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Astrologie et connerie

Une question s’impose tout d’abord : Qu’est-ce que l’intelligence ? Quelle est la limite entre intelligence et manque d’intelligence ? Quel est son contraire ? La bêtise ? La connerie ? L’intelligence est elle innée ou acquise ? Si elle est les deux à la fois, dans quelles proportions ? Un psychologue impertinent, René Zazzo, s’est penché sur ce grave problème.



La connerie n’est pas le contraire de l’intelligence

Il faut tout d’abord admettre qu’on peut être à la fois « con » et « intelligent » : « Les deux mots ne sont pas du même registre. Quand on dit de quelqu’un qu’il est intelligent, on fait référence, d’habitude, à ses capacités d’abstraction, à la logique de ses raisonnements… ce qui n’exclut pas la connerie. Alors, si le contraire de la connerie, ce n’est pas l’intelligence académique, qu’est-ce que c’est ?(1) ». Zazzo a donc entrepris des recherches sur la connerie : « Les premiers résultats étaient très encourageants. Et puis les volontaires pour constituer la population d’expérience, c’est pas ça qui manque ». Pris par ses multiples recherches, il n’avait malheureusement pas beaucoup de temps à consacrer à ce sujet. Il invita alors ses élèves à se pencher dessus. Déception : « Ma proposition les mettait mal à l’aise… Le sujet manquait de respectabilité… et la notion en question, ils la voyaient mal comme un objet de science. Il y a comme ça un tas d’objets qui courent les rues et que les psychologues laissent filer ».

Dogmatique, crédule et gaffeur

Zazzo décida alors d’utiliser la technique du témoignage. Il adressa à une centaine de psychiatres, médecins et psychologues de l’hôpital où il travaillait une liste d’environ 120 noms comprenant les 120 destinataires et, en plus, une vingtaine de personnalités de la psychiatrie parisienne. « Le travail demandé était simple : il s’agissait pour chaque répondant de cocher d’une croix le nom d’une personne qu’il considérait comme c… Dans mon questionnaire, le mot était évidemment écrit en toutes lettres et j’expliquais en quelques lignes le but très « scientifique » de mon enquête. J’assurais un total anonymat des répondants, et je prenais l’engagement de ne jamais publier le palmarès de ce concours ».

Ils répondirent presque tous ; le nombre de noms cochés était variable selon les individus, et « quatre ou cinq noms étaient crédités de croix par plus de 85 % des votants… Aucun nom n’était exempt de croix. En bref, chacun de nous est le con de quelqu’un ». Mais « le consensus réuni sur quelques noms donnait à réfléchir. Il désignait à mon analyse les personnes arrivées en tête de liste et notamment le numéro un. Un brave homme sans doute, et un grand patron, mais dépourvu de tout sens de l’humour, très érudit en son domaine mais analphabète pour tout le reste, à la fois dogmatique et crédule, ne se trompant pas plus qu’un autre dans ses diagnostics mais incapable cependant de se mettre au point de vue d’autrui : blessant et humiliant sans même s’en rendre compte ».

Ce grand patron de la médecine avait, selon Zazzo, un Q.I. proche de 120 : c’était donc très loin d’être un idiot au sens pathologique de ce terme. Mais comme le disait Binet, un autre psychologue facétieux à qui l’on demandait sa définition de l’intelligence : « L’intelligence, c’est ce que mesurent mes tests ! ». Le Q.I. ne mesure qu’une certaine forme d’intelligence, l’intelligence logique, c’est tout. Zazzo s’est alors demandé si le grand patron « con » manquait d’intelligence sociale, qui s’évalue par « l’aptitude à parvenir aux postes les plus élevés. Mais intelligence sociale cela peut signifier aussi la compréhension, l’ouverture à autrui, la sensibilité au socius (2), « l’intelligence des situations » : alors, oui, de cela il manquait. C’était un homme à gaffes, des gaffes dont il n’avait même pas conscience ».

Un con ne se doute pas qu’il l’est

Des gaffes, tout le monde en fait de temps en temps : c’est accidentel. Par contre, leur répétition systématique peut mettre la puce à l’oreille : « La connerie qui coule de source est autre chose. Un con ne se doute pas qu’il l’est. Pour le savoir il lui faudrait se décentrer, se voir avec les yeux d’autrui… ce qui suppose alors qu’il ne le serait pas. La connerie essentielle est incontournable. Suis-je pris moi-même au piège de mon raisonnement ? Le suis-je sans le savoir ? Je veux y échapper pour mon référendum : c’est la majorité qui décèle, qui décide, qui juge. Effet de rétroaction sociale : on est con par le regard, le jugement des autres ».

