement la tête qui médite : il a été aussi le bras qui agit ». D’ailleurs, les derniers mots qu’il a écrits avant de s’éteindre son ceux-ci : « Aimer c’est agir ».

L’amour d’Hugo pour les femmes et pour l’humanité était loin d’être mièvre, éthéré, abstrait : c’était un sentiment violent et passionné, un sentiment marsien qui lui enjoignait de prendre les situations d’injustice à bras le corps, de s’engager physiquement dans tous les combats qu’il estimait légitimes, de prendre les réalités à bras le corps pour les transformer. Pour un Mars en Verseau au trigone d’Uranus, la lutte porte en elle les germes de l’espoir (Verseau) et il est impératif d’en indiquer audacieusement et clairement les voies (Uranus) : l’action directe est recréation, tremplin de renouvellement, accoucheuse de possibilités futures, affirmation concrète d’une intransigeance volonté libératrice.

Hugo le marsien n’avait aucune indulgence pour la poésie évanescente et évaporée : « Poètes, écrivait-il, il ne suffit pas de s’élever ; il faut encore savoir ce qu’on fait là-haut, ce qu’on veut et où l’on va. Il y a des esprits qui s’élèvent sans ailes visibles, c’est-à-dire sans génie réel, seulement parce qu’ils sont en eux je ne sais quoi de subtil qui les enfle et les rend légers. Coupez ce fil qui les attache a la terre et qu’on appelle le bon sens, les voila qui passent, ils montent, ils montent si haut qu’ils se perdent ».

Pour Hugo, l’amour et la poésie étaient avant tout action.

« Un dévorant compliqué d’un sobre »

Deuxième configuration dominante du ciel de Victor Hugo : la conjonction Jupiter-Saturne en culmination supérieure. Elle associe l’ambition, la soif de réussite sociale, l’orgueil, voire l’arrivisme et l’opportunisme (Jupiter-Lion) et la modestie, la quête de valeurs profondes, l’humilité, la prudence et le doute (Saturne-Vierge). Encore un choc des contraires : par Jupiter il lui fallait dévorer les honneurs, devenir par ses œuvres un personnage célèbre, exemplaire et reconnu, tandis que par Saturne c’était un esprit sobre austère, solitaire et méditatif.

Sous une conjonction Jupiter-Saturne, la jovialité n’est jamais loin de la mélancolie, la tristesse de l’euphorie joyeuse, le sentiment de victoire de la sensation d’échec. Ainsi Hugo, tout en jouissant de ses triomphes, n’en restait-il pas en même temps sceptique, désabusé, tant il en mesurait la vanité, pris dans le choc des contraires entre l’extraversion jupitérienne qui se saoule de langage et de certitudes et l’introversion saturnienne qui chérit le silence et le doute.

L’ordre contre le désordre

Jupiter et Saturne sont opposés à Soleil-Vénus-Pluton : nouveau choc des contraires, cette fois entre ordre statique et conservateur (Soleil-Jupiter71) et désordre dynamique et créateur (Saturne-Pluton). Jupitéro-solaire et donc homme d’ordre, bourgeois fortuné de surcroît, Hugo ne supportait pas l’anarchie et le désordre. Lors des émeutes révolutionnaires de 1848, lui qui compatissait à la misère du peuple et cherchait à faire voter des lois pour l’éradiquer, se retrouve du côté de la répression par rejet de la « chienlit » populacière. Désarmé mais résolu, il monte à l’assaut des barricades révolutionnaires à la tête des forces de l’ordre en leur hurlant : « Il faut en finir les enfants ! Cette guerre de tirailleurs est meurtrière ! On perd moins de monde en marchant bravement vers le danger ».

Il faut dire que ce 24 juin 1848, Mars en Lion transitait à l’opposition de sa position natale. Il manquera de se faire tuer. L’un des officiers qui l’accompagnait confiera dans une lettre que « Conduits par un tel homme, nous arrivâmes sur les barricades qui furent successivement enlevées… ». C’était vraiment « Hugo contre les misérables ». Un comble ! Incohérence ? Non, nouveau choc des contraires qu’il formulera ainsi : « Les exaspérations de la foule qui souffre et qui saigne, ses violences à contresens sur les principes, ses voies de fait contre le droit, sont des coups d’État populaires et doivent être réprimés. L’homme probe s’y dévoue, et par amour pour cette foule, il la combat ».

