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Françoise Schneider-Gauquelin et l’astro-statistique

En 1955, le psychologue Michel Gauquelin publie L’influence des astres. Dans cet ouvrage, il rend compte du résultat de ses enquêtes statistiques sur l’astrologie que, depuis 1951, il a menées à bien avec sa femme Françoise. Bien que ces deux statisticiens ne témoignent pas beaucoup de confiance envers les traditions astrologiques, leurs travaux montrent que le caractère manifesté par les membres les plus éminents de différentes professions est en relation avec les positions planétaires dans la sphère locale : selon la profession étudiée, certaines planètes sont plus fréquemment présentes dans la zone de leur lever et de leur coucher (Ascendant et Descendant), de leur culmination supérieure et inférieure (Milieu-du-Ciel et Fond-du-Ciel) pour certains « professionnels » que pour d’autres. Ainsi Mars est-il très fréquemment angulaire chez les sportifs, Jupiter chez les acteurs, et Saturne chez les scientifiques. Inutile de dire que de telles observations statistiques ont bouleversé la science officielle. L’un de ses mandarins-marabouts de l’époque, Jean Rostand, n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer à l’époque que « si la statistique prouve l’astrologie, je ne crois plus à la statistique » ! Ce qui prouve que l’anti-astrologie rend fou… Depuis le décès en 1991 de Michel Gauquelin, son ex-épouse Françoise Scheider-Gauquelin continue leur œuvre commune.Comme lui, elle n’a jamais cherché à aborder l’astrologie sous un autre angle que celui de l’étude statistique, dont elle estime, à tort ou à raison, que c’est la seule méthode valable pour démontrer scientifiquement le fait astrologique.



Richard Pellard : Quel bilan tirez-vous de vos enquêtes statistiques sur l’astrologie, au bout de près d’un demi-siècle de recherches ? Vous avez eu à affronter le scepticisme, les contre-expertises parfois honnêtes, parfois tendancieuses, et la mauvaise foi des anti-astrologues universitaires. Pouvez-vous nous en parler ?

Françoise Gauquelin : Je vais peut-être vous désappointer, mais je considère de tels problèmes comme absolument normaux. Vous-même, imaginez que vous ayez, après beaucoup d’efforts, atteint le grade enviable de professeur au Collège de France. Vous auriez par là-même pris l’habitude d’être adulé par vos élèves, en particulier ceux qui en sont encore à l’âge où on recherche des modèles adultes à admirer sans condition. C’est là un rôle flatteur très recherché par les universitaires ambitieux. Comment pourraient-ils accepter facilement que de jeunes inconnus sans titres universitaires comparables aux leurs s’arrogent le droit de publier des résultats assez inexplicables pour un scientifique classique, tels que la position angulaire de Mars à la naissance des champions de sport prédisant leur réussite sportive, par exemple ? Et non seulement ces résultats ne s’expliquent pas aisément par nos connaissances astronomiques actuelles, mais pire : ils rappellent fortement certains axiomes des astrologues. Une réaction de rejet violente, sans examen aucun des preuves statis-tiques apportées, ne paraît évidemment pas digne d’un vrai savant. Mais n’est-elle pas normale chez celui qui a œuvré pendant des années pour imposer sa dominance intellectuelle aux plus hauts échelons universitaires ? Soyons réalistes. On observe ces luttes, ces réactions violentes de rejet dans toutes les sociétés organisées, qu’elles soient humaines ou animales. Je trouve évidemment fort triste que le tempérament fortement jupitérien de Michel l’ait poussé à harceler sans trêve les petits mâles bien en place à l’Université avec nos résultats statistiques qu’ils ne pouvaient pas réfuter. Michel a choisi de se donner la mort plutôt que d’accepter leur tyrannie scientifiquement injustifiable. Il s’est privé par là de nombreuses années de recherches exaltantes que je ne peux plus partager avec lui, hélas. Chacun a ses exigences propres, bien évidemment. Il ne m’appartient pas de juger lequel de nous deux a mieux choisi que l’autre : Michel allant jusqu’au bout de ses convictions et disparaissant avec panache lorsqu’il s’est vu injustement rejeté par tous les pontes bien en place ? Ou moi-même continuant les recherches sans désemparer, pour bien ancrer dans tous les esprits la démonstration commencée en compagnie de mon époux. que nos méthodes sont objectives et continuent à produire des résultats irréfutables que tout statisticien bien entraîné reconnaît comme tels ?

Vous refusez de vous définir comme astrologue, et pourtant vous prétendez qu’il existe une corrélation entre les angularités planétaires et les tempéraments et vous collaborez avec des astrologues. N’est-ce pas paradoxal ? Pouvez-vous nous décrire quels sont vos rapports avec l’astrologie et les astrologues ?