Zazzo arrêta là son enquête. Conclusion provisoire : la « connerie » serait en rapport avec l’absence de sens de l’humour, le manque de distance vis-à-vis de soi-même et l’impossibilité chronique de se mettre à la place d’autrui. Il continua ses travaux en privilégiant deux directions : le développement intellectuel et psychosocial chez l’enfant, et le sens de l’humour. Au bout de trente ans de recherches expérimentales, il en arriva à la conclusion partielle suivante : « parce que les mots tendent à se définir mieux par leurs oppositions, je me risque à dire que la connerie est à la débilité ce que l’humour est à l’intelligence. Et du même coup, une double asymétrie apparaît : comme je l’ai déjà insinué, tout débile est con, mais non l’inverse. J’ajoute : on peut faire preuve d’intelligence sans avoir d’humour, mais l’humour implique l’intelligence, la logique, du fait qu’il en est la dérision, la subversion. Enfin, c’est mon hypothèse… ».

L’intelligence globale : humour et décentration

Il existe divers types d’intelligence, c’est aujourd’hui une certitude : intelligence globale, logique, des situations, de l’adaptation, de la pensée divergente, de la créativité, de l’humour, de la ruse, etc. Mais « il ne suffit pas de posséder telle « intelligence » et telle autre, il faut encore savoir s’en servir. Etre intelligent, c’est utiliser au bon moment et convenablement les moyens dont on dispose ».

Récapitulons : l’idiotie, qui en psychiatrie n’est pas une injure, mais un « déficit intellectuel très profond », est le degré zéro de l’intelligence ; tout idiot se double nécessairement d’un con, puisqu’il est constitutionnellement, génétiquement incapable d’humour et de décentration (3) ; tout individu pourvu d’une intelligence logique (celle, répétons-le, que mesure le Q.I.), normale ou supérieure, peut se doubler d’un con s’il est psychologiquement incapable d’autodérision et de comprendre le point de vue d’autrui, ou encore s’il aborde avec une autorité dogmatique des sujets qu’il n’a pas étudiés… comme par exemple de très prestigieux et très intelligents astrophysiciens lorsqu’ils parlent d’astrologie.

De tout cela on peut déduire que la véritable intelligence (dans tous les sens de ce terme) est celle qui échappe à la connerie. Elle se caractérise par le recul vis-à-vis de soi-même, de ses sentiments, de ses pensées, de ses opinions et de ceux des autres, recul qui peut aller jusqu’à l’humour, par la capacité de comprendre (ce qui ne veut pas dire accepter) un point de vue aux antipodes du sien, ainsi que la prudence et l’humilité lorsqu’on aborde des domaines qu’on ne connaît pas. En simplifiant : tout individu qui est capable d’humour (y compris et surtout l’auto-dérision) peut être qualifié d’intelligent ; tout individu capable de faire de l’humour sur le dos d’autrui, mais incapable d’auto-dérision, est un con. L’intelligence peut aussi prendre la forme de la sagesse, qui elle aussi permet de se décentrer et de se mettre à la place des autres. D’ailleurs, en tout véritable sage, il y a toujours un humoriste qui sommeille, et vice-versa…

Fonctions planétaires, connerie, stupidité et intelligence

Quelques précisions : le mot « stupide » englobe ici un spectre arbitraire qui va de l’idiotie à l’intelligence assez nettement en-dessous de la moyenne, tandis que le mot « intelligent » recouvre un spectre tout aussi arbitraire qui va de l’intelligence au-dessus de la moyenne à la supérieure. Enfin, tout individu « intelligent et pas con » passe quand même nécessairement par des moments de pure « connerie ».

Lune

Lune intelligente : le « lunaire » intelligent dispose avant tout d’une intelligence globale des êtres, des choses et des situations. Grâce à sa réceptivité, sa plasticité psychologique et mentale, il n’a aucune difficulté à se mettre à la place d’autrui, à le comprendre intimement, comme s’il était un autre soi-même. Il s’adapte automatiquement, sans faire aucun effort, à toutes les circonstances et à tous les milieux. Son humour est bon enfant, sympathique, incapable de blesser.

