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L’astrologie et la logique

Les critiques sur le symbolisme et les psychanalyses exprimées dans cet article concernent uniquement le symbolisme et les psychanalyses utilisées majoritairement par les astrologues contre d’autres approches, notamment celles de la pensée rationnelle, prolongement de la pensée analogique, comme l’adulte de l’enfant. Moqués ou respectés, il fut un temps où les astrologues s’appelaient « mathématiciens ». Tireurs de ficelles, conseillers du pouvoir, selon une ambition qui a toujours ses intrigants, il leur fallait être au courant de tous les savoirs, de l’occulte comme du politique, et la pensée astrologique impliquée dans le pire et le meilleur à contribué aux progrès de la connaissance. Nécessairement astronomes, les « mathématici » ont compté parmi eux d’inventifs découvreurs en mathématiques pures.

Les astrologues « modernes » ont 2000 ans de retard

Qu’en est-il maintenant de l’apport de l’astrologie aux sciences, les astrologues qui se qualifient de modernes, qu’ont-ils lu, compris, retenu des développements de la physique et de la logique depuis Galilée ? L’Eau, l’Air, la Terre et le Feu, de la physique d’Aristote dominent toujours une astrologie qui, à l’instar des astromètres trahissant Kepler, trahit Aristote en présentant ses Éléments comme une poétique confirmée, deux mille ans après, par le renouveau du symbolisme de Freud et ses épigones. Pour se dire « modernes » en utilisant les Éléments, pour coupler Aristote et Freud, en enjambant les siècles, les astrologues symbolistes puisent occasionnellement ce qui les arrange dans la mécanique quantique. Le concept de non-separabilité de deux particules aux distances très éloignées a fait l’objet d’une glose amphigourique sur « l’interaction de l’un et du tout dans l’adhésion de chaque individu au monde (1) ». Des autres concepts, pour l’inspiré de la « connaissance du cœur », il n’en est pas question, et lorsqu’on se documente sur ce qu’il développe à sa façon, on peut lire : « Non-séparabilité ou non-localité : concept lié aux tentatives de vérification des inégalités de Bell : deux systèmes quantiques ayant interagi localement, à un instant donné, restent-ils correlés ultérieurement quel que soit leur éloignement ? La réponse est ambiguë car les quelques tentatives de vérification ne sont pas pertinentes et le problème semble mal posé ». (La Physique et l’énigme du réel, Marceau Felden. Albin-Michel Sciences, 1998).

Avec les mathématiques nous aurions probablement droit à la même manipulation. Mais le conducator des ultra-symbolistes préfère agiter l’horreur des racines carrées et caresser dans le sens du poil les mauvais souvenirs des cours scolaires. Grâce à l’analogisme manichéen, Saturne, la schizoïdie et les mathématiques ne sont qu’une seule Gorgone, loin de la vie des âmes trépidantes.

La mathématique est devenue logique

Les mathématiques contemporaines ou la Mathématique — comme on dit d’un corps de doctrine — ne se laissent pas réduire à des formules rébarbatives, aux statistiques, à l’algèbre, la géométrie. Au-dessus de toutes les branches de son arbre généalogique, après la théorie, la logique pointe sa cime. Cette prééminence, lentement acquise, viendrait-elle d’un pouvoir paranormal ? Ce serait irrationnel. N’empêche que sa faculté présumée de saisir les arcanes abstraites du réel au moyen des nombres et d’opérations strictes donne à penser.

S’agit-il d’un moyen singulier de percevoir l’univers tel qu’il est et s’ignore peut-être, ou ce pouvoir est-il de rendre une perception illusoire mathématiquement consistante ? Les trois modes de connections entre les niveaux du R.E.T. suffisent à classer la diversité des réponses par rapport au centre duo-duel (Mars) :

-  En version confluante (convergence du couple Vénus-Neptune sur Mars), les deux pouvoirs ne sont pas incompatibles : ils coexistent et leur plan commun est à découvrir par essais et erreurs amendables. Faible ou fort, le principe anthropique (2) est partie prenante : « L’univers donne naissance à des participants qui communiquent entre eux. Les participants en communication donnent un sens à l’univers ». (J.A. Wheeler).
-  En version antagoniste (divergence du couple Jupiter-Saturne à partir de Mars) les pouvoirs rivalisent, chacun accumulant les essais et erreurs du camp d’en face pour fortifier sa position. Version négative du scientisme aussi borné et buté que le subjectivisme qu’il néantise, ou position constructive de toute recherche sans préjugé.
-  En option circulaire (le couple Uranus-Mercure n’est pas directement lié au centre) on classera les réponses évasives, discoureuses, prospectives, qui déplacent la question ou lui tournent autour.

Pour en savoir plus, les logiciens ont ouvert la bête. Quels que soient ses pouvoirs, en bonne logique il fallait en chercher les causes, vérifier les alibis de ses performances, erreurs et fantasmes. On s’aperçut que l’animal n’avait pas que des ailes scholastiques. Par ses pattes, collées au sol, il reçoit des informations terrestres concrètes, par la tête, son imaginaire lui fait faire des bonds révolutionnaires.

En somme, la partie émergente d’un ensemble doit ses caractéristiques à l’organisation, la hiérarchisation, les dosages et limites des parties constituantes intégrées, en relation dans cet ensemble. De cette proposition où l’on reconnaît la pensée conditionaliste, il apparaît que le cœur ne peut écraser la logique — ou l’inverse — sans produire un venin, une peste que l’on appelle logique passionnelle.

Paradoxe des « fixes »

En matière de proportions, soit des règles de dosage de proportions contraires, un mathématicien, Kurt Gödel, officiellement du Taureau (28 avril 1906 à Brnö), s’est distingué dès sa jeunesse par un article reconnu historique, (« Sur les propositions formellement indécidables des « Principia Mathématica » et des systèmes apparentés » (1931). L’auteur de Principia Mathématica (1910–1913) est un autre Taureau, Bertrand Russel (5) (18 mai 1872 — 17 h45, Trellek). L’ouvrage, en collaboration avec un Verseau, Alfred Whitehead (6) (15 février 1861 à Ramsgate), est considéré comme un des « monuments intellectuels de notre époque » : il propose la logique comme fondement des mathématiques. Gödel a fait plus fort en montrant que cette logique avait des limites. Bertrand Russel s’en est douté en méditant sur les paradoxes, tel celui du Crétois déclarant : « Tous les crétois sont des menteurs » (Épiménide de Crète) et du commun : « Tout le monde se trompe » (7).

Aristote et le Bélier Descartes nous ont habitués à penser qu’une proposition ne peut être que vraie ou fausse. Selon le principe du tiers exclu ou du milieu exclu, de deux propositions contradictoires, l’une est vraie, l’autre est fausse. B. Russel bute sur le paradoxe ; K. Gödel, conforme à la logique de son Signe, réagit au sens des contraires de la phase Bélier en rétablissant le tiers exclu. Il brise le non-contradictoire par la force de composition du milieu des quartes, là où le dosage du pour et du contre peut être l’ambiguïté nécessaire à l’adaptation au réel (8) et à ses paradoxes.

L’indémontrable « Ça marche »

Après les problèmes de dosage des « Signes Fixes » dépassant celui des principes des équinoxiaux, le zodiaque noologique renvoie aux Signes solsticiaux (Gémeaux, Cancer, Sagittaire, Capricorne). La singularité de leur définition n’a pas été immédiate. Il a fallu empiler les synonymes. Le « sens de synthèse » à été abandonné pour celui des « ensembles » ; le dernier vocable en date, la « généralisation » paraît encore le plus pertinent lorsqu’on l’associe à la générativité, c’est-à-dire aux applications qui sont au bric-à-brac ce que le paradoxe est à la composition. L’exemple donné par Michael Guillen permet de comprendre ce qu’est, numériquement, une vérité indémontrable. Les extensions qui en découlent ne sont pas aussi limpides.

Un exemple arithmétique d’une hypothèse de cette sorte (vérité indémontrable) est la conjoncture de Goldbach, selon laquelle tout nombre entier pair peut être exprimé comme la somme de deux nombres premiers. (Un nombre premier est un nombre qui n’admet comme diviseur que lui-même et l’unité : 1, 3, 5, 7, 13, 19, 23, etc.) Les nombres pairs 2, 4, 6 et 8 peuvent, par exemple, tous être exprimés comme la somme de deux nombres premiers (respectivement : 1 + 1, 1 + 3, 3 + 3, et 1 + 7). Christian Goldbach, mathématicien amateur allemand, énonça cette conjecture en 1742 et la soumit à l’éminent mathématicien suisse Leonhard Euler. Euler fut incapable de la prouver, et, bien qu’elle ait été explicitement vérifiée jusqu’à 2 000 000, personne d’autre n’a jusqu’à ce jour été en mesure de la prouver.

À la lumière du résultat de Gödel, cette incapacité des mathématiciens, après plus de deux cent cinquante ans, à faire la preuve que la conjecture de Goldbach est vraie, suggère qu’elle est probablement soit une vérité indémontrable, soit franchement fausse, en dépit de l’apparence d’évidence en sa faveur. Et plus passe le temps, moins il devient certain que la résistance de la conjecture à la preuve signifie une plus grande probabilité de fausseté plutôt qu’une vérité indémontrable.

J’ai mis en italique un passage important pour les débats sur le vrai ou faux de l’astrologie et pour les hypothèses, les pratiques fondées ou farfelues des astrologues pour lesquels, quoi qu’ils fassent, ça marche (10)… un tube de Bourvil : « J’suis content, ça marche ».

La preuve est au-dehors

Bertrand Russel a buté sur les paradoxes. Avec 5 planètes, dont la Lune, en Signes solsticiaux (11), K. Gödel en sort par l’énoncé d’une généralisation qui devient un nouveau principe : toute hypothèse est potentiellement une vérité indémontrable (M. Guillen) et la lumière reste à faire sur le principe extra-logique dont l’apport permettrait d’évaluer sa vérité ou sa fausseté. Mais les applications de l’énoncé aux concepts mouvants perdent la rigueur de la démonstration logico-mathématique, et, en négatif, le dépassement du Taureau conduit le paradoxe à l’ultra-paradoxe : Gödel s’est servi avec brio de la logique elle-même pour en démontrer les insuffisances. Ainsi, dans la générativité de l’indémontrable l’axiome de Karl Popper — pour être qualifiée de scientifique une théorie doit être réfutable — n’a pas l’assentiment de toute la communauté savante (12). Son crédit surfait rejoint l’hydre des choix intuitifs, objectifs ou subjectifs (comment savoir ?). Du vrai ou faux indécidable, le mystique retiendra que la foi n’a pas à être démontrée et qu’il est heureux que la science avoue ses limites ; le subjectiviste qu’il vaut mieux suivre son flair (infaillible) qu’un raisonnement algébrique ; le pessimiste que l’homme est décidément voue à tourner en rond dans la cage aux énigmes, le Sphinx ayant finalement vaincu Œdipe.