Mais un an plus tard, nouveau revirement : voyant que le gouvernement ne fait rien contre la misère à l’origine de ces émeutes, l’Académicien prestigieux, le Pair de France encensé par le pouvoir en place prononce à l’Assemblée Nationale son célèbre Discours sur la misère (« Vous ne voulez pas du progrès ? Vous aurez des révolutions ! ») et passe avec armes et bagages dans l’opposition républicaine. Cette fois, c’est le saturno-plutonien sensible au sort des exclus, des sans-grade, des bafoués qui s’exprime. Incohérence ? Non, toujours pas. Hugo cherche toujours à conjuguer les contraires qui s’entrechoquent. Trop de désordre appelle de l’ordre en réaction. Et trop d’ordre conservateur appelle le désordre créateur. Révolté, sous le carré d’Uranus-Pluton à son Mars natal, il se transforme en justicier implacable, en « sauvage ivre et rebelle » selon ses propres termes, ce qui le conduira à vivre deux ans plus tard de longues années d’exil dans les îles anglo-normandes de Jersey et de Guernesey.

L’inébranlable

Pour l’astrologie moderne, l’une des autres caractéristiques majeure du Signe des Poissons est l’inhibition extinctive, c’est-à-dire l’aptitude à éliminer, boycotter, proscrire ou ignorer tout ce qui n’est pas l’absolu auquel on se consacre.

L’absolu de Victor Hugo, c’était la liberté dans le droit. Et là-dessus, il se comportait bien en Poissons fortement marqué par Mars, Jupiter et Saturne, les planètes du réalisme, du bon sens et de la volonté constructive : toute sa vie, il est resté inébranlable dans ses refus, imperméable au découragement, stoïque devant les multiples coups du sort qui l’ont frappé tout au long de sa tumultueuse existence.

Être Poissons comme lui, c’est avoir un art consommé pour échapper aux autres et aux définitions trop simples, c’est opposer un « non » monolithique et systématique à tout ce qui tente d’enfermer l’ample mouvement de la vie dans des carcans : « Non, pas de révolte contre l’injure, pas de dépense d’émotion, pas de représailles, ayez une tranquillité sévère, écrivait-il depuis son exil. La roche ruisselle, mais ne bouge pas. Parfois elle brille du ruissellement. La calomnie finit par être un lustre. À un ruban d’argent sur la rose, on reconnaît que la chenille a passé ». Victor Hugo était un roc.

L’homme des amours multiples

Dernière planète dominante dans le Thème du créateur des Misérables : Vénus. Conjointe à Pluton et au Soleil, opposée à Jupiter et Saturne, elle a fait de lui un être à la sensualité puissante et désordonnée, un grand séducteur aux amours multiples à la fois affichées (Soleil) et secrètes (Pluton). Lui qui était au début de sa vie un exemplaire parangon de vertu catholique n’a pas hésité à céder à la tentation de l’adultère. Moins de dix ans après son mariage avec la vertueuse Adèle, il tomba amoureux de Juliette Drouet, une courtisane de sulfureuse réputation qui fut le grand amour de sa vie… au milieu d’une multitude d’autres conquêtes féminines.

Il faut dire qu’avec une Vénus en Poissons aussi dissonante, sa vie amoureuse était, comme sa vie d’écrivain et d’homme politique, toute entière sous l’emprise du choc des contraires : aspiration à la sagesse et à la respectabilité d’un côté (Soleil-Jupiter-Saturne), et de l’autre désir de transgression, attirance pour l’aventure sentimentale et les sensuels abîmes qu’elle est susceptible de receler (Vénus-Pluton).

Le peintre des clair-obscurs

Victor Hugo est un très grand peintre méconnu, sans doute parce que son imposante production littéraire a jeté une lueur d’ombre (encore un effet du choc des contraires) sur ses œuvres picturales. Placées sous le signe d’une conjonction Soleil-Pluton-Vénus en Poissons, ses toiles sont celles d’un esthète amoureux des couleurs (Vénus) expert dans l’art des contrastes entre le clair (Soleil) et l’obscur (Pluton).

« La fiente de l’esprit qui vole »

Mercure est l’une des planètes les plus faibles du Thème de Victor Hugo. Lorsqu’elle est dominante, elle incite et incline à prendre les choses à la légère, à se distraire, à rire des solennités, à se disperser, à ne pas prendre au sérieux les mots. Rien de tout cela chez l’auteur des Misérables : toute sa vie et son œuvre démontrent à quel point il était passionné dans chacune de ses prises de position, hanté par le travail (« Pas un jour sans une ligne », disait-il), sensible aux honneurs, concentré sur les tâches à accomplir et empreint de sérieux.

Il était d’ailleurs connu pour détester les jeux de mots et les calembours (ce qu’adorent en général les mercuriens), qu’il considérait comme n’étant que la « fiente de l’esprit qui vole ». Une manière très anti-mercurienne de dire qu’on n’a pas le droit de jouer avec le langage. Ce grand chantre et acteur de la liberté trouvait là ses limites : à sa place, un mercurien aurait volontiers admis qu’il « n’y a pas de liberté sans qu’on trinque » .

Texte paru dans Astrologos n° 9, février 2002.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard


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