Lune stupide : le « lunaire » stupide ne perçoit le monde qui l’entoure et les êtres qui l’habitent que sous l’angle de sa subjectivité paresseuse et de ses besoins personnels et naturels (manger, dormir, etc) immédiats. Isolé dans son cocon protecteur, dans sa bulle égocentrique et faisant inconsciemment corps avec elle, totalement indifférent à autrui, il n’y a pour lui rien à comprendre, rien à découvrir, rien à imaginer. C’est un légume qui digère, rien d’autre…

Lune intelligente et con : le « lunaire » intelligent et con vit dans le petit confort mœlleux et moutonnier de ses routines et habitudes intellectuelles sans jamais avoir la tentation d’en changer. Ses pensées sont molles, indolentes, sans saveur et sans relief. Il n’est capable de véritablement comprendre que les êtres, choses et situations qui ne le dérangent pas, ne le bousculent pas, ne perturbent pas sa quiétude et son bien-être quotidien.

Soleil

Soleil intelligent : le « solaire » intelligent dispose avant tout d’une intelligence logique claire, nette, ordonnée, d’une vision du monde unifiante très organisée qui lui permet immédiatement et en permanence de se situer avec précision face aux êtres, choses et situations. Il sait mieux que personne à quel point chaque individu est un centre unique et fait un constant effort cérébral pour se mettre à la place d’autrui. Son humour est basé sur une auto-dérision orgueilleuse dont il espère qu’elle le mette en valeur.

Soleil stupide : le « solaire » stupide est un monstre borné enfermé dans ses a priori, ses certitudes, ses dogmes implacables et intangibles. Son point de vue est le seul qui vaille. Si autrui ne pense pas comme lui, c’est qu’il a tort, un point c’est tout. Il ne se pose pas de questions, ne doute de rien, fait tout son possible pour ne pas se faire mal voir et est totalement dépourvu de la moindre bribe d’humour, tant il est auto-satisfait de sa petite personne égocentrique.

Soleil intelligent et con : le « solaire » intelligent et con est un comble d’arrogance narcissique. Spécialiste d’un domaine qu’il connaît par cœur, imbu de son savoir, de sa culture et de ses connaissances, il tranche et juge de tout à partir de ce domaine, ce qui le rend phénoménalement con dès qu’il traite de sujets qu’il ne connaît pas : dans sa vanité auto-satisfaite, il est persuadé d’avoir son mot à dire sur tout. Quant à l’auto-dérision, n’en parlons pas : même nu, ce roi prétentieux et aveugle se croit habillé…

Mercure

Mercure intelligent : le « mercurien » intelligent se caractérise avant tout par une cérébralité souple, mobile, rapide. Curieux de tout, friand d’inconnu et d’inédit, il multiplie ses centres d’intérêt et, profondément communicatif, spontanément ouvert au point de vue d’autrui, est toujours prêt à remettre en question ses a priori et à modifier son opinion préalable. Incapable de prendre quoi que ce soit au sérieux, y compris lui-même, son humour désacralisateur sait que toute certitude est volatile et que les conceptions n’existent que pour changer sans cesse.

Mercure stupide : le « mercurien » stupide est incapable de se fixer sur un sujet et de l’approfondir. Superficielle, son attention baladeuse ne se fixe sur rien, ne retient rien, ne mémorise rien. Il erre de centre d’intérêt en centre d’intérêt, passant d’une idée à l’autre sans jamais établir de liaison, se dispersant vainement dans des bribes de pensées décousues et sans véritable objet. À peine née, sa curiosité s’épuise et cherche de nouveaux objets ou sujets de conversation, toujours aussi vains, inutiles et sans intérêt.

Mercure intelligent et con : le « mercurien » intelligent et con est hyper-brillant dans ses déductions-éclair, ultra-rapide dans son survol des sujets qui l’intéressent… et exaspérant à force de désinvolture désengagée : il zappe avec brio d’une idée à l’autre, joue éhontément avec et sur les mots en prenant ses calembours pour des raisonnements, trouve spirituelle et transcendante son attitude de spectateur amusé des mille facettes du monde, se croit profond et intéressant quand il ne fait qu’ironiser en masquant ainsi sa profonde impuissance à agir.

