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Astrologie et inconscient, des atomes aux planètes

« Dans la plupart de nos actions, il y a toujours un fond commun inconscient où elles viennent toutes converger. Elles paraissent bien en apparence être libres et spontanées et les effets directs de notre volonté et de notre personnalité consciente, mais en les étudiant dans leurs origines profondes on reconnaît aisément qu’elles ne sont plus ou moins que les manifestations d’incitations inconscientes qui se déroulent automatiquement à notre insu et les résultats de forces aveugles en réserve dans notre intimité » (Luys).

De l’atome à l’étoile en passant par la Terre…

Dans la plénitude du vide quantique, trois infinitésimaux « grains » d’énergie rayonnante, des quarks qui sont à la fois des ondes et des particules, s’associent discrètement pour former un proton, particule fondamentale à la charge électrique positive. Ce proton se transforme en noyau atomique autour duquel tourne un électron électronégatif : un atome d’hydrogène, est apparu. L’hydrogène, omniprésent dans l’univers et dans les organismes vivants sous forme d’eau, est le plus simple des atomes.

D’autres protons, neutrons et électrons s’associent différemment pour donner naissance à de nouveaux atomes de carbone, d’oxygène, d’azote et de phosphore ; selon les lois immuables d’une mystérieuse alchimie, ceux-ci s’associent à leur tour pour constituer des molécules, cellules, neurones, hormones et accomplir ainsi, insidieusement, le passage du non-vivant au vivant dans l’espace-temps courbé par la gravité. Les liaisons de l’atome d’hydrogène avec les autres atomes se font et se défont facilement, permettant aux brins qui tissent les doubles hélices des molécules d’ADN de se séparer et à cet acide fondamental de la vie de se répliquer.

En même temps, les astres du cosmos, et en particulier les planètes du système solaire, émettent des rayonnements thermiques et optiques qui s’associent aux champs gravitationnels dans l’infiniment petit du monde quantique et agissent sur l’équilibre énergétique des quarks, et donc entre autre sur le noyau des atomes d’hydrogène qui sont le constituant essentiel du corps humain.

À un autre niveau, l’association des molécules produit des organes, parmi lesquels le système nerveux qui organise notre perception des variations en énergie, espace, temps et structure du monde extérieur par l’intermédiaire des terminaisons nerveuses de nos organes sensoriels qui renvoient toutes ces informations au système cérébro-spinal, lequel les retraite et les organise pour maintenir nos corps en état de marche en agissant sur l’environnement. Les différentes parties de l’encéphale se répartissent alors simultanément les tâches : le cerveau reptilien s’assure que les besoins basiques, fondamentaux (manger, boire, dormir, etc.) soient bien satisfaits ; son enveloppe corticale, le système limbique, coordonne les réponses de l’organisme aux stimuli extérieurs et fixe automatiquement les diverses mémorisations nécessaires à la vie ; le néocortex organise le fonctionnement simultané des deux cerveaux précédents et imagine, prospecte, se projette vers le futur tandis que les cristaux de magnétite disposés en divers endroits du corps réagissent au champ magnétique terrestre, lequel est en interaction avec les champs magnétiques du Soleil et de la Lune…

Tous ces phénomènes interactifs se produisent alors que j’écris cet article en frappant mécaniquement les touches du clavier de l’ordinateur. Mes doigts n’ont pas besoin de chercher la touche correspondant à la lettre qui, associée à d’autres, me permettra de voir s’afficher à l’écran le prochain mot : programmé par des années d’apprentissages, l’inconscient dactylographique travaille pour mon « moi conscient », qui a « décidé » de rédiger ce texte portant sur l’astrologie et l’inconscient en utilisant la langue française dont il a hérité et sa pensée qui n’est rien d’autre qu’une superstructure abstraite et éphémère dont la matière première est l’ensemble des impressions sensorielles transformées en images mentales centrales.

Au fait, mais qui est ce « moi conscient » et « pensant » qui a « décidé » d’écrire cet article ? Comme l’écrivait Schiff, un pionnier de la neurophysiologie du XIXe siècle, « Ce n’est pas la conscience qui sert de base à la pensée ; c’est au contraire la pensée qui, dans certains cas, évoque la conscience. ce n’est pas, comme on a dit, la conscience qui accompagne la pensée, car si la pensée présente cessait et n’était pas immédiatement remplacée par une autre, ce qui resterait à l’esprit serait non la conscience (comme un tableau dont on a effacé l’inscription) mais rien : notre individualité, notre conscience intérieure aurait disparu. La conscience du moi n’est donc pas continue, mais interrompue… Son contenu varie et n’est point immuablement identique à lui-même… Le moi d’un moment donné est toujours incomplet ».

Des “reins et des cœurs” à l’inconscient cérébral

Du rayonnement de l’onde-particule subatomique aux rayonnements stellaires et planétaires en passant par ce corps affublé d’un « moi conscient-pensant » discontinu constitué des mêmes atomes d’hydrogène que le cosmos auquel il appartient et avec lequel il interagit en permanence, je viens consciemment — du moins le crois-je subjectivement — de dresser le tableau de l’immense inconscient cosmique dans lequel nous baignons. De quoi sommes nous conscients ? De pas grand-chose : « Je soutiens que la conscience humaine ne peut jamais représenter ce qui se passe au moment présent, mais seulement une petite portion du passé récent » écrit Minsky, un autre pionnier de la neurophysiologie du XIXe siècle.

Sigmund Freud passe pour être le « père » de l’inconscient. Rien n’est plus faux. L’inconscient (comme la femme, comme dirait Alexandre Vialatte) existe depuis toute éternité, et, si la conscience se veut unique et unificatrice, l’inconscient est nécessairement multiple et diversifié. On retrouve par exemple sa trace dans la Bible, dont le dieu préférait « sonder les reins et les cœurs », c’est-à-dire les motivations invisibles et inconscientes des hommes plutôt que de prendre en compte leurs discours auto-justificateurs ou leur dévotion apparente. Le philosophe et mathématicien Leibniz (1646–1666) a aussi évoqué l’existence de « perceptions insensibles » et d’« idées obscures », comme de nombreux autres philosophes qui s’interrogeaient sur le nature de la conscience et des perceptions.



Mais c’est en 1833 que la notion précise d’« inconscient cérébral » est apparue pour la première fois dans le cerveau puis sous la plume du docteur Marshal Hall, lors d’un bref compte-rendu devant la Royal Society de Londres. Dans ce texte, qui reprenait les découvertes de Bell et Magendie sur la « polarisation sensitive et motrice des racines spinales », il systématisait le concept de « réflexe », dont il faisait un phénomène purement mécanique confiné à la seule moëlle épinière et distinct des autres modes de l’activité nerveuse. Radical, il affirmait qu’on pouvait désormais substituer à la notion de « psychisme » celle de « comportements-réflexes inconscients ». Presque en même temps mais un tout petit peu plus tard un autre médecin, Johannes Müller, fit une communication du même type, issues de ses propres recherches indépendantes de celles de Hall, dans le Handbuch der Physiologie en Allemagne. Plus modéré que Hall, Müller refusait, lui, de jeter le « psychisme » à la poubelle de l’histoire des sciences, considérant que les « réflexes » en constituaient le support matériel et admettant que la sensation et la volition avaient une relative indépendance par rapport à eux.

