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Les canons du R.E.T.

La force du modèle R.E.T. est de sortir largement du cadre de l’astrologie qui le portait en elle parce que le symbolisme cosmologique peut contenir mieux que tout autre mode de pensée des structures universelles primordiales… aux Archétypes, que C.G. Jung a eu soin de lier — on l’oublie facilement — aux possibilités extrêmes du cerveau, à ses limites dans le sublime et le commun. Le défi de notre nouveau modèle de définitions, peut être de substituer au langage des symboles et des mots, une sémantique du nombre qui permette de découvrir des relations logiques entre des phénomènes apparemment sans rapport ou simplement séparés par les mots. Sans une médiation du nombre, le Soleil « Père ou Surmoi » des astrologues symbolistes, n’est qu’une mascarade devant une boule d’hydrogène.

La matrice-mère du R.E.T. (fig. 19) a été conçue en 1959 à partir de la Théorie des âges et de la courbe (fragment d’hyperbole, fig. 10) d’indice de vitesse de cicatrisation établie par Lecomte du Noüy. Ce modèle, qu’il aurait mieux valu appeler U.D.Q. (un, deux, quatre) ou U.D.M. (Unique, Duel, Multiple) en prévision des manipulations de langage qu’ont déjà suscité les termes de Représentation, Existence, Transcendance, a été enseigné dans un cours par correspondance écrit au début des années 60. Publié en 1965 dans La Condition solaire (46), il a connu depuis des développements, trouvé des confirmations astrométriques, des applications aux typologies, à l’interprétation des thèmes de naissance et périodes d’influence. Sa carrière n’est pas achevée en dépit des censures ou des récupérations qui détournent, quand elles ne les abrègent pas, ses capacités exploratrices. Celles-ci tiennent à ses bases abstraites, concentrées dans la progression 1, 2, 4… dont la généralisation

avec ‘m’, entier supérieur à ‘n’… s’étend à des processus, éléments et systèmes biologiques, physiques, biophysiques, comme elle s’étend à des duplications, foisonnements, concentrations ou dispersions de formes minérales, végétales, animales, dont on ne voit pas pourquoi, a priori, la singularité ou la pluralité prendrait le sens humain de Représentativité ou de Transcendance.

La force du modèle R.E.T. est de sortir largement du cadre de l’astrologie qui le portait en elle parce que le symbolisme cosmologique peut contenir mieux que tout autre mode de pensée des structures universelles primordiales… aux Archétypes, que C.G. Jung a eu soin de lier — on l’oublie facilement — aux possibilités extrêmes du cerveau, à ses limites dans le sublime et le commun. Le défi de notre nouveau modèle de définitions, peut être de substituer au langage des symboles et des mots, une sémantique du nombre qui permette de découvrir des relations logiques entre des phénomènes apparemment sans rapport ou simplement séparés par les mots. Sans une médiation du nombre, le Soleil « Père ou Surmoi » des astrologues symbolistes, n’est qu’une mascarade devant une boule d’hydrogène. Plutôt que tenter de réunir deux langages incompatibles, les symbolistes parlent de leur « réalité différente » de la réalité, tandis que pour les astromètres cette différence est une irréalité de toute réalité. En sémantique numérique, les deux camps se maintiennent (homéostasie) au niveau le plus simple de référentiels antagonistes : Objet, pour l’astrométrie, Sujet pour la symbolique.

Il n’est pas indispensable, comme le ferait un psychologue de référentiel Sujet niveau complexe, de compulser les pulsions et les motivations respectives des options opposées. Au niveau simple, l’attitude apparente prend un sens (solaire) qui n’exige pas nécessairement d’interprétation complexe (plutonienne). Le graphe des interactions entre les trois premiers niveaux de la progression de raison 2 (figure 19) pourrait se passer aussi d’interprétation et d’astrologie parce qu’il modélise des échanges d’informations qui peuvent être des signaux plutôt que des mots et parce qu’il permet ainsi de coder et décoder plusieurs langages, autres que verbalisants, il constitue le « Logoscope »… structure cachée du R.E.T.

