AstroAriana Association pour la Recherche et l'Information
en Astrologie NAturelle
AstroAriana
Présentation Qui sommes nous ? Nous écrire Plan du site Annuaire de liens Astrosoft Calculez votre thème Thème du jour Boutique
Téléchargez nos livres au format PDF Les significations planétaires
Pour que ce site continue à exister sans publicité
Articles aléatoires  Stade neptunien (de 84 à 164 ans) : l’âge de la dépersonnalisation  Lune-Uranus  Gémeaux-Balance : similarités et différences  Une présidence « jupitérienne » pour Emmanuel Macron ?  Stéphane Bern, le Scorpion filou du roi  Stade vénusien (de 3 à 7 mois 1/2) : l’âge de l’affection  Espace personnel et aura lunaire  Fondements et méthodologie de l’interprétation de Mars en conditionalisme
Vous êtes ici : Accueil ►Astro-pratiqueAstro-portraits célèbresSciences


Niels Bohr, un quantum dans la Balance

« Nür die Fülle führt zur Klarheit Und in Abgrund wohnt die Warheit ». « Le grand tout et lui seul nous mène à la clarté Et c’est dans les tréfonds que vit la vérité (1) » (Schiller).



1900 : Pour résoudre ce qu’il estimait n’être qu’un « problème local » dans sa quête d’unification de la mécanique et de l’électrodynamique, le physicien Max Planck (1858–1947) introduit le concept de quantum d’action, sans se douter un instant qu’il marquait ainsi le point de départ d’une transformation radicale de la physique.

1905 : Albert Einstein (1879–1955) présente sa « Théorie de la Relativité », couronnement de la physique classique. Dans la dernière partie de son article, il cherche à remettre en cause l’hypothèse du quantum de Planck, dont il a senti le danger pour les constructions théoriques de la physique classique, en ce qu’il introduisait une discontinuité à l’intérieur des phénomènes. En modifiant le concept de quantum dans le sens d’une quantification du rayonnement atomique, Einstein espère sauver l’édifice de la physique newtonienne. Ce faisant, il est obligé d’introduire le concept de quantum de lumière, et rompt ainsi avec la théorie de l’électromagnétisme, ouvrant ainsi la voie, sans le vouloir un seul instant, à la physique quantique.

1925 : Niels Bohr (1885–1962) publie « Théorie atomique et mécanique ». Après une longue période de gestation qui a débuté en 1913, il jette les bases théoriques de la physique quantique, qui coupe les ponts avec la plupart des concepts et théories que la physique avait érigés en quasi-dogmes depuis la mémorable présentation, par Isaac Newton (1642–1727) des « Principes mathématiques de la philosophie naturelle », lors de la séance du 28 avril 1685 de la Royal Society Britannique.

Une très longue page de l’histoire de la connaissance (de 1685 à 1925, cela fait 240 ans… soit presque la durée de révolution sidérale de Pluton… est-ce un hasard ?) était tournée. Le physicien danois Niels Bohr se trouvait exactement sur le fil du rasoir de cette « coupure épistémologique ». L’un des premiers, il s’est lancé dans l’inconnu physico-philosophique de cette nouvelle vision du monde et s’est efforcé de reformuler radicalement tous les concepts physiques. Voilà de quoi s’intéresser à un tel personnage…

Dans le cadre de ce court article, il n’est évidemment pas question de développer à fond tous les aspects de la naissance et du développement de la physique quantique, d’abord parce que ce serait extrêmement réducteur, ensuite et surtout parce que mes connaissances en physique, classique ou quantique, sont beaucoup trop littéraires et superficielles (dès qu’une équation dépasse deux inconnues, je suis atteint de vertiges et de sueurs froides), et enfin parce que l’objet de cet étude est avant tout d’analyser en quoi et comment les concepts fondamentaux de la physique quantique peuvent être compris à partir des structures du système solaire lors de la naissance de Niels Bohr. Ce qui dans mon optique ne signifie pas que la « Balance-RT » Bohr a projeté dans la science physique le point de vue subjectif qu’il doit à son thème natal (point de vue du Sujet : « la physique de Bohr, c’est de la physique Balance », mais au contraire qu’étant astrologiquement structuré comme il l’était, Bohr, parmi les autres physiciens de son époque, se trouvait le plus apte à traiter les problèmes théoriques et philosophiques que posait la découverte d’un nouveau continent de la physique (point de vue de l’Intégration : « C’est parce que les problèmes qui se posaient étaient du type « Balance-RT » que Bohr s’est trouvé être, qu’il l’ait voulu ou non, « the right man at the right place » (2), comme disent les anglais.

Enfin, il ne s’agit pas non plus ici d’étudier en détail le thème de Niels Bohr, mais bien plutôt de faire le parallèle entre les théories et concepts majeurs de la physique quantique et les structures zodiaco-planétaires de leur créateur, en laissant délibérément de côté toute astro-psychologie : Niels Bohr, qui fonctionnait en « Relation-Intégration », a été à deux doigts de formuler le S.O.R.I.… ce serait presque faire injure à son œuvre et à sa pensée que de les réduire à des tribulations psychiques du référentiel « Sujet ».

Fiche technique

Niels BOHR, 7 octobre 1885 à 3 h 15 à Copenhague (Danemark)

Le ciel de naissance de Niels Bohr se caractérise par les éléments suivants :
- une conjonction Soleil-Mercure-Lune-Uranus en Balance, conjointe à Jupiter en Vierge, au carré de Saturne angulaire au Descendant en Cancer, trigone à Neptune-Pluton en Taureau-Gémeaux et sextile à Mars en Lion.
- Vénus en Scorpion, opposée à Neptune-Pluton et sextile à Jupiter.

- Hiérarchie planétaire :
- Planètes fortes : Saturne, Soleil, Lune, Mercure, Uranus.
- Planètes moyennes : Jupiter, Pluton.
- Planètes faibles : Neptune, Mars, Vénus.

Hiérarchie R.E.T. : t-r-R-E-T-e

- Dominantes zodiacales : Balance-Cancer
- Saisons : dialectique automne-été
- Force : conflit F+ associative > F− bloquante
- Mobilité : V−/L+
- Phase : Sens des contraires/phase égalitaire

De la physique classique à la physique atomique

La physique classique, que Newton a le premier officiellement formalisé, reposait sur un certain nombre de concepts-postulats qui servaient à déterminer la « réalité » : en premier lieu, le comportement de l’Objet était considéré comme totalement indépendant à l’égard du Sujet observant et des instruments servant à le mesurer (postulat d’objectivité). Dans ce cadre de référence obligé, on définissait principalement l’Objet physique, quel qu’il soit, en fonction de sa localisation spatio-temporelle, de la conservation de son énergie et de la continuité de son évolution.

Niels Bohr lui-même a défini la constitution de « l’objet classique » comme la « recherche d’un mode de description univoque par l’élimination de tout ce qui concerne le sujet observateur ». Ces concepts dérivaient en droite ligne de notre intuition immédiate et sensorielle du monde extérieur, et appartenaient — et appartiennent encore — à un mode de représentation qui « tombe sous le(s) sens ». Exemple : ce Cahier que vous lisez est dans vos mains (localisation spatiale) en ce moment précis (localisation temporelle) ; il reste ce qu’il est (conservation de l’énergie) et n’a aucune chance de se transformer brutalement en une casserole, une azalée ou, pire, en un traité d’astrologie karmique ; par contre, si vous y mettez le feu ou le passez à la machine à laver, il subira une évolution continue et naturelle inhérente à son statut physique (continuité de son évolution).

