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1. Le conditionnement en astrologie mondiale Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie mondiale
Publié le : 27 août 2003
1. Le conditionnement en astrologie mondiale
Première partie



Conditionalistes ou non, les astrologues ne s’aventurent qu’à pas comptés dans le domaine de l’astrologie mondiale. Beaucoup peuvent se sentir intimidés par quelques célèbres ratages prévisionnels d’astrologues réputés ; ceux-ci, d’ailleurs, n’en persistent pas moins à produire des prévisions, se contentant d’en enrober la formulation de quelque pythique ambigüité qui leur permettra, le moment venu, de se défausser de leur "erreur" sur la lecture précipitée - et donc forcément fautive - qu’en aura faite le public. Plus sérieusement, l’astrologie mondiale pose d’importants problèmes théoriques, et d’abord celui de ses supports astrologiques.

L’effacement du Sujet.

En astrologie mondiale, pas d’individus. Donc, pas de thème de naissance individuel, pas de structure figée en un instant privilégié - celui de la naissance - pas de "plan" architectural d’une personnalité que l’on pourrait scruter jusqu’à plus soif, du berceau à la tombe, et même après le décès du natif.

La référence en la matière, c’est le mouvement perpétuel des cycles, sous-cycles et intercycles de quelques corps célestes de notre système solaire. A ce mouvement, pas de début, pas de fin, pas de pause. De plus, à notre échelle d’espérance de vie, les sociétés humaines où nous baignons peuvent, elles aussi, sembler n’avoir ni début ni fin.

Affectivement, l’individu-Sujet peut se sentir perdu, nié dans sa spécificité, de se voir emporté dans le vortex des foules qui s’agitent et se transforment au fil des âges : où est donc son libre-arbitre personnel, et à quoi sert donc sa conscience lucide en la matière ? Quel désarroi métaphysique est le sien, de se représenter comme asservi à la froide logique d’une mécanique planétaire qui ne prend nullement en compte sa personnalité sous l’espèce d’un thème natal ? Les foules, et bien plus les planètes, dépassent infiniment l’individu-Sujet, et lui survivront à coup sûr.

L’astrologie mondiale n’est donc pas sécurisante. Certes, l’individu-Sujet peut espérer que, en cas de crise dans sa propre existence, la société dans laquelle il est inséré, par ses régulations multiples, en atténue les effets et ouvre la porte à des solutions : soins à faible coût s’il est malade, offres d’emploi s’il est chômeur, assistance morale s’il est déprimé, vivier de contacts potentiels s’il est seul.

Mais qu’arrive-t-il si cette société elle-même n’est pas toute-puissante, ne jouit pas elle-même d’un plein libre-arbitre, et distribue à chacune les effets de ses propres crises et de ses mutations ? Pour l’individu-Sujet, cette perspective est déstabilisatrice et revient à chercher appui sur une planche pourrie.

On comprend que la littérature astrologique mondiale soit, plus encore que la littérature sur l’astrologie généthliaque (parfois euphémisante et "remonteuse de moral") un discours brodé d’anxiétés, d’angoisses, voire de millénarisme apocalyptique. Certains peuvent s’en débarrasser en disant que tout cela, c’est de la foutaise. Mais ces autruches-là, quand bien même leur tête serait enfouie jusqu’au centre de la Terre, ne peuvent éviter ni d’être sur la Terre, ni de partager le lot commun de la gent autruchesque, dont la réputation proverbiale à se dissimuler l’évidence ne relève pas particulièrement d’un comportement lucide et responsable, et ne constitue pas un indice spécialement probant de libre-arbitre individuel.

Autre problème théorique : à quel signal les foules sont-elles sensibles en astrologie mondiale ? Au thème astrologique de chacun de ses membres ? Ou bien au déroulement des cycles planétaires en temps réel ? Par quel tour de passe-passe les astrologues mondialistes nous feraient-ils passer de l’un à l’autre influence sans contradiction ?

Le Sujet à tout prix.