Tout ceci ne nous dit pas s’il y a ou non une contribution de l’influence du Soleil sur la façon d’en parler en Sujet ou Objet simplificateur. Mais, d’après les résultats numériques de notre cosmogonie, le Soleil, autrement défini qu’en Objet (hydrogène) ou Sujet (Surmoi), peut avoir, une définition numérique non indifférente au nombre 2 et à l’unicité, puisque dans son propre référentiel, le système solaire, il occupe la place prévue par le R.E.T. à condition d’utiliser une distance ‘L’ (5,32) qui est proche voisine de l’orbite de Jupiter (5,2 UA) et la moyenne géométrique de quatre couples d’orbites.

Le problème — d’une hérésie encore plus insolente que les précédentes — serait donc de savoir si un tissu d’informations formé d’harmoniques 2 puissance + ou — n favoriserait non pas des influences au sens de détermination d’une force par une autre, mais des résonances et des communications entre référentiels différents, vivants et non-vivants, subjectifs et objectifs.

Pourquoi parle-t-on simplement des choses simples… ou, plus exactement, comment le Soleil unificateur de son propre système, communiquerait-il sa fonction unificatrice et simplifiante à ceux qui en parlent dans leur propre système ?

Le Soleil n’est pas le seul à disposer d’une fonction unificatrice dans l’Univers physique inerte ou vivant. Il n’est qu’un avatar de cette fonction, tout comme les planètes du système solaire sont les aspects astrométriques de fonctions universelles. Pluton ne gouverne pas le Multiple, sinon que par commodité de langage, c’est le Multiple qui gouverne Pluton.

Ces questions d’astrologie naturelle ne passent ni par les causalités telles que les conçoivent les sciences physiques classiques, ni par la synchronicité de Jung, ni par les symboles, mais par l’hypothèse d’un réseau commun à l’Homme, au Ciel, l’atome, le Soleil. La progression 1, 2, 4 du R.E.T. n’est qu’un atome, voire une particule de ce réseau que j’ai, obstinément, depuis une trentaine d’années, fondé sur l’hydrogène et le nombre 2.

Le tableau de Mendeleieff, qui range les éléments dans l’ordre des poids atomiques croissants, en commençant par le plus léger, l’hydrogène, et en terminant par le plus lourd, l’uranium, se compose de sept tranches horizontales dénommées périodes et de huit colonnes verticales : 8 groupes (23 = 8) comportant chacun deux sous-groupes. Les éléments composant les périodes se classent par les valeurs numériquement croissantes de : 2, 8, 18, 32 éléments, qui conduisent les Messieurs Jourdain de la raison 2, à constater que « ces nombres sont, par ordre, égaux aux doubles des carres des premiers nombres entiers : 1,2,3,4 ».

Pythagore n’est pas mort, car, en effet :

- 2 = 2 × 12
- 8 = 2 × 22
- 18 = 2 × 32
- 32 = 2 × 42

En biologie, la vitalité, l’âge de certaines cellules se mesure par le nombre et la vitesse de ses duplications : « Mieux encore, il a pu être démontré que le nombre maximal de doublements de la population cellulaire était proportionnel à la durée maximale de vie de quelques espèces, dans la mesure où celle-ci a été connue (47) ».

En cosmogonie astrologique, avec les angles retenus, et Unité Mars = 1, le produit ds du groupe Soleil, Vénus, Mercure est sensiblement égal a 1/4. Ce qui entraîne 1 pour le produit Jupiter, Mars, Saturne ; 4 pour le produit Uranus, Neptune, Pluton. Après application de la formule t (période) = d puissance 1,5, les moyennes cubiques des périodes pour les ds aux masses négligées donneront :

On peut changer l’unité, le rapport 1/2, 1, 2 subsiste et si l’on n’apprécie pas les racines cubiques, ce sera : 1/8, 1, 8 pour la suite des 3 groupes. En matière de biorythmes à tester nous verrons le parti a tirer d’autres relations entre les périodes déduites de ds.