Pas sûr que la partie soit jouée. À l’image des boucles sans fin du R.E.T. et de la multiplication de ses cercles, l’issue de la décision, lorsqu’une solution existe, est au-dehors, dans le changement de référentiel. Un ailleurs qui se poursuivra indéfiniment, sous condition d’une résolution possible de l’indécidable. On retrouve la conception conditionaliste du réel aux strates successifs, de la représentation à la transcendance. L’extrait ci-dessous du collectif Changements (13), en reliant B. Russel et K. Gödel, prévient de ce que doit être une preuve pour passer de l’indémontrable à l’indéniable : « Depuis 1931, date à laquelle Gödel, se fondant sur les Principia Mathématica, a publié son célèbre théorème sur l’indécidabilité, nous pouvons abandonner sans risques l’espoir d’un système assez complexe pour inclure l’arithmétique même comme Tarski (14) l’a montré, n’importe quel langage de complexité comparable ne pourra jamais prouver sa propre non-contradiction (consistance) à l’intérieur de son propre cadre. La preuve que le système est consistant ne peut venir que de l’extérieur grâce à l’apport d’axiomes supplémentaires, de prémisses de concepts, de comparaissons, etc. ; que le système primitif ne peut engendrer ni prouver et qui ne sont à leur tour vérifiables que par recours à un cadre encore plus large ce qui renvoie de métasystème en méta-métasystème à l’infini. Selon les postulats de base des Principia Mathématica, toute proposition sur une collection (et la preuve de la consistance est une proposition de ce genre) touche tous les membres de la collection et ne peut pas, donc ne doit pas, en faire partie ».

Remplacez consistance par cohérence et revenons à l’astrologie. Côté zodiaque, un symboliste se référant à Kurt Gödel jubilera : il n’y a rien à démontrer, les Signes « marchent » par correspondances dans le « tout se tient » poético-analogique, et les millénaires passés dans cet état prouvent qu’il en sera toujours ainsi. Ce que dément le conditionalisme fort d’un zodiaque qui se démontre par des apports méta-astrologique et méta-symboliste.

Un zodiaque objectif dans nos sinusoïdes neuronales

On ne peut pas soupçonner Pavlov d’avoir pensé au zodiaque (15) lorsqu’il a formulé une typologie de 24 types à partir d’une axiomatique sur la base de la force, l’équilibre et la mobilité des processus fondamentaux de l’activité nerveuse. Cette axiomatique est en adéquation avec les phases de la sinusoïde photopériodique ou des déclinaisons. Il y a une identité de structure qui n’a rien de comparable avec l’attribution de complexes et de propriétés caractérologiques suivant les mythes, les Maîtrises, les formes graphiques, idéogrammes (16) des Signes dont les figures discontinues détruisent l’image d’unité du cycle zodiacal. Les formules réflexologiques ne se distribuent pas selon des analogies mais à partir de trois postulats qui les imposent rationnellement aux douze Signes. Le conditionalisme n’a pas inventé les déclinaisons — elles ne sont pas étrangères à l’astrologie —, il fallait la neurophysiologie pour dégager le zodiaque de son indécidabilité, donner un sens aux déclinaisons, aux cycles présence-absence et, en comparant l’externe et l’interne, former l’hypothèse que la sinusoïde des variations de phases, est une clef commune méta-astrologique. Si une sinusoïde explique le zodiaque, toutes les sinusoïdes sont potentiellement zodiacales.

Pavlov n’a pas découvert le jour et la nuit et les déclinaisons dans le cortex de ses animaux de laboratoire, mais les deux processus fondamentaux de l’activité nerveuse dont les états et les rapports caractéristiques ont une structure cyclique. La relation des deux cycles, l’astrométrique et le typologique neuronique, peut être qualifiée d’isomorphique (17) et même homomorphique. Sous un angle formel il s’agit de deux ensembles identiques. Concrètement, les neurones ne tournent pas autour du Soleil. Pour respecter la différence, il semble plus correct de parler d’éléments de la même classe, en entendant par classe l’ensemble des oscillateurs harmoniques et par éléments :

- L’oscillateur terrestre et ses zodiaques
- Les oscillateurs neuroniques

Pourquoi les membres de la même classe communiqueraient-ils, ceux-là en particulier ? Un apport étranger à cette classe nous éclairera, on ne sait quand, sur les résonances sélectives entre ses éléments. Autant dire comment et par quoi l’astrologie a une réalité physique. La réponse concernera beaucoup de phénomènes mis au compte de la synchronicité jungienne.

Pavlov, « Go home ! »

Convaincus par une démonstration d’une logique incontournable, les premiers conditionalistes ont parlé de rupture épistémologique, d’un changement transformant la certitude intime indiscutable en connaissance objective communicable. Rupture dans l’histoire de l’astrologie, rupture dans le milieu astrologique. En dehors des indifférents, les traditionalistes conservateurs ont compris la menace pour les Éléments et leurs merveilles indémontrables. Sauf sur l’affirmation que le conditionalisme rejette les symboles, ce qui est faux, l’intuition ne les a pas trompés : c’est l’apport extérieur, Pavlov, le conditionnement, qu’il fallait repousser puisque de lui venait la nuisance. On s’y prit de diverses manières, la plupart de mauvais goût. Les gorilles de l’astrologie Art-Science-Sagesse matraquèrent :

- a) Art (de l’esquive) : le zodiaque réflexologique n’est qu’une « vue de l’esprit (18) ».
- b) Science (de l’intox) : les conditionalistes s’inspirent du matérialisme marxiste made ex-URSS (où l’on compte quand même des freudiens bon teint) (19.
- c) Sagesse (de l’embrouille) : l’Homme est libre, le conditionnement est aliénant.

Un béat (ou méat ?) de Freud oppose le « large clavier des états et manifestations psychiques » à « L’étroit couloir du plan de la réflexologie ». Le large clavier de la vie et des symboles oniriques se réduit dans l’interprétation des rêves selon Freud à la morphologie schématique des organes génitaux et annexes (21). À ses côtés, ou plus bas du béat, un anadepte (22) réduit la réflexologie à l’acception segmentaire des universités françaises, et Pavlov à un physiologiste fermé à la psychologie (23). La mise au point de Jean-François Le Ny (24) dans un ouvrage de 1966 n’a rien changé et ne changera rien à la volonté et au désir freudo-francophone de ne rien entendre de contrariant : « …chaque fois que Pavlov ou ses continuateurs parlent de « réflexe », on doit entendre ce mot au sens large de réaction, provoquée par une stimulation venue du milieu, et faire abstraction du caractère mécaniste et segmentaire qu’il comporte en français ».

La malhonnêteté ou l’ignorance se mesure au soin manifeste à ne pas parler de l’essentiel : l’apport extérieur et l’axiomatique qui fondent le zodiaque des déclinaisons. Il ne peut pas y avoir plusieurs démonstrations : celle-ci sent le soufre et annule par l’odeur la course des challengers pour une explicative métaphysique. La réaction n’en est que plus violente.

Les cycles de la théorie des âges sont externes et internes

Dans la « théorie des âges » Pavlov ne mord pas les passants. En dehors d’un opposant forcené, les meneurs de la communauté des astrologues ont plutôt bien accueilli la corrélation des cycles planétaires avec les échéances de maturation-dématuration. Un anadepte, cousin de l’âne de Buridan, a changé son adhésion à la théorie des âges en récupération pour ne pas choquer sa clientèle, et pour les neutralistes bienveillants le changement de « chronocrators » est supportable puisque le « psy » reste présent. Et, pour être totalement rassurés, en sélectionnant au mieux de ses affinités les pionniers de la psychogénétique (à l’époque où la théorie à vu le jour ils n’étaient pas nombreux), il est possible d’accommoder les stades freudiens aux cycles courts, de la Lune au demi-cycle (6 ans) de Jupiter (25).

R.E.T., Logoscope, Macroscope : trois mamelles de la systémique

Chez les praticiens qui en ont pris connaissance hors du conditionalisme, le R.E.T. n’a pas provoqué de crise de foi mais une curiosité vite blasée. Il en va autrement chez les auteurs de systèmes astrologiques qui ont mal reçu la démonstration d’un bouclage sur Pluton alors que leur absence de critères objectifs les amène à fabriquer des planètes introuvables, mêler le plein des orbites (les planètes) au vide de leurs foyers. Les critiques du R.E.T., moins radicales que pour le zodiaque, se sont résumées à déprécier son impact, l’indexer à des schémas typologiques, souligner sa précarité en cas de découverte d’une transplutonienne (26)… que l’on peut d’orès et déjà appeler l’Arlésienne.

L’importance de l’apport extérieur n’est pas directement le R.E.T. mais sa matrice : le Logoscope, modèle logico-mathématique simple, extra-astronomique et extra-astrologique, extensible à une infinité de domaines. Pour le zodiaque, l’apport de Pavlov (le conditionnement) est déformé, l’axiomatique (les postulats de construction et répartition des formules) occultée. Pour le R.E.T., Pavlov n’étant pas visible, on s’intéresse au système verbal, pas à la structure mathématique qui généralise les applications. En revanche, la séduction d’un ensemble organisé de signifiants a éveillé l’imagination des émules. Au menu de « mon R.E.T. est meilleur que le tien » ont défilé les suggestions, améliorations possibles et surtout les contorsions. Le R.E.T. n’est pas éternel, ce n’est pas une raison pour l’enterrer vivant. Les tripatouillages sur le bien ou mal fondé, sémantique de Représentation, Existence, Transcendance, ne changeront rien au Logoscope. Pour le descendre ou le dépasser — ambition noble et légitime — le papotage ne suffit pas. Il faudra lui substituer une structure supérieure en simplicité et cohérence. Et je ne parle pas des garanties qu’apportent la biologie et l’atomistique à la progression binaire (organisée en hyperboles) qui fonde les niveaux, leur extensions et leurs échanges.

L’apport extérieur de l’astrologie par le biais du Logoscope vient, à la fin des années 50, de (« Cybernétique et société » (28), livre majeur du fondateur de la cybernétique Norbert Wiener, incomparable représentant de la fonction généralisatrice-associative du Sagittaire. Après des lectures complémentaires, le manuscrit de Cybernétique et Astrologie qui devait suivre La Condition solaire est tombé en rade au premier chapitre. Je n’avais plus envie de recommencer le circuit des éditeurs réticents à une astrologie invendable dans la logique mercantile.

Dans un ouvrage paru au Seuil en 1975, Joël de Rosnay, docteur es sciences, a produit un « Macroscope » (30) intéressant pour illustrer la cybernétique, les interactions entre le simple et le complexe. Le Logoscope, modèle systémique, figure dans La Condition solaire (1964). Une antériorité à noter plutôt que revendiquer : les scientifiques ne lisent pas les astrologues (ou mal) et la ressemblance est superficielle. Le Logoscope est un étalon de globalité élémentaire structuré par trois, et non deux niveaux, aux fonctions rationnellement définies ; les interactions du Macroscope vont dans tous les sens et varient selon le domaine d’application.

L’indécidable, les paradoxes de la logique, la cybernétique, la théorie des jeux — que nous verrons plus loin —, sont des membres de la même famille, des éléments de la même classe : la systémique, une famille « affranchie de la psychanalyse » (je cite). Le R.E.T. logoscopique devait fatalement les rejoindre. En paria, dans le dos des savoirs autorisés.

La systémique traite, sans trémolo, de la globalité et de la non-séparabilité, l’inséparable étant un aspect partiel d’un réel qui, pour être global, doit admettre son contraire, le séparable : « L’approche systémique n’est pas une nouvelle science, ni même une nouvelle discipline ; c’est un point de vue original sur la réalité, une méthode pour aborder les phénomènes complexes. Elle permet une vision synthétique des problèmes alors qu’a prévalu longtemps dans les sciences une démarche analytique. Là où l’analyse décompose un phénomène en autant de parties élémentaires dont elle étudie les propriétés et va du simple au complexe, la synthèse essaie de penser la totalité dans sa structure et sa dynamique ; au lieu de dissocier, elle recompose l’ensemble des relations significatives qui relient les éléments en interaction, attitude à laquelle correspond précisément la notion de système  ; celle-ci renvoie moins à la définition d’un objet particulier qu’à une perspective spécifique et féconde sur des domaines très divers de la réalité physique, biologique et humaine (31) ».

