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L’astrologie pouvait-elle prévoir le krach boursier d’octobre 2008 ?

Selon de nombreux commentateurs anti- ou pro-astrologie — et parmi ceux-ci Serge Bret-Morel, trésorier de la FDAF (Fédération des Astrologues Francophones) — les astrologues n’auraient rien vu venir de la crise majeure que traverse l’humanité depuis l’explosion de la bulle spéculative des subprimes. Voici ce qu’il écrivait sur ce sujet dans un article paru le 24 octobre 2008 dans la Gazette des astrologues : « Il est intéressant de parcourir les forums et autres textes disponibles gratuitement sur les très rares sites spécialisés. De retrouver notamment certains textes publiés à la veille des plus grandes baisses des derniers mois. On constate alors presque toujours que l’astrologue ne soupçonne pas une seconde les événements qui sont sur le point de survenir, et encore moins leur ampleur ». Et il a raison. Les astrologues boursicoteurs d’Internet n’ont rien vu venir.

Le charlatan sidéraliste de Bombay

Avant de nous plonger un peu plus profondément dans cette nouvelle faillite du prédictionnisme astrologique, commençons par nous marrer un peu : le 15 octobre 2008, soit une semaine après le krach, l’AFP diffusait un communiqué selon lequel un astrologue indien de Bombay aurait prévu cette catastrophe, sous le titre « La crise financière mondiale était inscrite dans les astres ».

Ce qui est totalement mensonger. L’astrologue en question, Raj Kumar Sharma, qui se serait « bâti une jolie réputation en prédisant les évolutions des indices boursiers de New-York, Londres ou Tokyo en fonction de l’alignement des planètes », n’avait rien prévu du tout. Il s’est contenté de débiter des âneries après coup, pour se faire de la pub et du buzz à bon compte.

Voici comment il justifie la prédiction qu’il n’a pourtant pas faite : « Le Lion est le signe zodiacal du Soleil et le Soleil symbolise le père dans l’astrologie indienne. Mais le fils du Soleil, Saturne, ne s’entend pas avec son père. Dès qu’ils sont en contact, ils se chamaillent et mettent les marchés en péril ». De l’analyse astro-financière de haute volée ! Pour comprendre ce charabia, il faut savoir que, comme la plupart de ses collègues du sous-continent asiatique, Raj Kumar Sharma est un adepte de l’astrologie sidérale, selon laquelle les influences zodiacales viennent des constellations et non des Signes. Ainsi, actuellement Saturne se trouve dans le Signe de la Vierge mais c’est la constellation du Lion qui se situe en arrière-plan de cette planète. Donc, pour un astrologue sidéraliste, Saturne se trouve actuellement en Lion, où il a été rejoint par Ketu, que Raj Kumar Sharma appelle à tort une « planète fantôme » de la mythologie hindoue « représentant l’échec et le manque de richesses ». Or Ketu n’est nullement une « planète fantôme », mais le nœud lunaire ou point d’intersection sud entre l’orbite de la Lune et l’écliptique.

Saturne et Ketu sont considérés comme maléfiques par l’astrologie traditionnelle. Leur conjonction ne peut donc être qu’horriblement maléfique… et ce n’est pas tout : Raj Kumar Sharma croit aussi à la doctrine des Maîtrises planétaires, selon laquelle Saturne « gouverne » le Signe du Verseau, opposé au Lion. Quand Saturne se trouve en Lion, il est par conséquent « en chute », donc encore plus maléfique, si c’est encore possible (rassurez-vous, le vrai Saturne astrologique est d’une toute autre nature). Or le Lion est le symbole du Père et de l’Or : quand il est agressé par le méchant Saturne et l’affreux Ketu, on peut pronostiquer la fin des haricots. Et c’est grâce à ces superstitions archaïques que Raj Kumar Sharma a tout prévu après coup.

Christopher Kevill, autre astrologue indien qui raconte n’importe quoi sur l’astrologie financière dans le journal Daily News, est d’accord avec son collègue : la crise des subprimes, c’est la faute à Saturne-Ketu dans la constellation du Lion. Du grand n’importe quoi. Je me souviens avoir rencontré à Bénarès l’un des plus grands astrologues indiens. Il ne savait pas faire la différence entre lignes de la main et Signes du zodiaque. Le krach boursier était-il prévisible en auscultant les lignes de malchance de la main invisible du marché ?

Bon, maintenant, quittons les astro-guignols orientaux et penchons-nous sur les mêmes en version occidentale.