Pourquoi ce nombre 2 permanent et immanent angoisserait-il Hubert Reeves, savant perplexe devant la sémantique des Constantes physiques ? Aux raisons naturelles, énumérées sans rapport avec la mystique et la numérologie, il faudra préciser les formelles. Par exemple, dans la progression 1, 2, 4… le dernier terme est égal à la somme des précédents + 1. La progression géométrique du nombre d’or (0,5 + racine carrée de 5/2) a de curieuses propriétés, mais jusqu’à plus ample informé, celle du nombre 2, paraît la seule à renvoyer à l’unité… La relation reste vraie dans les entiers positifs en poursuivant par 8, 16, 32… Enfin, au plan de la physique et du bon sens, si les particules paraissent matériellement insaisissables, on conçoit mal d’atomes, de molécules, de cellules qui n’aient un noyau, une périphérie, une région intermédiaire, soit trois niveaux en interactions auxquels il suffit d’accorder trois degrés de force ou de complexité, pour instaurer un Logoscope pandémique, à l’œuvre à tous les échelons de la nature pour donner au tissu universel les significations humaines du R.E.T. et leurs retranscriptions avec les changements d’espèce.

Le Logoscope de la figure 19 est réduit aux premières puissances entières et continues du nombre 2. Les combinaisons binaires, ou convections entre niveaux, vont :

Plus précisément, de chacun des trois niveaux d’homéostasie (maintien du même par le même en unique, duel, pluriel), partent deux fonctions vers deux autres et reviennent deux fonctions des deux autres. Les processus qu’impliquent les convections : concentration-réduction, dispersion-diffusion, bipartition, régulation, sont universels à des degrés différents selon la matière d’application. Le Logoscope en donne une schématisation élémentaire.

Il va de soi que l’on peut prolonger le Logoscope en plusieurs autres niveaux. Le dernier devient alors le premier d’un nouveau R.E.T. et le premier niveau revient le premier d’un R.E.T. aux puissances négatives de 2. Finalement, le modèle :

donne une meilleure idée de l’extension des R.E.T. à partir de 1, vers l’infiniment grand par 2n et l’infiniment petit par 2-n. De plus, la relation 2-n × 2n = 1, rejoint toutes les hyperboles équilatères théoriques. Les réelles, rappelons-le, s’arrêtent bien avant l’infini.

Dans l’ensemble des nombres, un réseau particulier, dont notamment les puissances de 2 (sans prononcer d’exclusive) ou des nombres organisés en système harmonique (variante des couples et groupes du Logoscope) assurerait une fonction de liaison entre des référentiels différents… ce qui ne vaut pas dire que les autres nombres n’existent pas ou ne servent à rien, mais que pour être transmissible, le modèle solaire doit avoir ses racines et ses résonateurs à d’autres échelles que les siennes.

Je n’ai pas de modèle numérique à suggérer pour les référentiels Sujet, Objet, Relation, Intégration, sauf que quatre suffisent à former une hyperbole complète, ce qui a toujours paru une coïncidence heureuse pour les philosophes et les alchimistes :

« Un devient deux. Deux devient trois. Trois redevient un pour faire quatre » (Maria Prophétisa).

Je n’ai pas lu en direct Maria Prophétisa. Mon alchimie des nombres est différente : si 1 devient 2, la somme 1 + 2, appartient à la même famille. Trois en est le minimum, le premier nombre à créer une unité de groupe homogène. On en sort, en logique sémantique, par 3 + 1. Dans le R.E.T. la 4e planète (Jupiter) change de famille : on quitte le « grand R » pour le « grand E », tout comme la 7e planète (Uranus) dans l’ordre R.E.T., quitte la famille du « grand E » pour celle du « grand T ». Les méthodes d’interprétation de l’astrologie conditionaliste intègrent les acquis de ces recherches fondamentales par le classement ordinal des planètes (Lune incluse) de 1 à 10, selon un ensemble de critères de valorisation ordinale de leur puissance à la naissance. La tripartition détermine différents plans de manifestation et la 10e planète, la dernière du classement reçoit la qualité de 9 + 1 qui ouvre sa fonction à une dimension supra-individuelle (hors groupe), tout comme la fonction lunaire, en interprétation, peut être infra-individuelle (osmose avec le groupe).

Dans le modèle S.O.R.I. des quatre référentiels possibles, Un est Sujet. Vu par un autre Sujet, il est perçu en Objet : Deux Sujets, deux Objets, ou un Sujet et un Objet font une Relation, l’unité de l’ensemble une Intégration. Le S.O.R.I. est toutefois plus complexe que ce tour d’horizon et indépendant du R.E.T., auquel, toutefois, il se combine.