Certains mondialistes analogistes voient bien qu’ils ne peuvent se passer d’un thème de naissance ; alors, là où il n’y a pas de naissance physique, on métaphorise l’idée de naissance, et on établit des thèmes de naissance pour les groupes, les clans, les peuples, les nations, les Etats, les courants idéologiques, politiques, religieux, philosophiques, esthétiques, les bandes de copains et les clubs du troisième âge, les comités d’intérêt local et les villages-vacances-familles... pas de jaloux !

Evidemment, c’est un peu dur de trouver une date de naissance pour un peuple. Qu’à cela ne tienne ! On se saisit d’un référentiel parmi les plus à la mode chez le public de l’astrologue - c’est fréquemment le référentiel politique (héritage vieilli d’une Antiquité proche-orientale où le sort du prince traduisait les sentiments des dieux, et où la politique avait l’air encore tant soit peu sérieux). On prend un évènement politique majeur dans le passé, choix justifié par une relation souvent purement verbale avec le présent, et hop ! on en fait le thème, qu’on interprète ensuite comme celui d’un individu-Sujet.

Par exemple, si les Français se disent en République (la relation verbale tourne autour du mot "République"), on prend la date, l’heure et le lieu de naissance de la dite République. Ainsi, il y a un thème de la Ve République française, qui est censé gouverner le devenir de la France tant qu’on n’a pas changé le numéro de la République...

Problème : la date à choisir est-elle celle où l’encre du stylo a séché sur le brouillon de la Constitution ? Celle où la Constitution a été adoptée par la Chambre des Députés ? Par le Sénat ? Celle où elle a été promulguée par le chef de L’Etat ? Celle où le peuple l’a approuvée par référendum ? Pour le lieu, ce n’est pas mieux : peut-on dire qu’une Constitution n’ait été promulguée que dans une ville ? N’est-elle pas promulguée à la même seconde sur l’ensemble du territoire légal de la France ? Et si on argue que les individus physiques qui ont écrit la Constitution étaient à Paris à ce moment-là, pourquoi ne pas préférer les thèmes astrologiques de ces individus, puisque ce sont eux que l’on a décidé de prendre en considération ? Attention à vos réponses à toutes les questions qui précèdent : elles risquent de vous situer politiquement d’une manière fâcheusement explicite !

Qu’est-ce qu’une Constitution ? Un texte écrit. Sur du papier, peut-être. Pourquoi diable cet objet inerte et totalement artificiel serait-il sensible à une quelconque influence astrale, et, plus délirant encore, imposerait-il une détermination évènementielle quelconque, sinon à tout un peuple, au moins à tous ses gouvernements successifs, qu’ils soient de droite, de gauche, homogènes ou cohabitationnistes, avec des majorités plurielles ou singulières ?

Si le bout de papier de la Constitution possède une telle puissance sur le devenir collectif, pourquoi ne pas recourir à la magie talismanique avec des lambeaux d’un aussi précieux document ?

Quel lien peut-il y avoir entre une Constitution (variantes : un traité de paix, une déclaration d’indépendance, un amendement constitutionnel - la Constitution de la Ve République est-elle toujours "née" à la même date dès lors qu’on y a changé trois mots ? - la naissance d’un chef connu - tant pis pour ceux qui ne sont pas connus !) et ce qui arrive, astrologiquement parlant, à un peuple ? La Constitution, qui ne sort pas du ventre de sa Maman, n’a aucune chance de subir un signal physique déterminant de la part des astres au moment de sa "naissance" : ni choc gravifique, ni variation du bombardement radiatif, ni fantaisie électro-magnétique quelconque.

Les chefs d’Etat alors ? Mais pourquoi ne pas prendre leur thème astrologique de naissance, au lieu de celle de la rédaction d’un bout de papier (ou d’une disquette informatique : ce doit être joyeux pour y évaluer les influences électromagnétiques des astres !) Et quand ils ont perdu le pouvoir, le thème en question reste-t-il valable ? Les opposants à la République mais présents sur son territoire sont-ils régis par le thème de la République, ou par celui de leur propre coterie (s’il y a moyen de lui trouver une date de fondation !) Et quend un peuple est envahi par un autre, cela se voit-il dans les thèmes des deux pays ?