De ce texte dont il faudrait tout souligner (les gras ne sont pas de moi), il ressort que nos modèles (zodiaque, Logoscope, R.E.T.) synthétisent Signes et Planètes, alors que la symbolique à prétention globalisante fragmente le zodiaque en Signes sans logique de continuité, et démembre le groupe des dix planètes en quatre couples manichéens (32). L’absence du cinquième couple (Mercure-Pluton) est significatif de l’impasse de ce découpage.

Vrais et faux changements

En application de la logique de Russel-Gödel, l’école de Palo Alto (33) fonde ses thérapies sur le changement, exclusivement efficace s’il s’agit d’un changement de classe ou, en langage conditionaliste, de référentiel, et non d’un « plus ça change, plus c’est la même chose » : « …le changement implique toujours le niveau immédiatement supérieur : pour passer, par exemple, de l’immobilité au mouvement, il faut faire un pas en dehors du cadre théorique de l’immobilité (34) à l’intérieur de ce cadre, le concept de mouvement ne peut pas apparaître…

Ne pas confondre changement n° 1 et changement n° 2. Le n° 1, apparent, illusoire, ne sort pas de son cadre. Le réel s’en échappe : « L’un, le n° 1, prend place à l’intérieur d’un système donné qui, lui, reste inchangé, l’autre, le n° 2, modifie le système lui-même ». (je souligne). Exemple du rêveur : « En proie à un cauchemar, le rêveur a la possibilité de faire plusieurs choses en rêve : courir, se cacher, se battre, hurler, sauter d’une falaise, etc., mais aucun changement issu d’une de ces actions ne pourrait mettre fin au cauchemar ».

Le rêve se termine par le réveil, changement n° 2, où l’on passe du latéral au vertical pour, quelquefois, trop souvent, un cauchemar différent (35). Bien avant de connaître la théorisation des thérapies par le renouveau irréversible, l’enseignement conditionaliste a conçu et préconisé un modèle de consultation qui étudie, par-delà la description du caractère, les changements de comportement (étude des potentiels inexploités) à envisager pour résoudre ou assumer les problèmes créés par la personnalité consciente. Entendre ce que l’on connaît de ses goûts et dégoûts, sa nature, ses complexes, son tempérament, peut être captivant mais ne change rien : on ne sort pas de son cocon de soi. Il paraît plus révélateur de développer, à partir de l’analyse des rapports entre fonctions dominantes et non-dominantes, ce que l’on pourrait être en s’affranchissant des projections des astrologues comme de ses proches et amis (36).

La logique du S.O.R.I. change les Maisons-Signes

Les référentiels du S.O.R.I. (Sujet-Objet-Relation-Intégration) sont désignés dans le thème et non pas inclus (37). L’horoscope est une représentation (plane ou sphérique, statique ou dynamique) d’un Objet céleste, le système solaire en vision géocentrique. Dans cet Objet, on chercherait vainement le Sujet. Habitant de la Terre, il n’a de réalité dans le ciel que par la Relation et l’Intégration, aux règles non-évidentes, notamment pour l’astrologie. Si les planètes ne sont que des signaux, les positions écliptiques des Maisons indiquent les périodes de sensibilisation à un changement de perspective ou de plan d’une fonction planétaire qui se nuance d’une variable. Comme les Signes, les Maisons n’agissent pas par elles-mêmes. Lorsqu’un banquier invite à ouvrir un compte dans son établissement, ce n’est pas pour donner de l’argent, l’argent vient du client. Une Maison « Intégration » n’alimente pas ce qu’elle désigne ; elle indique le temps, avec quelle fonction, selon la planète, on peut effectuer une opération, positive ou négative, selon l’aspect et le contexte, lorsque le guichet est ouvert.

Les Maisons se construisent dans un temps structuré (le cycle) et non dans un espace figé, et le temps impose l’avance des planètes dans le sens des Signes dont nous avons les définitions par la dynamique des arcs sans qu’il soit nécessaire de mesurer les croissance ou décroissance en 24 heures. Elles se mesurent autant d’une minute ou d’une seconde à l’autre. Ce n’est pas le mouvement diurne qui donne la formule zodiacale mais ce qui en résulte : une progression inévitable malgré les périodes de rétrogradations (38) qui relèvent d’une combinaison de mouvements.

À chaque seconde de son mouvement apparent d’Est en Ouest, une planète non-rétrograde augmente sa position suivant les Signes d’Ouest en Est. Vénus, Uranus, Pluton, ont des rotations inverses des autres planètes, mais, dans le plan écliptique, elles effectuent leur translation dans le même sens que toutes les autres planètes. Ainsi, l’inversion de la rotation terrestre, donc le sens de son mouvement diurne, ne modifierait nullement celui de sa translation.

La lenteur sidérale de Pluton n’échappe pas à une avance seconde après seconde. D’une révolution synodique à la suivante (période géocentrique de retour d’une conjonction Soleil-Planète), l’astre concerné ne peut faire autrement que de progresser sur son orbite à sa vitesse propre. À partir de Jupiter, l’arc héliocentrique parcouru entre deux révolutions synodiques diffère de moins en moins de l’arc vu de la Terre (39).

Logique de la dynamique

Le développement dans le temps et le S.O.R.I. introduisent un commencement d’ordre dans les Maisons. Il est intéressant de savoir pourquoi les significations admises par une majorité d’astrologues réjouissent leur pratique alors que l’explicative analogique qu’ils en donnent — la référence aux Signes — est en contradiction avec les systèmes de domification fondés sur la sphère locale fixe. L’analogie avec les Signes va à rebours des essais de théorisation par les douze tranches du mouvement diurne (40) ou de l’espace local. Contradiction décoiffante (41), la domification placidienne condamne la vision statique du thème par l’absurdité d’une durée qui, à l’instant précis de la naissance, imposerait ses subdivisions du cycle de 24 heures. Comment comprendre qu’en quelques minutes un arc diurne de 16 heures imprime à l’enfant qui vient de naître ses tranches de 2 h 40m 42 sans les avoir parcourues ? Et faut-il plus ou moins de 24 heures pour s’imprégner des durées respectives des tranches placidiennes ? Si l’on admet le principe du thème dynamique pour sortir de cette contradiction, il n’y a aucune raison d’en rester au jour ou à l’année (43). On tombe alors dans le réel astrométrique et ses applications conditionalistes : zodiaque, théorie et thèmes d’âges conservant en permanence le lien entre le présent (ciel du moment) et le passé (ciel natal).

Transits et changements

Le système des significations, dès lors qu’il transpire un ordonnancement, vaut qu’on s’y arrête. Cela n’entraîne pas une confiance aveugle en leur efficacité, et ce doute que n’apprécient ni ceux qui prônent les Maisons ni ceux qui les éjectent (44), montre assez qu’elles désignent des guichets de réception : ouverts comme fermés ils ne distribuent pas les changements radicaux. L’importance des transits aux angles (AS-MC-DS-FC) n’affecte pas invariablement les attributions correspondant à leurs secteurs, les passages sur les cuspides (aux longitudes capricieuses), ne bouleversent pas nos existences, et beaucoup, en interprétation de fond, négligent les Maisons.

Les planètes, leurs aspects et leur hiérarchisation constituant le socle de l’interprétation, les Signes son écorce, les Maisons en sont la surface, là où se produisent le maximum d’interférences et d’ambiguïtés entre les conditionnements terrestres et célestes, l’interprète et l’interprété. Raison pour laquelle les astrologues sont heureux en leurs Maisons (quel que soit le système de domification, y compris extravagant) tandis que les statistiques et les sceptiques rechignent.

Chez Palo Alto l’ascenseur est interdit. D’ailleurs, il n’y en a pas. On change d’étage en levant la jambe devant l’escalier qui convient à l’image du changement avec des scénarios variables selon la hauteur des marches et L’aptitude à monter un escalier. Philippe Pinchon remarque que les changements radicaux sont décelables par les transits sur les planètes « pouvoir » : Lune, Soleil, Mars, Pluton, en ajoutant les non-dominantes, la dernière devenant la première à suspecter. En logique drastique du « oui ou non », les transits aux Angles ont une valeur indicative de changement majeur supérieure aux transits en Maisons. Le S.O.R.I. désignant en principe les changements sans retour, ou bien la logique de Palo Alto est à revoir en introduisant les dosages, ou le S.O.R.I. n’est pas dans les Maisons. S’il n’y est pas, son apport offre une explicative extérieure mieux fondée que l’analogie par les Signes. De fait :

- a) la longue et tortueuse histoire des significations des Maisons incite à penser que la référence aux Signes est le dernier recours en date contre la prolifération des systèmes. Au nom de l’analogisme il y a de tout dans les Maisons, et les Maisons à douze étages d’Eudes Picard ne logent pas tous les possibles (45) des activités humaines. Il fallait réagir par un cataplasme anti-hémorragique. Celui des Signes sur les Maisons est posé à l’envers.

- b) dans la réalité les marches d’escalier des changements sont de hauteur variable. Le dosage, la composition, nous dégagent d’une alternative rigide, mais avant d’éliminer une hypothèse, il semble honnête d’en examiner la teneur et les conséquences. Ici, les transits qui, en général, ne provoquent pas des changements irréversibles (d’ordre n° 2 dans la classification de Palo Alto), confirment l’idée du thème non-Sujet mais proposition d’être. Proposition ou projet qui, reprenant l’image des changements qui ne changent rien, pourrait être un rêve paradoxal (46), période du sommeil actif où l’on rêve de 5 à 20 minutes. Selon Michel Jouvet (47), la fonction majeure du songe serait de renforcer les résistances individuelles aux paradigmes sociaux (Michel Jouvet est Scorpion, Ascendant Balance). En ce qui concerne les relations individu-société, le rêve met les pendules à l’heure : on redevient soi, avec une plus grande réceptivité aux signaux faibles : célestes pour les grands songes qui deviennent, à l’état de veille, des projets obsessionnels, imposés « d’en-haut »… souvent, comme l’a découvert M. Jouvet, contre les idées reçues.

Le thème : rêve à réaliser ou irréalisable

Le changement du thème-projet en thème-rêve laisse songeur. Le thème retourne au Sujet, mais c’est le dormeur qui symbolise : les planètes conservent leur logique par signaux et notre Sujet est interactif à la différence de l’astropsychologie qui ne fait certes pas du consultant un branché sur les signaux célestes régénérant ses forces de réfractaire en dormant. Et, si par la voie du rêve l’inconscient revient sur le tapis, ce n’est pas l’inconscient des fourneaux et des pompiers (cf note 21), ni exclusivement celui des archétypes. C’est ce qu’il est avant qu’on en parle chez Lacan, une vieille connaissance qui regarde chacun, philosophe, biologiste, neurologue, pavlovien ou non : « C’est Pavlov qui a dit : « Nous savons fort bien à quel point la vie mentale constitue un ensemble bigarré de conscient et d’inconscient » (I.P .Pavlov. Œuvres choisies). C’est lui aussi qui identifie le psychologue se bornant à étudier seulement les phénomènes conscients à une personne s’avançant dans la nuit avec une lanterne qui n’éclaire que quelques endroits de la route. Or, avec une telle lanterne, dit Pavlov, il est difficile d’étudier le lieu tout entier ». (48)

Autre extrait, à propos de « l’étroit couloir de la réflexologie » : « Indiquons tout d’abord l’inexactitude des assertions selon lesquelles l’approche matérialiste, traditionnelle pour la science russe dans les problèmes de la théorie du cerveau, la prédilection de cette science pour les méthodes objectives de recherches sur les fonctions du système nerveux central auraient impliqué dès le début, la négation ou tout au moins la sous-estimation de l’importance du problème de l’« inconscient ». On pourrait présenter de nombreux arguments démontrant qu’un tel point de vue négatif et simpliste n’était propre ni aux fondateurs de la théorie des réflexes ni à ceux qui se sont efforcés de se guider sur cette théorie clans leur pratique médicale ». (P. Bassine).