Par ailleurs, la physique classique postulait la loi de causalité simple, que l’on peut formuler ainsi : « connaissant dans le présent la localisation spatiotemporelle, l’énergie conservée et l’évolution continue d’un objet quelconque, je peux à coup sûr décrire son comportement futur selon la loi de cause à effet ». L’ensemble de ces concepts se trouve rassemblé dans le mythe de la « pomme de Newton » comme dans ses « Principes mathématiques de philosophie naturelle » ; les mêmes cadres de références ont permis par la suite d’intégrer sans peine et sans contradiction les phénomènes d’électricité, de magnétisme et de thermodynamique, découverts ultérieurement.

Nos connaissances physiques s’approfondissant et les instruments de mesure se sophistiquant, il devint possible d’explorer des dimensions de plus en plus subtiles et ténues de la matière : ainsi les physiciens découvrirent-ils le monde de l’infiniment petit. À la fin du XIXe siècle, l’atome, jusqu’à présent cantonné dans le domaine de l’intuition ou de la spéculation philosophique, fit irruption dans le champ de la physique.

Max Planck, héritier de la physique classique disposant de ces toutes nouvelles connaissances, s’intéressait à l’application des principes fondamentaux de la thermodynamique à la thermochimie et à l’étude de la radiation de la chaleur. Des processus expérimentaux qu’il serait trop long d’exposer ici (3) le conduisirent à formuler l’hypothèse féconde selon laquelle « à travers la matière et la radiation l’énergie ne se transforme que selon des quantités proportionnelles à la fréquence de la radiation » (4), hypothèse qui a été expérimentalement validée et qui peut se traduire par : « la manifestation des phénomènes énergétiques, s’effectuant par sauts ou paliers, est essentiellement discontinue ». Le quantum d’action devenait désormais un fait incontournable. Que signifie-t-il ?

En physique, ce que l’on appelle une action est le produit d’une masse, d’une vitesse et d’une distance. Le quantum d’action, qui est le minimum absolu (la plus petite quantité) de toute action, représente alors la « perturbation », même infinitésimale, qu’introduit, par l’intermédiaire d’un instrument, la mesure d’un objet quelconque. Cela n’a l’air de rien… et pourtant : lorsqu’on observe un phénomène atomique au microscope électronique, on « perturbe » et on « altère » ce que l’on observe, ne serait-ce qu’en insérant un photon (quantum de lumière) à l’intérieur de l’objet que l’on observe. De même, dans l’infiniment petit, la quantité minimale d’énergie que dégagent les atomes dont est constitué l’appareil de mesure, si sophistiqué soit-il, suffit à « perturber » l’objectivité du phénomène observé : au niveau quantique, il y a interaction physique entre l’observateur et la chose observée.

En reprenant l’exemple du Cahier que vous lisez actuellement, essayons analogiquement de décrire ce phénomène (le Cahier) en tant qu’objet quantique : « Il existe un objet nommé Cahier. Il existe un lecteur braquant son regard — envoyant, sur le plan physique, des quanta de lumière — sur l’objet constitué d’atomes qu’est ce Cahier, un lecteur braquant sa conscience lestée de son point de vue personnel — au niveau psychologique — sur la signification « objective » de cet article, dans telles circonstances : au coin du feu, au lit, en fouettant une mayonnaise ou en faisant une prise d’aïkido (très difficile, peu probable mais pas impossible), par 47° de latitude Nord, par un temps printanier, lors d’une conjonction Uranus-Neptune, etc ». Ce que j’appelerai « objet Cahier » sera la résultante statistiquement calculée de l’ensemble des observations qui, nonobstant les circonstances différentes, me permettront d’identifier une continuité, une permanence relative de cet objet. En dehors de ce traitement statistique de « l’objet Cahier », je suis quantiquement obligé de considérer que chaque dispositif expérimental comprenant : un Cahier, un lecteur et leur environnement est formé de paramètres ultra-variables qui font de chaque observation un phénomène unique, non-reproductible à l’identique. Exemple simple : au plan de la connaissance, le sens de cet article est subtilement modifié par le quanta de point de vue personnel que chaque lecteur y introduit dans l’acte même de la lecture, et aucun lecteur ne le lira identiquement ni n’en retiendra les mêmes informations. Par contre, sur un très grand nombre de lecteurs, si cet « objet-article » est suffisamment cohérent pour ne pas trop prêter à confusion et à interprétation tendancieuse, il est statistiquement probable qu’en faisant la somme de tous les résumés subjectifs des lecteurs, on parviendra à identifier le contenu objectif de cet article.

Cet exemple analogique et simpliste permet d’illustrer la définition de l’objet quantique : « le phénomène n’est plus l’expression, dans telle expérience, de propriétés absolues de l’objet, mais la constitution, fonction des conditions de telle expérience particulière, d’un certain comportement de l’objet. La séparation entre sujet et objet devient fluctuante (fixe dans chaque cas, mais effet d’un choix), et le phénomène unique et irréversible » (5).

Dans le « grand » ou « l’infiniment grand » qui sont le domaine d’observation de la Nature auquel se limitait la physique classique, l’effet de ces quanta d’action était parfaitement ignoré jusqu’au début du XXe siècle ; et aujourd’hui encore il peut, dans le même domaine de référence, être considéré comme négligeable : les discrets quanta d’énergie discontinus qu’échangent subtilement Newton et sa pomme n’affectent en (presque) rien la réalité des lois classiques de la pesanteur au niveau macroscopique.

Il n’en est pas de même au niveau atomique : à chaque fois que l’on procède à une observation ou à une expérience à ce niveau de réalité, le quantum d’action modifie les propriétés de l’objet observé, à tel point que le concept même « d’objet » en devient relatif : observer un objet atomique, c’est y introduire une discontinuité. C’est ainsi que Bohr est amené à postuler que « tout processus atomique contient un trait de discontinuité ou plutôt d’individualité qui est entièrement étranger aux théories classiques et qui est caractérisé au moyen du quantum d’action de Planck ». En somme, les postulats, concepts et théories de la physique classique ne valent que dans le « grand » et « l’infiniment grand » (en simplifiant, du moléculaire à l’astrophysique), sinon, « constante universelle, il (le quantum d’action) permet de déterminer la limite de validité des théories classiques, qui ne valent que dans les domaines où l’on peut négliger son intervention. Bohr fait du quanta d’action le « symbole » des phénomènes atomiques, en tant que ces derniers ont un caractère de « totalité » et d’indivisibilité irréductible » (6).