Toujours par la voie philosophique, on associe les référentiels :

- Sujet et Énergie
- Objet et Espace
- Relation et Temps
- Intégration et Structure

Comme le montre la fig. 20, le Logoscope du R.E.T. se manifeste différemment selon le référentiel, mais il lui revient, par ses duplications, de mettre en communication des catégories a priori incompatibles entre elles.

En référentiel Sujet, l’Unique devient le niveau de haute excitabilité ou réactivité qu’un neuropsychologue ou physiologiste traduira banalement par conscience, attention éveillée, vigilance. En 1965, dans La condition solaire, j’ai pris l’exemple de l’émotivité comme facteur de hausse de susceptibilité, donc de réaction aux signaux simples que sont les mots, les apparences, les représentations. L’émotivité élève l’excitabilité mais elle n’a pas le monopole de la hausse et le niveau ‘R’ des représentations ne se réduit pas à elle. Si les émotifs sont de ceux qui réagissent aux signaux simples, leurs réactions ne sont, précisément, qu’émotionnelles. Émotion, affectivité, surexcitation, sont des états différents et leurs impacts le sont aussi. Les confondre revient a faire de tout éveil matinal un passage de l’indifférence à l’émotivité.

Michel Jouvet (48) distingue non pas deux, mais trois états : la veille, le sommeil paradoxal, le sommeil profond. Par rapport au sommeil profond, malgré l’atonie musculaire posturale, il y a une hausse d’auto-excitabilité corticale dans le sommeil paradoxal. Cet état, outre l’érection sans émotion sexuelle, ni affectivité dirigée (en dehors de rêves explicites), va de pair avec le rêve, les mouvements oculaires et l’imagerie onirique. La formule ‘R’ : excitabilité — représentation (image) — « non-E » (le niveau sensori-moteur de Mars Existence, est inhibé) trouve dans le sommeil une confirmation effectivement paradoxale, solaire ou lunaire, mais « grand R ».

Le Sujet est un être seul. Michel Jouvet, fort de ses recherches, accorde au rêve une fonction d’entretien ou de maintien de l’originalité individuelle. J’ai choisi, en 1965, les termes de susceptibilité élevée, moyenne, basse, puis d’excitabilité, pour conserver dans un terme général, non-psychologique, la possibilité d’enrichir les définitions du S.O.R.I. de découvertes comme celles d’André Jouvet sur la subjectivité objective (mesurable)… sans comparaison avec la psychologie relationnelle et les rêveries éveillées des psychanalyses sur les érections,

Les états de désexcitation relative (sommeil profond) ou absolue (mort) sont de riches matières d’études et commentaires sur le rapport du référentiel Sujet avec celui d’Énergie.

L’Objet, au premier degré, privilégie l’Espace, parce qu’il paraît extérieur ou parce qu’il ne peut pas occuper (à part en physique très quantique) simultanément deux positions différentes. La phrase : « Rome, unique objet de mon ressentiment », contient plus d’animosité que « Rome, unique sujet… ». L’Objet parait donc conçu comme un “autre »… autre Sujet, ou non-Sujet. Dans ce référentiel, les astronomes traitent les planètes comme des masses, des « cailloux » de matière que seul le poète qualifierait de stupide, car la matière et ses objets semblent n’avoir ni psychisme, ni intelligence, qualités que l’on dénie également aux êtres humains lorsqu’on en use comme des instruments.

Mis en relation, il est des Objets représentatifs, des utiles productifs, des inutiles nocifs. Lorsque la physique théorique étudie la transcendance de l’Objet, elle n’y voit goutte dans la chambre à bulles de Wilson et la matière se fait déliquescente. La pluralité de l’Objet, sa multitude, permet toujours de contredire ou relativiser les tentatives d’unification systématique. Il y aura toujours un atome de plus pour déroger au tableau de Mendeleieff, et si le R.E.T. ne séduit pas tous les astrologues, c’est par crainte d’y perdre Proserpine, l’une des planètes attendue après Pluton. Je me suis borné, pour ce référentiel « Objet », à convertir les puissances du Logoscope en signaux simples, duels, multiples qui, appliqués à l’Énergie, l’Espace, le Temps, la Structure, ouvrent et couvrent le vaste champ de la Physique où l’astrologie, au jugé d’augures convaincus, n’aurait jamais sa place… Contrairement à leurs paresseuses prophéties, nous savons maintenant que l’organisation (structure) des distances et gravités planétaires lui vaut une position originale dans les sciences naturelles, plus forte que celle des explicatives par le magnétisme ou l’analogie.