Apparemment votre définition d’un astrologue ne coïncide pas avec la mienne. Pour moi l’astrologue reçoit des clients et leur donne des conseils basés sur l’examen du ciel. Comme ceci ne fait pas partie de mes activités, je ne me présente pas comme un astrologue praticien. Je me considère comme une statisticienne. Ceci veut dire que je collectionne des informations sur la date et l’heure de naissance de personnes au caractère bien marqué. Pour ces cas intéressants, il me paraît passionnant de voir si leur caractère correspond aux configurations astrales prévues par les astrologues qui ont écrit sur ce sujet. Mais je n’en ai pas fait mon gagne-pain. J’ai observé qu’un engagement aussi radical ne laisse pas toujours à celui qui l’adopte la liberté d’admettre ouvertement les échecs de certaines hypothèses à la mode. Par exemple nous n’avons jamais eu de succès dans nos vérifications de traditions concernant les Signes du zodiaque, ce qui paraît impardonnable à beaucoup de collègues. Je veux avoir la liberté de dire ouvertement ce qu’il en est de ce point de vue. Or les prédictions basées sur les Signes du zodiaque sont ce qui rapporte le plus actuellement aux astrologues en vogue. D’éventuels clients ne me pardonneraient pas de dénier ces traditions bien enracinées. Dans un tel cas, les astrologues me traitent de la même manière que les universitaires en place : je n’ai pas le droit de dire ouvertement dans leurs publications ou dans leurs congrès que les Signes du zodiaque n’ont statistiquement aucune valeur prédictive… J’ai ainsi été éliminée d’un nombre croissant de sociétés d’astrologues qui m’invitaient au début, persuadés que peu à peu je me rallierais à l’opinion de la majorité. Ce ne fut pas le cas quand des tests objectifs et répétés de nombreuses fois ne répondirent pas à leur attente. J’estime important d’avoir su ainsi garder ma liberté d’opinion. Cela m’a éliminée uniquement de cercles que je ne pouvais pas vraiment approuver. D’ailleurs Michel et moi avons trouvé tant de résultats statistiquement bien confirmés, et ceci depuis si longtemps, que je n’ai en général pas le temps de les décrire tous devant mes auditeurs, même si on m’accorde un temps de parole exceptionnellement long.

De quel type d’astrologie et de quels astrologues vous sentez-vous la plus proche, et pourquoi ?

Après ce que je viens de dire, ma réponse doit paraître évidente. Je me sens proche de tout chercheur statisticien véritablement honnête dans ses affirmations sur les hypothèses qui donnent des résultats positifs. Je suis plutôt exigeante de ce point de vue. Depuis mes tout premiers débuts sous la direction de Michel, une première expérience fournissant un résultat appelé « significatif » dans le jargon des statisticiens et des ordinateurs, ne me suffisait jamais. En effet nous travaillons dans un domaine instable pour bien des raisons. Des cycles purement astronomiques peuvent interférer avec une hypothèse astrologique, produisant des résultats apparemment forts sans que l’astrologie y soit pour rien. Il y a aussi les irrégularités démographiques qu’il faut soigneusement repérer par des méthodes adéquates et éliminer sans les confondre avec un effet astrologique. Les interventions médicales, de plus en plus fréquentes quand une naissance a lieu dans un hôpital moderne, déforment artificiellement les courbes naturelles des naissances. Par exemple on observe qu’il y a de moins en moins de naissances qui ont lieu de nuit, quand médecins et parturientes préfèrent s’adonner à un sommeil réparateur. Il y en a de moins en moins également pendant le week-end, ou autour des fêtes de fin d’année. La gamme des interventions chirurgicales et médicamenteuses dont les obstétriciens disposent pour faire naître un bébé à l’heure qui convient le mieux à la famille s’étend d’année en année. Je me suis spécialisée dans leur étude, car mes collections de données ont fait apparaître une sorte de rivalité entre « naissances physiologiquement naturelles » et « naissances médicales ». Si on ne laisse pas le bébé choisir son heure de naissance naturelle, on risque de perdre la fragile corrélation avec les planètes. Le thème de naissance finit par ne plus indiquer grand’chose sinon le désir des obstétriciens et des parents de respecter leurs propres habitudes. Comment, au sein de tout cela, le bébé manifesterait-il encore sa sensibilité aux signaux reçus du cosmos ? Une étude cas par cas de dossiers médicaux dans lesquels toutes les interventions médicales étaient consignées a prouvé l’antagonisme entre naissance naturelle et naissance médicalisée. Le groupe que j’avais sélectionné pour l’étudier à incluait toutes les naissances par césarienne, par forceps et par injection d’ocytocyques. Au lieu de montrer la corrélation habituelle avec les planètes angulaires dans le thème des parents, les thèmes de ces bébés extraits par intervention violemment médicale de l’utérus de leur mère révélèrent un creux, une absence de planètes angulaires après le lever et la culmination supérieure.