Enfin, pour terminer cette très schématique présentation de la physique atomique indispensable à la compréhension de la suite cet article, rappelons que le passage de l’atome de la philosophie grecque à la physique lui a fait perdre toute solidité matérielle. D’où la naissance du célèbre duo-duel non-dualiste de l’onde et de la particule : si l’on parvient à localiser un objet atomique (on le considère alors comme une particule spatialement situable), on ne peut connaître sa trajectoire ; si l’on s’attache plutôt à observer la trajectoire de cet objet (on le considère alors comme une onde se déployant dans le temps), on ne peut plus connaître sa position spatiale, tout simplement (?) parce que l’objet atomique n’est ni onde, ni particule. Onde et particule ne sont que deux concepts, issus de notre intuition naturelle (localisation spatiotemporelle), donc de la physique classique. L’objet atomique est autre chose, irréductible à nos cadres de références habituels.

Les plus impatients d’entre vous commencent sérieusement à se demander : « Bon, mais quand est-ce qu’on cause d’astrologie ? ». Désolé, mais pour une bonne compréhension ultérieure, il est indispensable de présenter les différences entre physique classique et quantique. Je continue donc encore un peu, et rassurez-vous, cette section de l’article est bientôt finie.

Le problème qui se posait aux physiciens du début du XXe siècle (lors d’une opposition Uranus-Neptune) était le suivant : une nouvelle physique, la physique atomique, apparaissait ; non seulement elle bouleversait radicalement et fondamentalement toute la conception physique et philosophique du monde qui avait paru évidente, sûre et certaine depuis plus de deux siècles, mais en plus elle n’était pas radicalement et fondamentalement contradictoire avec les paradigmes de la physique classique, au sens où les cadres de références de cette dernière restent valables au niveau macrophysique, et que ceux de la physique atomique le sont au niveau microphysique. Dès lors, comment concilier ces deux paradigmes et ces deux ordres de réalité, sans pouvoir verser dans un mysticisme qui prônerait que « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » (affirmation désormais formellement contredite par les lois de la physique atomique), et sans aboutir à une ambiguïté et plurivocité conceptuelle qui rendraient la physique impensable et indicible ?

C’est principalement à Niels Bohr, « Balance-RT », que l’Histoire ou l’Intégration ont demandé d’essayer de trouver des réponses rationnelles à ce dilemme et d’imaginer des solutions logiques et « réalistes » à ces problèmes, que l’on peut ainsi formuler : comment faire coexister des cadres de références apparemment et formellement opposés, alors qu’ils dépendent de niveaux de réalités différents, tout en sortant des limites conceptuelles de la physique classique ? Et comment parvenir à représenter (modéliser) des phénomènes qui ne font aucun appel, aucun écho direct à notre intuition immédiate (ce « bon sens » concret fait de spatio-temporalité, de conservation de l’énergie et de continuité de l’évolution) ?

À présent, nous pouvons embrayer sur l’étude astrologique. Notons quand même qu’à ce sujet, les plus avertis des lecteurs ont déjà pu repérer des… quanta de R.E.T., de S.O.R.I. et de zodiaque réflexologique dans cet indispensable et peut-être fastidieux préliminaire.

‘rR’ dissonant ‘t’ : la critique constructive des concepts

« De tous les paradoxes de la physique contemporaine, le moindre n’est pas que Bohr, si entièrement tourné vers l’approfondissement des difficultés et vers un questionnement incessant, passe si souvent pour quelqu’un de tranquillement dogmatique » (6).

L’expérience directe, celle qui consiste à être confronté à un objet solide dont on éprouve intensément l’existence matérielle en un duo-duel où le Sujet découvre l’Objet dans la résistance tangible que celui-ci lui oppose (niveau ‘E’ du R.E.T.) est exclue du champ de la physique quantique. On ne palpe pas une immatérielle particule, on ne ressent pas la présence d’un électron, on ne peut se saisir d’un quark pour en éprouver concrètement le poids, le relief, la texture, le parfum. La physique atomique relevant du « non-E », il n’est donc pas étonnant que le niveau « e intensif » (Vénus, Mars, Neptune) soit la famille R.E.T. la moins valorisée dans le thème de Bohr.

L’absence d’objets tangibles (‘E’) renvoie la physique atomique à une problématique « tR » : comment représenter (‘r’) l’impalpable, le discret, l’invisible (‘T’) ? Quelle logique non-ambiguë (‘r’) utiliser pour cerner un univers complexe, déroutant, peuplé d’incertitudes et de discontinuités quasi-imprévisibles (‘T’) ? Dès son apparition, la théorie quantique a provoqué une profonde crise des représentations. Les modèles, les connaissances acquises par la physique classique (« rE ») n’étaient plus d’aucune utilité, et même impertinentes pour appréhender cet immense territoire inconnu à explorer (‘t’) et cartographier (‘rT’). Déréférencement, perte des repères, absence de boussole… le logoscope R.E.T. permet de poser un diagnostic clair : la physique atomique naissante est atteinte d’une dissonance « RT », d’autant plus douloureuse et difficile à négocier que, peu de temps avant sa naissance, Einstein, qui compte le « r intensif » au grand complet (Soleil, Jupiter, Uranus) parmi ses planètes dominantes, venait d’achever majestueusement la construction de l’édifice de la physique classique avec sa théorie de la relativité. Après l’euphorie du connaître apparemment sans ombre et sans faille de la Relativité, la géniale et simplissime (Soleil oblige) équation E = MC2, la communauté des physiciens se trouvait brutalement plongée dans un total désarroi conceptuel (« t-non-R »).

Niels Bohr, en ce sens, était exactement l’homme de la situation. Né sous une dissonance majeure des niveaux ‘R’ et ‘r’ au ‘t’ (donc sensibilisé à une problématique structurale identique à celle de son Objet, la physique atomique), il vivait en outre, pendant toute la période de gestation, puis de formulation de la théorie quantique (1913–1927 environ), le transit de Pluton au carré de son amas Balance natal (1913–1927 avec des orbes moyens), modulé par les passages successifs de Saturne sur sa position natale au carré lui aussi de l’amas précité (conjonction Saturne-Pluton en 1914–1915), sur Mars (1917), sur l’amas Balance-Vierge (1920–1922) et enfin au MC (1924–1925).

Le monde intellectuel de Bohr, comme celui d’Einstein, est a priori doué d’intelligibilité (‘R’). Si la physique de son époque traverse une crise des modèles, si elle aboutit à des objets irreprésentables à travers des images ou des concepts simples préétablis (‘rR’), cela ne veut pas dire pour lui, contrairement à la plupart de ses collègues physiciens contemporains qui se reposaient volontiers sur un formalisme mathématique complexe et « insensé » (« non-R ») pour traiter des phénomènes quantiques, qu’il faut abandonner tout modèle, toute tentative de représentation sensée et non-ambiguë de la discrète et déroutante réalité atomique.