Les charlatans de l’astro-boursicotage

Pour en arriver à ce constat, Serge Bret-Morel s’est contenté de surfer sur les multiples sites Internet consacrés à l’astrologie boursière et en particulier, parmi les francophones, les plus « sérieux » (défense de rire !) tels que Bourse Anticipations ou Cosmovaleurs.

Voici par exemple ce qu’écrivait le 5 janvier 2008 Jean-François Richard, l’un des « spécialistes » (défense de rire !) les plus en vue de l’astrologie boursière : « Nous risquons donc une situation un peu similaire, ne serait-ce qu’en prenant la seule position de Saturne qui va devenir de plus en plus négative. De 2003 à 2007, l’économie mondiale et les marchés d’actions se sont redressés grâce à un long quintile Uranus-Pluton qui a donné un dernier élan jusqu’à la fin du printemps 2007. Cela a permis de surmonter la crise internet des années précédentes. On peut penser qu’un demi-sextile Uranus-Neptune de 2009 à 2011 va également aider l’économie mondiale. Mais on peut douter d’un impact vraiment déterminant, alors que parallèlement les oppositions Saturne-Uranus vont se succéder sur la même période. en fait, on peut globalement penser que cela se soldera par un match nul sur quelques années, l’économie mondiale demeurant assez robuste mais beaucoup plus fragile et faible que précédemment ». Nous sommes à présent (novembre 2008) en plein « match nul »… Qu’est-ce que ce serait si les bourses avaient perdu ce « match » !

Effectivement, les astro-boursicoteurs n’ont rien vu venir de la crise majeure que traverse l’économie mondiale, même si les moins mal avisés d’entre eux se sont un peu méfiés de l’opposition Saturne-Uranus. Pourquoi cet échec ? Tout simplement à cause des méthodes simplistes qu’ils utilisent et de leur propension à déconnecter les hauts et bas des bourses de leur contexte global (économique, social, civilisationnel, etc.), comme si les astres du système solaire influaient directement, par le biais d’une magie influentielle astro-financière, sur les cours de la bourse.

Méthodes simplistes : selon ces astro-boursicoteurs-bonimenteurs, les intercycles des planètes lentes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton), concerneraient les fluctuations et évolutions à moyen et long terme des valeurs boursières, le court terme étant dévolu aux planètes rapides (de Lune à Mars inclus). À chaque astre et intercycle est arbitrairement attribué une hypothétique influence sur certains événements ou types de valeurs boursières. Les Aspects consonants sont censés concerner les hausses et les dissonants les baisses. En mixant tout ça, on se lance dans le prévisionnisme. Quand par hasard les prévisions sont confirmées, on le claironne à tous vents en vantant les méthodes qui ont permis ces succès. Quand elles ne le sont pas, ce qui est très fréquent, on met ça sur le dos de quelques imperfections dans les méthodes prévisionnelles, on n’en parle pas trop et on re-bricole de nouvelles méthodes pour « repartir » en prévision.

Exemple d’autosatisfaction de Jean-François Richard, gourou de l’astrologie boursière : « Mais d’abord un mot sur l’« astrologie », parce que je ne suis pas astrologue ! Si je l’étais, BOURSE ANTICIPATIONS n’existerait plus depuis longtemps… L’« astrologie traditionnelle » avec son ésotérisme et sa mystique ne sont d’ailleurs qu’une source d’erreurs permanentes, sans même parler du charlatanisme qui l’accompagne. À l’inverse, l’étude patiente des cycles planétaires de notre système solaire, méthode scientifique même si elle n’atteindra jamais la perfection d’une discipline comme les mathématiques, donne d’excellents résultats. C’est cette méthode qui a permis de déterminer un cycle haussier de 1995 à 2000, mais aussi le krach de l’été 1998… C’est cette méthode qui a permis de suivre pas à pas le krach historique de 2000 à 2003… C’est cette méthode, enfin, qui a permis d’envisager le redressement actuel… C’est la méthode de BOURSE ANTICIPATIONS ».

Le « redressement actuel » est en effet exceptionnel… Autre exemple de prévision astro-boursicoteuse par Cosmovaleurs pour mars et avril 2008 : « En février 2008, alors que la crise financière alimentait le pessimisme des marchés, que les investisseurs broyaient du noir, Cosmovaleurs prévoyait « une sortie du tunnel pour la fin mars » 2008. En Mars, nous réitérions nos prévisions positives pour début avril et la deuxième partie du mois notamment. Pour le moment, la bourse nous a donné raison : de nombreux « vendeurs » ont été pris par surprise et depuis quelques jours analystes et économistes changent d’opinion sur l’évolution du marché ! Certains prévoient maintenant une hausse de 10 à 20 % d’ici la fin de l’année voir avant ainsi qu’une remontée de nombreuses valeurs de plus de 25 à 30 %. Nous sommes repassés à l’achat et avons initié des positions plus réactives ».