Tous les rêves ne se réalisent pas. Des innombrables destins promis ou inscrits par la polyvalence (49) des symboles dans un seul thème nous ne vivons qu’une seule version, la nôtre. Contre mille ou cent mille potentiels, un destin seulement… sauf si l’on compte les rêves et les projets qui relèvent de l’activité « paradoxale » du cerveau, le cycle de 90 minutes n’étant pas réservé au sommeil mais aussi à la vigilance consciente. Finalement, on ne perd rien à remplacer vivre, réaliser son thème… par vivre, réaliser son rêve. La comparaison vaut plus qu’une image.

Mathématique du S.O.R.I. par les dimensions

Le modèle mathématique analogue au S.O.R.I. est celui des dimensions que l’on écrit I-D (une dimension), 2-D (deux dimensions), 3-D (trois dimensions), avec autant de nombres entiers qu’il y en a, mais au-delà de la quatrième dimension, les perceptions et Représentations humaines décrochent pour une transcendance (mathématique) inimaginable. Pour rendre l’abstraction sensible, les vulgarisateurs font appel à la géométrie élémentaire : une ligne n’a qu’une dimension ; une figure a deux dimensions, la longueur et la largeur ; un cube en a trois, longueur, largeur, hauteur ; s’il se déplace, le temps lui ajoute une quatrième dimension (52), et s’il change de couleur en se déployant, il en gagne une cinquième. Le rapprochement avec les référentiels du S.O.R.I. comparables à des pelures d’oignon apparaît dans cet extrait des Ponts vers l’infini de Michael Guillen, déjà cité : « Un monde de dimension quatre (4-D) est plus riche de possibilités qu’un monde à trois dimensions (3-D). Pour quelqu’un d’un monde 4-D, les faits et gestes d’une personne d’un monde 3-D paraîtraient aussi plats qu’à nos yeux la projection d’une action sur un écran cinématographique de dimension (2-D). Inversement, la quatrième dimension est aussi inaccessible à la perception de quelqu’un de dimension trois (3-D) que pour nous la troisième dimension sur l’image cinématographique de dimension (2-D). Tout ce qui, venant de la quatrième dimension, pénétrerait dans un monde en trois dimensions semblerait venir de nulle part… Ce qui veut dire que les habitants d’un monde de dimension quatre (4-D) pourraient observer incognito un monde de dimension de dimension trois (3-D), tels des spectateurs dans une salle de cinéma. Pour créer l’illusion de la profondeur, il leur suffirait de chausser une paire de lunettes 4-D. Les autres mondes créés par les mathématiques de Riemann (51) n’étaient pas vraiment spatiaux au sens commun du terme, à la différence de ceux d’Euclide ou de Descartes. Selon Riemann, il n’était pas nécessaire pour la dimension mathématique d’avoir pour seul référent un espace sensible ; elle pouvait tout aussi logiquement se rapporter à des espaces purement conceptuels, qu’il désignait du nom de multiplicité ».

Les dimensions de l’astrologie sont supérieures à nos moyens actuels de compréhension. L’astrologie nous voit mais nous ne la voyons pas. Pour voir ou entrevoir ses espaces conceptuels, j’ai proposé les lunettes de la gravité (52) que Newton associait à Dieu en personne. Elle nous comprend, nous ne la comprenons pas. Question pour un champion de la logique : combien de dimensions accorderiez-vous à l’astrologie symboliste, combien au conditionalisme ? Anadeptes s’abstenir.

Le R.E.T. réunit ce que le S.O.R.I. sépare

Du Sujet à l’Intégration les dimensions croissent. Les affecter d’un nombre serait outrageant pour nos amours-propres. Bien qu’il y ait beaucoup de « Sujets » d’une linéarité confondante et des scientistes « Objet » qui ne voient pas plus loin que la longueur et la largeur de leur nez, la mathématique ne démontre pas tout : B. Russel l’a constaté, K. Gödel l’a démontré. Le S.O.R.I. est un qualitatif non-démontrable par les nombres cardinaux.

Les dimensions communiquent hiérarchiquement de haut en bas, la pelure d’oignon supérieure comprend les inférieures. En principe, dans l’ordre des référentiels du S.O.R.I. il y a bien accroissement de complexité mais ils ne communiquent pas, le degré de complexité étant ici un critère de disjonction. Dans le R.E.T. les boucles d’échanges entre le centre, le haut et le bas compensent les fonctions conservatrices des trois pouvoirs. Ainsi, les fonctions de changement du R.E.T. transgressent les clivages du S.O.R.I.. Les modèles étant différents, on peut supposer un nombre variable de dimensions pour chaque référentiel, ce qui rassurerait les Sujets soucieux d’être au moins les égaux de l’Intégration. Il est certain que dans l’imaginaire subjectif le sentiment de supériorité s’éprouve plus fortement que le nombre réel inconnu des dimensions de l’Intégration. Cela peut être mis en relation avec le fait que le S.O.R.I. classe les référentiels par ordre croissant de complexité et ordre décroissant d’intérêt. La passion du Moi, fut-il simple et haïssable, est primordiale. La complexité de l’Intégration fait moins battre les cœurs. Reste à savoir si la correspondance entre complexité et désintérêt à un fondement physique. La fascination va au simple, et en référentiel « Sujet » les trois niveaux R.E.T. répondent aux niveaux d’excitabilité fort, moyen, faible… une base sur laquelle il est difficile de revenir sans remettre tout à plat.

De même qu’il existe dans les formules des fonctions R.E.T. une contradiction entre l’extensif et l’intensif (53), le R.E.T. à l’intérieur du S.O.R.I. en contrarie le cloisonnement. Les dimensions mathématiques sont comparables à des poupées russes qui s’emboîtent (la supérieure comprend les inférieures). Par contre, les poupées russes du S.O.R.I. s’emboîtent mais ne se comprennent pas sans le secours des fonctions transgressives du R.E.T. Elles sont les vecteurs de transposition des différents langages de la Nature, incommunicables sans elles. Le modèle R.E.T.-S.O.R.I. est donc plus complexe que celui des dimensions.

La grille des Maisons : une logique de classement qui ne convient pas aux Signes

Eudes Picard répartit l’incommensurable diversité des activités humaines en 144 secteurs par 12 immeubles de 12 étages. Avant de s’en tenir à douze, le nombre des secteurs à varie de 4 à 8 et 16. Rien n’interdit de subdiviser davantage. Par contre la combinatoire S.O.R.I.-R.E.T. impose au minimum 12 secteurs, ce qui élimine les fantaisies et montre que la logique vaut l’analogique.

La grille du S.O.R.I. fondée sur le critère des clivages de complexité croissante peut servir à classer tous les « membres » ou objets dont on veut souligner les composants spécifiques, inaliénables aux composants d’une autre classe. Veut-on, au contraire, souligner les éléments assimilables de ces composants, le R.E.T. extensif est indiqué. Ainsi, dans le schéma pédagogique des 12 secteurs égaux, les Maisons en quadrature marquent les disjonctions révélées par le S.O.R.I. dans les niveaux R.E.T. et les Maisons en trigone les communications internes révélées par l’introduction du R.E.T. dans chaque référentiel.

Que devient l’analogie avec les Signes ? Lorsqu’on chausse des lunettes, le monde visible change selon la forme et les couleurs des verres. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’en physique amusante on a constaté « l’effet » de l’instrument sur le réel observé. Ceux qui doutent d’une réalité objective en raison de sa versatilité apparente oublient que l’instrument est un objet qui prouve l’existence du réel par son efficacité (54). Il en est des concepts comme des outils, certains sont plus opérants que d’autres. On ne perçoit, ni ne conçoit, l’astrologie conditionaliste avec des lunettes en peau de saucisson analogiste. Le S.O.R.I. génère de nouvelles significations des Maisons, mais il ne vaut pas la sinusoïde pour l’analyse des Signes. Son application aux tempéraments d’Hippocrate adaptés, avec les Éléments, au zodiaque des saisons, ne ferait que confirmer ce que nous savons de leurs disjonctions sur fond d’incohérence : du Lymphatique (Eau) au Nerveux, l’accroissement de complexité ne décolle pas du référentiel « Sujet ». Le Nerveux plus complexe que le Lymphatique — caricaturé en balourd —, n’est pas un récepteur idéal de l’Intégration. Le Lymphatique en serait proche, autant que l’Eau, plus que la Terre, selon la symbolique des Éléments. Le S.O.R.I., outil d’analyse d’envergure, écrase le jardinage : Un modèle devient adéquat par ce qu’il révèle de propre à son objet d’application, et chaque modèle a ses performances et insuffisances selon l’objet de son crible.

La reconnaissance de la spécificité des modèles fait partie de la logique moderne et, par conséquent, de tout ce qui sépare le conditionalisme de l’astro-alogie (55) médiatique.

Être ou ne pas être de son temps

Pavlov étant loin du S.O.R.I., les astrologues sont restés cois. L’affluence des systèmes de Maisons ne les encourage pas à la curiosité lorsque le conditionalisme est en cause. Que Karl Marx soit ou non dans le coup, le bilan des acquis conditionalistes, extérieurs à l’astrologie, à permis d’en changer les hypothèses fondamentales, désormais plus physiques, les méthodes d’analyse et d’interprétation. Ce bilan permet de participer, par la bande, aux forums de la logique mathématique, d’être au courant et à la pointe de notre temps… comme le furent les astrologues-astromètres d’autrefois.

Chez les astrologues traditionalistes de bonne foi, l’extériorité, la logique, la modernité caractérisent précisément ce que ne doit pas être l’astrologie, hermétique, symboliste, intemporelle, expressive de la sensibilité métaphysique de chacun. Ailleurs, comme il est immoral de tuer son chien (de Pavlov) sans dire qu’il a la rage, les positions hostiles se justifient par le mauvais caractère des conditionalistes et l’affirmation (ni vérifiée, ni démontrée) que leurs « théories » (au sens péjoratif) n’ont aucune retombée pratique. Inutile de reproduire la liste des ouvrages d’interprétation, manuels, articles, textes écrits différemment qu’en référence à des typologies (56) aux fondements étrangers à la base de l’astrologie : l’astronomie. Le véritable changement apporté par le conditionalisme est celui du passage de l’interprétation par tronçons bigarrés et mal juxtaposés, à une interprétation globale dont le praticien choisit à volonté le programme de complexité. La hiérarchisation permet de grouper les fonctions par dominantes, sous-dominantes, non-dominantes, par paires, trios, quartes ou quintes. Aucun système astrologique n’accède à ces synthèses.

Quant aux typologies, le langage conditionaliste oriente vers celles concernant les formes d’esprit plutôt que vers les caractérologies construites exclusivement sur l’affectivité et un inconscient libidineux. Cette orientation nous éloigne de l’horoscope confiné aux instincts basiques de l’Homme primitif. Le ciel élève, les gravités planétaires y contribuent, et « réaliser son thème » comme le préconisent certaines écoles astrologiques, implique qu’il faut en dégager le meilleur devenir, sinon la « réalisation du ciel » consisterait à défouler ses pulsions. La sublimation est un projet du thème, pas un acquis.