Dans ce contexte de crise, Niels Bohr oscillera sans cesse entre plusieurs attitudes. L’une, solaire (‘rR’), lui donnera la volonté de garder en l’état les grandes lignes du cadre de références propre à la physique classique (‘rR’) afin d’éviter aux physiciens une totale désorientation, et ceci d’autant plus que ces concepts restent parfaitement valables dans leur domaine d’application scientifique aussi bien que dans l’expérience directe du monde que nous avons dans la vie quotidienne. Une autre attitude, uranienne, le persuadera de créer un nouveau cadre conceptuel permettant de décrire logiquement et le plus simplement possible les phénomènes complexes du niveau atomique (‘rT’), tout en restant par la troisième, mercuro-saturnienne, critique à l’égard du réductionnisme qu’impose toute tentative de modélisation (‘t’). Les quelques citations qui suivent témoignent, dans le droit fil de la dissonance Soleil-Mercure-Uranus-Saturne, de cette perpétuelle tension entre ‘R’, ‘r’ et ‘t’ : Von Neumann note ainsi que Bohr tient absolument à « permettre ce maintien des formes logiques habituelles tout en en ménageant l’extension nécessaire pour embrasser la situation nouvelle relative au problème de l’observation en physique atomique ». C’est là une définition, dans un langage pratiquement conditionaliste, de la « Représentation intensive » : la fonction solaire (‘rR’) permettant un solide ancrage dans le « maintien des formes logiques habituelles », il revient à la fonction mercurienne (‘tR’) de « ménager l’extension nécessaire »…

Cette attitude délibérément ‘rR’, conservatrice, dans l’appréhension des phénomènes atomiques et la formulation de la théorie quantique allait très loin chez Bohr. À ceux de ses collègues (les plus nombreux en fait) qui, ayant définitivement fait leur deuil des concepts classiques, échafaudaient des logiques formelles hyper-complexes, ésotériques (« tT), il répliquait qu’à son sens, « la situation est beaucoup plus claire qu’on ne le suppose généralement, et je considère des instruments tels que les logiques trivalentes surtout, comme des complications, puisqu’une représentation non-contradictoire de tous les aspects axiomatiques et dialectiques de la situation peut être donnée dans le langage simple de la vie quotidienne ». Simplicité, unité, homogénéité : la conjonction Soleil-Lune est ici à l’œuvre.

Niels Bohr avait parfaitement compris et intégré le fait que l’univers de la Représentation est un monde en soi, autonome, nanti de ses propres codes, un niveau de réalité qui, à partir du moment où il est auto-référent, voit les mots, les concepts, les images et les symboles échapper totalement à la relation mot-chose (ou chose-mot). Nourri comme la plupart des physiciens de son époque par la pensée de H. Hertz (7), il savait qu’on est « à l’intérieur du jeu des représentations. Hertz ne décrit nullement la connaissance comme une mise en correspondance univoque chose-image, mais comme la construction de relations entre les symboles choisis telles que ce réseau puisse évoluer dans le temps : « nous pouvons, dans un espace de temps court, développer au moyen de nos images comprises comme des modèles, tirer des conséquences qui n’interviennent dans le monde extérieur qu’au bout d’un temps assez long ou comme résultat de notre intervention ». Encore une belle description du « R extensif » : le jeu de nos représentations, issu de notre expérience (‘rE’) et de notre intuition abstraite (‘rT’) des choses du monde finit par créer des images et modèles qui ont leur propre réalité et leur propre force, et qui peuvent, en feedback, modifier notre expérience et notre intuition du monde.

Pourtant, Bohr ne se fait pas d’illusions : même s’il lui semble indispensable de garder en l’état les cadres de références classiques, « le problème est de savoir dans quelle mesure les images spatio-temporelles par lesquelles on a tenté jusqu’à présent de décrire les phénomènes naturels sont applicables aux processus atomiques »… (il faut) « se préparer à l’idée d’une révolution radicale dans les concepts », écrit-il lors du transit de Saturne-Pluton au carré de son pôle ‘rR’ natal.

Avant l’émergence uranienne (‘rT’) de nouveaux concepts, la constitution d’une nouvelle théorie, on ne peut selon lui éviter une critique systématique et radicale (‘t’) des anciennes conceptions : pour Bohr, « tout progrès dans la science vient d’une insistance sur les difficultés » (‘t’) », ce qui ne l’empêche pas, ‘R’ quand même, d’affirmer dans la même phrase que « tout progrès en physique vient, non pas des démonstrations, mais de la simplicité des connexions établies entre les différentes conceptions ». Cette perpétuelle et féconde tension entre le simple et le complexe est l’une des caractéristiques majeures du fonctionnement de Bohr. Ainsi, lorsqu’un collègue, C. W. Oseen, lui écrivait qu’« un théoricien quantique devra posséder une logique claire (‘r’) qui le fasse se souvenir de ce que sont les hypothèses fondamentales » (‘R’) », ce qui est un résumé fulgurant du niveau « R extensif », Bohr répond qu’à son avis « l’on a avant tout besoin d’une critique logique » (‘t’).

Il est écartelé entre deux impératifs : d’une part, il faut absolument disposer d’un langage conceptuel (qu’il soit littéraire ou mathématique importe peu, au fond, aux yeux de Bohr) hyper-clair, ultra-précis (‘rR’) pour éviter les ambiguïtés apparentes inhérentes aux comportements des objets atomiques ; d’autre part, la modélisation des objets quantiques nécessite une remise en cause profonde et radicale (‘t’) des représentations antérieures, inadéquates à leur description, car « si l’objet est irreprésentable (« non-R »), la physique est indicible. Pour éviter cette conclusion, il faut travailler à une modification de l’emploi de nos formes d’intuition, ce qui veut dire réfléchir au langage, à la genèse des concepts et à la manière dont sont fixées les frontières entre sujet et objet ».

Sacrifions brièvement au référentiel « Sujet » pour évoquer ce que cette tension impliquait psychologiquement pour lui : « Je me sens si démuni, non seulement dans ce que je pense, mais aussi dans mes moyens d’expression… Il nous est arrivé d’être entièrement désorientés… nous avons parfois été proches du désespoir… Ma vie, considérée du point de vue de la science, est une succession de périodes de bonheur extrême et de désespoir, de sentiment d’être fort et épuisé, d’articles que je commence à écrire et que je ne publie pas, mes idées au sujet de cette épouvantable énigme qu’est la théorie quantique changent constamment petit-à-petit ». Ailleurs, commentant l’œuvre de Bohr, J. L. Heilbron notait que pour supporter un tel régime, il faut « un rude estomac pour l’ambiguïté, l’incertitude et la contradiction ».

Mais revenons vite à l’Objet. C. Chevalley décrit ainsi la « méthode de Bohr » : « 1) L’élucidation des hypothèses générales qui sont à la base d’une théorie, ou encore l’explication des prémisses de tous les raisonnements (‘rR’) ; 2) La détermination du domaine d’application d’un concept donné ou d’un principe général (‘r’) ; 3) L’aggravation des difficultés (‘t’) pour tenter de parvenir à la pureté d’une contradiction, et de là à la simplicité et à l’harmonie (retour à ‘R’ : Bohr est bien un habitant du « cercle fou » Soleil-Mercure-Pluton-Uranus, et un soli-lunaire…) ».Pour W. Heisenberg, son disciple et son plus proche collaborateur, « Bohr conservera l’idée que l’analyse du sens des mots, la limitation de leurs champs d’application, la juxtaposition de concepts contradictoires, sont exigées par la situation paradoxale de la théorie quantique par rapport aux théories classiques… Derrière chaque mot minutieusement choisi (‘r’), l’on pouvait discerner un long cheminement de la pensée (‘t’), qui se résolvait finalement en une perspective philosophique qui me fascinait ».