Pour retranscrire le Logoscope numérique en langage humain, social, conventionnel, pour adapter la matrice-mère au référentiel Relation, j’ai adopté la Représentation pour le simple ou l’Unique, l’Existence pour le duo-duel, la Transcendance pour le multiple. Choix intentionnel de termes pris dans l’acception la plus courante, la Transcendance désignant, non pas le divin (ou pas seulement) mais l’au-delà de l’expérience, ainsi qu’un transalpin en voyage au-delà des Alpes. Le langage étant chargé de potentialités explosives, en dépit du fait que ces termes ne constituent pas le Logoscope mais n’en sont qu’un des reflets, les ergoteurs et les puristes se sont empressés de comploter dans la glose révisionniste. Chez les premiers, la Représentation est devenue « affectivité », l’Existence « apparence », et la Transcendance « vouloir profond ». De leur côté, les puristes qui connaissent le R.E.T. regrettent une terminologie trop peu hermétique pour rivaliser avec l’Étant, le non-être, l’espace sans dehors, le cercle herméneutique, et autres expressions paraît-il intelligibles des philosophies modernes reconnues.

En langage spécialisé, selon le référentiel où l’on se place, on peut affirmer que tout n’est que Transcendance ou que Représentation. Chez les Sumériens, les apparences, les moindres signes, étaient des messages de l’au-delà du monde sensible. Tout avait une signification « transcendantale », religieuse ou poétique, y compris la vie pratique dès lors qu’elle s’accompagne de rites.

Que devient l’Existence chez les réincarnationistes, la réalité chez les bouddhistes ou les physiciens ? En allant à sa recherche, Bernard d’Espagnat, — serait-il plutonien ? — énumère plusieurs réalités en rapport avec divers réalismes : proche, lointain, physique, non-physique, empirique… La sémantique du langage a atteint ses limites. Les Nombres, et Bernard d’Espagnat y songe sérieusement, doivent assurer le relais. Que dit le Logoscope ? Quel que soit le départ (apparence, réalité, transréalité), une information de plus ou de moins crée un nouveau seuil d’apparence, de réalité, ou transcendance, en oblitérant le niveau précédent. Mais comme il existe des niveaux de permanence ou d’homéostasie, les changements s’engrangent, deviennent des acquis. D’où, le rapprochement des fonctions Soleil (‘rR’), Mars (‘eE’), Pluton (‘tT’) avec les mémoires du court, du moyen et du long terme. Ce sont des mémoires stables dans leurs spécialités, changeantes dans leurs contenus. Ces définitions dynamiques renvoient les révisionnismes à leur Étant.

Si l’on part d’une représentation simple, d’une image… une image qui bouge devient plus réelle qu’une image fixe. Une image qui bouge, qui émet des sons et qui les enregistre, est de moins en moins une image. En tant que telle, elle perd de l’intérêt. Elle en gagne en tant qu’étape vers autre chose. Son enrichissement, par rapport à l’image sans mouvement, l’entraîne vers une identité de robot ou de chimère. Ni image, ni réalité humaine. En cumulant et intégrant des enrichissements par paliers discontinus, nous arrivons à l’Existence, ainsi désignée parce que nous sommes plusieurs à témoigner de ses acquis et de leur relative stabilité. Mais le physicien qui poursuit sa quête vers autre chose que l’Existence, accumule et stratifie des informations qui l’entraînent hors des précédentes. Il perd ou se dégage des témoignages sensoriels (niveau ‘E’) et verbalisants (niveau ‘R’), qui n’ont plus capacité d’intégrer des informations trop vastes ou trop complexes.

Le réel relatif progresse en laissant ses strates derrière lui par niveaux d’apparence, moindre apparence, réalité proche, lointaine, matérielle, immatérielle… et cette version dynamique de l’information a engendré une autre erreur révisionniste : l’illusion de croire que le Logoscope n’a qu’un sens positif d’ouverture, de l’Unique au Multiple, et qu’un sens négatif de fermeture, du Multiple vers l’Unique… et je n’évoquerai pas les sous-entendus politiques qui s’associent consciemment ou inconsciemment à un graphe de cinématique polarisée ! Même la géométrie est engagée.