Vénus

Vénus intelligente : le « vénusien » intelligent se caractérise avant tout par une intelligence du cœur et des situations. À la logique rationnelle et imperturbable il préfère le feeling, le ressenti, l’éprouvé : il comprend par contagion émotionnelle. Les seules idées et pensées qui valent à ses yeux sont celles qui font écho dans la sensibilité de chacun : il sait instinctivement que les raisonnements ou théories qui ne s’incarnent pas dans un vécu, une pratique, des gestes concrets n’ont aucun poids. Sa compassion spontanée l’aide à se mettre pleinement à la place d’autrui.

Vénus stupide : le « vénusien » stupide ne pense pas, ne s’interroge pas, ne cherche pas à structurer ses opinions. Il aime ou il n’aime pas les raisonnements ou pensées que les autres développent devant lui, et ne sait en guise de discours organisé que débiter des platitudes qui l’ont touché, ému, séduit sans même qu’il s’en rende compte. Seuls sont essentiels à ses yeux ses désirs personnels du moment ; autrui n’est pour lui qu’une présence susceptible de les satisfaire, et il s’en désintéresse totalement s’il ne se montre pas capable de le faire.

Vénus intelligente et con : le « vénusien » intelligent et con est un esthète subtil et raffiné qui réduit l’univers qui l’entoure et les êtres qui le peuplent à un jeu d’apparences agréables ou désagréables, à un théâtre érotique dont le seul metteur en scène est le désir. Il vit dans l’empire des sens et de la mode, érige ses (bons ou mauvais) sentiments et son hédonisme égocentrique et revendiqué en principes supérieurs, identifie le Beau au Vrai, construit sa pensée sur des données subjectives, à partir des mots ou images qui lui plaisent et charment son oreille.

Mars

Mars intelligent : le « marsien » intelligent se caractérise essentiellement par une intelligence pratique, une intelligence des situations. Pour lui, aucun raisonnement savant et abstrait ne saurait remplacer le savoir que l’on acquiert sur le terrain, en observant des mécanismes à l’œuvre et des relations observables entre causes et effets. Il ne croit pas aux grands discours ou aux théories abstraites tant qu’elles n’ont pas été testées, vérifiées, expérimentées. Pour lui, chacun est responsable de ses actes propres et tout le reste est dérisoire et vain.

Mars stupide : le « marsien » stupide est particulièrement à l’aise dans la stupidité : il ne pense pas, il agit à bout portant, avec une totale absence de recul et de réflexion. C’est une brute parfaitement allergique aux abstractions, un réagissant primitif qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez (que, pour, lui, on espère donc long) et de son impérieux besoin de faire quelque chose, même n’importe quoi. Il s’oppose frontalement à autrui, s’active bêtement, considère ceux qui pensent et théorisent le monde comme des bouches à nourrir inutiles.

Mars intelligent et con : le « marsien » intelligent et con n’a qu’un mot à la bouche : « l’expérience », sans jamais se rendre compte qu’il n’y a pas de faits sans théorie pour les expliquer ou les découvrir. Il érige ses propres pratiques et expérimentations au rang de dogmes universels et incomparables, insensibles à toute critique et à toute remise en question. Il se croit malin quand il s’oppose, quand il joue les contrarieurs systématiques en brandissant un épais bon sens contre les idées sophistiquées et confond allègrement agressivité débridée et humour.

Jupiter

Jupiter intelligent : le « jupitérien » intelligent se caractérise par une intelligence à la fois logique et pratique. Procédant par comparaisons successives, il sait à merveille et avec bonne humeur trouver des constructions intellectuelles simples pour décrire, exposer, classer les êtres, choses et situations. Sa pensée pragmatique se veut toujours efficace et utile, son humour compréhensible par tous : ils doivent permettre le rapprochement des points de vue différents, la résolution des antagonismes par la recherche d’une vision du monde commune et raisonnable.

Jupiter stupide : le « jupitérien » stupide est un fat toujours satisfait de ses raisonnements sommaires, de ses déductions simplistes, de ses affirmations pleines d’un bon sens péremptoire et bien-pensant, de ses jugements catégoriques et simplistes. D’une manière ou d’une autre, il s’arrange pour rester dans la norme et, foncièrement conservateur, ne supporte pas qu’on l’entraîne dans des raisonnements complexes qui l’obligeraient à reconsidérer ses jugements de valeur (qui ne sont d’ailleurs pas les siens, mais ceux de son groupe social) et à penser par lui-même.