L’inconscient freudien

Hall et Müller, qui ont fait la même découverte au même moment (ce genre de « coïncidence » se produit très fréquemment dans l’histoire des sciences), ont en même temps campé deux personnages nouveaux et extrêmes sur la scène de notre représentation de l’Homme : celui du réductionniste scientifique qui prétend que l’inconscient cérébral gouverne tout et que la conscience n’était au mieux qu’un épiphénomène, au pis une illusion subjective : « On a fait trop de cas de la conscience dans le passé et au lieu d’être le Soleil autour duquel gravitent les phénomènes psychiques, elle n’est tout au plus qu’un satellite de l’esprit, chargé d’indiquer ce qui se passe et non de provoquer des événements » (Maudsley), et celui de l’« humaniste » pour qui les automatismes nerveux ne sont que la traduction physiologique des processus psychiques, et qui pensent que la volonté consciente reste efficiente à l’intérieur de certaines limites déterminées par l’inconscient réflexologique.

Sigmund Freud est né en 1856, donc après ces découvertes. Médecin, il s’intéressa très tôt aux psychopathologies mentales qui introduisaient le désordre dans la conscience réflexive des aliénés, ainsi qu’à l’hypnose et au somnambulisme, deux états extrêmes pendant lesquels les activités sont automatiques, involontaires. Il n’ignorait rien de ces recherches sur l’inconscient cérébral : « Suivant une théorie mécaniste moderne, écrit-il en 1895 dans son Esquisse d’une psychologie scientifique, l’état conscient ne serait qu’un simple adjuvant aux processus psychophysiologiques, adjuvant dont l’absence ne modifierait en rien le cours des faits psychiques. Suivant une autre thèse, l’état de conscience formerait le côté subjectif de tout fait psychique et serait ainsi inséparable des processus physiologico-mentaux ». Et il ajoutait : « C’est entre ces deux théories que se situe la nôtre ».

Freud prétendait donc dépasser l’antinomie entre « réflexologistes » et « psychistes », trouver un compromis entre inconscient cérébral et conscience subjective, activités automatiques et volition consciente. La théorie et la thérapie psychanalytiques reposent en effet sur le postulat qu’il est possible à la conscience d’aller fouiller dans l’inconscient et, symétriquement, de rendre conscients des matériaux inconscients. Notons au passage que la plupart des « pères » de la psychanalyse avaient une fonction uranienne dominante (représenter la Transcendance… ou rendre conscient l’inconscient).



Les neurophysiologistes pragmatiques se contentaient de constater l’existence des automatismes réflexologiques inconscients. Reprenant leurs travaux (sans beaucoup les citer…), Freud en a fait la base de sa propre théorie de l’inconscient. Selon cette théorie très personnelle, il existerait un champ substantiel dans le psychisme qui échapperait la plupart du temps à la conscience réflexive, dont l’irruption pathologique dans cette conscience serait à l’origine des névroses et psychoses et qui ne pourrait se manifester constructivement que lors des thérapies psychanalytiques ou dans l’analyse des rêves. L’inconscient freudien est le royaume du « ça », c’est-à-dire l’ensemble des structures les plus archaïques et les plus primitives du psychisme, siège des « pulsions » antérieures au développement de la conscience et de la culture, refoulées par ces dernières, et identifiées à la « personnalité profonde ».

Bref, Freud a transformé l’inconscient cérébral objectif en un égout du conscient, un émonctoire psychique, une poubelle de la subjectivité où s’entassent le sexe, l’enfance, des déjections anales, les névroses et psychoses en puissance. Nous nageons là dans le délire ou dans le mythe. Freud en était bien conscient (???), qui écrivait en 1933 que « La doctrine des pulsions est, pour ainsi dire, notre mythologie. Les pulsions sont des êtres mythiques, grandioses dans leur indétermination ». Aucune des thèses défendues par Freud n’a jamais pu être prouvée expérimentalement. De cela, il en était aussi très conscient puisqu’il écrivait dès 1906 : « J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également ». On ne saurait mieux dire…

L’inconscient freudien n’est qu’un mythe, un délire moderne : « La psychanalyse est une pratique délirante… C’est ce que Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais hésiter à délirer », disait Jacques Lacan, un expert en la matière… Évidemment, de tels délires ont trouvé un écho favorable chez certains astrologues délirants comme André Barbault, qui assimile sans sourciller l’inconscient freudien à Pluton et en fait la « les profondeurs de nos ténèbres intérieures qui rejoignent la nuit originelle de l’âme… la « queue d’un saurien »… le stade « sado-anal »… la conscience de l’invisible, l’accès aux trésors enfouis et aux richesses cachées, la découverte des arcanes les plus secrets dans l’accomplissement spirituel ou métaphysique… D’autre part les « forces du mal » : le noir, le laid, le sale, le mauvais, l’angoisse, la révolte, le sadisme, le néant, l’absurde, la mort ». Traduction : la conscience de l’invisible est sado-anale et les richesses cachées sont des queues de lézards. Brrr… et beurk. Nous ne mangerons pas de cet inconscient freudo-astrologique-là. L’inconscient cérébro-cosmique est beaucoup plus appétissant.

Les inconscients

Revenons à la description des phénomènes que j’ai faite au début de cet article : desquels sommes-nous réellement conscients ? D’aucun. Tout cela nous échappe. Si je n’avais pas lu des livres ou d’autres êtres humains témoignent de l’existence de ces divers niveaux de réalité, je n’en saurais rien. D’incroyables « forces aveugles », des collisions de particules subatomiques inouïes agissent à l’intérieur et autour de nos corps et de nos « consciences » sans que nous n’en ressentions rien, sans que nous ne nous apercevions de rien. Si l’inconscient est bien, selon la définition du dictionnaire, « Tout ce qui échappe dans le psychisme à la conscience réflexive », alors nous baignons littéralement dans un immense océan d’inconscience.

Et pourtant, ma conscience me paraît bien exister, même si ce n’est pas « ma conscience », mais un « effet de conscience » dû au système cérébro-spinal qui commande mon corps. J’ai bien l’impression d’avoir pris la décision consciente d’écrire cet article sur l’astrologie et l’inconscient, et je suis également conscient du fait que je vis actuellement le transit exact de Mars-Pluton sur ma conjonction Soleil-Mercure natale. Si « ma » conscience est une illusion subjective, je peux me dire, en tant qu’astrologue, que ce n’est pas « moi » qui ai librement « décidé » de rédiger cette étude, mais de mystérieux rayonnements planétaires qui, en agissant dans l’espace-temps du champ quantique que mon corps occupe, ont insidieusement modifié la structure des atomes d’hydrogène qui le constituent, entraînant toute une série de réactions en chaîne, de l’atome au neurone, du neurone au cerveau, jusqu’à ce que ce dernier me « commande » d’écrire cet article. Comme un enfant pris en faute, je pourrais dire « C’est pas moi, c’est mon cerveau qui l’a fait », ou bien encore « C’est pas ma faute, c’est celle du transit de Pluton ».