Et encore tout ceci ne concerne-t-il que le référentiel politique. Mais la vie d’un peuple se réduit-elle à la seule sphère du politique ? Pourquoi ne pas prendre d’autres référentiels :

- social (thèmes des révolutions, des réformes sociales - à quand le thème de la loi des 35 heures ou de celle instituant le PACS ?)

- technique (thèmes de la mise en marche du premier poste de télévision en France, du premier ordinateur, du premier lancement de la fusée Ariane, du premier batteur-mixeur...)

- culturel (thèmes de l’apparition du théâtre de boulevard, des consoles vidéo ou des mangas érotiques...) ?

Il existe des thèmes de naissance de l’euro et du dollar (profitez-en pour prévoir les taux de change pour les cent ans à venir, que vous vendrez aux agences de voyage...) . Certaines prédictions se fondent sur un thème de la Grande-Bretagne calculé pour le 1er janvier 1801 : que diable a-t-il bien pu se passer chez les Anglais ce jour-là, qui puisse être interprété comment un commencement radical pour tout un peuple ?

Inutile de dire que dans ce foisonnement d’options, il y a tout et n’importe quoi. Inutile aussi de se référer à la plus infime "scientificité" sur l’influence des astres. On entrerait plutôt dans le domaine du sketch : qu’est-ce qui est le plus "scientifique" pour étudier les Etats-Unis ? Le thème de l’arrivée du Mayflower ? Le thème de leur Déclaration d’Indépendance ? Celui de leur Constitution ? Celui du premier Amendement à la Constitution ? Ou du dernier ? Celui du Président de l’Union en cours de mandat ? Ou du Président le plus populaire qu’ait eu le pays (choisi en fonction de quel critère ?) ? Le thème de l’intégration du dernier Etat dans l’Union ? Pourquoi ne pas prendre le thème de la fondation de la Standard Oil de Rockefeller, pour le pays du grand business ? Et le thème de l’invention du chewing-gum, symbole national s’il en est ? Pourquoi pas le thème de la naissance du hamburger, de Mickey, de Superman, de Buffy et de chacun de ses vampires (problème : pour un thème de vampire, à mon avis, il faut prendre le moment du décès) ?

Et est-on bien sûr que les Noirs, les Asiatiques, les Amérindiens, les Juifs présents aux Etats-Unis depuis des générations se reconnaissent dans ce bric-à-brac ? Et vont-ils participer comme un seul homme à l’effet des transits qui ont lieu sur le thème d’un bout de papier dont l’original est peut-être détruit depuis longtemps ? N’importe. Imperturbable, l’astrologie mondiale marmonne ses révélations en se fondant sur des thèmes de dictées, de concepts ou de zombies.

Les cycles planétaires

Tout n’est pas vide pourtant dans de tels thèmes. En bidouillant l’heure de "naissance" du document concerné, on s’arrange pour placer aux angles du thème un aspect planétaire qui apparaissait comme majeur en son temps, et correspondait à une problématique réellement vécue par les gens de l’époque. Or, ce qu’ont retenu les astrologues expérimentés des paramètres traditionnels de l’astrologie mondiale, c’est la correspondance entre un certain nombre de comportements humains et les aspects successifs que forment les planètes "lentes" entre elles.

"Lentes" ? A voir. Malgré des heures de naissance assez baladeuses d’un manuel à un autre, le thème de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique retombe toujours sur ses pattes en plaçant Uranus-Gémeaux à l’Ascendant, en plein trigone évolutif à Saturne-Balance. Quoi ! Voici bien deux belles lentes, prêtes à égréner leurs aspects successifs sur un calendrier bien propre, que l’on peut tracer des siècles à l’avance...