Les fonctions saturnienne et uranienne pointent ici le bout de leur nez : après l’acceptation des nécessaires présupposés théoriques solaires (‘R’) permettant de formuler des hypothèses mercuriennes et d’ausculter l’inconnu (‘t’), il faut les confronter à l’expérience saturnienne : « mon but principal », écrit Bohr, « est de rechercher quels sont les résultats (expérimentaux) de la théorie qui dépendent de façon essentielle des hypothèses particulières qui sont faites, et quels sont les résultats qui restent valides lorsqu’on propose des hypothèses plus générales », ce qu’il appelle « analyser la flexibilité de la théorie », et ce qui relève bien de la Balance ‘R’. Les dispositifs expérimentaux (‘E’) soulèveront d’autres problèmes, engendreront de nouvelles questions et hypothèses (‘t’), lesquelles seront la source et la base (‘T’) d’un nouveau modèle de physique théorique (‘rT’), un modèle qui est essentiellement saturno-uranien, comme le note Heisenberg : « presque plus expérimental que mathématique… trouver les mots et les concepts (‘r’) susceptibles de décrire une situation bizarre et très difficile (‘T’) à comprendre en physique », la forme mathématique étant pour lui « un processus plus ou moins trivial ».

Chez Bohr, à travers les permanentes interrogations sur le langage (‘tR’) comme sur l’expérience (‘tE’), la vocation uranienne de réduction du multiple (‘T’) au simple (‘r’) est explicite, comme est explicite sa passion de l’univocité et de l’unicité (‘r’) : « Je fus vivement attiré par la tâche que cette image de l’atome imposait à la science de la nature, la tâche de rendre compte des propriétés physiques et chimiques des éléments à partir d’un seul nombre, le nombre des électrons dans l’atome ».

Pour en terminer avec cette section consacrée aux rapports « RT » dans la vision du monde et l’œuvre de Bohr, notons que deux des planètes qui relèvent du niveau ‘r’, Soleil et Uranus, peuvent être considérées comme dissonantes à la troisième, Jupiter : la conjonction Uranus-Jupiter se situe de part et d’autre de l’équinoxe d’automne, dans deux Signes « en miroir », inverses l’un de l’autre, la Balance et la Vierge. Nous sommes donc en présence d’un conflit de représentations.

Dans une large mesure, la physique classique relève de catégories descriptives jupitériennes (‘rE’), en ce sens qu’elle se borne la plupart du temps à décrire et formaliser (‘r’) des expériences sensibles (‘E’). Pour Bohr, « nous nous trouvons ici sur la voie d’une adaptation de nos formes d’intuition, empruntées aux impressions sensorielles (‘rE’), à la connaissance de plus en plus approfondie de la nature. Les obstacles que nous rencontrons dans cette voie proviennent avant tout du fait que pour ainsi dire chaque terme de notre langage est lié à ces formes de représentation », ce qui « montre une profonde analogie avec les difficultés générales de la formation des concepts humains, basée sur la séparation du sujet et de l’objet ».

Limitation du langage commun descriptif (Jupiter en Vierge, le langage des faits en inhibition bloquante) basé sur la continuité des phénomènes relatifs à notre expérience sensible contre création d’un langage commutatif qui permette de rendre compte des multiples effets associés dûs à la discontinuité des phénomènes atomiques (Soleil-Uranus en Force d’excitation associative) : pour Bohr, « La définition de tout concept ou plutôt de tout mot (au sens jupitérien) présuppose la continuité des phénomènes et par suite devient ambiguë dès que cette présupposition fait défaut ».

Dès lors, il faut se forger un nouveau langage, un langage qui ne dépende plus en rien de notre expérience quotidienne concrète (« r non-E »), et qui soit capable d’évoquer la réalité discrète (‘T’) des phénomènes atomiques. H. Hertz, le dernier « grammairien » d’envergure de la physique classique, avait formulé une bonne définition du concept scientifique : un « symbole non-ambigu ». Mais les phénomènes quantiques ont rendu obsolète (au niveau atomique de la réalité) ce concept scientifique « traditionnel ». Par quoi le remplacer ? Là, Bohr va très, très loin et tient un discours qui ressemble tout à fait à celui des conditionalistes, adeptes d’une bonne relation signal-symbole : « J’ai l’impression que l’on doit avoir recours au refuge des analogies symboliques à un degré bien plus élevé que précédemment : ces derniers temps je me suis cassé la tête à essayer d’imaginer de telles analogies », et son collègue Pauli lui fait écho : « une tâche très importante et extraordinairement difficile de notre temps est de travailler à construire une nouvelle idée de réalité : l’idée de la réalité du symbole ».

Et ce symbole là est profondément « rT non-E », bref, uranien anti-jupitérien. C’est justement à partir de 1925, lors du transit d’Uranus à l’opposé de Jupiter natal que Bohr décidera (uraniennement) de tirer définitivement un trait sur le concept figuratif jupitérien. Le monde quantique est complexe, vague, flou, imprécis (‘T’) : il en prend acte, à la fois délibérément (le ‘t’ de Mercure-Saturne et la fonction globalisante de la Lune le lui permettaient sans peine, puisque ces planètes figurent parmi ses dominantes), et aussi contre son gré, c’est-à-dire sa passion pour la précision et la non-ambiguïté (Soleil-Uranus, ‘r’). L’objectivité de la physique était jusqu’à présent fondée sur l’expérience concrète partagée et modélisée (‘rE’) ? Bohr abandonne ce paradigme et décrète que l’univocité du symbole sera désormais le critère de l’objectivité en physique atomique : « Lorsque Bohr reprendra la notion de symbole univoque (‘r’) en abandonnant l’obligation de disposer de représentations spatio-temporelles ordinaires (Jupiter ‘rE’) pour des « objets quantiques » (‘rT’), il abandonnera par là même l’angle du criticisme (‘t’). Et dès lors, il s’obligera à poser de nouveau la question des conditions de l’intelligibilité (‘r’), cette fois en dehors de la problématique classique de la représentation. Cela le conduit, on l’a vu, vers la philosophie du langage qui est le support de la complémentarité » (10).

La complémentarité : c’est là un des autres concepts majeurs que Bohr a forgé pour expliciter les rapports entre physique classique et atomique, concept qui fera l’objet de la deuxième section de cet article. Mais avant, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le fruit des réflexions de H. Hertz sur les conditions de recevabilité d’une théorie scientifique, qui sont selon lui au nombre de trois et qui ressemblent comme deux gouttes d’eau (si tant est que deux gouttes d’eau se ressemblent réellement au niveau quantique) aux trois fonctions planétaires du « r intensif » : « trois postulats : celui de l’acceptabilité logique, définie comme l’absence de toute contradiction avec les lois de la pensée (Soleil, ‘rR’) ; celui de la correction définie comme l’absence de contradiction entre les relations essentielles des symboles entre eux et des relations essentielles des choses entre elles (Jupiter, ‘rE’) ; enfin celui de la convenance, définie d’abord par le fait que le symbole « figure mieux les relations essentielles de l’objet » (Uranus, ‘rT’)… Pour qu’un symbole soit non-ambigu, il faut qu’il soit « acceptable, correct et convenant ». Pour l’acceptabilité logique, la recevabilité du symbole est la nature de notre entendement (‘rR’). Pour la correction, ce sont celles fournies par les résultats des expériences (‘rE’). Pour la convenance, ce seront les notations, les définitions, les abréviations (‘rT’), bref « ce qui est arbitraire »… En d’autres termes, la certitude peut être atteinte dans tout ce qui est dérivé des lois de l’entendement ; mais l’historique s’introduit dans tout ce qui est dérivé du résultat des expériences et le combat s’insinue dans tout ce qui est du domaine de l’arbitraire » (11).