Pourquoi pas ? Mais il y a sur Terre des millions de Sagittaire qui vivent en même temps les mêmes transits que moi, et il est vraisemblable que la très grande majorité d’entre eux n’écrivent pas un article comme le mien au même moment. On retrouve là le caractère conditionnel de l’influence astrologique : je ne suis pas qu’un individu né avec le Soleil en Sagittaire en plein transit de Pluton, je suis aussi le fruit du croisement des gènes de mes parents, de ma socio-culture et de mes divers apprentissages, conditionnements et rencontres et, de ce fait, je joue ma petite musique sagittaro-plutonienne bien à « moi »… en toute conscience ?

La plupart d’entre nous est totalement inconsciente de la multitude de processus physico-bio-chimiques qui est à l’origine de leurs actes, émotions et pensées. Seule une infime minorité sait partiellement que, derrière la surface de notre vie sociale et quotidienne, un incroyable réseau de phénomènes micro et macroscopiques en interaction prédétermine secrètement nos conduites. Il en est de même en ce qui concerne nos prédéterminations héréditaires : là aussi, l’inconscient règne en maître. Tapis au fond de mon corps, des gènes issus d’un lointain parent travaillent silencieusement sont peut-être en train de préparer une maladie dont je ne peux avoir aucune conscience tant que ses premiers symptômes ne seront pas apparus. Peut-être ai-je aussi hérité d’autres gènes d’une autre lignée parentale, qui sont les antidotes des effets des premiers. Les uns et les autres étant constitués en majorité d’atomes d’hydrogène, il y a interférence, quelque part dans mon corps, entre ce transit planétaire et cette lutte entre gènes agonistes. Que produit cette interaction ? Je n’en sais rien. Je n’en n’ai aucune conscience immédiate. Tout cela se fait à « mon » insu.

Inconscient zodiaco-planétaire, inconscient atomique, inconscient moléculaire, inconscient cérébral, inconscient génétique… tous les inconscients communiquent et interfèrent sans que nous ne nous rendions compte de rien… et leur liste est encore loin d’être close ! Nous avons aussi un inconscient socio-culturel. Né dans une famille de militaires de la classe moyenne inférieure française peu après la IIe Guerre Mondiale, j’en ai nécessairement gardé des traces mnésiques inconscientes. Parler français par exemple, c’est penser français. Je crois consciemment penser par moi-même, mais je le fais inconsciemment à travers le prisme spécifique de la culture française. Certes, il est toujours plus facile de se déconditionner de sa culture que de ses gènes ou de ses structures zodiaco-planétaires… mais quand même : l’inconscient socio-culturel est là depuis le premier jour de la vie, et il fait que, je ne penserai jamais tout-à-fait, comme un Chinois, même si je faisais de longues études à Langues Orientales et si j’avais passé des années de ma vie dans ce pays.

À l’inconscient socio-culturel se superpose l’inconscient psychologique individuel. C’est le seul qui aie quelques vagues liens de parenté avec l’inconscient freudien. L’inconscient psychologique individuel est composé de multiples éléments, au premier chef desquels figurent les impressions et souvenirs incubés pendant les deux ou trois premières années de la vie, celles à propos desquelles on parle d’« amnésie infantile » : avant que la fonction jupitérienne (2 à 12 ans dans la Théorie des âges [1]) ne nous permette de nous « représenter notre existence », nous ne pouvons pas fixer des traces mnésiques claires et précises (‘r’) de ce que nous avons vécu (‘E’). Et pourtant, nous avons bien vécu ces premières années, qui déterminent certainement dans une certaine mesure nos comportements, actes, émotions et pensées ultérieurs, même si ce n’est pas d’une manière aussi importante que ne l’affirment les psychanalystes.

L’inconscient psychologique individuel contient également les traces des souvenirs, impressions ou expériences que nous avons préféré oublier ou refouler, soit parce qu’ils sont trop douloureux, soit parce qu’ils sont trop dévalorisants pour l’image que nous nous faisons de nous-mêmes, soit parce qu’ils sont trop étranges pour que nous puissions leur attribuer une explication rassurante ; les souvenirs, impressions ou expériences que notre conscience réflexive juge mineurs, inutiles, trop rares ou apparemment trop peu « signifiants » pour être pris en compte, et qui risqueraient, s’ils l’étaient, de davantage semer la pagaille dans nos centres de décisions et dans notre vision du monde en y étant intégrés, bref ce que nous ne voulons pas savoir (conscientiser). Le philosophe Friedrich Nietszche a fait à ce propos une amusante et pertinente analogie entre conscience, fonction monarchique et fonction solaire (inconsciemment pour cette dernière bien entendu… puisqu’il ne connaissait pas l’astrologie !), en évoquant « une certaine ignorance dans laquelle on maintient le monarque au sujet des opérations de détail et même des troubles de la collectivité (qui) fait partie des conditions qui lui permettent de régner ».

La fin du primat de la conscience

La découverte de l’inconscient cérébral a chamboulé totalement l’idée qu’on se faisait de l’Homme. En caricaturant, on est passé d’un individu conscient, volontaire et doué de libre-arbitre, pourvu d’une âme et d’un psychisme bien séparés de son corps, à un automate neuronal exécutant aveuglément les ordres de son cerveau dans un corps vidé de toute substance psychique et évidé de son âme. On ne reconnaît plus notre bon vieux sapiens sapiens. Vertigineux basculement de perspective… Ne serions nous que des marionnettes pseudo-conscientes et jacasseuses dont les divers inconscients tirent les ficelles ? Tout n’est pas si simple, et comme le dit très justement Marcel Gauchet [2], « La mise en évidence du fonctionnement réflexe du système cérébro-spinal ne dit rien sur la teneur de cette inconscience qu’elle oblige à postuler. Mais elle crée les conditions d’une rupture avec le primat classique de la conscience ».

Nous sommes à la fois conscients et inconscients, et c’est un fait avéré que notre inconscience est incommensurablement plus grande que notre conscience, alors que cette dernière nous donne l’impression subjective d’avoir une importance incommensurablement plus grande dans la conduite de notre vie. D’évidence limpide et rassurante, la conscience réflexive s’est transformée en paradoxe complexe, que Gauchet formule avec maestria : « Le problème « phénoménologique » des deux registres de l’expérience subjective reste entier. Il y a des conduites machinales que nous accomplissons sans y penser, et il y a des actes que nous vivons comme effectués par intention. Savoir positivement à quoi répond cette capacité de réponse machinale de l’organisme, et saisir à partir de là l’unité de fonctionnement du système nerveux, cela ne donne pas la clef de la différence consciente. La question de son statut demeure ouverte. Les uns en restreindront la portée aux proportions d’un épiphénomène sans épaisseur efficiente ; les autres reconstruiront un modèle justifiant sa capacité motrice ».

Ce changement radical de statut de la conscience, ce basculement des rapports de forces entre conscient et inconscient fait évidemment penser à une dissonance Soleil-Pluton : ce qui paraissait clair, unique, dominant (Soleil) se transforme en un miroir aux alouettes, un élément parmi d’autres au sein d’une multitude (Pluton). Le roi-Soleil de la conscience conceptrice, volontaire et décideuse est désormais nu… mais il est toujours le roi, et même si c’est un roi d’opérette, la pièce se joue toujours, et nous en sommes toujours les acteurs : « En contraignant à concevoir la co-appartenance de l’automatisme et de la réflexion, écrit Gauchet, le nouveau modèle relativise irrémédiablement la conscience et la volonté. Il oblige au minimum à restreindre la conscience claire aux proportions de partie d’un ensemble plus vaste ; il en fait le produit d’une genèse qui la laisse foncièrement hantée par cet autre dont elle ne s’émancipe jamais même si elle le domine. De même impose-t-il de renoncer à voir dans la volonté une pure source et un tout pouvoir, traduisant la délibération en mouvement, pour la ramener aux dimensions d’instance de contrôle ».