Oui. Sauf que le même thème révèle un "instantané" : le trigone Lune-Uranus, où Lune est beaucoup plus valorisée par sa présence au Milieu-du-Ciel que Saturne, qui n’a droit qu’au secteur V. Pas de doute : il y a une problématique Lune-Uranus dominante dans cette Déclaration d’Indépendance (cette phrase est presque pléonastique). Mais c’est un aspect impossible à exploiter sans thème de naissance : va-t-on dire qu’il change quelque chose de majeur aux Etats-Unis chaque fois qu’en temps réel, Lune forme ou défait un aspect avec Uranus ? Ingérable.

Le rythme plus pépère des transmarsiennes convient mieux à notre perception du réel - et peut-être au temps de réaction des foules - à supposer que ce soient les foules qui réagissent. Mais, à s’en tenir à ces géantes au train de sénateur, rend-on bien compte de l’ensemble des phénomènes mondiaux ?

Car le problème est là : qui est le sujet de l’astrologie mondiale ? Si le Sujet est un individu conscient capable de produire un discours sur ce qui lui arrive, et conséquent dans le choix de ses réactions, alors il faut avouer qu’on aura beaucoup de mal à le trouver. Et pourtant, les foules ne sont-elles pas constituées d’individus-Sujets... mais dont les thèmes sont tous différents ? D’individus qui, par conséquent, ne vivent pas en même temps les mêmes transits ? Comment, de ces discordances individuelles, pourrait-on tirer une tendance d’ensemble qui serait lisible dans un aspect "mondial" ? Et, dans ce cas, ne serait-on pas amené à se demander qui est le plus influent, de l’aspect "mondial", ou des transits sur les thèmes de naissance ? Voici qui peut mener loin...

A moins que le problème ne puisse être posé différemment. Ce qui ressort de l’étude du déroulement des cycles planétaires, c’est un certain nombre d’évènements liés à des phases précises d’un cycle déterminé, et portant le "caractère" attribué à l’aspect concerné. Parfois, un cycle donné suit assez bien les aventures d’un pays ou d’un mouvement politique pendant un certain temps, puis, sans trop crier gare, il peut arriver qu’il y ait "décrochement" subit entre le cycle et le phénomène historique observé, après quoi on n’observe plus de corrélation probante entre les deux. Que s’est-il donc passé ?

Le phénomène a été interprété en termes de localisation. Aujourd’hui encore, on cherche, par divers procédés, à savoir où se manifestera l’aspect mondial en formation, en fonction de la position réelle des planètes, dont le thème astrologique ne donne qu’une approximation défectueuse. Cette voie de recherche doit être poursuivie dans toute la mesure du possible.

Si l’on enquête sur la localisation précise des évènements ou la localisation précise des corps célestes, on se situe à l’évidence dans le référentiel Espace.

Les quelques réflexions qui suivent abordent l’astrologie mondiale sous l’angle des référentiels Intégration et Structure.

L’Intégration dans l’astrologie mondiale.

a) La prise en compte par l’individu du conditionnement astrologique

Elle est relativement simple à décrire dans son principe, nettement moins dans son fonctionnement. Elle est fondée sur la perception au niveau microphysique d’une gamme plus ou moins étendue de longueurs d’onde lumineuses rayonnant dans l’infrarouge avec des intensités différentes, et modulées selon des distorsions de l’espace-temps qu’étudie l’optique gravitationnelle.

Tout le reste est l’affaire du corps, donc du génome : par exemple, le choix de coupler certaines activités métaboliques (pas toutes !) à des phases arc diurne-arc nocturne des rayonnements perçus. A l’évidence, ce choix relève d’une économie programmée de la consommation-restitution d’énergie de manière à établir un bilan général approchant celui d’un corps noir.

Autre choix programmé par le corps : celui d’augmenter ou de diminuer les dépenses d’énergie lorsque le rayonnement franchit l’interface diurne-nocturne.

Comment se font ces choix ? Ils ont été élaborés par la matière vivante depuis son apparition par un enchaînement de mutations aléatoires suivies d’une sélection d’une proportion infime de ces mutations en vue de mieux adapter l’organisme à son environnement, les autres mutations n’étant pas reconduites. Ce n’est certes pas le lieu d’exposer ici le quand et le comment de ces mutations.