Pratique de fa différence

Avec les propriétés des modèles systémiques, le R.E.T., le S.O.R.I., le zodiaque réflexologique, se sont révélés des outils de création et d’analyse des typologies aux dimensions moins englobantes (59). Pour un aperçu de la différence entre les caractérologies et les fonctions noologiques, j’ai déjà cité René Descartes. Son dualisme et son cogito« Je pense donc le suis » reconnu comme excluant la pensée d’un autre que lui, relève-t-il de l’agressivité ou du Sens des contraires du Bélier ? Lorsque Charlie Chaplin, Bélier, Ascendant Balance, raconte que pour mieux faire ressortir son aspect chétif dans les scènes de pugilat il choisit de grosses brutes pour partenaires, est-ce de l’agressivité ou le Sens des contraires, exclusif en Bélier, complémentaire en Balance ? Restons-en brièvement au zodiaque et aux personnalités citées à propos des paradoxes de la logique :

- Bertrand Russel : 18/05/1872 (17 h 45, Trellek).
- Kurt Gödel : 28/04/1906.
- Alfred North Whitehead : 15/02/1861.

La phase paradoxale des Signes au centre des quartes est parfaitement représentée par ceux-là mêmes qui ont fait du paradoxe la thématique de leur œuvre et probablement de leur vie. Une probabilité qui devient certitude lorsqu’on lit la biographie de Ludwig Wittgenstein (60) à la fois tourmenté par la logique, par des questions d’éthique (il avait horreur du mensonge) et de religion. Sauf erreur, lit-on dans « Changements » (61), c’est Wittgenstein qui le premier s’est penché sur les implications pratiques, comportementales, du paradoxe. Ce pionnier qui ne dissocie pas l’âme de la pensée, est également un paradoxal du zodiaque. Un paradoxal du Taureau : Ludwig Wittgenstein : 26/04/1889.

La dénomination de « paradoxal » pour le sommeil actif, vient d’un Scorpion qui se serait abstenu de choisir ce terme si, par hasard, il avait eu connaissance de la formule conditionaliste de son Signe : Michel Jouvet : 16/11/1925, 4 h 30, Lons-le-Saunier.

L’argument « tous les Taureau ne sont pas paradoxaux et tous les paradoxaux ne sont pas du Taureau » vaut pour toute l’astrologie. Notre démarche, peu statisticienne, s’attache aux cas remarquables, à ceux qui parlent de leurs Signes ou planètes sans le savoir. On évite ainsi les projections et les interprétations ad hoc. Il y a quantité d’autres dates à tester dans cet esprit mais les chasseurs de données natales ne partagent pas nos prédilections.

Le paradoxe : expression noologique du caractère

Dans le trio des Taureau logico-mathématiciens en vedette, l’intérêt pour le paradoxe est commun, les caractères divergent. K. Gödel (grand ami d’Einstein), est un introverti phobique obsédé par l’idée (illogique) qu’on cherchait à l’empoisonner (son épouse jouait le rôle de goûteuse de plats). À l’opposé d’un Gödel indifférent à son époque, Russel est un sociable, politiquement engagé (62) ; entre les deux, Wittgenstein un héros de l’objectivité pure et dure, persécute par son ombre de douteur inflexible. Pour l’astro-psychologie « ça marche » sur trois pattes de Taureau : Gödel est un Taureau renfermé, un Nerveux d’Hippocrate mâtiné de complexe « oral » freudien négatif, Russel un Taureau passionné de Le Senne, combatif-pacifiste (Maîtrise de Vénus sur l’animal) ; Wittgenstein un pensée-intuition de Jung avec un gros surmoi sur le dos.

Pas de dispersion avec les formules réflexologiques : le paradoxe en fait partie… Il n’y a pas à se rabattre sur un cocktail d’Hippocrate, Freud, Jung, Le Senne, la formule conditionaliste d’un Signe dispose de suffisamment de dimensions pour éluder les apports disparates. J’en suis désolé pour les « psy » qui vont bondir, cette supériorité (quantitative) du nombre des dimensions, donc de la possibilité d’englober les dimensions inférieures en nombre, vient du référentiel « Objet », de l’astrométrie.

À part l’induction, peu de mots diffèrent du descriptif phénoménologique des arcs présence-absence du descriptif de leurs corrélations. D’un arc qui domine en durée peut-on dire autre chose qu’il correspond à une force dominante ? Des durées égales du jour et de la nuit, autre chose qu’elles égalisent les contraires ? Du sens des contraires à la globalité, les phases ne sont pas plaquées sur le zodiaque, elles se lisent directement dans les durées, elles se constatent, elles sont l’expression même du zodiaque. Le paradoxe fait partie du Signe, ce n’est pas une matière que chacun traite selon son tempérament, mais une façon d’être et/ou de penser. Ce sont les phases qui conduisent à lier l’affectif au noologique, le concret visible et l’abstrait invisible du comportement.

Ne serait-ce que pour l’interprétation des phases au plan des caractères, des thématiques et des comportements de l’esprit, le conditionalisme méritait mieux que d’être marginalisé (63), censure ou calomnié (64). Au lieu de nous contraindre à batailler pour être entendu au-dessus des mensonges, et d’avoir été trop patient devenir intraitable, il fallait, dès La Condition Solaire (1965) élargir l’étude et les applications de la voie ouverte. J’ai dit comment ce livre à été reçu (65)…

Psychanalyse par la « théorie des jeux »

En marge des réactions pavloviennes négatives à Pavlov, il y a l’hypothèse des réactions banales à la nouveauté : paresse, négligence, facilité, arrivisme, cordonnier est maître chez lui et chacun fait sa soupe comme il l’entend. Le choquant ne tient qu’à un cheveu sur la soupe : les astrologues se déclarent soucieux des progrès de l’astrologie… à condition qu’ils ne soient pas conditionalistes.

Après les raisons pavloviennes et les humaines, avec la psychanalyse creusons les inconscients : il se peut que sous le désir manifeste de nous envoyer paître, des raisons archétypiques, ontologiques soient à l’œuvre. Pour les connaître, plutôt que le décryptage des refoulements, interrogeons la voie psychologique associée à la logique moderne : la théorie des jeux. Beaucoup plus répandue que le freudisme outre-Manche et outre-Atlantique, elle est révélatrice des contradictions (les paradoxes, toujours eux) de la nature humaine. Grosso modo, la théorie des jeux teste, par des jeux connus (échecs, dames, etc.) ou élaborés à dessein, la capacité de raisonner dans les conflits et compétitions et l’influence des émotions sur cette faculté. Un exposé sommaire sur la théorie des jeux s’introduit par « Le dilemme des prisonniers » énoncé et ainsi nommé par Albert W. Trucker, professeur de mathématiques à Princeton (66). Dans ce jeu à deux joueurs : « …Un magistrat d’instruction souhaite obtenir les aveux de l’un ou l’autre des deux hommes qu’il suspecte être les complices d’un meurtre. Le magistrat leur fait la proposition suivante : Celui qui se fera le dénonciateur de son complice sera relaxé, l’autre écopera vraisemblablement de vingt ans. Toutefois, si vous avouez tous les deux vous serez l’un comme l’autre condamnés à cinq ans. Et si aucun de vous ne passe aux aveux, vous serez condamnés de toute façon, mais sous un chef d’inculpation mineur, et chacun fera un an de prison ».

Sur ce, les prisonniers sont enfermés dans des cellules séparées, d’où ils ne peuvent communiquer et arrêter une stratégie commune : « Le dilemme vient de ce que si chaque prisonnier opte séparément pour les aveux, en raisonnant qu’il ne fera dans le pire des cas que cinq ans de prison, et que dans le meilleur il sera libre, tous les deux écoperont alors à coup sûr de cinq ans. Cette situation présente pourtant une incitation à un comportement moins individualiste, puisque si les deux prisonniers se font mutuellement confiance dans la dénégation, ils n’encourront au pire qu’une peine d’un an d’emprisonnement chacun. Dans le même temps, une telle situation fait surgir l’éventualité de problèmes. Chaque prisonnier doit, par exemple, envisager la possibilité d’un double jeu. Non seulement la coopération complique parfois le jeu, mais elle peut en outre rendre la situation réellement insoluble » (67).

Paul Watzlawicz souligne l’émotionnel : « Tel est leur dilemme et il n’a pas de solution. Même si les prisonniers trouvaient le moyen de communiquer pour prendre une décision commune, leur sort dépendrait encore du degré de confiance qu’ils ont l’un en l’autre : sans confiance, le cercle vicieux ne cessera de recommencer. Et en réfléchissant plus avant, chacun ne manquera pas de se rendre compte que cette confiance en l’autre dépend largement de la confiance qu’il inspire à l’autre, qui est à son tour déterminée par le degré de confiance qu’ils ont l’un pour l’autre, et ainsi de suite ad infinitum. Dans les relations humaines, et le mariage en particulier, la communication est d’habitude toujours possible, mais il peut arriver aux partenaires de vivre un « dilemme des prisonniers » chronique, s’ils ne se font pas assez confiance pour choisir les solutions les plus avantageuses pour tous deux ».

Les italiques de P. Watzlawicz sont à retenir : il existe logiquement dans ce jeu une solution avantageuse, mais elle demande des partenaires également intelligents, compétents en communication et confiants l’un en l’autre… ce qui écarte déjà beaucoup de paires de joueurs et donne une idée du « pourquoi tout va mal » alors que tout devrait aller comme sur des roulettes.

Moralité : il n’y en a pas. Chacun pour soi

Michael Guillen disserte sur les aspects politico-sociologique du « dilemme des prisonniers » et jeux similaires ou les participants (deux et plusieurs) prouvent par leurs comportements que la nature humaine oscille entre la compétition, choix des caractères forts ou qui s’imaginent tels, et la collaboration, choix des personnalités classées faibles par rapport ou par les précédentes.

Il est facile de projeter sur ce schéma les « dialectiques » Uranus-Neptune, Soleil-Lune, Jupiter-Saturne, Mars-Vénus construites sur le binôme « fort-faible » (69) ou « individuel-collectif ». De fil en aiguille, le présumé « fort » est un dominant libéral-capitaliste, le présumé « faible » un dominé collectiviste. M. Guillen n’entre pas dans les affinités du tempérament avec la politique : n’importe qui, fort ou faible, est gauche ou droite et retourne son vote selon les avantages annoncés par les candidats-solliciteurs. D’autres jeux le confirment, l’avantage, un mieux affectif, un gain matériel, ont plus de poids que les démonstrations des « inactuels riches » (et fauchés) du conditionalisme. La théorie des jeux rejoint le bon sens du terrien : l’intérêt prime sur la métaphysique. Inutile d’enjoliver ses cassures d’imprécations ou de belles-lettres. Lorsqu’on quitte une association, un parti, une équipe, on a tout simplement en vue de meilleurs profits. Pour moins d’efforts et de temps que n’en requièrent le conditionalisme, les Éléments, les typologies sommaires, la psychanalyse à la papa, font sûrement plus d’argent. Le client est roi, choyé, satisfait de ses boutiquiers jusqu’au jour où il apprend qu’il peut être aussi bien servi ailleurs sans être pris pour un jobard. Il est donc important qu’il ne soit pas informé de l’existence d’un ailleurs : d’où la rumeur, que les conditionalistes sont des astrologues qui ne mettent pas leurs théories en pratique. Variante redite : ces théories sont des vues de l’esprit inapplicables et inappliquées. Quoi de plus humain que de trouver à la source trouble de ces mensonges les parvenus de la profession et leurs émules ?