« Moi conscient » et « Moi inconscient »

Où est le « Moi » désormais ? Avant la découverte de l’inconscient cérébral, il était étroitement identifié au « Moi conscient », à preuve les traitements qui étaient réservés aux aliénés mentaux jusqu’à la naissance de la psychiatrie moderne. Ils étaient alors considérés comme « possédés » par des puissances infernales extérieures, « hantés » par de « mauvais esprits », alors que leur conscience réflexive fragile n’avait la plupart du temps fait que céder au poids d’un inconscient héréditaire et/ou psychologique pathologiquement chargé pour diverses raisons.

Le « Moi conscient » et donc « superficiel » ne serait-il qu’une illusion ou un épiphénomène qu’il faudrait négliger au profit d’un « Moi inconscient » réel et « profond » ? C’est la thèse de Freud et des psychanalystes en général : autant dire qu’elle est fausse. En admettant que le « Moi » aie une existence autre que subjective, il est de toutes façons l’ensemble des facultés conscientes et inconscientes. « Je est un autre », écrivait Rimbaud, né sous une opposition Soleil-Pluton dominante, en oubliant de préciser que l’inverse est tout aussi vrai : « Un autre est moi »… mais pour un solaire, il était peut-être difficile d’inverser la formule : on veut bien être un autre que ce qu’on se reconnaît être, mais on n’est pas près pour autant de céder « sa » place à cet « autre ». Paul Valéry, né avec un Pluton dominant et un Soleil faible, préférait dans ce registre écrire, dans ses Cahiers et pendant le transit de Pluton sur sa Lune dominante, que « C’est ce que je porte d’inconnu à moi-même qui me fait moi »).

Le « Moi profond » ou « Moi inconscient » de la psychanalyse n’est qu’une freudaine, un homoncule magique de contes de fées. Ce qui existe, c’est un ensemble global de tendances fonctionnelles associées ou conflictuelles au sein desquelles le « Moi conscient » trie, en fonction de ses héritages terrestre et céleste, ce qui l’arrange ou le dérange à un moment donné de son évolution et selon son tempérament foncier et ses possibilités conjoncturelles. La plupart des êtres humains est inconsciente de son propre fonctionnement ; c’est automatiquement, inconsciemment, que surgissent les refoulements de tendances astro-psychologiques par d’autres tendances. L’infime minorité consciente de son propre fonctionnement ne procède pas autrement, au fond : on se rend compte (on « prend conscience ») de ses tendances dominantes, donc aussi de celles qu’on néglige ou dont on interdit pour une raison ou une autre l’émergence, mais on ne l’a pas délibérément choisi lorsque cela s’est produit. Qu’importe : le « moi », qu’il soit sensation, sentiment, pensée, intuition ou pure illusion subjective, est l’ensemble des tendances qui l’animent, vécues ou non, actualisées ou non, refoulées ou non, actuelles ou latentes.

La « personnalité » de ce « moi » est la résultante de la manière dont ces tendances foncières et acquises sont organisées. La « personnalité » et le « caractère » sont certes des instances très importantes — comment un astrologue pourrait-il le nier ? —, qui déterminent dans une large mesure nos relations et interactions avec le monde extérieur… Mais qu’est-ce que la « personnalité » et le « caractère », sinon des visages, des expressions particulières de l’être universel ? Derrière ces visages s’effectue en secret, comme l’écrit Paul Valéry, « ce travail inconnu et inconnaissable qui s’opère dans un « temps » et une « échelle » où la personnalité n’existe pas, c’est-à-dire où elle n’est qu’un élément comme les autres… Le secret du système nerveux est le plus important ou le seul secret qui soutient les autres »). C’est dans ce temps et à cette échelle — celle de l’Intégration — que vit le véritable « homo astrologicus », l’homme cérébro-cosmique, celui qui intègre l’univers en lui donnant un esprit tandis que l’univers l’intègre en lui donnant un corps. On est là très loin des réductionnismes matérialiste et spiritualiste. « L’esprit n’existe qu’en acte », disait Valéry.



Et le subconscient, alors ?

Le subconscient est la zone du psychisme qui se trouve entre l’inconscient et le conscient. Est-ce un simple « seuil évanouissant », une « zone-tampon » ou dispose-t-il d’un statut fonctionnel particulier et caractéristique ? Le concept de subconscient cérébral est en tout cas apparu pour la première fois en 1889, à la suite de recherches sur le somnambulisme. Cet état d’automatisme ambulatoire inconscient se produisant pendant le sommeil naturel ou provoqué (hypnose) est évidemment un phénomène passionnant pour la neurophysiologie, puisque les somnambules ont une parfaite maîtrise de leur motricité et qu’il ne leur reste aucun souvenir de leurs escapades nocturnes lorsqu’ils se réveillent.

Les « neuro-réductionnistes » se sont bien évidemment emparés de ce phénomène pour affirmer qu’il démontrait clairement que nous sommes de purs automates inconscients mus par leurs réflexes, et qu’on peut très bien se passer de la conscience pour sortir de son lit, s’habiller, boire un verre de lait, faire un petit tour et se recoucher. Le psychiatre Pierre Janet s’est élevé contre cette conception du somnambulisme [3], la jugeant réductrice. Il n’est pas question, dans le cadre de cet article, de passer en revue l’ensemble des phénomènes cataleptiques [4] ou somnambuliques. Contentons-nous d’évoquer le somnambulisme le plus commun et le plus répandu, que Janet a étudié en profondeur et penchons nous sur les perceptions visuelles du somnambule.



Toutes sortes de fables circulent à leur sujet : le somnambule se déplacerait les yeux clos, ou bien grands ouverts mais « aveugles ». En fait, le somnambulisme n’est pas un état de sommeil : si on répète à un somnambule aux yeux ouverts qu’il dort, il finira par fermer les paupières ; mais si on le laisse agir comme bon lui chante, il gardera la plupart du tempsles yeux ouverts. Quant au prétendu « aveuglement » des somnambules, voici comment il est classiquement décrit : « Les yeux sont grandement ouverts… Les pupilles largement dilatées restent immobiles à l’action de la lumière ; la conjonctive insensible ne sent pas le besoin d’être lubrifiée par les larmes, aussi le clignotement des paupières est supprimé ou fort rare… Lorsque la rétine est paralysée… ce regard amaurotique [5] a assez de ressemblance avec celui de l’individu qui est assez myope pour ne pouvoir distinguer aucun des objets environnants ». En observant de nombreux somnambules, Janet a démontré que cet « aveuglement » somnambulique n’avait rien de systématique : « Si on laisse le somnambulisme se développer suffisamment, il y a des sujets qui ouvrent les yeux d’eux-mêmes, ou bien on peut les leur faire ouvrir, en vérifiant le moment où ils voient clair. On reconnaît évidemment qu’une somnambule se dirige alors d’après la vue des objets réels, comme on peut facilement le vérifier en la menant dans un endroit qu’elle ne connaît pas. Les yeux n’ont plus alors cet aspect bizarre, ils sont tout à fait normaux… J’ai envoyé plusieurs fois Lucie, en plein somnambulisme, parler à des personnes étrangères qui n’étaient pas prévenues, et elle a toujours été prise pour une personne normale ». Le somnambule « voit » donc bien, et il est loin d’être aussi profondément « inconscient » qu’on l’a longtemps cru. En effet, l’exemple précédent montre bien que, dans un endroit inconnu ou avec des gens inconnus, donc dont il n’a aucune représentation mentale qui justifierait des conduites-réflexes par reconnaissance automatique, il sait parfaitement se diriger et avoir des comportements sociaux adaptés. Il n’est ni conscient, ni inconscient… c’est ainsi que Janet a commencé à formuler le concept de « subconscient ».