Celles qui nous intéressent ici consistent en :

- modification de certaines séquences des gènes codants

- modification de certaines séquences des gènes non-codants.

Le choix de prendre en compte le conditionnement astrologique est, très grossièrement, gravé dans deux systèmes :

- la nature même du génome

- les modulations de son expression.

Ceux qui ne comprendraient pas la distinction entre ces deux notions n’ont qu’à se représenter un carrefour équipé de feux rouges :

- la nature du génome équivaudrait au choix de placer sur chaque voie parvenant au carrefour une lumière rouge, une orange, une verte, ou de ne mettre que deux de ces couleurs, ou une seule, ou pas du tout ;

- les modulations de son expression équivaudraient au choix de mettre du courant ou de ne pas en mettre dans les ampoules des feux, de mettre les feux clignotants ou fixes, pâles ou éblouissants, de durées comparables entre eux, ou au contraire de durées disproportionnées jusqu’à l’extrême.

Le génome est le lieu d’intégration de tous les signaux.

b) La prise en compte par l’individu du conditionnement socio-culturel

Elle se fait à chaque seconde de la vie, mais selon des modalités énergétiques très différentes.

Pour simplifier à outrance, on dira que plus un phénomène est singulier, individuel, unique, plus il réclame d’énergie pour être compris, appréhendé, maîtrisé. Les angles de la sphère locale rendent bien compte de ces hiérarchies énergétiques.

- Côté Ascendant, la Représentation du Sujet, point culminant de l’énergie à dépenser : pour chacun de nous, l’unique en soi, c’est nous-même, et tout progrès de conscience est progrès dans l’appréhension de soi-même : écho répété des expériences infantiles comme la sortie du stade fusionnel ou le stade du miroir

- Côté Milieu-du-Ciel, la Représentation de l’Objet. Unique en tant qu’objet de désir auquel on veut s’identifier, il n’en est pas moins défini comme désirable qu’en fonction du regard que les autres portent sur lui. L’énergie nécessaire à la définition et à la poursuite de l’objet de désir est donc d’autant moins forte qu’elle prend appui sur une définition collective, sur des modèles collectifs de quête de l’objet, donc sur un contenu socio-culturel : l’individu n’a pas à tout définir lui-même

- Côté Descendant, la Représentation de la Relation. La relation est par définition établie entre deux partenaires au moins. Elle est donc en soi la négation de l’Unique. Elle peut rester tendue si le Sujet cherche à y conserver contre vents et marées les principes qu’il applique à sa propre représentation. Elle n’en est pas moins un écho assourdi, et donc moins consommateur d’énergie, de la relation que l’on a avec soi-même : on accepte physiquement la présence d’un autre, et donc sa capacité à remettre en cause votre propre représentation de vous-même. On est deux (ou plus) à se définir.

- Côté Fond-du-Ciel, la Représentation de l’Intégration. C’est la plus basse des sollicitations énergétiques des quatre angles du ciel. Plus rien du tout n’est singulier. La foule, le groupe, la famille, la nation, le clan s’inscrivent dans vos choix de conduite, sans discussion, mais pas sous forme d’un dialogue unique, localisable dans le temps et dans l’espace, qui serait donc facile à mémoriser et à dominer. Non, on est ici dans le domaine nocturne de l’imprégnation imperceptible, répétitive, insaisissable, de croyances, valeurs, modes de pensée et de comportements. Tout ce qui paraît "normal", "civilisé", "habituel". C’est le règne du "c’est comme ça qu’on fait". La foule est en vous, vous n’avez donc plus besoin de penser, ou si peu. Le sommeil paradoxal, paraît-il, remodèle chaque nuit l’expression du génome en fonction des interactions avec l’environnement vécues dans la journée. Ce remodelage sous-conscient, automatique, qui ne demande rien à personne, laisse peu de place au libre-arbitre.

Les parents, les professeurs, les chefs, les prêtres, le parti, le café du coin, les bandes de copains, les conjoints d’un jour ou de toujours, bref la foule, font constamment votre éducation. C’est là qu’on apprend à faire partie des "gens honnêtes", des "gens normaux". C’est là aussi qu’on peut bloquer ou remettre en question de tels apprentissages.