Pourtant, l’intérêt personnel n’est pas systématiquement incompatible avec l’intérêt commun et vice-versa, comme le prouvent l’histoire des sociétés et l’alternance des régimes politiques : « De simples différences de caractère pourraient suffire pour vouer à l’échec les espérances d’un groupe de devenir une société cohérente » (71). En termes de théorie des jeux, la stabilité de toute coalition repose de manière décisive sur ce qu’elle apporte de bénéfices à ses membres. Il est généralement admis qu’une personne souhaitera rejoindre une coalition, ou y demeurer, si les bénéfices à le faire sont plus importants que ceux auxquels elle pourrait s’attendre en agissant seule (72)

Ainsi, « s’il est clair que quelqu’un de confiant dans son aptitude à la compétition, du fait peut-être de ses succès à l’état de nature, pencherait plutôt pour un système capitaliste », le laissez-faire débridé présente autant de dangers pour la société que la stagnation, écueil des systèmes socialistes. Ne politisons pas : de toutes façons, le R.E.T. ne tourne que par l’erreur ou la carence d’une de ses fonctions (73). Nous serions donc condamnés par le R.E.T. et la théorie des jeux, à hurler tantôt avec les loups, tantôt à bêler avec les brebis, en évitant la rage et la fièvre aphteuse. Cela ressemble assez à la mondialisation des jeux de c… que se livrent les hommes.

Le point de vue de Lazlo Mero, auteur de Les aléas de la raison (74) recoupe celui de P. Watzlawick : bien que la coopération soit mathématiquement l’unique option avantageuse, majoritairement les joueurs (les humains) choisissent la compétition, la guerre, la rivalité. Et nous voici rendus la où je ne pensais pas en venir : les promoteurs-créateurs d’une logique étonnamment satisfaisante pour la biologie, la psychologie, la physique, n’ont pas proposé — malgré une abondante littérature sur ce thème — de modèle généralisateur.

Le conditionalisme dispose à leur place du vocable qui résume les exégèses sur les dualités intégrées à un ensemble : le duo-duel de l’existence. Entre le flou-impeccable et la mesure-démesure des discours sur les passions et les actions, le duo-duel occupe le centre-cœur de la globalité. Je ne ferai ni l’éloge, ni le procès de sa nature. Que ce constat :

- Toute création divise une unité et engendre un couple dont chaque partie séparée conserve la trace ou la marque de son origine : le pouvoir d’unir et celui de se diviser. D’une ligne droite sectionnée, image d’une « isomère brisée (75) (en larmes), un anthropomorphe parlera du traumatisme de la division que chaque partie a subie et reproduira, et de la fusion qu’elle à connue, qu’elle recherchera.

- Le R.E.T. apparaît comme un modèle physique élémentaire de création d’un centre « duo-duel », duel pour l’aspect diviseur, duo pour l’aspect unificateur, les deux aspects étant l’héritage de leur genèse. Je parle de physique élémentaire car la moindre différence de potentiel (76) en conditionalisme est une division qui engendre trois niveaux en interactions et leur centre.

Autrement nommé, le duo-duel est connu depuis Adam et Ève. Il est le fait ordinaire des mythes sophistiqués ou ingénus de la Création. Aristote les a regroupés en couples de contraires (77) connus (énantioses) : masculin-feminin, envers-endroit, jour-nuit, droite-gauche, etc. En référentiel « Objet », la physique ajoute : matière et antimatière ; onde et corpuscule ; bosons et fermions ; protons et neutrons. Ce dernier couple est très représentatif d’un « duo-duel » formé d’inséparables, sauf bombardement intensif.

La dénomination de « duo-duel » pour les énantioses souligne que le concept de couples contraires n’a de sens ou d’existence qu’avec un pôle « duo » et un pôle « duel », car on peut coupler deux termes qui n’ont pas forcément ce rapport (analogue au Nord-Sud d’un aimant : fragmenté à l’infini les parties divisées conservent leurs pôles + et -). Ce ne sont pas des « opposés-complémentaires » mais les constituants, pile-face, de la même pièce de monnaie.

La fonction duo-duel du R.E.T.-Logoscope au centre d’un ensemble homogène (couple Lune-Mars) est inédite. Elle a une universalité aux dimensions supérieures à la volonté de puissance de Nietzsche, la libido de Jung ou de Freud, parce qu’elle demeure invariante dans tous les référentiels du S.O.R.I (78).

Le diagramme en carré du R.E.T. visualise le raisonnement et synthétise les corollaires : les fonctions planétaires tournent autour du centre ‘eE’ (Mars) et si l’on déplace la figure dans les quatre colonnes du S.O.R.I., sa position centrale ne change pas. Les familles intensives et extensives sont en quadrature. Du fait de la représentation orthogonale, une rotation de 90° change les familles en lignes en familles en colonnes, et réciproquement. De A à C en lecture horizontale, les Majuscules (extensives) deviennent minuscules (intensives). Une manipulation d’images pour donner une idée des perceptions différentes, opposées, d’une globalité duo-duelle et structurée. L’atomistique use d’une figure semblable pour le couple proton (charge positive) et neutron (charge nulle).

Les planètes ne tournent pas autour de Mars, il faut codifier leurs significations en ‘R’, ‘E’, ‘T’, ou appliquer la formule du pendule pour qu’apparaisse sa position médiane. Déterminée par les rapports distances-gravités moyennes, elle n’a pas le même seuil que le centre des masses (ou des barycentres) qu’occupe le Soleil. Selon les paramètres, on dégage plusieurs centres d’un système complexe : dans le système solaire, l’héliocentrisme est un point de vue qui n’exclut pas les points de vue de la Terre, et de tous les autres sites planétaires. L’ellipse qui a supplanté le cercle dans la mécanique céleste comporte trois centres alignés : deux foyers, et à l’intersection des grand et petit axes, le centre géométrique, sans plus de matière que le foyer vide d’une Lune noire.

Plusieurs centres logiques

Le centre ou lieu médian déterminé par les rapports L/g est certainement plus important que les foyers vides, dernières marottes en date des astrologues. Il restitue les symétries dégagées par la codification des analogies planétaires, mais malgré cette autorité astrologique il reste soumis à la puissance solaire. Ce n’est pas lui qui fait tourner le monde apparent. On peut parler par métaphore anthropomorphiste de conflit des centres ou de relation duo-duelle entre un centre évident (Soleil-rR) régissant les forces apparentes et un centre moins évident (sauf par le calcul et la logique) au cœur des significations de ces forces apparentes.

La manipulation d’une « globalité centrée » telle celle du diagramme R.E.T. permet de comprendre les lectures opposées de couples de contraires liés. Voir la figure ci-contre. En A : la lecture horizontale met en valeur les couples aux formules symétriques par rapport à l’axe vertical des fonctions du Pouvoir extensif (Soleil-Mars-Pluton), en lecture verticale. Une rotation de 45° vers la gauche change en B la lecture du diagramme : les familles extensives (Majuscules) passent en lecture horizontale, les intensives en lecture verticale. Inversion de lecture en C, après rotation de A, de 45° à droite. B et C coexistent en quadrature. Figure D : la physique moderne utilise des représentations et rotations analogues pour illustrer le couple « neutron-proton » du noyau de l’atome (la différence entre un neutron et un proton peut être représentée par la direction dans laquelle une « flèche interne » abstraite attachée à chaque nucléon pointe. Cette flèche s’appelle l’isospin).

La dualité dans la globalité se résume par le couple chronologie-simultanéité qui recouvre le couple Vie-Mort, et finalement le temporel de la théorie des âges (sous la coupe du Soleil et des cycles suivant la chronologie) à l’intemporalité de la mort sous la coupe d’une structure dont le R.E.T. est un reflet dans l’Homme, le Logoscope dans l’Universel.

En dehors d’états particuliers provoqués ou naturels (sommeil paradoxal, émotions exceptionnelles, extases mystiques ou affectives) nous n’avons pas souvent l’occasion d’éprouver la fusion des contraires, la confusion est plus fréquente. La vie, ses plaisirs et douleurs de la naissance au trépas, tous les possibles des hauts et bas, nous enseignent l’oscillation des duo-duels. Faute de simultanéité intemporelle nous avons l’alternance des romances et chants de guerre, cours et décours de l’existence, avec comme au théâtre les masques du mélo et du vaudeville. La simultanéité du duo-duel ne pouvant être vécue qu’à deux ou plusieurs, la chronologie permet d’alterner les rôles et surtout de se les disputer.

En « Sujet », les « duos » n’aiment pas les « duels », bien qu’il y ait des amitiés solides, des épousailles entre colombes et éperviers. Duo ou duel, nul ne peut se vanter d’éviter le monde, et les pacifistes finissent par trouver des guerres justes pendant que les conquérants déposent les armes au pied d’une Vénus triomphante.

En particulier (« Sujet ») comme en général (« Relation »), le zodiaque noologique intervient pour les principes (duo-duel), les dosages, les généralisations. Si bien que la signature d’un caractère, d’une situation ou d’un événement, n’est pas celle d’une planète mais un scénario concentré de S.O.R.I., de Zodiaque, et de R.E.T. réduit à son centre duo-duel. On est, en effet, plus duo que duel, ou plus duel que duo. On est les deux ou ni l’un, ni l’autre, en Sujet F+ ou F−, rapide ou lent… sans pouvoir échapper aux confrontations ou séductions imposées par la Relation. Combien de fusillés avant le statut d’objecteur de conscience ? Combien de croisades sanglantes sous l’oriflamme de l’amour du prochain ? Démocratie ou dictature : la majorité ou l’arbitraire impose son duo munichois ou son duel « on les aura ». L’avant dernière « der des der » de 14–18 nous a laissé une belle image de confusion duo-duel : la fleur au fusil. Il y a aussi des fleurs carnivores, et quelquefois des phrases percutantes fusent aux informations matinales. Ainsi, à propos d’un épervier devenu Président des USA : sauf à faire la guerre au monde entier, il faut tenir compte des autres (19).

Duo-duels changeants

Le Moi-Je et l’Autre sont les deux segments de la ligne droite divisée en quête de fusion et d’opposition. Les situations à deux et plusieurs permettent la simultanéité. Action-réaction : quand l’un est flou, l’adverse est impeccable, sans démesure nous n’aurions pas le goût ou la nostalgie de l’ordre. Si les personnalités très structurées ou foncièrement inadaptées ne donnent guère prise à la vieillesse pour retourner leur veste, en général la chronologie change le duo en duel, le duel en duo tant dans les relations humaines, que dans les opinions et comportements individuels. Inutile d’ouvrir le catalogue des proverbes contradictoires où les fils prodigues deviennent des pères avares qui engendrent des enfants qui leur ressemblent avant de changer sur le tard. Pour compliquer les choses, la fonction plutonienne dualise la dualité en couple dégradation-sublimation. Les transformations dégradent plus souvent qu’elles n’élèvent les dominations éphémères. Entre deux trèves les guerres deviennent atomiques, entre deux guerres les trèves deviennent les lupanars de la consommation. Sous la pression du duo, les guerres économiques ont remplacé les bombes, sous la pression de la compétition le progrès a remplacé le farniente par le chômage, l’inconscience collective par la lucidité de quelques-uns.

Pour sortir de la roue, le bouddhisme propose le Nirvana ou de se réincarner ailleurs que sur Terre, ce qui suppose un autre mode de naissance que le nôtre. Nous avons la ressource de faire évoluer la spirale vers le haut, faire en sorte que la prochaine guerre soit une bataille de fleurs et le temps de paix celui des compétitions sportives sans corruptions et hooligans.

Est-ce réaliste ? Cela voudrait dire qu’un astronome, prêtre sous le ciel antique de Sumer, scientiste sous le chapiteau de l’Académie des Sciences, soit capable de changement au deuxième degré pour devenir subitement honnête envers son passé. Cela voudrait dire que les logiciens qui ont démontré que rien ne vaut la collaboration soient capables de contribuer à une recherche marginale. Au prix d’une mutation des neurones, ce n’est pas impossible, car la logique qui nous entraîne à centrer la globalité par le duo-duel impose une spirale ascendante en réaction à la descendante.