Superbe prévision, fruit d’une méthode rigoureuse (défense de rire !), « basée sur l’analyse fondamentale des valeurs et sur l’étude de leurs cycles planétaires, CosmoValeurs prévoit la psychologie des marchés et anticipe le cours des actions. À la différence des outils d’analyse classique, les cycles planétaires réalisent une prospective totalement indépendante de l’histoire passée (telles que les statistiques en analyse technique) des actions : ils signalent les valeurs qui ne sont pas encore médiatisées mais qui intéresseront le marché demain. Notre Méthode comporte quatre étapes : 1. Analyse des cycles planétaires de long, moyen et court terme : indices des mouvements collectifs. 2. Impact de ces cycles sur les principaux marchés : tendance de la Bourse à 1 mois… 3 mois… 1 an… 3. Recherche des cycles propres à chaque valeur cotée. 4. Sélection de valeurs qui, outre leurs fondamentaux, réagiront plus particulièrement aux cycles haussiers ou baissiers du marché ». Depuis le krach d’octobre, le même astro-boursicoteur [se fait plus prudent et penaud.

Le problème, d’un point de vue technique, c’est que ces méthodes ne permettent d’avoir aucune vision globale des intercycles planétaires, laquelle ne peut-être donnée qu’en mesurant l’indice de concentration ou de dispersion planétaire pour une période donnée, ce que seule l’astrologie conditionaliste a su faire. Mais il faut dire que les astrologues appartenant à cette mouvance ne se focalisent pas sur les cours de la bourse pour juger de l’état du monde.

Il faut être complètement fou (ou économiste-astrologue) pour pouvoir imaginer que les planètes du système solaire agissent directement et mécaniquement sur les cours de la bourse. Ces derniers ne sont que des indicateurs d’un climat collectif général dont les fluctuations de la finance ne sont qu’une toute petite partie, climat collectif qui ne peut s’analyser qu’à travers la dynamique des conditionnements en astrologie mondiale. Le déterminisme astral s’exprime à l’intérieur des différents déterminismes historiques, sociaux, économiques, culturels, etc. Il n’est analysable et compréhensible qu’en le situant à l’intérieur de ce complexe contexte multi-factoriel, et surtout extra-astrologique, que les astro-charlatans boursicoteurs ignorent superbement, tant ils sont le nez dans le guidon de leur prévisionnite financière à courte vue. Or des prévisions (et non des prédictions) réalistes ne peuvent se faire qu’en tenant compte de ce contexte global.

Mais revenons à l’affirmation de Serge Bret-Morel selon laquelle aucun astrologue n’aurait rien vu venir de la crise dans laquelle nous nous débattons, et qui est loin de n’être que financière. Aucun astrologue, vraiment ? Sur les sites astro-boursiers gratuits d’Internet, c’est vrai. Pourtant il n’y a pas qu’Internet et l’astrologie boursière (au demeurant pas spécialement gratuite). Il existe aussi des publications astrologiques auxquelles Serge Bret-Morel n’a pas accès puis qu’il n’y est pas abonné. Le Fil d’Ariana, par exemple, bulletin interne de l’Association pour la Recherche et l’Information en Astrologie Naturelle.

Concentration planétaire et opposition Saturne-Uranus

Dans son n° 29 paru en avril 2008 figure un article intitulé Mai 1968 et la conjonction Uranus-Neptune daté du 19/02/2008. J’y relatais les avatars de cet intercycle planétaire depuis 1789 et, incidemment, j’y proposais une méthode permettant de calculer l’impact des conjonctions et des Aspects dissonants — carrés, oppositions — (car ce sont ces Aspects qui signalent les étapes majeures du conditionnement astrologique mondial) à l’intérieur des périodes de concentration ou de dispersion planétaires.