Une autre légende circule au sujet du somnambulisme : celui du profond état de suggestibilité, proche de l’état hypnotique, qui l’accompagnerait. Or on sait expérimentalement que, d’une part, la suggestibilité du sujet hypnotisé est très loin d’être complète : par exemple, on ne peut pas lui faire faire des actes qu’il refuse moralement ; d’autre part, que les somnambules sont eux aussi loin de perdre toute volonté lorsqu’ils sont dans cet état : « Comment expliquer alors, demande Janet, ces sujets qui… deviennent de plus en plus indépendants à mesure que le somnambulisme augmente en profondeur, et arrivent à un état où leur volonté est parfaitement normale, plus spontanée et plus indépendante qu’à l’état de veille ? ». La seule explication est à nouveau la même : il ne sont ni conscients, ni inconscients, mais dans un état intermédiaire qui n’est ni une zone-tampon, ni un « seuil d’évanouissement », mais qui a ses caractéristiques et fonctionnalités propres.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être somnambule pour être suggestible. Janet le faisait déjà observer au à la fin du XIXe siècle, et des neurophysiologistes américains travaillent activement là-dessus. Dans le laboratoire « Mind of the Market » (« esprit du marché ») installé dans les locaux de l’université de Harvard, ils se consacrent à l’exploration cérébrale des consommateurs : « Rien ne vaut l’accès direct au cerveau, explique l’un d’eux, mélanger marketing et neurologie donne un cocktail original ». Bien sûr, ces « neuromarketers » affirment que leur intention « n’est pas de manipuler les goûts de nos semblables », mais de « coller au plus près des désirs des consommateurs » en sachant précisément quelles zones du cerveau sont excitées par telle ou telle publicité et en interviewant « directement le cerveau sans avoir à passer par le langage ». On ne peut pas les croire une seconde : il s’agit bien évidemment d’optimiser et de rationaliser les techniques de suggestion, ce qu’il est impossible de faire sur des consommateurs endormis ou somnambules : il faut qu’ils soient en état de veille, donc « conscients »… mais que les messages publicitaires puissent directement s’adresser au subconscient, sans passer par les classiques questionnaires dont les réponses sont filtrées par la conscience.

Revenons au somnambulisme. Janet s’est penché sur les mécanismes de l’oubli qui accompagnent cet état et en a déduit trois « lois de la mémoire » : « 1. Oubli complet pendant l’état de veille de tout ce qui s’est passé pendant le somnambulisme ; 2. Souvenir complet pendant un somnambulisme nouveau de tout ce qui s’est passé pendant le somnambulismes précédents ; 3. Souvenir complet pendant le somnambulisme de ce qui s’est passé la veille ». La troisième loi est plus irrégulière et moins systématique que les premières, mais elle existe, et démontre à nouveau l’existence d’un subconscient qui s’auto-régule (2e loi), interagit avec l’inconscient (1re loi) et avec le conscient (3e loi).

Ces observations portent avant tout sur des états considérés comme psycho-pathologiques ou exceptionnels. On peut néanmoins en inférer l’existence d’un subconscient « normal », adaptatif. Ainsi, alors que j’écris cet article, je frappe automatiquement les touches de mon clavier au bon endroit sans même y penser, y veiller. Ce n’est pas un état d’inconscient, mais de subconscient dactylographique. Voici pourquoi : 1re loi : l’habitude de frapper le clavier est devenu si automatique que je n’ai même plus conscience de le faire au moment où je le fais ; 2e loi : mon cerveau commande à mes mains leurs déplacements et n’oublie rien des lois de la dactylographie ; 3e loi : si je commets une erreur de frappe, ma conscience peut immédiatement en être alertée et « reprendre les commandes » pour la corriger. Il en est de même lorsque nous conduisons une voiture ou manipulons des outils, et même dans notre vie sociale (rappelez vous cette somnambule qui paraissait « normale » à des étrangers avec lesquels elle communiquait) : notre subconscient a assimilé par exemple les règles de la politesse ou de la distance qu’il convient de conserver vis-à-vis d’autrui, etc et les applique sans que nous ayons besoin d’y penser. Si c’était inconscient, nous nous conduirions comme de véritables robots sociaux ; cela arrive certes à certains, mais en général la souplesse du subconscient permet d’adapter les comportements automatiques à la personnalité ou à la fonction de la personne qu’on rencontre…

Si la fonction solaire évoque le conscient et la fonction plutonienne l’inconscient, le subconscient relève bien entendu de la fonction marsienne : le fait de réagir à des situations concrètes par des actes adaptés ne demande ni volition consciente ni représentation de ce qu’on fait, ni des conduites automatiques et systématiques… Et nous voilà arrivés, après ce long mais nécessaire préambule, au sujet proprement dit de cet article : quels sont les rapports entre l’astrologie, le conscient, le subconscient et l’inconscient ?

L’inconscient de l’astrologie

L’inconscient en astrologie commence par… les influences zodiaco-planétaires elles-mêmes, qui sont extrêmement subtiles et dont nous n’avons absolument pas conscience si nous ne sommes pas informés de l’existence du fait astrologique, ce qui est le cas de la majorité des êtres humains : « Il s’est avéré que les organismes réagissent à des doses de forces électromagnétiques 10 milliards de fois plus faibles que celles qu’ils seraient censés percevoir. On possède des preuves, et des hypothèses ont été avancées… Tout, depuis la cellule jusqu’à l’organisme humain, est né et a vécu, au cours de l’évolution historique, précisément dans des champs extrêmement faibles, c’est-à-dire dans des champs naturels qui existent sur la Terre, proviennent du Soleil et du cosmos… Certains détails se précisent. Plus un organisme est complexe, plus il est soumis à diverses excitations et plus il est sensible, y compris à un spectre plus large d’ondes électromagnétiques et à des valeurs encore plus faibles [6] « . Et J.-P. Nicola ajoute : « …mais également dans les champs encore plus faibles des interactions gravifiques particulièrement organisées » comme le sont celles du système solaire.

Servons nous du Logoscope R.E.T. et du S.O.R.I. pour situer la nature de l’influence astrologique. De toute évidence, elle est très subtile, puisqu’elle échappe aux lois actuellement connues de la physique ; elle relève des énergies très faibles et donc du niveau « Transcendance », et, étant donné que ces énergies ténues ont une influence sur notre vécu, plus précisément de la fonction « existence de la Transcendance » qui, en astrologie, est représenté par Neptune. Dans le S.O.R.I., elle relève du niveau « Relation », en ce qu’elle traite des interactions entre le Sujet-récepteur de signaux et les Planètes émettrices, et qu’elle n’est qu’une modalités des multiples Relations contenues dans l’Intégration, la totalité universelle.