L’astrologie dégradée s’est bardée de symboles intouchables pour s’enfermer dans un ghetto pseudo-spiritualiste où règnent les conducators inspirés de modèles politiciens, aussi forts en gueule qu’en ignorance. En contrepartie, il revient au conditionalisme d’avoir rétabli et enrichi la logique que les astrologues ont renié en dépit de leur héritage de mathématici et de tous les avantages démontrés de prolonger et non circonscrire l’analogisme. Après avoir vainement, à plusieurs reprises, tenté la collaboration, en prévision des jours où les politiciens de l’astro-alogie n’auront plus de voix, il nous revient de continuer à écrire et informer. Si la génération d’aujourd’hui salive et frétille devant les Éléments et Élisabeth Tessier, anti-conditionaliste de la première heure, la génération de demain pourra consulter nos publications, toutes déposées à la Bibliothèque Nationale, y compris La Condition Solaire… d’où vient tout le mal.

Notes

- 1. L’Astrologue (n° 53 - 1er trimestre 1981). L’astrologie devant la science.
- 2. D’affirmation tempérée (faible) ou radicale (forte) le principe anthropique (d’anthropos, être humain, homme ou femme) relie l’homme à l’univers, le créateur-observateur au créateur-observé. En matière de proportions, soit des règles de dosage de propositions contraires, un mathématicien, Kurt Gödel, officiellement du Taureau (28 avril 1906 à Brnö), s’est distingué dès sa jeunesse par un article reconnu historique sur les propositions formellement indécidables des « Principia Mathématica » et des systèmes apparentés (1931).
- 3. (J.A Wheeler. Citation extraite du livre de Jacques Demaret et Dominique Lambert : Le principe anthropique. Éd. Armand Colin. 1994).
- 4. Pour la Science et Nouveau Dictionnaire des auteurs (R. Laffont. 1994).
- 5. American Book.
- 6. Nouveau Dictionnaire des auteurs (R. Laffont. 1994). Ramsgate est dans le comté de Kent (Angleterre).
- 7. Le paradoxe pourrait se résoudre par le bon sens, en ajoutant : « sauf moi… » mais le bon sens n’est pas sur le terrain de la logique mathématique, et « sauf moi… » introduit une exception indémontrable.
- 8 & 9 — A propos de la découverte de K. Gödel, Michael Guillen écrit : « …en 1931, le monde imaginaire des mathématiciens se mit à ressembler au monde réel, lorsque le logicien viennois Kurt Gödel démontra qu’il y aurait toujours des vérités mathématiques dont on ne pourrait faire la preuve par la logique ». (Des ponts vers l’infini. Albin Michel Sciences)
- 10. Mi-points, aspects mineurs, parts, zodiaques sidéral ou tropique, Maisons à l’endroit ou à l’envers, directions primaires, secondaires, tertiaires, symboliques, planètes hypothétiques ; en l’absence d’un système cohérent aux définitions strictes tout ne peut que marcher… de guinguois.
- 11. Selon L’heure (inconnue) la Lune est en Gémeaux (conjointe à Pluton et Neptune en Cancer opposé Uranus) ou en Cancer. J’opterai plutÔt pour Lune-Gémeaux en raison du dépassement du Taureau.
- 12. Pour réfuter une théorie il faut faire appel à l’expérimentation, et il est des théories qualifiées de scientifiques qui ne se prêtent à aucune contre-expérience. Pour reproduire le Big Bang expérimentalement afin d’en faire la critique, les popperiens sont des propres-à-rien.
- 13. « Changements (paradoxes et psychothérapies) », Collectif. Points. Éditions du Seuil. 1975.
- 14. Tarski (Alfred). « Logic, Semantics, Metamathematics, papers from 1923 to 1938 », traduction par J.H. Woodger ; Oxford, Clarendon Press, 1956.
- 15. Il a surtout comparé sa typologie à celle d’Hippocrate.
- 16. Lu dans la zodiacomanie freudienne : la Vierge est constipative parce que le ‘m’ de son idéogramme est barré, et le Scorpion est sexuellement obsédé parce que le dard de son idéogramme est en l’air.
- 17. Composé du grec « iso », égal, et de « morpho », forme. En mathématique, l’homomorphisme désigne deux ensembles identiques, L’isomorphisme désigne deux ensembles compares proches ou très proches de l’identité.
- 18. Erreur fatale afficherait un ordinateur : le réflexologique conduit à une caractérologie des esprits (noologie) essentiellement justifiée par les phases du cycle zodiacal (rapports présence-absence). Les phases n’étant pas représentées par les symboles zodiacaux, l’astropsychologie ne peut pas traiter des vues de l’esprit, soit des façons de voir de chaque Signe… optiques différentes qui font partie du caractère.
- 19. La critique vient d’un indéfectible abonné du Nouvel Observateur, de la Libération à nos jours.
- 20. La liberté s’exerce dans ses limites avec la connaissance de ses conditionnements sociaux, terrestres et célestes. La consultation conditionaliste clarifie le problème d’adaptation aux déterminismes différents. Elle n’est plus le miroir narcissiste du « parlez-moi de moi » mais un moment d’examen de décision à prendre ou éviter.
- 21. J’ai lu, adolescent de 16 ans, une vieille édition de la Science des rêves. Dans un exemple cité par Freud, une patiente marche entre deux pompiers en uniformes de rouge vif (rouge pompier). Après une laborieuse interprétation, il apparaît que cette escorte rouge duelle symbolise une paire de testicules. Les exemples des rêves expliqués du Dr René Allendy (psychanalyste, objet de culte chez les astrofreudiens des années 50) ne déparent pas ceux du maître. Rêve d’une jeune femme : « J’ai un fourneau qui possède deux ouvertures (une au-dessus du foyer, l’autre au-dessous »). On devine dans ce fourneau l’évocation des larges couloirs des manifestations psychiques.
- 22. Néologisme formé du privatif « ana » et d’adepte (membre, partisan de). L’anadepte, contraire de l’adepte, peut être un âne-adepte.
- 23. La liste des articles que I.P. Pavlov appelle ses « excursions » en psychologie serait trop longue. I.P. Pavlov ne prétendait pas réduire le psychisme et la pensée au cerveau-ordinateur et ses neurones. Il a démontré l’étroite relation du psychique et du physiologique, confirmée par les neurosciences. Une relation aussi réelle qu’astrologie-astronomie, mais pour éviter l’hystérie anti-pavlovienne on gagne à parler de « psychologie objective ». On soigne les phobies anti-conditionalistes par l’astrologie naturelle, très bio.
- 24. « Le conditionnement ». Jean-François Le Ny. PUP 1966.
- 25. Dans la comparaison avec le découpage des cycles et leurs significations astrologiques, les stades freudiens ne sont pas aussi convaincants que les stades de développement selon Piaget (adéquation en faveur du plan relationnel de l’astrologie).
- 28. Cybernétique et société (traduit par Pierre-Yves Mistoulon. Édition U.G.E. 10/18. Paris. 1954).
- 29. « Mathématicien américain. Né le 26 novembre 1894 à Columbia, Missouri, mort le 18 mars 1964 à Stockholm. Zoologiste de formation, Norbert Wiener devint rapidement, comme il le disait lui-même, « philosophe malgré lui ». À la suite d’une thèse sur la philosophie et les mathématiques, il s’oriente définitivement sur les conseils de Bertrand Russel, vers les mathématiques… Synthèse de la théorie des jeux, de la théorie de l’information et de la neurobiologie, la cybernétique visait à simuler sur des machines l’organisation du vivant ». (Dictionnaire des auteurs. Nicolas Witkowski. Éd. Laffont. 1994).
- 30. Le macroscope. Vers une vision globale. (Joël de Rosnay. Seuil. 1975).
- 31. L’École de Polo Alto (Edmond Marc et Dominique Picard, Éditions Retz. 1984).
- 32. Dichotomie « supérieur-inférieur » dans le couple Soleil-Lune ; « fortune-infortune, bonheur-malheur » dans Jupiter-Saturne ; « individu-masse, chef pionnier et mouton suiveur » dans Uranus-Neptune ; « actif agressif mâle-passif féminin, loup et colombe » dans Mars-Vénus. Il n’y a pas de « dialectique » Pluton-Mercure dans ce système qui n’en est pas un.
- 33. « L’École de Palo Alto est une étiquette commode pour désigner un groupe de chercheurs d’origines scientifiques diverses qui, à moment donné de leur existence, ont travaillé à Palo Alto, petite ville de la grande banlieue sud de San Francisco. Les travaux de ce groupe se sont orientés selon trois grandes directions de recherche : une théorie de la communication, une méthodologie du changement et une pratique thérapeutique ; ce qui fait l’unité de ces recherches, c’est leur référence commune à la démarche systémique que l’on retrouve aussi bien dans l’approche de la communication que dans les techniques de thérapie. L’inspiration du groupe, son orientation théorique et ses fondements épistémologiques ont leur origine dans l’œuvre de Gregory Bateson qui travaille à l’hôpital psychiatrique de la Veterans Administration à Palo Alto à partir de 1949 ». (op. cit.).
- 34. Changements, Collectif. Points Seuil. 1975.
- 35. Les « psy » et les neurosciences devraient s’intéresser aux cauchemars de ceux qui dorment debout.
- 36. Si personne ne se connaît vraiment, comment croire au jugement sur soi de quelqu’un qui se connaît peu ? J’ai toujours été étonné des portraits que l’on fait à partir des typologies tendancieuses, telles celles où l’on n’échappe pas au choix d’être tordu ou mal foutu. Comme le castor, l’abeille, l’hirondelle, chacun construit le portrait de l’Autre avec le matériau identique à celui de son nid : branchages, cire, bave, collages de brindilles… mais on garde par-devers soi sa poutre dans l’œil. Le séduisant de la réflexologie est la difficulté à projeter des formules qui n’expriment aucun jugement de valeur.
- 37. Le S.O.R.I. n’infère aucun système de domification particulier. Il recoupe à un niveau synthétique et abstrait certaines significations des Maisons et en apporte de nouvelles, mieux fondées. La plupart des critiques sur la combinatoire R.E.T.-S.O.R.I. sont désinvoltes faute de référence au Logoscope qui en donne le nouveau sens ou éclaire le traditionnel. Exemple : dans les manuels classiques la Maison II se rapporte aux finances en général. La définition S.O.R.I.-R.E.T., « Existence de l’Objet », ne convient pas à l’argent, valeur sociale symbolique, mais aux instruments, outils, moyens concrets nécessaires au « grand E ». Qu’en est-il du « petit e » ? Y a-t-il des outils que l’on dégoûte ? L’Objet n’est pas uniquement matériel, ce peut être un Sujet vivant que l’on traite en vache-à-lait et qui n’est pas toujours content(e) de son propriétaire ou exploitant… la II n’est donc pas une Maison d’amitié. Comme les Signes, les significations se déduisent des rapports avec les autres Maisons : la Maison II est liée à la X et la VI également « Objet » ; aux V, VllI, XI, de Niveau ‘E’ dans un référentiel antagoniste. Il est possible d’établir, pour toutes les Maisons définies en S.O.R.I.-R.E.T., un tableau des significations déduites des diverses formulations des niveaux (positives et négatives) et des groupements binaire, ternaire, quaternaire. Pur exercice de style à soumettre à la pratique ? Certes, mais l’étonnant est qu’il recoupe les significations traditionnelles. Cela suffit à en chercher la raison.
- 38. Voir article « Pas si vite » (page 239).
- 39. Pour aller au plus court : l’observation des dates, longitudes, durées des rétrogradations, variations des vitesses apparentes sont fonction de la composition des données héliocentriques (orbites, distances donc vitesses) de la Terre et des planètes observées.