Cette méthode est la suivante :

▶ 1) On ne retient que les Aspects dissonants majeurs (conjonction, opposition, carré) ;
▶ 2) On classe les Aspects en fonction de la durée décroissante de leurs intercycles, qui sont au nombre de 10 ;
▶ 3) On accorde la même valeur aux conjonctions et oppositions, ce qui fait qu’il y a 2 types d’Aspects : les conjonctions-oppositions d’une part, et les carrés d’autre part, donc en tout 20 types d’Aspects ;
▶ 4) On attribue à chaque type d’Aspect une valeur indicielle basée sur un classement ordinal : de 20 pour la conjonction Neptune-Pluton à 1 pour le carré Jupiter-Pluton ;
▶ 5) On note quels Aspects se produisent pour le 01/01, 01/03, 01/06 et 01/09 de chaque année ;
▶ 6) On additionne les indices obtenu par chaque Aspect. On peut ainsi obtenir un graphe illustrant les périodes à forte densité (en haut du graphe) ou à faible densité (en bas du graphe) d’Aspects majeurs.
▶ 7) Le graphe ainsi obtenu doit ensuite être interprété à la lueur des informations données par les indices de concentration et de dispersion. Il révèle quelles sont les sous-périodes les plus significatives à l’intérieur de ces périodes.
▶ 8) Bien entendu, cette méthode basée sur un découpage trimestriel, commode mais arbitraire, ne permet pas de rendre compte fidèlement des rétrogradations, lesquelles expliquent bien souvent l’apparence en dents de scie du graphe ainsi obtenu.

J’ai appliqué cette méthode à la période 2003–2009, marquée par une forte concentration planétaire des planètes lentes et par conséquent particulièrement critique. Voici ce que j’écrivais sur cette période :

« Le graphe des concentrations des planètes lentes pour le premier quart du XXIe siècle met en relief deux périodes majeures : 2003/2009 et 2016–2021.

▶ 2003–2009 : guerres d’Afghanistan et d’Irak sous la présidence US de George W. Bush, montée en flèche de l’islamisme, émergence de la Chine, de l’Inde et du Brésil comme nouvelles puissances économiques, résurrection menaçante de la Russie, mondialisation ultralibérale et capitalisme financiarisé débridé, déferlante de l’Internet et de la robotisation « intelligente », explosion des technologies manipulant le vivant sur fond d’aggravation des menaces écologiques et d’impitoyables guerres économiques pour le contrôle des matières premières, creusement vertigineux de toutes les inégalités sociales : tel est le bilan de ces années pas très paisibles. Nous arrivons, avec l’opposition Saturne-Uranus, à l’acmé de cette période. Après, le graphe descend, et pour pas longtemps (environ 6 ans seulement). Les deux années qui viennent risquent d’être rudes, très rudes : sans être astrologue, il n’est pas difficile de constater que l’humanité est au bord d’une crise civilisationnelle majeure, au vu de tous les voyants rouges qui clignotent dans un climat de panique.

▶ 2016–2021 : la période de relatif « calme » entre 2011 et 2016 est quand même sous l’influence des carrés Uranus-Pluton et Saturne-Neptune. Un calme très relatif donc, si relatif qu’on peut faire de la période 2003–2021 un « tout » pas vraiment rassurant ».

Fig. 1. Les concentrations planétaires sont en noir, en haut du graphe. Plus elles sont importantes, et plus les risques de tensions mondiales sont élevés.

Fig. 2. Plus la courbe en dents de scie est élevée, plus il y a de planètes lentes formant entre elles des Aspects dissonants et plus les risques de tensions mondiales sont élevés. La ligne d’abscisse représente les années à partir de 2000.

Fig. 3. Même graphe, mais pour les années 2010–2020. On remarquera que les années 2010–2011 seront certainement encore très « chaudes », dans le même sillon que 2008–2009. Ça promet…

Non, je n’avais pas explicitement prévu, et encore moins prédit ce gigantesque krach, et c’est parce que j’envisageais cette période dans une optique plus large — c’est la raison pour laquelle j’évoquais et prévoyais une « crise civilisationnelle majeure » à partir de 2008–2009 — crise civilisationnelle dont le krach boursier n’est qu’un indicateur parmi d’autres (voir les passages que j’ai mis en gras ci-dessus). Je n’avais pas non plus prévu la date exacte à laquelle se produirait cette crise, vu que cette exactitude datée n’a aucune espèce d’importance et ne peut pas être prévue d’un pur point de vue astrologique. Ce ne sont pas les planètes qui ont créé la crise des subprimes (en attendant celle des Hedge Funds et des LBO qui ne saurait tarder à se déclencher), mais la cupidité humaine dans un contexte de dérégulation financière. Ce ne sont donc pas les planètes qui mettront fin à cette crise. Comme je l’écrivais dans cet article, « Ce qui n’est pas prévisible avec les seuls moyens de l’astrologie, c’est ce que vont faire les hommes de ces incitations planétaires. En simplifiant, l’astrologie permet de prévoir quels sont les temps forts de l’évolution collective, de l’histoire… mais elle ne connaît que les contenants de ces périodes, et non leurs contenus. Ces derniers dépendent des conditions d’existence terrestre des peuples, des nations, des sociétés, toutes choses qui ne sont pas inscrites dans le Ciel. En dépit du fait que les deux guerres mondiales du XXe siècle s’insèrent exactement à l’intérieur d’importantes périodes de concentration des planètes lentes, l’astrologie seule ne permet pas de prévoir avec certitude les grandes catastrophes collectives. Sinon, l’humanité aurait vécu des guerres mondiales lors des pics de 1976–1984 et 1989–1997, quoi que… Les grandes guerres « classiques » qui changent le cours de l’histoire, avec champs de bataille, se sont depuis la IIe Guerre Mondiale transformées en guerres modernes : économiques ».