Balance : correspondance, analogie et complémentarité

Au moment de la naissance de la physique atomique, Niels Bohr fut le premier et longtemps quasiment le seul à l’interroger profondément sur les relations qu’entretenaient désormais physique classique et atomique. En tant que théoricien, il recherchait « chaque clarification successive de la relation paradoxale qui unit et sépare théorie quantique et physique classique… En réalité, bien que la notion de correspondance ait aussi une signification technique précise, c’est sa fonction en tant que principe qui exige que le sens reste vague… Si l’autonomie de la physique classique était si difficile à penser, c’était parce que l’on se trouvait dans la situation paradoxale d’une rupture avec la mécanique et l’électrodynamique qui n’était pas une réfutation… il fallait organiser l’attente en laissant la porte ouverte au plus grand nombre possible d’hypothèses ».

Le mot est lâché : correspondance. Bohr a immédiatement compris les implications philosophiques de la nouvelle physique : il s’agissait là d’une « rupture sans réfutation »… L’ancienne restait valide et valable dans son domaine référentiel, mais devenait caduque en dehors de ce domaine, et s’il n’y avait pas rupture entre les deux, pourquoi, d’un point de vue Balance, n’y aurait-il pas co-existence, correspondance ?

Pour illustrer ce fait sans précédent dans l’histoire des sciences, on peut prendre l’exemple du passage, en astronomie, du modèle géocentrique « ptoléméen » au modèle héliocentrique « copernicien ». Le modèle ptoléméen, basé sur une Terre au centre de l’univers, ne tenait que par des artifices géométrico-mathématiques (comme la théorie des épicycles, orbites circulaires fictives dont le centre se trouvait fixé sur l’orbite réelle des planètes, et qui permettaient de justifier théoriquement nombre de mouvements observables des astres du système solaire — rétrogradations, apogées-périgées, etc) lorsqu’il expliquait les mouvements planétaires à partir de l’observatoire terrestre. L’abandon copernicien du géocentrisme et, plus encore, les découvertes de Kepler concernant le caractère elliptique des orbites planétaires et les lois de composition des mouvements interplanétaires dans le système héliocentrique permirent de réfuter radicalement la plupart des assertions astronomiques théoriques issues du géocentrisme absolu : le géocentrisme et ses épicycles imaginaires étaient jetés, définitivement et avec raison, à la poubelle du savoir scientifique. Il y avait là une réelle et profonde rupture d’avec un ordre ancien, et la question ne se posait pas de savoir si les deux systèmes pouvaient coexister. Est-ce pour cela que les principaux découvreurs et théoriciens de l’héliocentrisme étaient marqués par l’inhibition extinctive des Signes d’hiver (Capricorne pour Kepler et Newton, Poissons pour Copernic et Galilée) ? Mystère de l’Intégration… toujours est-il que l’apparition de l’héliocentrisme a bel et bien éteint les théories « ptoléméennes ».

Il n’en était pas de même concernant les rapports entre physique classique et quantique. La première restait valable dans son référentiel — et de surcroît hyper-efficace technologiquement — tandis que la seconde délimitait les domaines de pertinence de la première sans la réfuter. Comment pouvait réagir une Balance comme Bohr face à un tel état de fait ? Nécessairement en se disant, d’une manière ou d’une autre et surtout en respectant l’associativité égalitaire propre à son Signe, que « l’un n’exclut pas l’autre » et qu’en cherchant bien, on finirait probablement par trouver des points communs entre deux visions du monde apparemment contradictoires.

En passant et dans la rubrique « comparaison de thèmes », il peut être intéressant de noter qu’Einstein comme Bohr étaient des « équinoxiaux »… avec une grosse différence : il revenait (sur le mode adapté) à Einstein, chez qui Poissons et Bélier sont les Signes dominants, le Poissons étant plus fort que le Bélier, de résoudre et de fermer une époque (celle de la physique classique et de l’hiver épistémologique qu’elle avait imposé) au niveau des Structures (Soleil-Poissons : il n’y a plus qu’un modèle et les autres disparaissent — F− extinctive —, et ce modèle est fait pour durer — L−). Lui succédant, l’on pourrait imaginer un audacieux théoricien Bélier qui, conformément à la dynamique du premier Signe de printemps, aurait radicalement tiré les conséquences des nouvelles découvertes et décider d’imposer la nouvelle théorie quantique en s’opposant à celles d’Einstein. Pourtant, du point de vue de l’Intégration, ce n’était historiquement guère possible : la la relation paradoxale qu’entretiennent les deux physiques ne permettait pas une rupture radicale du type Bélier.

Rien de tout cela chez la Balance Bohr : lui se contente — mais quelle révolution ! — d’initialiser une nouvelle donne scientifique… sur le mode associatif en sens des contraires : l’un — le nouveau — n’interdit pas l’autre — l’ancien — et pour cause : c’est bel et bien un fait objectif et extra-horoscopique que la théorie nouvelle n’exclut pas l’ancienne ! Sans doute fallait-il être Balance pour percevoir, avant et mieux que d’autres, les structures d’une telle révolution épistémologique, et Balance anti-Vierge pour se lancer hardiment dans une nouvelle conception du monde qui demandait à ce moment là la mise en relation plutôt que l’exclusion, la recherche de correspondance et de complémentarité plutôt que les défauts de similitude. Un Bélier à cette époque n’était sans doute pas l’homme de la situation… et l’Intégration a veillé à ce que ce soit une Balance qui émerge.

Tout au début de la formation de la physique quantique, Bohr a développé le principe de correspondance parce qu’il lui permettait essentiellement « d’anticiper une non-contradiction interne de la théorie quantique analogue à la non-contradiction formelle de la théorie classique ». L’un n’exclut pas l’autre : la clef de voûte de la logique formelle est bel et bien la non-contradiction. Exemple : en physique classique, un objet, partant du point A selon telle trajectoire spatio-temporelle, arrive obligatoirement au point B. En physique quantique, un objet, partant du point A, arrive probablement au point B. Pour Bohr, ce qui arrive à un certain niveau de réalité correspond plus ou moins à ce qui arrive à un autre. L’obligatoire et le probable sont des concepts antinomiques ? Peu importe pour lui : Balance ‘R’, le fait que ces deux concepts apparemment contradictoires servent à décrire une même classe de phénomènes physiques lui suffit, non pas pour les confondre (Bohr n’est pas un solsticial ultraparadoxal), mais pour trouver des traits de ressemblance, en l’occurrence : l’objet en A, quel que soit le système référentiel par lequel on décrit son interaction avec B, arrive ou peut arriver en B. Cela se correspond.