La formule « logoscopique » de l’astrologie est donc « existence de la Transcendance en référentiel Relation ». Elle décrit parfaitement une énergie discrète (‘T’) qui agit insidieusement sur les êtres existants (‘e’) en les associant au cosmos. Or nous le niveau ‘T’ est aussi en rapport avec l’inconscient… L’astrologie est donc profondément enracinée dans l’inconscient (‘T’) sensible (‘e’) de l’Homme. Pas étonnant par conséquent qu’elle aie du mal à se faire « re-connaître » par sa conscience…

L’inconscient et l’astrologie

Les processus conscients, subconscients et inconscients existent à divers niveaux et concernent à la fois le zodiaque réflexologique, les Planètes définies par le R.E.T. et le S.O.R.I.

Les familles planétaires

Dans le R.E.T. universel, le conscient est en relation avec les niveaux ‘R’ et ‘r’ et plus précisément avec le Soleil dont la fonction « représentation de Représentation » décrit exactement le processus de la conscience réflexive, « conscience qui se prend elle-même pour objet » : fonction de connaissance et de re-connaissance, de commandement, de vigilance ; le subconscient est en relation avec les niveaux ‘E’ et ‘e’, et plus précisément avec Mars dont la fonction « existence d’Existence » est en rapport avec les réactions instinctives d’adaptation aux situations ; enfin, l’inconscient est en relation avec les niveaux ‘T’ et ‘t’, et plus précisément avec Pluton dont la fonction « transcendance de Transcendance » évoque bien l’aspect complexe, invisible, insaisissable et fondamental de tout ce qui se passe à l’arrière-plan de nos délibérations conscientes et de nos réflexes subconscients.

Niveau ‘R’ : le conscient diffuse ses informations auprès du subconscient et de l’inconscient. Ce processus de diffusion a deux caractéristiques : d’une part, le conscient informe, donne des directives et de l’autre il se transforme et perd ainsi de sa directivité.

Niveau ‘r’ : le conscient polarise les informations recueillies auprès du subconscient et de l’inconscient. Ce processus de polarisation a deux caractéristiques : d’une part, le conscient entend être informé de tout pour décider et d’autre part, il transforme tout en conscience au risque d’un excès de contrôle.

Niveau ‘E’ : le subconscient diffuse ses informations auprès du conscient et de l’inconscient. Ce processus de diffusion a deux caractéristiques : d’une part, le subconscient informe, suggère de nouvelles adaptations instinctives et de l’autre il se transforme et perd ainsi de sa spontanéité impensée.

Niveau ‘e’ : le subconscient polarise les informations recueillies auprès du conscient et de l’inconscient. Ce processus de polarisation a deux caractéristiques : d’une part, le subconscient entend être informé de tout pour réaliser de nouvelles adaptations instinctives et d’autre part, il transforme tout en subconscience au risque d’un manque de vigilance et de recul.

Niveau ‘T’ : l’inconscient diffuse ses informations auprès du subconscient et du conscient. Ce processus de diffusion a deux caractéristiques : d’une part, l’inconscient informe, impulse des dynamiques étranges et de l’autre il se transforme et perd ainsi de sa profondeur mystérieuse.

Niveau ‘t’ : l’inconscient polarise les informations recueillies auprès du subconscient et de l’inconscient. Ce processus de polarisation a deux caractéristiques : d’une part, l’inconscient entend être informé de tout pour en saisir la dimension mystérieuse et d’autre part, il transforme tout en inconscience au risque de l’égarement le plus total.

Niveau ‘P’ : Conscient, subconscient et inconscient fonctionnent, soit en synergie parfaitement hiérarchisée, chacun remplissant efficacement son rôle, soit complètement déconnectés les uns des autres, au risque de profonde discordance de l’être total.

Niveau ‘p’ : Conscient, subconscient et inconscient s’interpénètrent et forment une indissociable globalité permettant soit une parfaite fluidité de l’être, soit la plus extrême confusion.

Les fonctions planétaires

Dans le R.E.T., chaque fonction planétaire se définit par ailleurs par son niveau-source, par son niveau-but et par les niveaux qu’elle ignore. Les niveau-sources ‘R’, ‘E’ ou ‘T’ sont orientés par les niveaux-buts ‘r’, ‘e’ ou ‘t’. Or l’un des attributs du conscient est précisément d’orienter la conduite de l’individu. On peut donc assimiler les niveaux-buts au conscient, les niveaux-sources au subconscient et les niveaux ignorés à l’inconscient. Est-ce faire une analogie trop facile ? Rien n’est moins sûr…

Commençons par l’attribution de l’inconscient aux niveaux ignorés par une fonction planétaire. Prenons l’exemple de Saturne, dont la formule complète est « tE non-rR non-e non-T ». La fonction saturnienne se construit sur le rejet, l’indifférence ou l’ignorance des quatre niveaux ‘r’, ‘R’, ‘e’ et ‘T’, dont on peut considérer qu’ils constituent sa « zone aveugle », qui est par ailleurs deux fois plus étendue que la « zone de vision » réduite aux niveaux ‘E’ et ‘t’. Or, l’inconscient est précisément la « zone aveugle » de l’individu, et cette zone est beaucoup plus étendue que sa « zone de vision » consciente ou subconsciente…

L’attribution du subconscient au niveau-source peut paraître plus arbitraire. C’est pourtant en étudiant le développement psychologique de l’homme à travers la Théorie des âges planétaires que j’ai été amené à formuler cette hypothèse. On sait déjà qu’à chaque nouveau stade se produit une alternance fonctionnelle, la nouvelle fonction qui prend le contrôle du développement « inhibant » la précédente en prenant sa place. Gardons l’exemple de la fonction saturnienne : à 12 ans, elle prend le relais de Jupiter et gouverne les profits et pertes de l’adolescence. Dans la phase de croissance du cycle saturnien de 12 à 15 ans, l’enfant semble rejeter les acquis de la fonction jupitérienne [7], qu’il ne reprendra en compte en les accommodant que pendant la phase de décroissance (15 à 30 ans). Mais une analyse plus approfondie montre également que, de 12 à 15 ans, il semble même nier le niveau-source ‘E’ de la fonction saturnienne (perte de tout bon sens au profit d’un criticisme dogmatique, dédain de l’expérience et refuge dans des abstractions désincarnées ou des théorisations outrancières, etc.). Tout se passe comme si le nouveau niveau-but (en l’occurrence le niveau ‘t’) polarisait toutes ses facultés conscientes au détriment de tous les autres niveaux de réalité, qui lui deviennent comme inconscients. Ce n’est qu’à partir de 16–17 ans, dans une évolution moyenne et « normale », que s’établit un relation équilibrée entre niveau-source ‘E’ et niveau-but ‘t’ permettant une authentique et féconde recherche (‘t’) expérimentale (‘t’). Il y aurait donc bien une corrélation entre niveau-source et subconscient.