Ces apprentissages, dans l’espèce humaine où l’éducation joue un si grand rôle dans l’adaptation au milieu, sont pré-programmés à des âges critiques par le génome : tout comme il y a un âge privilégié pour exercer sa vue, son ouïe, son sens du toucher, ses muscles... par d’intenses interactions avec son environnement, il y a un âge critique - bien précoce - où la réceptivité émotionnelle et intellectuelle est optimale aux messages de l’éducation. Passé cet âge, les leçons s’apprennent, mais n’arrivent plus à évacuer les acquis antérieurs. Et les personnes âgées, dont les difficultés d’activation coordonnée du néocortex vont croissant, n’ "oublient" qu’en dernier lieu leurs souvenirs les plus anciens.

Les fruits de l’éducation rejoignent donc les acquis de l’intégration comportementale, c’est-à-dire qu’ils sont codés dans les modalités d’expression du génome. Les comportements récompensés (socialement, et par suite émotionnellement) finissent par être sélectionnés (association pavlovienne comportement-gratification ; on parle de renforcement positif), tandis que les comportements déviants tendent à l’extinction (association pavlovienne comportement-stress ; on parle de renforcement négatif) ou encore à la mutation aveugle et généralement auto-destructrice.

c) L’intégration génétique des choix socio-culturels

Pour des raisons d’économie énergétique, et d’optimisation des probabilités de survie, le génome module l’intensité globale des métabolismes généraux, systémiques ou locaux selon des rythmes dont il choisit les synchroniseurs un peu là où cela l’arrange dans l’environnement. Il serait stupide en effet de faire tourner tous les métabolismes à plein régime alors que ce n’est pas nécessaire.

Il se trouve que dans l’espèce humaine, certains des synchroniseurs choisis ont un rapport avec les corps célestes de notre système solaire. On ne sait pas trop pourquoi, mais ce n’est pas notre sujet. Toujours est-il que ces synchroniseurs ne sont pas uniquement perçus comme des donneurs de temps, mais aussi comme une gamme d’intensités énergétiques définies (rayonnement optique/thermique).

Dans le corps humain, tous les processus métaboliques se font avec des intensités différentes de dépenses énergétiques. Ceux qui fonctionnent avec une intensité proche de l’une des intensités repérées sur l’un des synchroniseurs ont tendance à se caler non seulement sur les rythmes donnés par le synchroniseur (référentiel Temps), mais aussi sur son niveau énergétique (référentiel Energie).

D’où la variation en phase de certains métabolismes et des signaux reçus par les synchroniseurs après lecture par le génome. On appelle cela l’influence des astres. Bien entendu, il existe dans le corps humain de nombreuses activités métaboliques dont l’intensité est trop éloignée de celle exprimée par un quelconque synchroniseur céleste pour s’y caler sans inconvénient. Les métabolismes en question se passent alors de ce synchroniseur, et leurs variations sont dites en libre cours, ce qui signifie plutôt que le génome a décidé de caler leurs rythmes en fonction de synchroniseurs non astrologiques, par exemple en fonction de rythmes physico-chimiques naturels (périodes de dégradation de telle enzyme, de déplétion de telle glande, etc.).

Les choix métaboliques intégrés au génome par le conditionnement éducatif ont donc tendance à se caler, eux aussi, sur les rythmes et intensités donnés par les synchroniseurs célestes. Or, non seulement ces choix, étant peu conscients, peuvent difficilement être contrôlés par le Sujet lucide, qui ne dispose pas de l’énergie nécessaire à prendre une claire conscience d’un tel conditionnement, mais en plus, ces choix étant collectifs, tout le groupe humain transforme ses conduites en phase, si bien qu’il n’y a pas de repère fixe comportemental qui pourrait permettre au Sujet de remarquer les évolutions de sa propre conduite. Il y a effet de génération.

Nous voici donc en pleine astrologie mondiale. SUITE


Cet article vous a été proposé par : Jean-Paul Citron



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