Il n’y aurait pas de strates, de paliers d’acquisitions, si les processus antagonistes de concentration n’effectuaient de leur côté un travail d’élimination des informations superflues ou n’en réduisaient le nombre par organisation de nouvelles unités. Chaque point d’un macro-Logoscope peut être un Logoscope concentré… qui nous dispenserait le trace d’une immense figure. Aux partisans de l’Unique vers le Multiple qui ont cru voir en ce mouvement l’image de « l’enrichissement » personnel ou spirituel vers la liberté, les partisans du Multiple vers l’Unique, peuvent opposer le mouvement d’enrichissement personnel et tout aussi spirituel par la maîtrise, la discipline, la sélectivité, l’ordre. Manifestement, le Logoscope ne fait pas de choix et inviterait à composer les deux outre celui de l’homéostasie.

L’Intégration n’est pas réductible à des nombres. La sémantique numérique est seulement l’un de ses moyens d’expression privilégié (le plus simple). Le meilleur outil d’approche avec ses variétés : Nombres-Objet de la physique et de la nature mathématicienne qui géométrise ses phénomènes et livre ses lois dans des formules de nombres entiers. Après ou avant le nombre-science, le nombre-sémantique, le nombre-mystique, se pose et parfois s’oppose le nombre-harmonie de l’artiste, du poète, du musicien.

Les structures ne sont ni perçues, conçues ou représentées par chacun de la même façon, et comme l’Intégration peut avoir ses distorsions, l’harmonie n’a jamais empêché les guerres de religion, les aigreurs du poète, les escroqueries de la numérologie.

La figure 20 visualise le chaînage des quatre référentiels S.O.R.I. par les trois niveaux du Logoscope.

Fig. 20. Les référentiels déterminés par on ne sait quelle logique numérique ne communiqueraient pas entre eux (ils sont auto-référents, tous sujets pris isolément) n’était-ce les fonctions universelles du Logoscope qu’ils portent et qui les vouent aux transitions et transgressions.

Combinés au R.E.T. les référentiels Énergie, Espace, Temps, Structure, produisent des repères pour des interprétations inédites, une autre compréhension et une formulation constamment renouvelable des configurations astrologiques.

Ce tableau, à enrichir vers le multiple sans se départir de sa structure, n’a qu’une valeur indicative. Il sert d’aide-mémoire pour approfondir les formules des fonctions planétaires, comprendre et intégrer les découvertes statistiques, cliniques, expérimentales et théoriques relatives aces fonctions.

SOLEIL — rR (représentation de Représentation). Non-E non-T

Équilibre ou maintien des modèles et des concepts-clés. Leur réduction, leur synthèse ou leurs références à des modèles semblables. L’auto-représentation. Le paraître. L’idéal du moi, le surmoi en tant que postulats et entités. L’instant, court terme intensifié : le moment, la permanence. Logique des principes se générant eux-mêmes. Intensité de l’implication : foi et violence.

VENUS — eR (existence de Représentation). Non-T

Transformation de l’unique en dualité. La manière dont s’incarne un modèle. Sa matière. Le poids des mots. Représentations vécues, ressenties, somatisées. Confrontations entre l’expérience sensible et l’expérience attendue. La représentation de l’objet face à sa réalité. L’efficacité émotionnelle des apparences. Mise en situation du paraître. Comment vivre et réaliser les modèles.

MERCURE — tR (transcendance de Représentation). Non-E

Transformation du simple en multiple (diffusion, duplication). Saisie de l’idée dans le mot ou le signifiant, mais aussi prolifération des significations. Concerne les dispositions mentales à appréhender l’objet et l’inconnu en passant outre l’experimentation. Le long terme dans le court terme : imagination du futur. Distance dans l’implication : adhésion de surface. Cette fonction ne part pas du connu mais du simple.

JUPITER — rE (représentation de l’Existence). Non-T

Simplification de la dualité. Concepts et choix réductifs clarificateurs. La formulation, le diagnostic, le langage issu de l’expérience. Les aptitudes à nommer, classer, décrire, mettre en vedette, élire en vue d’efficacité. Le vécu promu en modèle. Les situations interprétées au profit de ses principes et du consensus. Les moyens de sortir du rang. Les bénéfices de l’action. La présence changée en implication : intervenir, s’imposer, atteindre.