Jupiter intelligent et con : le « jupitérien » intelligent et con est un hâbleur vaniteux, théâtral et bavard, un infatué du moi et du discours qui se croit supérieur à tout le monde dès qu’il assène une sentence définitive, qui tuerait père et mère pour un jeu de mots susceptible de récolter des applaudissements. Sentencieux et dogmatique, prisonnier d’une raison utilitaire étroite et bornée, il pontifie et juge souverainement de tout et de rien du haut de son trône, fait l’intellectuel de salon aussi creux qu’ambitieux, confond logorrhée prétentieuse et pensée réelle.

Saturne

Saturne intelligent : le « saturnien » intelligent se caractérise par une intelligence logique, abstraite et pratique. Sagace, profonde, sceptique, lucide et rigoureuse, sa pensée analytique décortique êtres, choses et situations pour en découvrir les mobiles et structures cachées. Méfiant envers les apparences trop évidentes et les explicatives trop simples, il cherche toujours l’arrière-plan, les causes subtiles, les failles des beaux raisonnements. Son humour décapant et perspicace s’en prend de préférence à ceux qui prétendent avoir définitivement tout compris.

Saturne stupide : le « saturnien » stupide passe son temps à se torturer l’esprit et à se casser la tête à se poser des questions sans objet, à multiplier les hypothèses tordues, inutiles et vaines, à ruminer des pensées aussi incohérentes et contradictoires que soupçonneuses. Ses passe-temps favoris sont d’essayer d’imaginer ce qui pourrait arriver de pire, de se construire des scénarii ineptes et compliqués, de s’inventer de nouvelles raisons de cultiver l’inquiétude à propos de n’importe quoi. Egocentriquement introverti, isolé, il ne comprend rien, ni lui ni personne.

Saturnien intelligent et con : le « saturnien » intelligent et con est un affreux rationaliste ergoteur, coupeur de cheveux en quatre et sodomiseur de coléoptères, adepte invétéré du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Il fait tout ce qui est en son pouvoir pour être incompris, en tire une funèbre gloire et en veut au monde entier de ne pas le comprendre. Le scepticisme systématique se transforme chez lui en dogme quasi-religieux mais il persiste à exister malgré tout, replié dans la tour d’ivoire de sa misanthropie qu’il prend pour de la lucidité.

Uranus

Uranus intelligent : l’« uranien » intelligent se caractérise par une cérébralité ultra-pointue, systématique, synthétique, conceptuelle. C’est un virtuose dans l’art de simplifier le complexe, d’unifier le disparate, de rassembler les connaissances éparses en une pensée claire solidement construite et architecturée. Percutant, original, c’est un spécialiste, un théoricien qui maîtrise à fond les disciplines sur lesquelles il se penche. Pour lui, chaque être doit suivre son libre chemin pour devenir une personne pleinement autonome et individualisée. Son humour est cinglant.

Uranus stupide : l’« uranien » stupide est un paranoïaque au petit pied persuadé du bien-fondé de ses intimes convictions, de la réalité de sa vision du monde. Sa pensée est figée, manichéenne et intolérante : sans tenir aucun compte des circonstances ni de l’expérience, il tranche, juge, décide du vrai et du faux, du juste et de l’injuste, du bien et du mal en fonction de critères qu’il est le seul à connaître et que lui-même ne comprend pas toujours. Enfermé dans la prison de sa singularité, rien ni personne ne saurait le faire revenir sur ses principes rigides et arthritiques.

Uranus intelligent et con : l’« uranien » intelligent et con est un paranoïaque au grand pied persuadé d’avoir lui, et lui seul, trouvé la meilleure et seule théorie, celle qui explique tout, rend transparents tous les mystères et résout une bonne fois pour toutes toutes les énigmes. Il exhibe avec autosatisfaction sa cérébralité réductrice, dominatrice, arrogante, insolente et méprisante, joue à l’original et aux esprits supérieurs, persuadé qu’il est d’appartenir à l’élite de Ceux qui Savent, et tant pis si ses constructions intellectuelles ne sont que trompe l’œil et poudre aux yeux.

Neptune

Neptune intelligent : le « neptunien » intelligent se caractérise par une intelligence intuitive, toute en finesse, paradoxes et circonvolutions nuancées et délicates, directement branchée sur la mouvante complexité du vivant. Ses raisonnements sont souvent si bizarres, si étranges, si déroutants qu’on se demande où il veut en venir lorsqu’on tient à la clarté de la pensée ; ils sont pourtant d’une étonnante justesse parce qu’ils sont étrangers aux conclusions définitives, aux certitudes immuables et suivent au plus près la dialectique fluctuante de la vie, qui est impermanence.