Vous êtes née le 19/06/1929 à Neuchâtel à 3 h 00 TU. Selon vos propres résultats statistiques et méthodes, Jupiter (qui se levait à l’horizon) et Mars (qui passait au méridien inférieur) sont dominants dans votre thème. Comment interprétez-vous cette double influence ? Pouvez-vous nous dire en quoi vous vous sentez « jupitérienne » et « marsienne » ?

Je ne me sens pas particulièrement « jupitérienne » et « marsienne » pour la bonne raison que la Lune, Mercure et Vénus se trouvaient également près des angles. Je suis donc un cas complexe. Pour mieux comprendre comment il faut interpréter de tels cas, je collectionne à présent les cas très complexes, difficiles à interpréter. J’espère être bientôt en mesure de faire correctement de telles interprétations. Trouver des réponses valables est un travail de longue haleine quand on utilise des méthodes statistiques. Mais j’ai de la patience et de la ténacité et je compte bien surmonter peu à peu ces difficultés. Cela pourrait produire un nouveau livre intéressant.

Votre réponse me surprend : vous évoquez l’influence de l’angularité de Mercure alors que vos travaux statistiques dénient toute influence à cette planète. Pouvez-vous nous expliquer ?

Il n’est pas dans mon caractère d’abandonner si vite tout espoir. Dans la liste des planètes pour l’instant stériles, Mercure me paraît le meilleur candidat pour un succès tardif. Par deux fois déjà un chercheur sérieux m’a communiqué un résultat significatif de Mercure angulaire. Aussitôt, comme il se doit, j’ai publié, dans ma revue Astropsychological problems, d’une part le résultat prometteur, d’autre part les données du même type, pour essayer de reproduire ce premier succès. Il ne s’est hélas pas reproduit, ni dans le premier ni dans le second cas. Nous avons parlé plus haut de diverses raisons pour de tels échecs quand de nouvelles hypothèses sont abordées. Mais qui sait ? Une troisième « hypothèse prometteuse » sera peut-être plus productive…

Où en êtes-vous dans vos recherches et publications ?

À côté de l’élucidation de ce que signifient les cas astrologiquement très complexes, une autre publication me préoccupe également beaucoup en ce moment : mon ouvrage de 1982, Psychologie des planètes, devrait paraître prochainement dans une nouvelle version, revue et corrigée, en plusieurs langues. Le succès de cet ouvrage repose sur la méthode statistique simple et objective adoptée. En voici les grands principes. Dans une dizaine d’ouvrages d’auteurs considérés comme excellents par les astrologues, je repère le chapitre sur Les planètes et je compare les traits de caractère cités pour dépeindre l’influence spécifique de chaque planète, l’une après l’autre. Si un même trait est cité par plusieurs auteurs pour une planète donnée, je note ce trait comme étant particulièrement typique astrologiquement parlant, c’est-à-dire particulièrement juste pour cette planète. Ensuite je cherche dans mes archives de professionnels célèbres lesquels ont été décrits par un biographe comme ayant le caractère correspondant. Par exemple le trait « actif » a été attribué par six grands auteurs à l’influence de Mars sur les natifs. Et par ailleurs 357 fois un biographe a noté que ce trait caractérisait un professionnel de nos listes. Je fais extraire par mon ordinateur les 357 horoscopes de professionnels « actifs » selon l’opinion de leur biographe et j’examine ces horoscopes. Victoire : plus de cent horoscopes ont, comme je l’espérais, la planète Mars en zone angulaire. Tous les documents utilisés dans cette expérience existaient avant mon étude spécialisée. Je n’ai donc pas pu influencer leur choix pour prouver ma théorie. La relation du trait « actif » avec la situation en zone angulaire de Mars lors de la naissance des cas examinés existe en-dehors de moi. Je l’ai prouvé objectivement en réunissant patiemment ces cas particuliers et aucun autre cas… Cette même méthode objective peut être utilisée dans d’autres expériences. Si tous les documents nécessaires existent préalablement à une expérience nouvelle, on est assuré que l’expérience sera objective. Aucun adversaire hostile à l’astrologie ne peut le nier. L’influence des planètes sur le caractère peut être ainsi démontrée assez rapidement. C’est le cas pour le trait « actif » et pour les milliers d’autres traits extraits depuis longtemps des biographies de nos professionnels célèbres ; c’est le cas également pour tous leurs horoscopes. Il y a là des sources de données encore inexploitées pour faire enrager les rationalistes hostiles aux conclusions des astrologues. Voilà pourquoi Psychologie des planètes mérite donc de paraître à nouveau. Ce type de données va paraître prochainement aussi chez Auréas informatique (tel. 01 43 54 88 88) sur CDrom. Ce sera l’occasion de repartir en guerre plus efficacement contre nos détracteurs.

Article paru dans le n° 2 d’Astrologie naturelle (avril 1998).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard


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