Bohr ne se fait pourtant aucune illusion sur ce principe très Balance qu’il a lui-même imaginé : « On doit… se souvenir que l’analogie entre la théorie classique et la théorie quantique telle qu’elle est formulée dans le principe de correspondance possède un caractère essentiellement formel ». Très vite, au principe de correspondance, trop simplistement analogique et finalement trop conservateur, il préfère et substitue le concept, beaucoup plus complexe et néanmoins tout aussi Balance, de complémentarité.

« Complémentarité = collaboration = Balance ». C’est là l’une des chaînes analogiques qui mène aux réductionnismes verbo-typologiques concernant le 7e Signe. Manque de bol, Niels Bohr, super Balance (4 planètes dominantes dans ce Signe !) n’est absolument pas identifiable aux poncifs dont son affublés les natifs du début de l’automne ; certes, il a soif de complémentarité, mais ce concept signifie avant tout pour lui « l’exclusion mutuelle » des éléments dits complémentaires : « D’après l’essence de la théorie des quanta nous devons donc nous contenter de considérer la présentation dans l’espace et le temps et le principe de causalité, dont la combinaison est caractéristique des théories classiques, comme des traits complémentaires mais exclusifs l’un de l’autre de la description du contenu de l’expérience, qui symbolisent les possibilités d’idéalisation et de définition ».

L’associativité de la Balance consiste bien à réunir des contraires qui se désunissent à partir de l’équinoxe d’automne, comme se désunissent physique classique et quantique, à jeter un pont entre deux mondes que tout oppose comme s’opposent continuité et discontinuité, mais aussi deux cadres de références également indispensables pour comprendre l’ensemble des phénomènes physiques : pour Bohr, « en réalité il ne s’agit pas ici de conceptions contradictoires des phénomènes mais de conceptions complémentaires, qui ne fournissent que par leur combinaison une généralisation rationnelle du mode de description classique » ; il va encore plus loin dans cette optique très Balance en affirmant que le « principe d’indétermination » d’Heisenberg (12) « donne la latitude nécessaire dans l’application des concepts classiques pour comprendre les lois fondamentales de la stabilité atomique qui se trouvent en deçà de ces concepts. L’indétermination essentielle dont il s’agit ne doit donc pas être considérée comme impliquant un abandon unilatéral de l’idéal de causalité qui sous-tend tout compte-rendu des phénomènes naturels. L’usage de la conservation de l’énergie en connexion avec l’idée des états stationnaires (13) signifie, par exemple, un maintien de la causalité qui est particulièrement frappant si nous nous apercevons que l’idée même de mouvement, sur quoi repose la définition classique de l’énergie cinétique est devenue ambiguë dans le domaine de la constitution atomique… la coordination spatio-temporelle et les lois de conservation dynamiques peuvent être considérées comme deux aspects complémentaires de la causalité ordinaire qui, en ce domaine, s’excluent l’un l’autre dans une certaine mesure, bien qu’aucun n’ait perdu sa validité intrinsèque ».

Bohr utilise aussi son principe de complémentarité à l’intérieur des cadres de références de la théorie quantique : « Toute expérience ayant pour but de fixer les coordonnées d’espace et de temps d’un électron dans un atome impliquera inévitablement entre l’atome et les instruments de mesure un échange essentiellement incontrôlable d’impulsion et d’énergie, qui anihilera complètement les remarquables régularités de stabilité atomique dues au quantum d’action. Inversement, toute recherche de pareilles régularités, dont la description même implique la conservation de l’énergie et l’impulsion, nous imposera, en principe, de renoncer à localiser dans l’espace et le temps les électrons individuels de l’atome. Loin d’être contradictoires, les différents aspects des phénomènes quantiques qui apparaissent ainsi dans des conditions expérimentales exclusives les unes des autres, doivent être considérées comme « complémentaires ». Ce point de vue de la « complémentarité » ne signifie nullement que l’on renonce arbitrairement à une analyse détaillée des phénomènes atomiques ; il est au contraire l’expression d’une synthèse rationnelle de toute la somme d’expérience accumulée dans ce domaine, expérience qui excède les limites dans lesquelles se trouve confinée l’applicabilité du concept de causalité ».

Bohr, qui fonctionnait essentiellement dans le référentiel « Relation » du S.O.R.I., va étendre son concept de complémentarité dans tous les domaines de la connaissance, et tout spécialement, Balance ‘R’ oblige, dans ceux qui relèvent directement du langage : la poésie qui « permet d’unir dans l’émotion des aspects multiples de la connaissance humaine », la psychologie, complémentaire en ce que « pour le contenu de notre entendement, c’est une description essentiellement complémentaire qui a été utilisée depuis l’origine des langues », mais aussi parce que « si nous comparons la raison à l’instinct, il est essentiel avant tout de nous rappeler qu’aucune pensée humaine, au sens propre du mot, n’est admissible sans un cadre de concepts construit sur un langage que chaque génération doit apprendre à nouveau. Or l’usage des concepts ne supprime pas seulement la vie instinctive, mais encore se trouve en relation de complémentarité avec le déploiement des instincts héréditaires ».

Physique quantique et S.O.R.I.

La nouvelle théorie atomique, on l’a vu, a amené les physiciens à s’interroger sur les rapports Sujet-Objet. Dans le cadre de références de la physique classique, ces rapports ne constituaient nullement un problème : il paraissait aller de soi que le Sujet observant, mesurant ou agissant et l’Objet observé, mesuré ou agi n’avaient pas d’autre Relation que celle induite par l’observation, la mesure et l’action mécanique, à tel point que les référentiels Relation et Intégration étaient dédaigneusement abandonnés à la mystique, à la religion ou à la philosophie.

La physique quantique a révélé la non-séparabilité des phénomènes au niveau le plus profond de la réalité connu à ce jour. Bohr, toujours pionnier, en a très vite compris les incidences, tant physiques que philosophiques, et, le premier sans doute, s’est méfié des dérives mystiques qu’une telle conception pouvait induire : « …ces problèmes épistémologiques avec lesquels se sont déjà confrontés des penseurs tels que Bouddha et Lao Tseu, lorsqu’ils tentèrent d’établir l’harmonie entre nos conditions d’acteurs et de spectateurs dans le grand drame de l’existence. Mais si nous reconnaissons une certaine analogie de caractère purement logique entre les problèmes qui se présentent dans des domaines des recherches humaines si éloignés les uns des autres, cela ne veut nullement dire que nous introduisons en physique atomique un mysticisme étranger au véritable esprit de la science ».

D’emblée, il situe le problème au niveau Intégration, et le fait en Balance « RT » : « Comment parler d’une Nature « dont nous faisons partie nous-mêmes » alors que le langage est imprégné d’une conception de l’objectivation qui postule l’indépendance de la « réalité physique » ? La complémentarité qui exprime avant tout la différence entre physique classique et physique quantique du point de vue de la détermination de l’objectivité, conduit ainsi à retrouver dans les sciences de la Nature la nécessité d’un « art du discours ».