Et d’ailleurs, d’autres avaient parfaitement prévu et prédit ce krach sans pour autant être astrologues… et en-dehors des médias dominants traditionnels, tous plus ou moins inféodés à l’économie de marché gouvernée par le capitalisme actionnarial et financier mondialisé.

Ce krach, aurais-je pu le prédire explicitement ? Oui et non. Je m’explique.

Oui, parce que comme énormément de monde en dehors de la plupart des économistes, financiers, boursicoteurs et banquiers, je savais bien depuis longtemps qu’on allait droit dans le mur et que la date où la percussion aurait lieu était de plus en plus proche. Je me demandais juste, d’un point de vue strictement astrologique si ce serait entre 2003 et 2010 ou entre 2016 et 2021. Au vu de la crise des subprimes dont je n’ignorais rien et dont je savais proche la fatale issue, j’aurais pu tenter le coup de cette prédiction. Mais cela ne m’intéressait pas. Ce qui m’intéressait, c’était la crise civilisationnelle majeure.

Non, parce que je me refuse au sensationnalisme… et parce que je ne m’attendais pas à ce que ce système de dingues s’écroule aussi vite et aussi brutalement.

Et maintenant, une nouvelle louche de prévisionnel !

En observant le graphe de la période 2003–2021, on constate que la phase aiguë de la crise actuelle prendra fin en 2010. Suit une brève période de déconcentration planétaire (2010–2016) ; ensuite, nouvelle période de très forte concentration planétaire. Quelles prévisions peut-on tirer d’une telle situation ? Dans le meilleur des cas (donc le moins plausible étant donné la nature humaine et les désastres tous azimuts qui accablent la planète), ces cinq ou six ans de faux répit (concentrations planétaires = tensions et dispersions planétaires = détentes) pourraient être mises à profit pour réorganiser la mondialisation dans une perspective moins déséquilibrée… Mais ne rêvons pas : ce n’est pas dans un laps de temps aussi court qu’on parviendra à réparer d’aussi incommensurables dégâts. 2010–2016 risque plutôt d’être une période de stagnation morose et insidieusement crispée, lourde de guerres futures et larvées, un peu comme une solide gueule de bois, qui précédera un retour en force de la crise mondiale, avec une colossale puissance, entre 2016 et 2021. On pourra alors s’attendre au pire : émeutes et guerres comme le monde Occidental industrialisé n’en avait pas vécu depuis longtemps. Comme le chantait Leonard Cohen en 1992, « I’ve seen the future, brother : it is murder ». J’espère me tromper mais je n’y crois pas trop.

Pour finir, je souscris entièrement à la fin de l’article de Serge Bret-Morel… même s’il n’est pas adhérent d’Ariana : « Aujourd’hui, ni les méthodes ni les résultats obtenus ne semblent suffisamment étoffés pour que leurs auteurs puissent manifester l’assurance qui est souvent la leur. L’astrologie a besoin d’une autocritique permanente pour ne pas sombrer dans les facilités d’interprétations dont elle abuse trop souvent. Quand les méthodes auront été revues et améliorées, pourquoi ne pas rediscuter alors des prétentions possibles de l’astrologie boursière ? Mais avant cela »…

N’empêche que dans un article écrit le 19/02/2008, un astrologue avait bel et bien prévu la grosse cata pour 2008–2009.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

▶ Astrologie mondiale : une méthode
▶ Indice de concentration-dispersion des déclinaisons
▶ La grippe aviaire d’Élizabeth Teissier
▶ Le conditionnement en astrologie mondiale
▶ Le conditionnement en astrologie mondiale
▶ Pluton en Scorpion et l’épidémie de Sida
▶ Réflexions sur l’astrologie mondiale


Les significations planétaires par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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