Pour contrôler cette hypothèse, prenons l’exemple d’une fonction dont la source et le but sont totalement différents de ceux de Saturne : Uranus. Pendant la phase de croissance du stade uranien (de 30 à 42 ans), on observe exactement les mêmes processus entre le niveau-source ‘T’ et le niveau but ‘r’ : le jeune adulte semble inhiber toute perception du collectif (‘T’) au profit d’un hyper-individualisme (‘r’). Sa conscience semble braquée sur son rôle social (‘r’) au détriment de son individualité profonde (‘T’) qui reste à l’état latent, subconscient ; et ce n’est qu’après la quarantaine que se produit généralement le rééquilibrage entre ‘r’ et ‘T’.

L’attribution des niveaux-sources au conscient découle des observations et analyses précédentes. Ce sont eux qui servent de « poste de commande », d’instances de volition et de contrôle à l’individu, qui orientent ses conduites conscientes. Par exemple, si le saturnien s’intéresse à l’expérience vécue (‘E’), ce n’est que dans la mesure où elle lui permet de s’orienter par les réflexions qu’elle lui inspire (‘t’). C’est bien la réflexion qui le dirige avant tout.

Que se passe-t-il alors pour les fonctions planétaires dont le niveau-source et le niveau-but sont identiques ? Seraient-elles privées de « subconscient » ? Ce n’est pas impossible. En effet, les fonctions solaire, marsienne et plutonienne ont en commun de faire des caractères entiers, exigeants et peu souples… ne leur manquerait-il pas justement cette souplesse adaptative que permettent les réponses subconscientes ?

De tout cela il découle que dans l’inconscient de chaque fonction planétaire se trouve la fonction planétaire inverse (couples « complémentaires-opposés » se répartissant en fonction du centre « marsien » : Soleil-Pluton, Vénus-Neptune, Mercure-Uranus, Jupiter-Saturne, Lune-Mars, et couples « vice-versa » se répartissant en fonction de l’axe de symétrie Soleil-Mars-Pluton : Vénus-Jupiter, Mercure-Uranus, Saturne-Neptune). Exemple : dans l’inconscient saturnien se trouvent Jupiter et Neptune. Exemple : si Saturne est n° 1 dans la hiérarchie d’un thème et Jupiter-Neptune en fin de classement, l’opposition conscient-inconscient est particulièrement marquée.

La hiérarchie planétaire

Nous n’avons pour l’instant traité que du R.E.T. planétaire dans sa hiérarchie universelle (Lune-Soleil-Vénus-Mercure-Jupiter-Mars-Saturne-Uranus-Neptune-Pluton). Mais dès qu’il s’incarne dans un individu à travers son thème natal, cette hiérarchie universelle se transforme en hiérarchie particulière, déterminée par la répartition des Planètes dans la sphère locale.

Cette fois, ce sont les Planètes ou configurations planétaires dominantes, en tête de la hiérarchie individuelle, qui relèvent du conscient ou niveau ‘rR’ du Sujet : elles se veulent les « pilotes », les « vigies », les « contrôleuses » de l’ensemble des tendances du Sujet, celles par l’intermédiaire desquelles se forge sa conscience de lui-même et du monde. Les Planètes ou configurations planétaires sous-dominantes ou co-dominantes seront alors en rapport avec le subconscient ou niveau ‘eE’ du Sujet : les tendances qu’elles expriment sont latentes, se manifestent d’une manière purement utilitaire, sans chercher à ravir la vedette aux premières ; enfin, les Planètes ou configurations planétaires non-dominantes seront en rapport avec l’inconscient ou niveau ‘tT’ du Sujet : les tendances qu’elles expriment ne se manifestent jamais ou rarement, et lorsqu’elles le font, elles induisent de profonds bouleversements dans la conscience que le Sujet a de lui-même et du monde.

Les rapports conscient-subconscient-inconscient sont variables selon les thèmes et selon la manière dont les individus les incarnent. Il arrive — mais c’est rare — qu’une seule fonction planétaire monopolise le conscient, renvoyant toutes les autres dans le subconscient et l’inconscient. Dans le cas de certaines formes de psychose, il semblerait que les fonctions planétaires inconscientes acquièrent des rôles de « contre-dominantes » pathologiques qui perturbent gravement le rôle « conscient » des dominantes. Entre ces deux extrêmes, toutes sortes de rapports sont possibles : impossible de tous les énumérer.

Par contre, il peut être intéressant de se pencher sur les cas de ceux qui ont un Soleil (fonction universelle du conscient) très peu valorisé dans leur thème natal. Nous en avons déjà évoqué deux : Nietszche (configuration « inconsciente » : Soleil opposé Pluton, trigone Neptune, et Mars dominant) et Valéry (dominantes : Pluton conjoint Lune, Pluton étant opposé au Soleil non-dominant). Ces deux écrivains-philosophes, puissamment intéressés par les rapports conscient-inconscient, et qui ont le Soleil en Planète d’appel (Jupiter-Uranus « appellent » le Soleil pour former la famille ‘r’ au complet chez Nietszche, Mars-Pluton « appellent » aussi le Soleil pour former la famille ‘P’ au complet chez Valéry), ont été particulièrement virulents dans leur dénonciation de la primauté du conscient solaire (voir leurs citations plus haut). Pour être plus à l’aise avec le conscient, mieux vaut peut-être avoir un Soleil dominant… comme par exemple Freud et Jung (Soleil-Uranus dominants et Mars non-valorisé tous les deux), qui prétendaient pouvoir réaliser par la psychanalyse, dont ils sont les « pères fondateurs », une synergie conscient-inconscient.

L’inconscient zodiacal

Les Signes et saisons non occupés par des Planètes méritent de toute évidence de figurer au titre de l’inconscient zodiacal. Comme les Planètes, chaque Signe a son opposé-complémentaire (couples Poissons-Bélier, Verseau-Taureau, Capricorne-Gémeaux, Sagittaire-Cancer, Scorpion-Lion, Balance-Vierge) et son antagoniste absolu, celui avec lequel il n’a rigoureusement aucun point commun (couples Bélier-Capricorne, Gémeaux-Poissons, Cancer-Balance, Vierge-Sagittaire). Ainsi, un thème comportant un Saturne en Poissons n° 1 d’une part, un Jupiter en Gémeaux n° 9 et un Neptune en Bélier n° 10 d’autre part, nous obtenons l’écart conscient-inconscient maximal d’un point de vue zodiaco-planétaire.

Chaque Signe et chaque saison semble aussi avoir son propre rapport conscient-inconscient interne (conscient pour le pôle de plus longue durée, inconscient pour le pôle de moindre durée), mais il semble moins évident de poser les équivalences « pôle adapté = conscient » et « pôle inadapté = inconscient » parce que, avec cette répartition des rôles, le subconscient disparaît, ce qui nuit à la cohérence générale de l’ensemble Signes-Planètes, un Signe n’existant que par la Planète qui l’occupe.

L’inconscient S.O.R.I.