- 40. Précision contre toute équivoque : le zodiaque réflexologique est construit sur les durées croissantes-décroissantes des arcs diumes-nocturnes, ce qui met en cause des différences (positives ou négatives) temporelles. Par définition un zodiaque statique ignore les sinusoïdes cycliques.
- 41. Les publications analogistes mettent en relation la Maison IV (minuit du cycle diurne) avec le Signe du Cancer (midi de l’année solaire), la Maison X (midi du cycle diurne) avec le Capricorne (minuit du cycle annuel). Le reste va de même. La majorité des astrologues s’abstiennent de signaler cette superposition de l’envers sur l’endroit. Dans son Traité pratique d’astrologie A. Barbault (Seuil. 1961) fait correspondre la « matinée de l’enfance » (Maisons X, XI, XII) aux Signes de la vieillesse (Capricorne, Verseau, Poissons) parce qu’en substance (je cite) « les valeurs zodiacales sont assimilables » (avec bonheur, dit-il) « à la vie saisonnière de l’âme, et celles des Maisons au « jour de l’âme ». Un jour qu’il faisait nuit, sans doute.
- 42. L’étendue temporelle d’une Maison est égale à la durée des arcs divisée par 6. Ici, un arc diurne de 16 heures entraîne 2 h 30 par Maison au-dessus du plan de l’horizon. L’arc nocturne de 8 h 00 une durée de 1 h 30 par Maison au-dessous de ce plan. Le bébé « placidien » percevrait donc à sa naissance la différence entre diurne et nocturne et leurs subdivisions complémentaires. Bravo.
- 43. Il n’y a pas lieu de détacher les périodes de rétrogradation du développement annuel et ultra-annuel pour changer la formule du Signe. Comme pour la composition des vitesses une fréquence peut être soustractive. On ne change pas de route en faisant marche arrière.
- 44. Le doute qui honore la sagesse nous vaut d’être deux fois taxé de sectaire au lieu d’une. Par ceux qui professent les Maisons et par ceux qui les contestent
- 45. Pour avoir 144 Maisons avec 12 seulement, considérez chacune comme l’origine d’un nouveau cycle de 12 Maisons. En partant de la Maison II, la Maison III devient la II de la II, la IV devient la III de la II, etc. Ainsi, la XI Maison initiale devient la XII de la XII et, selon Eudes Picard. le secteur XI dévolu aux amitiés renseigne par « dérivation » sur (je cite) : « les ennemis cachés des ennemis cachés ; les adversaires des prisons ; les épreuves des sorciers… Également : le mont-de-piété ; l’inauguration d’une prison ; les pieds et orteils des ennemis, des sorciers, des grands animaux ». Un vide-grenier non exempt de poésie. Les analogistes collet-monté n’en parlent guère… pas plus que de celui d’Hadès ! Y aurait-il un analogisme doué de logique discriminatoire ?
- 46. Cahiers Conditionalistes n° 24. Article : Les pendules du sommeil. En prenant le rayon moyen de la Terre comme longueur (L), la gravité moyenne (g) à la surface, la formule du pendule donne une période (P) égale à 84 minutes. Nous rêvons, en moyenne, et à l’âge adulte, de 5 à 20 minutes toutes les 90 minutes. Intercycle : 24 h ou 1440 m et 84 m = 89, 20 m. Pour d’autres raisons que ce résultat, je ne crois pas à une coïncidence.
- 47. Le sommeil et le rêve. Michel Jouvet. Éd. Jacob. 1992.
- 48. Le Problème de L’inconscient. Ph. Bassine. Éditions MIR. 1973. à part de donner des leçons de « Çà », il parait qu’I.P .Pavlov ne faisait pas de psychologie !
- 49. On emploie plutôt le terme de surdétermination. Un symbole à plusieurs significations, ce qui permet aux astrologues sans méthode ni définitions strictes, de reconnaître (après coup) avec le même aplomb, n’importe qui (un assassin, un pape, un général, un chanteur) dans n’importe quel thème. Les maîtrises et les Maisons sont indispensables à cet exercice.
- 50. La critique « il n y a pas d’Objet dans un horoscope » vient d’un anadepte qui réduit le ciel à la dimension I-D de la représentation graphique. La complexité de l’astrologie conditionaliste tient à son respect du réel astrométrique, descriptible en un minimum de 4-D. En choisissant la gravité comme explicative, il nous faudra citer les tentatives d’unification des forces par les formules mathématiques qui mettent en cause un plus grand nombre de dimensions. On est allé jusqu’à onze, sans succès pour le moment. Pour être à la mode, soyons électromagnétiques.
- 51. Bernhard Riemann. Né à Breselenz (Hanovre) le 17 septembre 1826, mort à Selasca, le 29 juillet 1866. Natif de la Vierge, B. Riemann à révolutionné les concepts sur l’espace (fief de la deuxième quarte). « Avec lui, la géométrie, de science de l’espace physique ordinaire, devient la science des espaces : en d’autres termes, Riemann agrandit le domaine de la géométrie et de l’esprit de recherche géométrique, en développant le concept d’espace » (Nouveau Dictionnaire des Auteurs. R Laffont. 1994). Pour la multiplicité, qui n’est pas le propre de la Vierge, voir le thème natal (conjonction Lune-Pluton en Bélier).
- 52. Le schéma circulaire du R.E.T. est gravifique (transitions entre le centre, le haut et le bas). L’ordre et les symétries des fonctions planétaires sont restituées par le rapport L/g (on ne le saura jamais assez).
- 53. Les majuscules de la formule (fonctions « départs » du R.E.T. extensif) divisent le champ solaire en trois partitions, les minuscules (fonctions « arrivées » du R.E.T. intensif) se rapportent aux gravités moyennes respectives des planètes.
- 54. Efficacité du réel = « « grand E » de l’Objet » ou Maison II. Les manipulations physiciennes mesurent en termes de forces attractives on répulsives, les affinités, indifférences et répugnances d’objets mis en relation. Quel symboliste songerait à traduire la Maison XI en expérimentation d’objets complexes (les amis ou ennemis) s’il ne disposait pas du code « « grand E » de la Relation » ?
- 55. Néologisme de rigueur avec le ‘a’ privatif d’une logique que les astrologues se flattent de ne pas avoir.
- 56. Les typologies relevant du « grand R » ou « petit r », ce sont des modèles d’une pertinence variable. Leurs fonctions simplificatrices font partie du R.E.T., mais le R.E.T. comporte d’autres fonctions que la simplification ; il n’y a pas lieu d’opposer typologies et R.E.T. ou de réduire tout le système à une de ses fonctions. Les typologies caricaturales sont amusantes et, amateur de BD satiriques, je suis le premier à men divertir. Parce que je ne les prend pas au sérieux, je ne les utilise pas dans toute démarche de compréhension d’une personnalité. Tout autre est la caricature — au sens de défigure dans le sublime ou l’ignoble — des signatures planétaires modélisées par une fonction solaire « non-E »… qui explique la rareté des cas exemplaires. On ne confondra pas mes caricatures d’A. Barbault à celle qu’il fait de lui-même lorsqu’il se décrit en uranien : elle est pire.
- 57. Les principes des Éléments, le Chaud. le Froid, le Sec et l’Humide, ne sont pas astrométriques mais climatologiques… pour définir des saisons purement symboliques, les saisons de l’âme.
- 58. Cette globalité à séduit Claire Santagostini. Elle en a fait largement état dans L’horoscopie cartésienne (Éd. Traditionnelles. 1976) avant d’établir, sur des bases traditionnelles, les règles de l’astrologie globale. C. Santagostini est la première à avoir pris ouvertement et courageusement position pour La Condition solaire, ce qui lui a valu d’entrer aussitôt en polémique avec A. Barbault.
- 59. Communication au Congrès de Bruxelles (novembre 1978). Exercices pratiques et théoriques dans les stages et séminaires avec les typologies d’Hippocrate, Le Senne-Huysmann, et les portraits de La Bruyère. Dans les mêmes stages : créations de types par combinaison des fonctions R.E.T. et des formules zodiacales. On peut créer une infinité de types avec des scénarii combinant différemment l’ordre des propriétés (Force, phase, qualité, mobilité).
- 60. Philosophe autrichien. naturaliste anglais. Extrait du Nouveau Dictionnaire des Auteurs (cf. cité) : « Il mettait toute son âme dans tout ce qu’il faisait. Sa vie fut un voyage perpétuel, et le doute était à l’intérieur de lui, la force motrice. Ce n’est que rarement qu’il faisait un regard en arrière sur ses positions premières et lorsqu’il le faisait, c’était habituellement pour les répudier » (Georg Henrik van Wright).
- 61. Changements (Op. cité).
- 62. Bertrand Russel attacha son nom à une Fondation Russel pour la Paix et à la création du Tribunal Russell qui condamna l’intervention militaire américaine au Vietnam. Lutteur infatigable, il sut aller jusqu’à la fin de sa vie la réflexion du logicien et (« l’action dans le siècle » (Jean Duval. Le Nouveau Dictionnaire des Auteurs. (Op. cité).
- 63. Je parle de l’attitude de ceux qui font la « loi » dans le milieu astrologique et de ceux qui s’y soumettent en France ou en Italie. Il y a heureusement des exceptions : URANIA, la FDAF, et d’autres astrologues non-conditionalistes qui sont restés de nos amis.
- 64. Pour ce genre d’assertion, il vaut toujours mieux avoir des documents. Je les ai.
- 65. … et je précise qu’à la 5e réédition, fatigué de la contre-publicité du détracteur en chef de la revue L’Astrologue, je l’ai retiré des Éditions Traditionnelles. Consolation du gérant du fief : l’ouvrage ne se vendait plus. Et pour cause !
- 66. La réalité de la réalité. Paul Watzlawick. Points. Seuil. 1984).
- 67. Des ponts vers l’infini. Op. cité. 68. La réalité de la réalité. Op. cité.
- 69. On échappe à la caricature simplificatrice par la complexification ou la bissociation (couplages des contraires, voir Le Livre de Neptune). Ce que j’ai fait dans La Condition solaire en distinguant des inadaptés « riches » et des adaptés « pauvres », les « actuels » et les « inactuels ».
- 70. Jugement d’un psychosociologue (France-Inter) : la rumeur n’a de prise que sur ceux qui lui sont favorables.
- 71. Je souligne à l’intention des Associations d’astrologues en quête de reconnaissance publique mais incapables de reconnaître et de combattre le pourquoi de leurs échecs répétés.
- 72. Des ponts vers l’infini. Op. cité.
- 73. A fortiori plusieurs. Il suffit d’un maillon poreux pour briser une chaîne.
- 74. Les aléas de la raison. (Lazlo Mero. Seuil. Mars 2000)
- 75. En physique quantique il est souvent question de « symétrie brisée » pour décrire en langage « Objet » une homogénéité perdue.
- 76. Pour des raisons chiffrées, la différence est gravifique en théorie conditionaliste.
- 77. Extrait du Dictionnaire de Bescherelles aîné : « Aristote développe ainsi la décade des énantioses : le but et l’indéterminé ; l’impair et le pair ; l’un et le multiple ; la droite et la gauche ; le mâle et la femelle ; l’immobile et ce qui est mu ; la ligne droite et la courbe ; la lumière et les ténèbres ; le bien et le mal ; le carré et le carré long ».
- 78. Dans la mystique chrétienne le Christ sur la croix est le centre-cœur des Existences intensive-extensive entre le duo-duel de l’Unique (Dieu en l’occurrence) et du Multiple (le Diable et ses affidés).
- 79. Stéphane Paoli. France-Inter (4 avril 2001).

Article paru dans le n° 28 des Cahiers conditionalistes (3e trimestre 2001).

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Réflexions conditionalistes


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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