Allant plus loin au sujet du référentiel Relation, Bohr estime qu’« on parle parfois… de « perturbation du phénomène par l’observation » ou de « création par des mesures d’attributs physiques des objets quantiques ». De telles expressions risquent cependant de créer une confusion, car des mots comme phénomène et observation, attribut et mesure, sont employés d’une manière qui n’est compatible, ni avec le langage courant, ni avec leur définition pratique », et que « la notion de complémentarité n’implique en rien une renonciation à notre position d’observateurs détachés de la Nature : elle doit être considérée plutôt comme l’expression logique de notre situation en face d’une description objective dans ce domaine de l’expérience ».

La description relativiste des phénomènes naturels qu’Einstein a initialisée et que Bohr a approfondie et systématisée dans sa théorie atomique ressort clairement du référentiel Relation. Paradoxe apparent : de ce fait l’objectivité scientifique au niveau quantique devient pour Bohr une nouvelle forme d’objectivité, qu’on pourrait appeler l’objectivité relationnelle : « Puisqu’on parle parfois, dans la littérature philosophique, de différents niveaux d’objectivité, de subjectivité, ou même de réalité, on peut souligner ici que la notion d’un sujet ultime aussi bien que des conceptions comme celles du réalisme ou de l’idéalisme n’ont pas de place dans une description objective telle que nous l’avons définie, ce qui l’a amené à relativiser et à purement et simplement « instrumentaliser » le langage mathématique, qui n’a plus pour finalité que d’éviter les pièges de la subjectivité. Et cette nouvelle « description objective », c’est bel et bien la description d’une Relation.

Niels Bohr a bien cerné et remis à sa place le Sujet, déconstruit l’Objet qui a perdu son statut d’intouchable et instauré la physique Relationnelle… Mais par assimilation peut-être hâtive de l’Intégration à la mystique, il n’a pas pu formuler le S.O.R.I. N’empêche, il n’a pas été loin de le découvrir…

… et la Lune dans tout çà ?

Oui, Bohr compte bien la Lune-Balance parmi ses fonctions dominantes. C. Chevalley note que « Bohr ne fait pas ici de la physique, là de la littérature, là encore de l’épistémologie ; s’acharner sur l’hélium, relire Goethe et Schiller, analyser la genèse historique et conceptuelle de la théorie quantique sont chez lui des actes de pensée homogènes… Si le terme d’harmonie, enfin, est bien chez Bohr un mot qui évoque un lieu sans contradictions d’où les concepts humains sont exilés — ce mot, précisément, existe », même si Bohr a toute sa vie essayé de conjurer le mysticisme fusionnel au moyen du langage.

Pour terminer, laissons la parole à Bohr, lunaire de la Balance en refus d’inhibition bloquante : « Ce n’est pas la reconnaissance de nos limites en tant qu’hommes qui caractérise notre temps, mais plutôt nos efforts pour analyser la nature de ces limites. Nous n’aurions qu’une pâle image de nos possibilités si nous devions comparer cette limitation à un mur infranchissable… C’est par une exploration de plus en plus profonde de nos vues fondamentales qu’une cohérence de plus en plus grande nous est intelligible et nous en venons ainsi à vivre dans le sentiment toujours plus riche d’une harmonie éternelle et infinie, bien que nous ne puissions que sentir sa présence vague sans jamais vraiment pouvoir l’agripper. À chaque essai, conformément à sa nature, elle nous échappe. Rien n’est ferme, chaque pensée — chaque mot — ne convient qu’à indiquer une cohérence qui en elle même ne peut être décrite mais demande à être toujours plus profondément étudiée. Telles sont les conditions de la pensée humaine ».

Notes :

- (1) : La traduction est de moi. Elle est fidèle mais non littérale, pour faire de beaux alexandrins avec coupe à l’émistyche…
- (2) : Traduction : « l’homme qu’il faut à l’endroit où il faut ».
- (3) : Pour de plus amples informations, lire Physique atomique et connaissance humaine, Niels Bohr, Folio-Essais.
- (4) : Dictionnaire des auteurs, Laffont-Bompiani, Coll. Bouquins, Robert Laffont.
- (5) : Catherine Chevalley, présentatrice de Physique atomique et connaissance humaine, op. cit.
- (6) : ibid.
- (7) : H. Hertz, auteur des Principes de la mécanique présentés sous une nouvelle forme, Londres 1899.
- (8) : C. Chevalley, op. cit.
- (9) : « flexibilité de la théorie »… une jolie manière de définir le « R extensif » !
- (10) : C. Chevalley, op. cit.
- (11) : A vrai dire, le ‘R’ et le ‘T’ étant infernalement dialectiques, j’ai hésité avant de coder les postulats de Hertz avec le R.E.T. Une logique (la mienne ?) m’a fait préférer ce décodage-ci… mais il n’est pas interdit de se demander si l’on ne peut pas remplacer partout ‘rR’ par ‘rT’ et vice-versa. Tout dépend du point de vue où l’on se place.
- (12) : « principe d’indétermination d’Heisenberg » selon lequel on ne peut localiser précisément une particule atomique sans se voir dans l’impossibilité de mesurer sa trajectoire et vice-versa, du fait de la double description que fait la théorie quantique des objets atomiques qui sont soit des ondes, soit des particules selon le point de vue d’où l’observateur se place et ce qu’il entend mesurer.
- (13) : En 1913 Rutherford propose son « modèle planétaire » de l’atome (voir à ce sujet l’article « De l’atome à la classification périodique des éléments » de J.-P. Nicola, dans le CC n° 19). Dans le but de rendre l’atome de Rutherford stable mécaniquement et radiativement (ce qu’il n’était pas), Bohr propose le postulat quantique selon lequel « il y a certains états dans lesquels l’atome peut exister sans émettre aucun rayonnement, bien que les particules soient supposées avoir un mouvement relatif les unes aux autres. Ces états stationnaires sont en outre supposés posséder une espèce particulière de stabilité, de sorte qu’il est impossible soit d’ajouter de l’énergie à l’atome, soit de lui en enlever, autrement que par un processus impliquant une transition de l’atome à un autre de ses états ».

Article paru dans le n° 20 des Cahiers conditionalistes (2e semestre 1992).

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard


Le petit livre de la Balance

par Richard Pellard. 49 pages. Illustrations en couleurs

Ce livre présente et explique les trois zodiaques : celui du décor des constellations, celui de l’astrologie traditionnelle basé sur les Quatre Éléments symboliques (Feu, Terre, Air & Eau) et celui de l’astrologie naturelle basé sur les phénomènes astronomiques objectifs.

Interprétation de la Balance selon la symbolique classique et selon ses réflexes dans le zodiaque naturel (force, vitesse, équilibre) ; interprétation de la Balance en fonction des planètes dominantes ; le Signe solaire & le Signe Ascendant. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





Suivez nos actualités astronomiques, astrologiques, pédagogiques et humoristiques sur Facebook, Twitter et YouTube

Vous pouvez également nous soutenir en effectuant un don qui nous permettra de continuer à faire vivre ce site :

Merci pour votre contribution.


Tous droits réservés. © 2003–2017 Richard Pellard. Reproduction interdite.
Webmestre : Julien Rouger
AstroAriana — Site réalisé avec SPIP