Rappelons pour commencer que d’une part, le même thème peut être vécu dans l’action, la pensée, la passion ou la création et que le niveau Sujet, Objet, Relation ou Intégration auquel on vit ce même thème n’est pas inscrit dedans. Quelles que soit son conscient, son subconscient ou son inconscient zodiaco-planétaire, on est en référentiel Sujet quand on ne parvient pas à de décentrer de son point de vue propre, c’est-à-dire de sa subjectivité, si vaste fût-elle ; en référentiel Objet quand on y parvient et qu’on ne considère plus Sujets et Objets qu’en fonction de leurs caractéristiques objectives ; en référentiel Relation lorsqu’on cherche à faire communiquer (rien à voir avec un aimable bavardage) Sujets et Sujets, Sujets et Objets, Objets et Objets ; en référentiel Intégration lorsqu’on a compris au-delà de la pensée que le Tout est autre chose que la somme de ses parties en interaction.

Puisque la majorité d’entre nous ne sort presque jamais de sa subjectivité, qu’une petite partie parvient à une certaine forme d’objectivité, qu’un nombre infime accède à une authentique relation et qu’un nombre encore plus petit vit une réelle intégration dans l’universel, l’inconscient S.O.R.I., au niveau collectif, regroupe grosso modo la Relation et l’Intégration, l’Objet peut accéder au statut de subconscient et le Sujet Conscient règne en maître.

Ceci dit, un individu particulièrement objectif peut être totalement inconscient des mécanismes propres à la subjectivité : ne comprenant êtres et choses qu’en fonction de leurs caractéristiques objectives (ce qu’ils sont et font en soi, et non ce qu’ils pensent être ou faire), il en devient incapable de comprendre le jeu subtil, illusoire pour lui mais pourtant réel, des projections subjectives. De même, un individu fonctionnant dans la pure subjectivité est inconscient de ce qu’est une authentique Relation : il cherche à communiquer avec le même ou le différent selon lui, sans se rendre compte que la vraie Relation passe outre le « selon moi ». Nous reviendrons sur l’extrême importance du S.O.R.I. dans la compréhension des rapports conscient-subconscient-inconscient dans un prochain article.

Retour au conscient

Dès la découverte de l’inconscient cérébral et du basculement de perspective, de la rupture épistémologique qu’il a introduits dans notre conception de l’homme, la plupart des neurophysiologistes ont eu tendance, comme nous l’avons vu, à dévaloriser les processus conscients et à minimiser leur importance : « La conscience est un accompagnement, un plus. Elle n’est pas une source » a ainsi pu écrire Marcel Gauchet [8] à propos de l’opinion de nombreux neurophysiologistes et philosophes des XIXe et XXe siècle. Effectivement, il est tentant, d’un point de vue non-astrologique, de réduire le conscient, soit à une simple superstructure de l’inconscient cérébral, soit à une illusion subjective, soit les deux à la fois dans des rapports variables selon les avis de ceux qui se sont penchés sur la question. L’un des plus extrêmes est peut-être Nietzsche qui, dans son livre Par delà le bien et le mal, voulait démolir systématiquement « toutes les notions dont dépendait jusqu’ici l’histoire de la psychologie » et n’hésitait pas à écrire : « Nous nions qu’il existe une volonté (sans même parler de volonté « libre ») ; nous nions la conscience, en tant qu’« unité » et que faculté ; nous nions qu’il y ait « pensée » (car il nous manque et ce qui pense, et ce qui est pensé) ». Il faut dire que, sous l’influence de Mars dominant et d’un Soleil très faible, il écrivait aussi dans Ainsi parlait Zarathustra : « Vous dites que c’est la bonne cause qui sanctifie même la guerre ? Je vous dis : c’est la bonne guerre qui sanctifie toute cause »…



D’un point de vue astrologique comme d’ailleurs d’un point de vue psychologique, il est par contre impossible de faire du conscient une illusion subjective. Le Soleil et la fonction solaire existe bel et bien, elle n’est pas un « accompagnement », mais tout comme les autres fonctions planétaires une réelle « source ». Avant la découverte de l’inconscient cérébral, le rapport conscient-inconscient était déséquilibré au profit du conscient ; depuis, le déséquilibre est inversé mais c’est toujours un déséquilibre. Comme l’a écrit J.-P. Nicola [9], « pour être sérieux, parlons de la relation conscient-inconscient, de sa qualité, de sa nature. Un rapport « vrai » exclut le lapsus. Il exclut l’inconscient qui dit non de la tête et le conscient qui dit oui de la bouche. Un être droit de bas en haut n’est pas en divorce d’avec sa base. Il n’aime pas en recto pour haïr en verso. S’il porte un amour, c’est un amour de bas en haut. Si c’est une haine, il la porte avec la bonne dose et jusqu’où il faut, sans création d’ombre compensatrice. Une telle ombre rendrait la haine déloyale en regard de l’univers ! Pour un tel être, inutile d’interroger son derrière, son devant en répond ».

Gauchet lui répond en écho que la conscience est une « puissance génétique et dynamique où elle est puissance gagnée contre son autre (l’inconscient) et habitée par lui. Puissance donc principiellement limitée (et non plus factuellement) et puissance inintelligible hors de son rapport de force avec un double qui s’oppose à elle tout en étant de la même nature qu’elle ». « L’illusion subjective » du conscient s’ancre dans la réalité objective de la fonction solaire. Il n’est donc ni illusoire, ni subjectif. La découverte de l’inconscient cérébral l’a tout simplement remis à sa place : tout en haut de la pyramide du R.E.T. à la vraie superficie du vrai Soi, instance de régulation parmi d’autres de nos organisations astro-psychologiques. Soyons-en donc conscients… mais pas trop !

Notes

▶ [1] Voir La Fonction jupitérienne dans le n° 11 du Fil d’ARIANA.
▶ [2] L’inconscient cérébral, Marcel Gauchet, La Librairie du XXe siècle, Éd. Seuil
▶ [3] L’automatisme psychologique, Pierre Janet, Éd. Odile Jacob.
▶ [4] Catalepsie : perte momentanée de l’initiative motrice avec conservation des attitudes. On peut par exemple lever le bras d’une personne plongée dans un état cataleptique : elle gardera le bras dans la même position tant que durera cet état.
▶ [5] Amaurose : cécité plus ou moins complète due à une affection du nerf optique ou des centres nerveux, sans lésion de l’œil lui-même.
▶ [6] Les énigmes de l’univers aujourd’hui, Igor Adabachev, Éd. du Progrès, cité par J.-P. Nicola dans les actes du colloque Astrologie : une science en marche, Éd. COMAC.
▶ [7] Voir La fonction saturnienne dans le Fil d’ARIANA n° 12.
▶ [8] op. cit.
▶ [9] Psykott show, Anthologie astrologique n° 1, Éd. COMAC.

Article paru dans les n° 13 & 14 du Fil d’ARIANA (avril & octobre 2000).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

▶ Théorie de l’interprétation
▶ Astrologie et connerie
▶ Astrologie et inconscient
▶ Astrologie, adaptation & inadaptation
▶ Exercice d’interprétation en « aveugle »
▶ Fréquences et intensités
▶ Historique de l’évaluation des puissances planétaires
▶ Interpréter globalement
▶ La correction de l’heure de naissance
▶ La fonction « aveugle » et le S.O.R.I.
▶ La hiérarchisation des planètes
▶ Le « Héros » et son « Ombre »
▶ Protocole de hiérarchisation d’Astrosoft
▶ Thème de domitude et hiérarchisation planétaire


Les significations planétaires par Richard Pellard

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La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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