MARS — eE (existence d’Existence). Non-R et non-T

Équilibre, maintien ou intensification des moyens concrets d’existence, c’est-à-dire des forces diverses assurant une survie. Intensification de l’expérience par l’objet et situations duelles de confrontation. Dynamique de l’action auto-stimulante : l’activisme. Soulignement de la présence. Le phénomène, le vécu et sa problématique, poses en postulats.

SATURNE — tE (transcendance de l’Existence). Non-R

Complexification de la dualité. Situations inintégrables dans des concepts et modèles simples. Recherche des valeurs fondamentales, hors consensus. Quête d’un en-soi. Atteinte problématique de l’universel (ou anti-modèles) par une expérimentation non moins problématique. Relativité et relativisation de l’expérience personnelle qui se situe d’elle-même dans un référentiel impersonnel. Le moyen terme reporte à plus tard. La présence changée en distance. Détachement, froideur, distraction. Accession éventuelle à une philosophie universelle par décantation des conduites expérimentales. Appréhension des modèles complexes.

URANUS — rT (représentation de Transcendance). Non-E

Réduction de la complexité. Émergence. Élection de modèles simples à partir de postulats non-expérimentaux. Transformation des informations floues, complexes ou contradictoires, en idées maîtresses, orientations exclusives. Sélection, polarisation. Mise en vedette de ce par quoi l’on s’estime universel. Se poser en principe et en règle, sans passer par le moyen terme. Le long terme pour tout de suite : la révolution permanente, la notion d’instant historique. Se dégager des problématiques : les arbitraires, la philosophie à coups de marteau.

NEPTUNE — eT (existence de Transcendance). Non-R

Réduction relative ou partielle de la complexité. La pluralité changée en dualité : moins de batailles mais toujours la guerre. Le mi-chemin. L’Universel dans son vécu : ce par quoi on est habite ou trompé. Le passage de l’incertain au possible, de l’incroyable au vraisemblable. La transformation en conduites expérimentales des multiples conditionnements invisibles. L’expression du non-perçu dans le vécu. Le langage de l’universel par les faits, les phénomènes, les sensations. Le long terme change en moyen terme : le paradis sur terre mais pas pour tout de suite. La distance devient présence : les dieux humanisés se mêlent aux hommes.

PLUTON — tT (transcendance de Transcendance). Non-R, non-E

Maintien ou intensification de la complexité. Maintien du secret et de l’inconnaissable par la pluralité des interférences et simultanéités inaccessibles à l’homme soumis à l’unicité de sa pensée. Intensification des notions propres à la distance : l’insondable, l’abîme, le lointain en fuite, le long terme qui n’arrive jamais. L’être hyperboréen source d’anti-modèles. L’Ego réfractaire.

LUNE — (homogénéité des fondions R.E.T.) mais dominante ‘R’ en tant que représentation de l’ensemble

Gouverne l’homogénéité des trois niveaux R.E.T. ou fonction harmonique de tout ensemble, corps physique ou moral, impliquant un jeu de compensations entre les fonctions précédentes. Positive, la fonction lunaire n’est pas un amalgame, mais un ensemble de régulations formant, à l’image d’un éco-systeme, un réseau de relations équilibrantes entre des éléments hétérogènes aptes a se compenser. Fonction de régulation et de représentation d’un ensemble.

(D’après Pour une astrologie moderne. Éditions du Seuil. 1977).

Les définitions des fonctions planétaires se sont progressivement enrichies à chaque publication d’ouvrage conditionaliste. Autant les lire tous !… et consulter la bibliographie. Ce dernier livre, après le Manuel d’astrologie conditionaliste de Richard Pellard, fait le le point sur les fondements astrométriques. D’autres ouvrages préciseront de façon plus systématique les significations planétaires qui peuvent logiquement se déduire des référentiels S.O.R.I. et de chaque triade de concepts des référentiels signaux : Énergie, Espace, Temps, Structure. La correspondance Mars = centre, pour n’en citer qu’une, peut révéler, sur les significations de cet astre, plus de choses que « l’agressivité, le complexe oral-anal » de l’astropsychologie.

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Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola




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