Neptune stupide : le « neptunien » stupide vit dans un véritable capharnaüm de bribes de pensées à peines ébauchées qui se mélangent à de vagues intuitions, d’obscurs fantasmes, de petits et grand délires. Il suppute n’importe quoi à partir de minuscules détails parfois réels, parfois imaginaires — aucune importance pour lui. Hébété, stupéfait, inconsistant, il avance dans la vie comme dans un épais brouillard, en se fiant aveuglément à ses impressions du moment. Schizoïde, crépusculaire, il se sent d’ailleurs, d’une autre dimension et ne comprend pas ce qu’il fait ici.

Neptune intelligent et con : le « neptunien » intelligent et con est un emberlificoteur, un roi de l’embrouille et de la confusion. Son charisme subtil mais puissant est tel qu’on prend facilement ses vessies pour des lanternes, ses délires d’interprétation fumeux pour des raisonnements étrangement séduisants. D’ailleurs, lui-même ne fait pas toujours la différence entre ses songes, ses mensonges et la réalité : il est otage de son imaginaire fantasque, de ses vastes aspirations confuses mais contagieuses pour les amateurs de philtres magiques et de poudre de perlimpinpin.

Pluton

Pluton intelligent : le « plutonien » intelligent se caractérise pas une cérébralité extrêmement subtile, complexe, une intelligence à la fois analytique, intuitive et rusée. Lucide, perspicace et inquisiteur, il n’a pas son pareil pour détecter les minuscules failles dans les plus beaux raisonnements, sonder le mystère, traquer et découvrir ce qui est enfoui, tû, caché. Son sens aigu du dérisoire et de la vanité de tout lui confère un immense recul vis-à-vis des êtres, choses et situations et une profonde humilité devant l’inconnaissable, ainsi qu’un humour glacial et décapant.

Pluton stupide : le « plutonien » stupide est une sorte d’animal humain primitif instinctif, inclassable, insaisissable, indomptable. Il ne connaît qu’une loi : la sienne, dont il ignore tout et qui lui commande de survivre en se fichant complètement de ce qu’en pensent les autres, à moins qu’il ne se love à l’intérieur de lui-même, prisonnier d’une douleur d’être muette, d’une existence insensée à laquelle il ne comprend rien et dont il sait obscurément qu’il n’y a rien à comprendre. Étant donné qu’il existe à peine pour lui-même, les autres n’existent évidemment pas du tout…

Pluton intelligent et con : le « plutonien » intelligent et con est un manipulateur cynique et sournois, un dominateur insidieux et rusé, hyper-doué pour exploiter éhontément et sans scrupules les faiblesses et les failles des êtres, choses et situations. Parfaitement amoral et fier de l’être, il s’estime au-dessus de toute loi humaine, trop humaine. Il joue habilement de la fascination que produisent son intelligence décapante et incisive et ses propos à double tranchant pour intimider, inquiéter, désorienter et finalement asseoir son emprise occulte sur autrui.

Notes

- 1 Où en est la psychologie de l’enfant ?, René Zazzo, éd. Folio-Essais. Toutes les citations suivantes, sauf mention contraire, sont tirées de cet ouvrage.
- 2 Le socius est l’ensemble des comportements qui permettent l’adaptation à la vie sociale.
- 3 La décentration est l’aptitude à ne pas se prendre pour le centre du monde, la capacité à comprendre et admettre que chaque individu est un « centre différent ». Une personne incapable de décentration est forcément subjective ; l’objectivité commence avec l’aptitude à la décentration.

Article paru dans le n° 15 du Fil d’ARIANA (avril 2001).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- Théorie de l’interprétation
- Astrologie et connerie
- Astrologie et inconscient
- Astrologie, adaptation & inadaptation
- Exercice d’interprétation en « aveugle »
- Fréquences et intensités
- Historique de l’évaluation des puissances planétaires
- Interpréter globalement
- La correction de l’heure de naissance
- La fonction « aveugle » et le S.O.R.I.
- La hiérarchisation des planètes
- Le « Héros » et son « Ombre »
- Protocole de hiérarchisation d’Astrosoft
- Thème de domitude et hiérarchisation planétaire


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